Coucou tout le monde ! Hé oui, vous ne rêvez pas, c'est bien moi et de retour avec un nouveau chapitre ! Il fait 21 paages Word, vous allez être contents !
J'ai eu pas mal de problèmes d'ordi et de connexion Internet, et maintenant j'ai un nouvel ordi ! Merci Papa !
Et en plus, je fais les RAR ! Vive le 14 juillet qui me permet de faire tout ça ! Le chap 14 n'est pas encore terminé, mais je pense que vous attendrez moins longtemps pour l'avoir ! N'empèche que ma dernière update date du 17 avril… Honte à moi !
Place à la lecture ! Oh, j'ai failli oublier : les personnages et les lieux sont à Miss Rowling, y'a que l'histoire et Amélie qui sont à moi… Je ne gagne pas d'argent à faire ça, juste les reviews… C'est pas si mal non ?
Chapitre 13 : Seule
Le lendemain, dimanche matin, il n'y eut pas grand monde au petit-déjeuner. La première levée était Ginny vers 10h. Elle se leva et sortit de son dortoir pour ne pas réveiller ses amies. Elle enfila juste une robe de chambre et descendit dans la Salle Commune de Gryffondor. Elle s'installa devant la cheminée où brûlait un bon feu. Il n'y avait personne dans la salle et ses pensées vagabondèrent. Elle repensa au bal et plus particulièrement à son Valentin d'un soir, Drago Malefoy. Il n'avait pas été vraiment agréable, mais pas franchement méchant non plus. Non, juste une politesse froide envers les Gryffondors. Par contre, le baiser qu'il lui avait donné… si on pouvait appeler baiser cet effleurement… Ginny se leva et sortit de la Tour de Gryffondor. Elle avait besoin de parler et savait qu'Hermione était déjà réveillée. Elle ne croisa personne dans les couloirs, et arriva devant le tableau qui protégeait l'entrée de la Salle Commune des Préfets. Hermione lui avait donné le mot de passe.
« Victoire.
La jeune mariée du tableau sourit et laissa passer la Gryffondor. Une personne était présente, la dernière personne que Ginny souhaitait voir. Drago leva les yeux de son livre, et un éclair de surprise traversa ses yeux bleus. Il sourit.
« Bonjour Virginia.
« Bonjour. Hermione est là ?
« Je ne l'ai pas encore vue. Je suppose qu'elle est encore dans sa chambre.
« Tu supposes ?
« Eh bien, elle s'est peut-être levée avant moi et a quitté nos quartiers.
« Depuis quand es-tu là ?
« Depuis environ une heure et demie.
« Tu es bien matinal… Bon, je vais prendre mon petit-déjeuner dans la Grande Salle…
« Reste ici partager le mien… si tu le souhaites.
Elle hésita. Le jeune homme était encore en pyjama, et lisait un livre devant un copieux plateau repas, avec tout un assortiment de céréales, tartines, charcuterie, œufs, lait et jus d'orange. Elle finit par se décider et s'assit en face de lui.
« Merci de ton invitation.
Elle se servit une assiette d'œufs et de bacon, ainsi qu'un verre de jus d'orange. Drago la regardait faire, un sourire aux lèvres. Elle était particulièrement belle ce matin, pas encore habillée, ses longs cheveux cascadant le long de son dos et sans une trace de maquillage.
« Pourquoi me dévisages-tu ainsi, Drago ?
« Je repensais à notre soirée de la veille. J'ai… J'ai passé un bon moment.
Ginny parut surprise, mais finit par sourire.
« C'est surprenant que tu dises cela.
« Pourquoi ?
« Parce que tu as passé la soirée entouré de Gryffondors.
« Je ne parlais pas de tes amis, mais plutôt de ma cavalière.
Elle rougit, et s'absorba dans la contemplation de son assiette. Il rit devant sa gêne manifeste.
« Ne sois pas si embarrassée. C'est la vérité.
« Alors si tu es d'accord, Drago… Nous pourrions prolonger la trêve d'hier soir ?
« Pourquoi pas Virginia ? Tant que tu ne me demandes pas de sympathiser avec Potter et ses amis…
« Je ne te demande rien de tel.
« Alors marché conclu, déclara-t-il en tendant sa main.
« Marché conclu, sourit Ginny en acceptant la main.
Drago aurait préféré sceller le pacte d'une autre manière – comme embrasser la jeune fille – mais il se tut. Il ne savait pas bien ce qu'il ressentait envers la Gryffondor, et il se doutait que Virginia fut aussi confuse que lui, et surtout, il ne voulait pas compliquer les choses entre eux.
La porte de la chambre d'Hermione s'ouvrit et elle apparut. Ses cheveux étaient complètement emmêlés et elle bâillait à s'en décrocher la mâchoire. Elle fut étonnée en voyant Ginny.
« Salut Ginny… Bonjour Malefoy.
« Bonjour Granger. Tu as une mine épouvantable.
« Merci, grogna-t-elle. Je peux me joindre à vous ?
Drago hocha la tête.
« Les Elfes m'ont apporté de quoi nourrir la Maison Serpentard toute entière. Sers-toi.
Hermione s'effondra sur une chaise à côté de Ginny.
« Tu as passé une mauvaise nuit ? s'enquit celle-ci.
« Je n'ai pas très bien dormi. Je ne sais pas pourquoi… Un sentiment de malaise…
Elle n'ajouta pas que le baiser de Severus la veille n'y était pas étranger.
« Et toi Ginny, que fais-tu ici ?
« Je voulais te parler. Et puis, personne n'est réveillé à la Tour. Et comme je suis prête à parier que la Grande Salle est vide, je suis venue ici. Je pensais que tu étais réveillée mais je suis tombée sur Drago. Il m'a invitée à me joindre à lui, et nous avons discuté.
Hermione leva un sourcil en regardant tour à tour son homologue et sa meilleure amie, puis haussa les épaules.
« De quoi voulais-tu me parler ?
« Oh, de tout et de rien. Juste discuter entre filles.
« C'est vrai que ça fait un moment que je n'ai plus vraiment pensé à moi. Je me demande si Severus consentirait à garder Amélie pour la journée.
« Je ne pense pas qu'il y voie un inconvénient. Nous sommes dimanche. Il peut bien se passer de toi, déclara Ginny.
« Sans doute. Je vais aller lui demander tout de suite.
Elle termina son bol de céréales et se leva.
« Merci du petit-déj' Malefoy !
Elle retourna dans sa chambre et peu après, ils entendirent l'eau de la douche couler. Ginny soupira.
« Je me demande quand les filles de mon dortoir vont se décider à se réveiller. J'aimerai bien prendre une douche moi aussi.
« Si tu veux, tu peux utiliser la salle de bains des Préfets, proposa Drago en souriant légèrement.
L'allusion était explicite, songea Ginny. Il évoquait la fois où elle se baignait dans la fameuse salle de bains et où il l'avait surprise. S'était ensuivi un épisode que Ginny avait rangé dans la catégorie « souvenirs troublants ».
« Je ne te dérangerai pas, promit Drago, amusé.
Elle prit une teinte rouge vif.
« Je ne pensais pas à ça ! protesta vivement Ginny.
« Virginia, tu es transparente comme du cristal. Tu pensais à notre…
« Drago, un mot de plus et je romps notre trêve.
« Pourquoi tant de violence dans ta réaction ? Aurai-je touché un point sensible ?
La Gryffondor le fusilla du regard. Il se moquait d'elle ! Après un moment où elle hésita entre le gifler et s'enfuir dans sa Tour, elle se calma et se décida à le provoquer.
« Un point sensible, Drago ? Tu me connais mal. Quant à notre baiser de la salle de bains, ce ne fut qu'un incident.
« Si tu le prends ainsi, ne te prive pas d'utiliser la salle de bains.
« Puisque tu es si généreux, j'accepte ton offre. Et je vais chercher mes affaires.
Ginny remonta dans sa tour et prit des sous-vêtements et quelques habits dans son armoire. Elle retourna dans la Salle commune des Préfets. Drago avait rangé la table pendant son absence.
« Je ne serai pas longue.
« Prends ton temps. J'ai ma propre salle de bains avec douche, tout comme Granger.
« Merci alors.
« Vas-y, je te promets que je ne te dérangerai pas.
« Mais qui te dit que moi, je ne veux pas être dérangée ?
Et sur cette réplique provocante, elle entra dans la pièce, laissant Drago interloqué et franchement troublé. Il se mit à rire quand il réalisa qu'il n'avait pas entendu la serrure enclenchée. Elle le provoquait délibérément ! Le souvenir de Ginny lui revint en mémoire, et il sentit une bouffée de chaleur l'envahir. Comme il avait envie de l'embrasser encore une fois, de la serrer contre lui, et de parcourir sa peau douce de ses mains fébriles ! Mais il lui avait promis de ne pas la déranger, et il tiendrait cette promesse ! Et en attendant, une douche froide s'imposait !
Hermione se rendit dans les appartements de Severus Rogue une fois qu'elle eût repris tous ses esprits. Son sommeil avait été agité, elle n'avait pas réussi à s'endormir avant au moins trois heures du matin. Le baiser qu'elle avait échangé avec son Professeur la hantait, et elle ne savait plus quoi penser. Comme elle aurait aimé parler avec sa mère ! Ses parents lui manquaient affreusement, et depuis qu'ils se cachaient en Amérique, elle n'avait plus de nouvelles. Elle espérait qu'il ne leur arrive rien. D'ailleurs, que pourrait-il leur arriver ? Ils vivaient parmi des moldus, et Voldemort n'avait pas étendu son influence sur les USA. Du moins, pas encore. Quoi qu'il en soit, ils étaient en sécurité, et elle ne pouvait pas les joindre.
Amélie dormait encore quand elle arriva, mais Severus était déjà levé, et préparait ses cours et ses prochaines interrogations. Et il avait retiré son Sortilège, ce qui la troubla.
« Bonjour Hermione. Bien dormi ?
« Oui, si on veut…
« Tu as passé une mauvaise nuit ? s'étonna-t-il.
Elle lui jeta un regard noir.
« Je me demandais si vous pouviez vous occuper d'Amélie aujourd'hui ?
« Tu es occupée ?
« Non, j'ai besoin de repos.
« Oh, je comprends. Ne t'inquiète pas, je me charge d'elle. Profite de ton dimanche.
« Merci.
Severus se leva soudain et s'approcha vivement d'elle. Il lui prit le menton entre ses mains et souleva son visage vers son regard inquiet.
« Tu es sûre que ça va ?
Elle se força à sourire.
« Oui Severus. Ça va.
« Tu m'en parlerais si ça n'allait pas ?
« Vous ne croyez pas que vous exagérez ? Il s'agit de ma vie privée.
Elle semblait agacée, et Severus se tendit. Mais il la lâcha.
« Excuse-moi, j'ai tendance à me montrer surprotecteur. Surtout quand j'aime quelqu'un.
Hermione le dévisagea, incapable de croire ce qu'elle venait d'entendre.
« Vous m'aimez ?
« Aussi incroyable que cela peut paraître, oui. Tout comme j'aime Amélie.
« Tant mieux si vous appréciez Amélie, comme elle vous adore.
« Je ne l'apprécie pas seulement. Je l'aime.
Hermione se troubla. Severus considérait Amélie comme sa fille, c'était devenu une évidence. Mais où était sa place à elle dans tout ça ? S'il lui prenait l'idée d'adopter la petite, où se situerait-elle ? Elle doutait qu'il accepte constamment de la voir tourner autour de l'enfant, même si Amélie la considérait comme sa mère. Plongée dans une profonde réflexion, elle prit congé en murmurant.
« Je dois y aller.
Severus la laissa faire, la devinant bouleversée.
Hermione passa la journée du dimanche dans sa chambre à lire et à réfléchir. Ginny vint la voir un moment, mais la Préfète ne répondait que par monosyllabes et finalement, Ginny préféra se retirer, laissant son amie à ses réflexions. En sortant de la chambre d'Hermione, elle se retrouva face à Drago qui étudiait à son bureau.
« Elle n'est pas très bavarde, constata-t-il.
« Oui. Depuis quand est-elle comme ça ?
« Depuis qu'elle est rentrée de chez Rogue. Je ne sais pas ce que cette moldue et Rogue lui ont fait mais…
Ginny s'assit en face de lui.
« C'est quoi ton problème avec les moldus ? Ils n'utilisent pas la magie, mais ça ne les a pas empêchés d'inventer des choses merveilleuses pour compenser ce manque !
« Qu'est-ce qui te permet d'affirmer ça ?
« Mais enfin, c'est évident ! La magie ne s'est pas développée en eux, et depuis plusieurs siècles, leur vie s'est améliorée. Si tu veux des explications, tu peux demander à Hermione : les voitures ont remplacé les balais, l'électricité est une source d'énergie inépuisable.
« Tu parles comme une moldue, remarqua Drago. C'est l'influence de ton père ou de Granger ?
Ginny se leva et lui fit face, furieuse.
« Tu es à nouveau odieux ! Est-il impossible pour toi de te montrer civilisé, ou au moins de montrer poli avec tes interlocuteurs ?
Drago esquissa un sourire ironique.
« Uniquement quand la personne m'intéresse. Et tu m'intéresses Virginia. Il est tellement facile de te faire monter sur tes grands chevaux !
« Tu es incapable d'être sérieux. Il est inutile d'essayer d'être ton amie.
Elle sortit en claquant la porte. Le sourire de Drago s'évanouit.
« Tu te trompes, murmura-t-il. J'étais tout à fait sérieux.
Le lundi matin, tout le monde mit de côté la Saint-Valentin pour se concentrer sur les cours. Hermione ne fit pas exception à la règle. Elle arriva souriante dans la Grande Salle et s'assit à côté de ses amis.
« Bonjour tout le monde !
« Bonjour Hermione !
« Comment vas-tu ce matin ? demanda Ginny.
« Bien merci. Excuse-moi pour hier, je n'étais pas dans mon assiette.
« Je ne t'en veux pas.
Ils déjeunèrent joyeusement. Pansy s'arrêta à leur table quand elle arriva. Ron l'accueillit avec un grand sourire.
« Bonjour Pansy ! Tu vas bien ?
« Bien, merci Ron. Et vous tous ?
« A merveille, répondit Harry. Tu veux t'asseoir avec nous ?
Pansy hésita, visiblement surprise.
« Je…
« Allez viens, Dumbledore sera ravi de vois Gryffondor et Serpentard à la même table, argumenta ron.
« Dans ce cas, je veux bien.
Ron se poussa un peu et Pansy s'assit à ses côtés, sur le banc. Immédiatement, le regard des profs se posa sur la table rouge et or, et les autres Serpentards fixèrent haineusement leur collègue.
« Ils vont me traiter comme une pestiférée maintenant…
« Ecoute, reste avec nous pendant la journée, tu y seras en sécurité, déclara Ginny.
« Oui, mais le soir dans le dortoir ? Milicent va être insupportable.
« J'en parlerai au Professeur Rogue, si tu veux, proposa Hermione.
« Je ne suis pas convaincue que ça changera grand-chose, soupira la Serpentard.
« Tout s'arrangera, j'en suis certain, affirma Harry.
« Je dois me sentir rassurée, là ?
Ils rirent, puis le courrier arriva. Hedwige arriva avec la Gazette du Sorcier, aussitôt Harry et Ron se plongèrent dedans, mais toujours pas de nouvelles de Voldemort. Celui-ci semblait avoir totalement arrêté ses activités, mais Harry avait ressenti des petits picotements dans sa cicatrice ces derniers temps. Ses leçons d'Occlumancie lui avaient totalement fermé l'esprit aux incursions de Voldemort, sa cicatrice n'était plus un signal d'alarme efficace.
Un hibou inconnu se posa devant Hermione. Elle haussa un sourcil étonné, mais détacha néanmoins la lettre. Elle fronça les sourcils quand elle vit qu'il s'agissait d'une lettre moldue et non d'un parchemin. Elle ouvrit l'enveloppe, parcourut les premières lignes… et pâlit brutalement.
« Mon Dieu, ce n'est pas possible, souffla-t-elle.
Pansy vit son visage décomposé.
« Quelque chose ne va pas Hermione ?
Toutes les têtes se tournèrent vers elle. Mais elle se leva précipitamment et courut hors de la Grande Salle.
« Mais qu'est-ce qu'elle a ? demanda Seamus.
Ginny se leva.
« Hermione ! appela-t-elle en courant pour tenter de la rattraper.
Severus avait suivi toute la scène. Hermione était bouleversée. Ce hibou en était la cause. Il se retint de se lever pour aller la voir lui-même si Weasley était avec elle. De toute façon, son premier cours était avec elle, il l'interrogerait.
Ginny frappait désespérément du poing contre la porte de la chambre d'Hermione.
« Hermione ! Réponds-moi ! Qu'est-ce qu'il se passe ?
Aucune réponse, si ce n'est les sanglots de la jeune fille. La porte était verrouillée, et sans mot de passe, Ginny ne pouvait espérer entrer.
« Que se passe-t-il, Virginia ?
Elle se retourna. Drago venait de pénétrer dans la pièce et la regardait, intrigué.
« C'est Hermione. Elle a reçu une lettre et depuis elle refuse de me parler. C'est sûrement une nouvelle…
« Sa porte est verrouillée ?
« Elle ne me répond pas, elle pleure…
Drago fronça les sourcils. Qu'est-ce qui pouvait ébranler Hermione Granger à ce point ?
« Le problème, c'est que je ne connais pas son mot de passe.
Ginny soupira et recommença à appeler.
« Hermione ! Ouvre-moi !
Toujours pas de réponse.
« Ecoute, Virginia, tu ne pourras pas la forcer à te répondre. Allons en cours. Elle te parlera quand elle en aura envie.
« Mais…
« Je sais que tu t'inquiètes pour elle. Mais elle sait aussi qu'elle peut compter ton soutien et ses amis. Laisse-lui le temps de venir vers toi. Va en cours maintenant.
Ginny hésita, mais Drago avait raison. Elle hocha la tête et quitta lentement la pièce. Drago s'approcha de la porte fermée.
« Granger, je t'ai gagné un peu de temps, mais ne fais pas trop attendre tes amis. Ils vont venir te harceler sinon.
Puis lui aussi alla en cours.
Un quart d'heure après, Hermione émergea de sa chambre, les yeux rougis, le visage défait. Elle s'en voulait d'avoir ignoré Ginny ainsi, mais elle ne se sentait pas le courage d'affronter ses questions et surtout sa compassion. Elle était reconnaissante à Drago de lui avoir arrangé un répit. Pendant que Ginny l'appelait, elle avait jeté quelques affaires dans un sac de voyage. Elle l'empoigna et se rendit dans le bureau de Dumbledore.
Le vieil homme vit tout de suite que la jeune femme n'allait pas bien. Il l'invita à s'asseoir et lui servit une tasse de thé sans lui demander son avis et fit apparaître une assiette de macarons à côté de sa tasse.
« Que se passe-t-il ?
« Je dois me rendre de toute urgence à Londres, M. le Directeur. Mes parents ont été tués.
Dumbledore fronça les sourcils.
« Je les croyais en Amérique.
Hermione lui tendit la lettre, luttant contre un nouvel accès de larmes. Dumbledore déplia la lettre.
« Hermione,
Tu dois te demander pourquoi je t'écris, et surtout comment j'ai fait parvenir cette lettre jusqu'à ton école de dégénérés. Tes parents sont morts. Leurs corps ont été retrouvés sans vie dans leur chambre d'hôtel à New York, et l'ambassade anglaise les a fait rapatrier à Londres pour leur inhumation. Dans mon immense bonté, j'ai accepté de m'occuper de tout ça, mais le notaire de tes parents doit absolument te voir pour les formalités testamentaires. Alors débrouille-toi pour revenir à Londres le plus vite possible. Sache que j'adorais ton père, mon frère cadet, et tes inepties sur la magie l'ont éloigné de moi. Tes parents seront enterrés mercredi à 10 heures. Efforce-toi d'être présente en fille indigne que tu es.
Tante Margaret. »
« Je vois, murmura Albus.
« Je dois y aller.
« Je comprends Miss Granger. Mais vous êtes toujours menacée par Voldemort. Il a forcément mis votre tante sous surveillance pour guetter votre venue…
« Il s'agit de mes parents !
« Calmez-vous. Mais je ne peux me permettre d'y aller seule. Accepteriez-vous d'être accompagnée ?
« Bien entendu.
« Le Professeur Rogue me semble tout désigné pour vous accompagner.
« Vous n'y pensez pas ! Il doit assurer les cours de DCFM et de Potions ! Sans oublier Amélie…
« Je les assurerai. C'est le seul compétent pour vous emmener. Sa Marque est une alarme efficace si Voldemort est dans les parages, et il connaît bien les Mangemorts. Quant à Amélie, il est évident que M. Potter et Miss Weasley en prendront soin. Qu'en dites-vous ?
« N'importe quoi, du moment que j'arrive à Londres le plus vite possible.
« Très bien.
Dumbledore convoqua Severus de toute urgence, qui laissa les élèves sous la surveillance de Drago Malefoy. Severus se demandait justement pourquoi Hermione était absente quand il pénétra dans le bureau. Il se figea quand il vit son visage maculé de larmes et ses yeux rouges.
« Par Merlin, Hermione, qu'est-ce qui se passe ?
Pour toute réponse, Albus lui tendit la missive. Severus la parcourut et étouffa un juron. Mais son regard se teinta de compassion quand il regarda Hermione.
« Tu vas bien ?
« A votre avis ? Mes parents sont morts ! Ils…
« Allons Miss Granger, calma Dumbledore. Calmez-vous.
« Désolée.
« Donc Severus, j'ai pensé que vous pourriez accompagner Miss Granger à Londres sous votre véritable apparence pour éviter queVoldemort ne vous soupçonne. Votre Marque vous avertira de sa présence.
Severus hocha la tête, mais exprima son inquiétude vis-à-vis d'Amélie. Albus le rassura.
« Très bien. Laissez-moi un moment pour préparer des affaires et rejoignons-nous devant les portes de Poudlard.
« Je suis prête à partir, annonça Hermione.
« Donnez-moi quinze minutes.
Ils se séparèrent. Hermione retourna dans sa chambre pour prendre son manteau, se rafraîchir et attacher ses cheveux décoiffés. Albus se dirigea vers les cachots pour prendre la relève de Severus, tandis que ce dernier se dirigeait vers ses appartements. Il y trouva Ginny avec Amélie.
« Weasley, vous aurez la charge d'Amélie pour une durée indéterminée.
« Quoi ? Mais Professeur…
« Le Professeur Dumbledore vous donnera des explications.
Il préparait son sac en même temps avec sa baguette.
« Hermione est concernée ? questionna Ginny.
« Oui.
« Elle va bien ?
« Oui. Je n'ai pas le temps de répondre à vos interrogations, Weasley.
Il sortit sans ajouter un mot. Il retrouva Hermione à l'endroit indiqué. Elle avait rassemblé ses cheveux dans une longue tresse et s'était passé de l'eau sur le visage. Elle semblait un peu plus fraîche. Mais ce n'était qu'apparence. Ils quittèrent le Collège et marchèrent jusqu'à Pré-au-Lard en silence. Là, Severus l'enveloppa dans ses bras et ils transplanèrent.
Le couple atterrit dans un parc désert. Hermione regarda autour d'elle.
« Nous ne sommes pas loin de Londres. Ma Tante habite non loin d'ici. Comment avez-vous fait pour savoir où transplaner ?
« J'ai lu dans ton esprit. Uniquement pour connaître l'endroit. Je n'ai rien fait de plus.
« Vous êtes un legilimens parfait, murmura-t-elle. Je ne vous en veux pas.
« Allons-y. Vous devez être frigorifiée.
« Non. Ça va.
Ils sortirent du parc, et Severus laissa Hermione les guider.
« Puis-je te poser une question ?
« Oui.
« Ta Tante semble ne pas t'aimer beaucoup.
« Ce n'est pas une question, Severus, remarqua-t-elle. Je dois te raconter l'histoire des Granger. Nous sommes une famille aisée. Pas riche, mais nous vivons à l'abri du besoin. Mon père est le benjamin d'une famille de deux enfants, et sa sœur – ma Tante Margaret – l'adorait. Mon père a rencontré ma mère pendant ses études de dentiste. Tous deux se sont installés ensemble, puis dès l'obtention de leurs diplômes, ils se sont mariés. Ma Tante n'a jamais apprécié ma mère, qui était orpheline et venait d'un milieu modeste, alors qu'elle avait manifestement réussi sa vie. Peu après leur mariage, je suis née. En fait, j'ai été conçue hors mariage, et mes parents se sont mariés pour me légitimer. Ma Tante était persuadée que leur mariage ne ferait pas long feu, mais elle se trompait. 17 ans après, ils s'aimaient comme au premier jour. Tante Margaret s'est mise à tolérer ma mère pendant les réunions familiales, mais elle ne la portait pas dans son cœur, et moi non plus, tout ça parce que je lui ressemblait trop ! Et puis, elle n'était pas capable de donner un héritier mâle à mon père ! Comme si nous étions encore au 18ème siècle ! Le pire arriva l'année de mes onze ans, quand je reçus ma lettre. J'étais plus que surprise, mes parents ne savaient que penser. Une Sorcière, moi, alors que j'étais bien partie pour être une jeune fille surdouée de notre monde. Ne soyez pas surpris, Severus. A onze ans, j'avais déjà deux ans d'avance, et ils envisageaient de me mettre dans une école spéciale pour surdoués. Mon père, ne sachant quoi faire, a demandé conseil à ma Tante. Celle-ci s'est aussitôt mise à pousser de hauts cris en décrétant que j'avais encore trouvé un moyen pour me faire remarquer. Elle n'y croyait pas jusqu'à ce que le Professeur McGonagall débarque chez moi un beau matin pour m'emmener sur le Chemin de Traverse.
« Minerva ?
« Oui. Tous les enfants d'ascendance purement moldue ont droit à une visite guidée du Chemin de Traverse, pour que nous puissions acheter nos fournitures, et nous familiariser avec le monde sorcier. Harry a eu Hagrid pour l'aider. Le Professeur McGonagall m'a beaucoup aidée. Après sa visite, Tante Margaret m'a traitée de monstre, d'erreur de la nature, tout en incitant mes parents à m'abandonner dans un orphelinat. Mes parents scandalisés ont refusé net. Depuis, leurs rapports avec ma Tante sont de plus en plus tendus. J'imagine déjà ce que cette rencontre va donner.
« Allons, ne t'inquiète pas. Tu n'es plus une enfant de onze ans, mais une jeune femme intelligente et affirmée. Et puis, je suis là en cas de besoin.
Elle esquissa un pâle sourire.
« Merci Severus d'être là à mes côtés. Le Directeur doit soupçonner quelque chose à notre propos, sinon il aurait demandé au Professeur McGonagall de m'accompagner.
« Ça ne m'étonnerait pas. Il arrive à deviner tout ce qui se passe dans Poudlard, y compris le moindre ragot.
« Au secours, Big Brother nous surveille… murmura Hermione.
« Hein ?
« Rien, laissez tomber.
Ils étaient arrivés devant une grande villa devant laquelle s'étendait une pelouse bien entretenue, avec des massifs de fleurs, mais la neige donnait aux lieux un air de désolation.
« Voilà, elle habite ici. Souhaitez-moi bonne chance.
« Je suis là, répéta Severus.
Ils avancèrent dans l'allée. Hermione serrait les poings, se répétant mentalement de tenir tête à sa Tante. Elle sonna. Puis quelques instants, une jeune femme d'environ 25 ans ouvrit. De toute évidence, c'était une domestique, étant donné sa robe noir, son tablier blanc et sa coiffe amidonnée. Elle écarquilla les yeux en voyant les visiteurs.
« Miss Hermione ?
« Bonjour Sally. Ma Tante est-elle là ?
« Oui, entrez donc. Madame ne m'a pas prévenue de votre arrivée. Toutes mes condoléances pour vos parents. C'est une terrible tragédie.
« Merci.
« Comptez-vous dormir ici pendant votre séjour ?
« Je ne sais pas. Ça dépendra de ma Tante. Sally, voici le Professeur Rogue, un de mes professeurs, qui est là pour veiller à ma sécurité. Professeur, voici Sally, la dame de compagnie de ma Tante.
« Enchanté.
« De même, Professeur. Je vais prévenir Madame, Miss. Venez dans le boudoir. Je vais vous faire servir du thé.
« Merci Sally.
Severus regardait autour de lui, intrigué. De toute évidence, cette Margaret jouissait d'un certain confort. Cette maison, bien que plus petite que les manoirs de l'aristocratie anglaise, en avait toutes les caractéristiques. Il surprit les regards furtifs de Sally vers lui et il retint un sourire amusé. Sans doute était-ce la première fois qu'elle voyait un homme en robe… quand bien même ce fut un sorcier.
La domestique les fit entrer dans une petite pièce tapissée de jaune pâle et leur demanda de patienter.
Hermione prit place dans un fauteuil. Severus resta debout auprès d'elle.
« Ça va ? demanda-t-il.
« Oui. Pour l'instant.
Quelques instants plus tard, la porte s'ouvrit, et un jeune homme d'environ 20 ans, portant l'uniforme de l'université d'Oxford entra. Il était brun et ses yeux bleus brillaient d'intelligence.
« Mione ! Quelle tragédie !
Il se précipita vers la jeune fille et l'étreignit à l'étouffer. Ce que Severus n'apprécia guère. Mais Hermione lui rendit son étreinte.
« Daniel ! Comme je suis contente de te voir. Je ne me voyais pas affronter Tante Margaret dans mon état.
« Je sais. Elle m'a fait revenir en catastrophe hier, en me disant pour tes parents.
« Je n'ai eu sa lettre que ce matin.
« Ah, sa lettre… J'ai fait toutes les animaleries pour trouver un hibou digne de ce nom. Et encore, je ne savais pas si tu allais recevoir la lettre. Et qui est-ce ?
« Oh pardon. Daniel, voici le Professeur Severus Rogue. Professeur, je vous présente Daniel Granger, mon cousin et fils adoptif de Tante Margaret.
« Vous êtes le professeur de Mione ? Vous enseignez quoi ? La magie noire ?
« Daniel, nous n'étudions pas la magie noire, mais plutôt à s'en protéger. C'est mon professeur de Potions.
« Les Potions ? Comme les philtres d'amour et tout ça ?
« Oui, si on veut… Les philtres d'amour sont interdits.
« Hermione Déméter Granger !
Hermione se força à sourire en se tournant vers la porte.
« Bonjour ma Tante.
Severus la détailla et la trouva tout de suite antipathique : elle devait avoir à peine 45 ans, elle était lourdement maquillée. Son cou, ses poignets et ses doigts étaient chargés de bijoux, ses cheveux châtains étaient rassemblés en un chignon strict, et ses yeux bruns toisaient Hermione sans chaleur.
« Je vois que tu consens enfin à nous rejoindre.
« Je n'ai reçu la lettre que ce matin. J'ai fait aussi vite que j'ai pu. Poudlard est en Ecosse, et…
« Ne me raconte pas de mensonges ! Comment as-tu fait pour venir si vite d'Ecosse ? Je suis persuadée que tu as reçu ma lettre hier soir. Je l'ai envoyée hier matin !
« Daniel a acheté un hibou non dressé pour le courrier. C'est…
Les yeux de la femme s'étrécirent dangereusement.
« Ne t'avise pas de me contredire !
« Excusez-moi Madame Granger, intervint froidement Severus, mais Hermione a bien reçu votre lettre ce matin. Et pour ce qui est du voyage, nous avons des moyens de déplacement qui sont propres aux sorciers.
« Et vous êtes ?
« Le Professeur Severus Rogue, Maître ès Potions.
« Quel ramassis d'inepties ! Vous…
« Mère, je vous en prie, coupa Daniel. Oncle Charles et Tante Lydia sont morts. Ce n'est pas le moment idéal pour vous disputer. Hermione, Professeur Rogue, vous resterez bien ici pendant…
« Il est hors de question que je les accueille sous mon toit ! glapit Margaret.
Daniel lui jeta un regard noir.
« Hermione est ta nièce ! Tu ne peux…
« Inutile Daniel, interrompit Hermione d'une voix glaciale. Le Professeur Rogue et moi-même iront à l'hôtel. Demain, j'irais voir le notaire de mes parents. Nous repartirons mercredi après-midi après les funérailles.
« Mais Mione…
« Merci Daniel, mais nous ne voudrions pas abuser de l'hospitalité de Tante Margaret, ironisa-t-elle.
Daniel esquissa un sourire. Hermione se tourna vers Severus.
« Hôtel moldu ou sorcier ?
« Etant donné que je n'ai que des Gallions, nous irons sur le Chemin de Traverse.
« Vous resterez bien à dîner, insista Daniel. N'est-ce pas Mère ?
La femme hésita, puis finit par hocher la tête.
« Je préviendrai les cuisines. Demain, le notaire viendra ici pour la lecture du testament. A 10 heures précises. Tu as intérêt à être présente.
« Je le serai, ma Tante.
La femme quitta la pièce. Daniel soupira.
« Je suis désolé.
« Tu n'y es pour rien. Elle a toujours été comme ça.
Hermione soupira et détailla son cousin.
« Alors comme ça, tu vas à Oxford ?
« Oh, euh oui. Je fais des études de médecine. J'avais l'intention d'aller en cours aujourd'hui, mais puisque tu es là, j'ai bien l'intention de profiter de ta présence.
« Ne change pas tes plans pour moi.
« Oh, ce n'est pas comme si j'allais rater des cours importants. Il n'y as pas que ça dans la vie. N'est-ce pas Mione ?
La jeune fille rougit.
« Tu peux parler. Cette année, j'ai manqué tellement de cours que je me demande comment je vais faire pour obtenir mes ASPIC.
« Tes quoi ?
« Mon diplôme de Sorcière.
« Hermione, même en ratant tes cours, tu es en avance sur tes condisciples, remarqua Severus.
« Je ne suis pas vraiment convaincue.
« Allons, tu as trois fois plus de fonctions que tes camarades ! Et tu trouves encore le moyen de passer ton temps à la Bibliothèque fourrée dans tes livres.
« Il s'agit de mon temps libre. Il faut bien que je fasse les devoirs dont vous nous submergez.
« Personne ne t'en voudra si tu ne les fais pas. McGonagall, Flitwick et Chourave savent parfaitement que tu cumules trois fonctions ! A leurs yeux, tu es une élève studieuse et presque une collègue. A la dernière réunion des professeurs, Minerva a même évoqué la possibilité de t'exempter de devoirs.
« Elle a fait ça ?
« Dumbledore a refusé parce qu'il pensait avec raison que tu n'accepterais pas cette faveur au détriment de tes amis.
« Il avait raison.
« Vous pouvez m'expliquer ? demanda Daniel.
« Je cumule trois fonctions cette année au Collège : Préfète-en-Chef, Assistant, et une troisième fonction : maman de remplacement pour Amélie de Chatres.
« Amélie de Chatres ? Ce n'est pas ta voisine ?
« Si. Mon quartier a été détruit, tu te souviens ?
« Oui. Tes parents nous avaient appelé pour nous avertir que tu restais en sécurité à Poudlard. On croyait qu'il n'y avait pas de survivants.
« Une survivante. Amélie. Quand Severus m'a sauvée, il a fait le tour du quartier et a trouvé la petite. Depuis elle s'est attachée à lui, et le prend pour son père tandis que je suis sa mère. Dans ce but, Dumbledore m'a donné le poste d'Assistante du Professeur Rogue, qui enseigne deux matières : les Potions et la Défense contre les Forces du Mal.
« Les Forces du Mal ? Ça a l'air sérieux ton truc.
« Si tu veux. Mais… comment sont morts mes parents ? Tu le sais ?
« Pas tous les détails, dit Daniel en redevenant grave. On sait juste que les corps ont été retrouvés sans vie un matin dans la chambre d'hôtel par la femme de ménage. Mais les témoins jurent avoir vu une lueur verte flotter au-dessus de l'hôtel la nuit précédente. Alors va savoir s'ils n'ont pas rêvé. Hermione ? Tu es toute pâle…
« Voldemort, souffla Severus. Voilà pourquoi on n'entendait plus parler de lui. Il est en Amérique.
« Pourquoi s'acharne-t-il sur moi ? se mit à pleurer Hermione.
« C'est évident. Il essaye d'isoler Potter. Pour ça, il s'en prend à son entourage. Pour commencer avec Black, et il a voulu t'éliminer. Comme il n'y est pas parvenu, il a recherché tes parents. En espérant que ça t'éloignerait de Potter.
« Jamais je n'abandonnerait Harry. Il a besoin de nous tous pour vaincre Voldemort.
« Il y a fort à parier que les Weasley sont les prochains sur la liste.
« Mais ils sont intouchables…
« Pas tant que ça. Molly est en sécurité au QG, Bill est à Gringott's, donc ça va, mais Charlie et Jumeaux sont exposés en Roumanie et au Chemin de Traverse. Et il n'oserait pas s'en prendre à Arthur et à Percy au Ministère.
« Charlie, Fred et George sont menacés alors. Allons les prévenir.
« Au Chemin de Traverse alors. Allons les prévenir et avertir Dumbledore.
« Je vous emmène, proposa Daniel. Nous irons plus vite.
Hermione s'installa à l'avant, et Severus se mit à l'arrière. Daniel posa très vite la question que la jeune fille redoutait.
« Qui est Voldemort ?
Daniel et Severus virent Hermione serrait les poings. Le jeune homme comprit que c'était un point sensible.
« Ecoute, Mione, je comprends que tu ne veuilles pas en parler, mais…
« Non, il faut que tu saches. Voldemort est… une terrifiante menace pour le monde entier. Il abhorre tout ce qui n'est pas sorcier, tout comme les sorciers nés de parents non-sorciers, comme moi. Il s'est mis en tête de détruire Poudlard, et d'asseoir son emprise sur le monde sorcier. Après ça, il s'attaquera aux Moldus.
« Mais pourquoi s'en prend-il à toi en particulier ? Tu n'es sûrement pas la seule sorcière d'ascendance non-magique !
« C'est parce que je suis la meilleure amie d'Harry Potter, son pire ennemi. Voldemort cherche avant tout à isoler Harry de son entourage pour mieux l'atteindre. S'il s'imagine qu'il va m'éloigner de Harry en tuant mes parents, il se fourre le doigt dans l'œil jusqu'au coude !
« Et pourquoi en veut-il à Harry Potter ?
« C'est une longue histoire. Sache juste qu'une Prophétie les lie. Ils sont destinés à s'affronter, et l'un tuera l'autre. Voldemort a déjà tenté de tuer Harry alors que celui-ci n'avait qu'un an, mais il a échoué. Depuis, toutes ses tentatives pour prendre Poudlard ou tuer Harry ont été contrecarrées, et il a toujours trouvé trois personnes sur son chemin : Harry, Ron et moi.
« Ron ?
« Ron Weasley, mon autre meilleur ami, et complice de Harry quand il s'agit d'enfreindre les règles.
« Hermione, coupa Severus, est-ce que tu sais comment vous ont surnommés les Professeurs ?
« Nous avons un surnom ?
« Flitwick, avec sa malice éventuelle, vous a appelé le Trio d'Or de Gryffondor.
Hermione se retourna brusquement vers son Professeur.
« Vous plaisantez !
« Assurément non. Minerva était toute fière, et Albus a beaucoup ri.
« Pourquoi Trio d'Or ?
« Enfin, réfléchis un peu. Depuis votre Première Année à tous les trois, vous avez sauvé l'école je ne sais combien de fois. De plus, vous êtes complémentaires. Potter est plus fort entouré de Weasley et toi que tout seul. J'ajoute que jamais il n'aurait sauvé la Pierre Philosophale sans vous deux.
Daniel pila net, déclenchant les klaxons furieux des autres conducteurs.
« La Pierre Philosophale ? Mais c'est un mythe !
« Pas tant que ça, répondit la Gryffondor. Je ne suis pas d'accord avec vous Severus. Harry aurait réussi sans nous.
« Oui, c'est ça, dans tes rêves Hermione. Ne serait-ce qu'avec le Filet du Diable, il aurait fini étranglé. Sans oublier la partie d'échecs, et mon énigme avec les fioles de Potions.
« Ça va, j'ai compris. Mais c'est lui qui a sauvé Ginny en Deuxième Année.
« Et une fois de plus, c'est toi qui a confectionné le Polynectar.
« Quoi qu'il en soit, c'est lui l'Elu de la Prophétie.
« Qui n'arrivera à rien sans l'esprit de stratégie de Weasley et ton intelligence Hermione. Et le légendaire courage de Gryffondor.
Hermione eut un sourire ironique.
« Harry a failli aller à Serpentard.
Severus sursauta.
« Tu veux rire ?
« Non. Il me l'a dit l'année dernière. Le Choixpeau a envisagé de l'envoyer là-bas, mais Harry l'a supplié de l'envoyer n'importe où sauf à Serpentard.
« J'aurai bien aimé voir ça. Le fils de James et Lily à Serpentard. N'empêche qu'il est Fourchelangue.
« Ça, c'est Voldemort.
« J'y comprends rien, murmura Daniel.
« C'est assez embrouillé, c'est vrai. Tiens, gare-toi par là. Le Chaudron Baveur n'est pas loin.
Il fit ce qu'Hermione demandait, et ils se dirigèrent vers le pub. Severus ouvrait la marche. Hermione tentait d'expliquer le système des Maisons de Poudlard à son cousin. Daniel l'écoutait quand il arriva devant le Chaudron Baveur.
« Je suis passé par ici des centaines de fois sans remarquer ce pub.
« Oui, mais aujourd'hui, tu es accompagnée par des Sorciers. Ce pub est le passage vers le monde sorcier.
Severus leur fit traverser le bar. Les sorciers présents les regardèrent étrangement mais ne dirent rien, et le professeur leur ouvrit le passage.
« Allons d'abord prendre les chambres d'hôtel. On ira chercher les Weasley ensuite.
Hermione hocha la tête tout en discutant avec Daniel qui ne l'écoutait que d'une oreille, émerveillé par ce qu'il découvrait. Hermione finit par se taire, replongeant dans ses pensées. Elle était épuisée, autant à cause de sa confrontation avec sa tante, que de se forcer à sourire et à faire la conversation avec son cousin. Severus les mena à un hôtel non loin de Gringott's, qui s'appelait « A la Bonne Etoile ».En entrant dans le hall, Hermione put voir que le plafond était enchanté comme celui de Poudlard. Severus réserva deux chambres communicantes, et ils montèrent dans leurs chambres par des escaliers qui se transformèrent en chaises mobiles. Le plafond des chambres était aussi enchanté, ce qui leur donnait l'impression de dormir sous les étoiles.
Severus devina l'envie de la jeune fille de rester tranquille un moment, et il se débrouilla pour que Daniel l'accompagne dans sa chambre à lui. La Gryffondor lui en sut gré et s'enferma dans sa chambre. Elle s'allongea sur son lit, et ferma les yeux. Elle voulait juste tout oublier ne serait-ce que quelques minutes. Malgré les apparences, elle était seule. Personne ne comprenait vraiment la douleur de perdre ses deux parents d'une manière aussi cruelle, par le fait d'un Sorcier Noir. Parfois, elle regrettait d'être une Sorcière. Rien ne serait arrivé si elle n'avait pas été admise à Poudlard. Elle aurait été envoyée dans une école spécialisée, parmi des surdoués comme elle… Etait-ce un sort enviable ? Sûrement pas. Toute petite déjà, elle pressentait qu'elle avait un destin hors du commun. Son intuition a été confirmée le jour où elle reçut sa lettre de l'Ecole de Sorcellerie. Son amour de la solitude, et plus tard, son goût de la lecture l'avaient peu à peu isolée du monde, et elle se retrouvait toute seule, avec pour seule famille une tante acariâtre qu'elle détestait. Puis, elle avait découvert Poudlard. Elle avait vu là une occasion unique de recommencer une autre vie, de se faire des amis. Elle avait fait une erreur en pensant que son intelligence et sa connaissance l'aideraient à s'entourer d'amis, mais Ron lui avait infligé une cruelle déception le jour d'Halloween. Le soir-même, elle avait frôlé la mort, et Ron et Harry l'avaient sauvée du Troll. Et elle avait trouvé en eux ses deux meilleurs amis. Elle se sentait honteuse de l'admettre, mais faire partie du l'entourage du Survivant lui avait ouvert de nouvelles perspectives, et peu à peu, elle faisait partie des célébrités de Poudlard. Elle n'échangerait sa place pour rien au monde. La famille Weasley était sa famille d'adoption du côté sorcier, et elle considérait Harry comme un frère. Etant tous deux enfants uniques, ils s'étaient énormément rapprochés et se comprenaient mutuellement mieux que personne d'autre.
Severus frappait doucement à sa porte. N'obtenant pas de réponse, il ouvrit doucement et constata que la jeune fille était endormie. Il referma la porte et informa Daniel de la situation. Il décida de se passer d'elle pour prévenir les jumeaux Weasley. Il la réveillerait quand il serait temps d'aller dîner chez sa tante.
Hermione ouvrit les yeux quand elle sentit une douce caresse sur sa joue.
« Mmmh…
« C'est l'heure, indiqua Severus.
« L'heure pour quoi ?
« Pour aller dîner chez ta tante.
Elle se redressa.
« Quoi ? Mais nous devions aller chez les jumeaux !
« J'y suis allé seul. J'ai vu que tu dormais et je n'ai pas eu le courage de te réveiller.
« Merci, sourit-elle doucement. Je me sens tellement déboussolée. J'ai perdu mes deux points de repère les plus importants de ma vie. J'ai l'impression d'avoir été abandonnée.
Severus lui prit le visage entre les mains et plongea son regard noir dans ses yeux noisette.
« Ecoute-moi. Tu n'es pas seule quoi que tu puisses en penser. Tes parents sont morts, mais la vie continue. Et tu as tes amis autour de toi. Et tu m'as moi.
Il se pencha et l'embrassa tendrement.
« Tu n'es pas seule.
« Merci d'être là. Je ne sais pas ce que je ferai sans toi.
Il lui sourit, satisfait de voir qu'elle le tutoyait enfin.
Voilà ! Je le trouve pas super, mais je me rattrape dans le prochain ! Bisous à tous, et place aux RAR !
Je fais un message commun pour tout le monde : je ne peux pas uploader plus souvent ! Je fais de mon mieux, mais je travaille et je fais des études. J'écris pendant mon temps libre, et souvent le soir je suis trop fatiguée pour faire quoi que ce soit ! Et j'écris pendant mes cours quand je peux ! Oh, j'espère que mon prof n'est pas en train de lire ces lignes !
Couiic : non je n'abandonne pas, et malgré l'imminence de la sortie du tome 6 en anglais, je continue !
Akeri la malicieuse : oh je ne lâche pas ! Cette fic me tient à cœur, hors de question de laisser tomber !
Miss Kourai Shinigami Maxwell : ah, avec qui Harry va finir, telle est la question ! T'as qu'à deviner !
Kiki : je suis très occupée, estime-toi heureuse d'avoir des chapitres de temps en temps ! Merci !
Pauline : eh bien merci beaucoup ! Je suis contente que ma fic te plaise à ce point. Pour l'orthographe, je fais de mon mieux, parce que j'ai horreur de ça. Mais il se peut que des fautes de frappe s'y glissent et comme je ne relis pas systématiquement… Ginny et Dray sont pas mal, je l'avoue. C'est un de mes couples préférés.
Marilou Lupin : eh bien merci !
Always hope : merci !
Lyla : la voilà ta suite !
Saya 8 : désolée, mais je ne peux pas aller plus vite que la musique, je fais de mon mieux ! Merci !
Lolaboop : heu pour les parents d'Hermione… Tu as eu ta réponse ! Bienvenue parmi nous !
Faerie : eh bien merci ! Tu me fais rougir ! J'aime bien le suspense et faire changer les persos comme ça ! Merci de ton soutien !
Vampire Stellaire : le couple principal se forme lentement mais surement. Et Gin et Dray… Ces deux là sont plutôt compliqués, j'ai pas encore déterminé comment ça allait se passer, mais j'ai ma petite idée ! Bisous !
El diablo : merci !
Lennoxx : merci !
Cheyna : merci à toi aussi !
Selene-Helix-Crystal : merci, ça me fait très plaisir. Mon rêve est de devenir écrivain, mais je sais que y'a peu de chances à ce que ça se réalise un jour. Alors j'écris sur ce site !
Angelinadelacour : Hermione et Sev, ça peut pas se faire d'un coup. Mais tout n'est pas perdu : ils sont dans un hôtel avec des chambres communicantes, tu crois que c'est un hasard ? Y'a beaucoup d'attente parce que les chap sont longs, tu ne vas pas te plaindre quand même !
Virg 05 : merci !
Alycia Potter-Black : la voilà la suite !
Titus de mystique : comment ça tu laches Amie ? Elle est à moi pas touche ! Biz !
Deedlit : j'ai eu de tes nouvelles y'a pas longtemps sur msn, et je suis toujours contente de te compter parmi mes lecteurs, même si c'est pas régulier ! Donne-moi de tes nouvelles de temps en temps quand même !
Le fantome du Net : toi tu changes souvent de pseudo non ? Ben quoi, faut bien que je trouve un moyen de rendre Sev beau non ? Bisous !
Bohemio : faut bien garder ses lecteurs non ?
Gaelia Rogue : Je suis ton auteur préférée ? Je suis flattée ! Je ne suis pas la meilleure pourtant ! Je suis contente de te plaire !
Liski : je reconnais que le chap 12 et le 13 ne sont pas super, mais ils sont nécessaires pour la suite de l'histoire et l'évolution des couples. M'enfin, je pense que le 14 sera mieux.
Luffynette : toi tu restes fidèle, même si tu ne laisses qu'un mot ! Merci !
Lumière d'Aerendil : merci ! Au chap 14 tu seras servie pour l'intimité entre Hermione et Sev !
Jane Scrout : c'est vrai que cette longue attente est la conséquence d'une panne : résultat, j'ai un tout nouvel ordi !
Isa-syn : ne bave pas sur ton clavier, ça va l'abimer !
Laska Malfoy : merci !
J'espère que j'ai oublié personne, et si c'est le cas, pardonnez-moi ! Bisous à tous !
