Coucou tout le monde ! Voilà un nouveau chapitre, et plus rapidement que d'habitude ! Je vous gâte n'est-ce pas ? Surtout que je pense que vous allez adorer ce chapitre !
Disclaimer : tous les persos appartiennent à JK Rowling, sauf Amélie et l'intrigue bien sûr. Et ne gagne pas de sous pour le faire, si ce n'est les reviews… snif !
AVERTISSEMENT : ce chapitre est classé R, M, NC-17, ou ce que vous voulez dans le genre ! Vous voilà prévenus ! Ne bavez pas trop sur vos claviers, et prévoyez un grand verre d'eau avec des glaçons pour vous refroidir ! Sans oublier une toute petite scène tendre à la fin… Inutile de dire que je suis fière de ce chapitre !
Bonne lecture à tous !
Chapitre 14 : De la haine à l'amour
Ginny avait hérité d'Amélie pour une durée indéterminée, et elle ne savait même pas pour quelle raison. Et son principal problème pour le moment était qu'elle ne pouvait laisser l'enfant passer la nuit seule dans les appartements du Professeur Rogue. D'ailleurs, l'objet de ses soucis jouait à la poupée devant elle, dans la Salle Commune des Préfets-en-Chef. A ce moment-là, Drago pénétra dans la pièce suivi par le Professeur Dumbledore. Ginny se leva.
" Oh, Professeur, vous voilà…
« Du calme Miss Weasley. Seriez-vous capable de vous occuper de Miss de Chatres pendant quelques jours ?
« Bien sûr, mais qu'arrive-t-il à Hermione ?
« Miss Granger a quelques affaires familiales qui la retiennent à Londres. Le Professeur Rogue est chargé de veiller sur sa sécurité. Je m'occuperai de ses cours pendant ce laps de temps.
« Mais et moi ? Je ne peux pas toujours veiller sur Amélie, j'ai des cours moi aussi.
« Ne vous inquiétez pas. Mme Pomfresh est ravie de prendre votre place pendant vos heures de cours. Et en ce qui concerne les nuits, je vous propose de dormir dans la chambre de Miss Granger et de prendre la petite avec vous.
Ginny était perplexe.
« Dormir dans la chambre d'Hermione ?
« Je ne pense pas qu'elle y voie un quelconque inconvénient, rassura le Directeur.
« Bon, je suppose que je n'ai pas tellement le choix non plus…
« Parfait ! Je n'ai jamais douté de vous. Bonne fin d'après-midi.
Ginny soupira en regardant le vieil homme partir et regarda Amélie.
« Elle est où Maman ?
« Elle s'est absentée pour quelques jours, mon cœur. Tu veux bien rester avec moi ?
Amélie sourit et se blottit dans les bras de Ginny.
« Je suppose que ça veut dire oui, murmura la Gryffondor.
« Alors, tu es ma nouvelle colocataire, s'éleva la voix de Drago.
Ginny se tourna vers lui.
« Oui. Ça te pose un problème ?
« Absolument pas. Tu es plus ou moins fréquentable par rapport à Granger.
« Oh et pourquoi ça ? demanda Ginny qui sentait monter la colère en elle.
« Mais tu es une Sang Pure malgré tes origines modestes.
Il avait à peine fini de parler qu'une trace de main rouge s'étalait sur sa joue gauche. Et devant lui, se trouvait une Ginny furieuse. Malgré tout, elle recula d'un pas quand elle rencontra le regard bleu acier polaire de Drago Malefoy. Au fond d'elle, elle reconnaissait qu'elle s'était emportée un peu vite, et elle n'avait pas dû le gifler.
« Je suis désolée… Je n'aurais pas dû… bafouilla-t-elle.
« Ne t'avise plus jamais de lever la main sur moi, ou tu le regretteras, murmura-t-il dangereusement.
« Ecoute Drago…
« Ne m'appelle pas comme ça…
Ginny se mordit la lèvre. Le statut quo qu'elle entretenait avec lui avait de nouveau laissé place à une froide hostilité. Elle baissa la tête et s'avoua vaincue. C'était regrettable. Elle aimait bien le Serpentard, quand il se conduisait civilement, et quand il laissait ses idées au placard. Cependant, le souvenir des baisers qu'ils avaient échangés la hantait continuellement, et elle se prenait à espérer qu'il l'embrasse à nouveau, qu'il lui sourie comme le soir du Bal… Bref, qu'il se montre à nouveau charmant.
Drago fut pris de remords quand il la vit baisser la tête, tristement. Et il détestait la voir dans cet état. Il préférait les jours où elle était joyeuse, pleine de vie et quand elle souriait. Il appréciait particulièrement quand elle le provoquait comme le lendemain du Bal. Il n'aurait pas dû être si dur avec elle, après tout, elle était fougueuse et il le savait. Mais il ne lui parlerait pas tout de suite.
Ginny laissa Amélie jouer et fit ses devoirs, puis, elles allèrent manger dans la Grande Salle. Elle s'installa à côté de Harry avec la petite entre eux.
« Tu as des nouvelles d'Hermione ? demanda Harry.
« Non. Dumbledore m'a juste confié Amélie, et je vais dormir dans sa chambre pendant son séjour à Londres.
« J'espère qu'il n'y a rien de grave, déclara Ron.
« Quand même… intervint Pansy. Elle était toute pâle ce matin quand elle a reçu sa lettre. Je m'inquiète pour elle.
« Le Professeur Rogue est avec elle, informa Ginny.
« Oui, mais il ne servira à rien si elle a besoin de réconfort, objecta Harry.
Amélie tira sur la manche de Ginny.
« Où il est Papa ?
La jeune fille regarda Harry qui prit l'enfant sur ses genoux.
« Il est avec ta Maman. Et pendant ce temps, Ginny et moi on va s'occuper de toi. D'accord ?
Amélie hocha la tête et se blottit contre le torse du jeune homme et se mit à sucer son pouce en fermant les yeux.
Les Gryffondors attablés alentour sourirent.
« Un vrai papa poule, se moqua Seamus.
« Oh Harry, tu ferais un père merveilleux, déclara Parvati, approuvée par Lavande.
« Pourtant, je n'ai aucun modèle paternel, murmura tristement le jeune homme.
Ron fusilla Parvati du regard.
« Allons Harry, ne pense pas à ça, réconforta Ron. Dis-toi que tu vas bientôt rencontrer une fille avec qui tu vas fonder une famille…
« Si je survis à Voldemort, précisa Harry.
Le silence tomba. Ginny se leva.
" Et ce n'est pas en nourrissant ces pensées pessimistes que tu y arriveras! Vous allez tous finir par me déprimer ! Je vais coucher Amélie. Bonne soirée.
Elle souleva précautionneusement la petite dans ses bras et quitta la Grande Salle. Pansy finit par prendre la parole.
« Ginny n'a pas tort. Tu dois te dire que tu feras de ton mieux, Harry. Et nous serons tous là pour t'aider.
Celui-ci secoua la tête.
« Ne vous en mêlez pas. Je suis le seul concerné.
« Tu te trompes, trancha son meilleur ami. Si Voldemort gagne, nous serons tous concernés. Et moi, je suis déterminé à prendre part à la Guerre, que tu le veuilles ou non.
Harry se dit qu'en effet, ils avaient raison. Il sourit.
« Merci Ron.
Ils se levèrent de table et entreprirent de regagner leur Salle Commune. Pansy fit alors mine de se diriger vers les cachots mais Ron la retint.
« Tu ne viens pas avec nous ?
Pansy le fixa, surprise.
« Mais… Vous rejoignez bien la Tour des Gryffondors non ?
« Tu peux venir… Si tu veux.
« Ce n'est pas interdit ?
Ron rit.
« Crois-moi, quand je suis devenu Préfet, Hermione m'a pratiquement obligé à apprendre le règlement par cœur. Tu as parfaitement le droit de venir à condition de ne révéler à personne le mot de passe du tableau à personne.
La jeune fille hésita.
« Allez viens Pansy, insista Harry. Tu ne vas quand même pas rester toute seule à Serpentard ?
« Bon, c'est d'accord, je viens.
La Serpentard fut très étonnée par la Salle Commune des ennemis héréditaires de sa Maison. La décoration dans des tons rouges et or donnait un aspect chaleureux à la pièce, tout le contraire des couleurs froides de sa Salle, le vert et argent. Dans les cachots, il faisait toujours froid malgré le feu dans l'imposante cheminée. Alors qu'ici, une chaleur bienvenue régnait, si bien qu'elle enleva sa cape et son pull.
« J'adore votre Salle Commune.
« Tu es la bienvenue ici, déclara Ron.
« Si les autres apprennent que je suis ici, je vais me faire tuer.
« Ils n'oseront rien faire tant que tu es sous la protection de Dumbledore et Rogue.
« Rogue n'est pas là en ce moment au cas où tu l'aurais oublié.
« Il reste le Directeur.
Le Gryffondor lui adressa un sourire si irrésistible qu'elle céda.
« Je garderai quand même ma baguette sous mon oreiller la nuit.
Elle s'était assise sur le canapé et discutait avec Parvati et Lavande. Ron et Harry avaient pris place dans les deux fauteuils en face d'elle.
« C'est étrange, dit Lavande.
« Quoi ? demanda la Serpentard.
« Ta relation avec Malefoy. Tu nous as dit que tu cherchais à le fuir, mais en même temps, ton comportement indiquait clairement que tu étais amoureuse de lui.
Pansy soupira et rassembla ses pensées pour lui répondre.
« Je connais Malefoy depuis l'enfance. Je l'aimais d'un amour naïf. Je l'ai idéalisé et mis sur un piédestal. En grandissant, j'ai vu ce que Lucius Malefoy a fait de Narcissa Black. Et j'ai réalisé que je risquais de finir comme elle en épousant Drago. Sauf qu'à 15 ans j'étais encore amoureuse de lui. Une part de moi me disait de l'éviter le plus possible surtout quand cette Ombrage s'est imposée à Poudlard. J'ignore si vous avez remarqué, mais c'est seulement en Cinquième Année que j'ai commencé à essayer de le faire fuir en utilisant ma voix aiguë et en l'appelant Draky-chou à tout bout de champ. Depuis la rentrée, cependant, il est odieux. Il a définitivement tué l'amour que je lui portais à Noël.
« Que s'est-il passé ? demanda Parvati.
« Vous vous rappelez le jour où vous avez joué dans la neige ? Les Serpentards avaient entraînement. J'ignore ce qu'il s'est passé entre la fin de l'entraînement et le moment où il est revenu dans notre Salle Commune, mais il était furieux et il m'a dit…
Les larmes lui vinrent aux yeux. Lavande lui prit la main, l'encourageant silencieusement.
« Il m'a dit : « quand je te donne un ordre, tu as intérêt à y obéir ». (cf chap 8) Il me traitait comme un vulgaire objet… Croyez-moi, ce jour-là, mes illusions ont volé en éclats. Je suis guérie de Drago Malefoy.
« Ce type est infect ! s'indigna Parvati. Si Dean s'amusait à me faire ça, je lui ferais regretter le jour où il est né !
Dean, qui discutait plus loin avec Seamus, releva la tête.
« Quelque chose ne va pas mon cœur ?
« Non, ce n'est rien amour, se calma Parvati.
Harry, Lavande et Ron rirent.
« Dean n'a rien à voir avec Malefoy, c'est certain, remarqua Harry.
« Rassure-moi quand même, déclara Lavande, tu n'as pas renoncé à l'amour ?
Pansy hésita.
« C'est dur pour moi, mais… Je crois que je suis amoureuse, murmura-t-elle en jetant un regard timide à Ron en face d'elle.
Personne ne remarqua ce regard, sauf l'intéressé. Elle rougit et baissa la tête.
« Alors j'espère pour toi qu'il vaut mieux que Malefoy, conclut Parvati.
Ils discutèrent encore un moment puis la Serpentard se leva.
« Il est temps pour moi de rejoindre les cachots.
« Je te ramène, dit Ron en se levant également.
« Non, ça ira… tenta faiblement Pansy.
« Le couvre-feu est dans cinq minutes. Je suis Préfet, comme ça tu ne risques rien.
« Il a raison, acquiesça Harry.
« Bon, comme tu voudras. Merci.
Ils marchèrent en silence quelques minutes, puis Ron rompit le silence.
« Alors comme ça, tu es amoureuse ?
« Je ne sais pas si c'est réciproque, dit-elle doucement.
Ron marmonna un juron, saisit la main de la jeune fille et l'entraîna dans une salle déserte.
« Mais que fais-tu ? s'étonna-t-elle.
« Pourquoi m'as-tu regardé quand tu as avoué que tu croyais être amoureuse ?
« Ron…
« Tu sais, Hermione et Harry ont peut-être raison quand ils disent que j'ai autant de sensibilité qu'une cuillère à thé, je n'ai aucun tact, et même pas une once de romantisme, mais je t'aime. Je t'aime désespérément. Alors ne dis pas que c'est pas réciproque.
Elle retint son souffle.
« Tu savais ?
« Je t'observe depuis la Saint-Valentin. Je cherchais à savoir si je pouvais espérer quelque chose pour nous deux.
Il lui avait tourné le dos, et ne vit pas de ce fait le sourire radieux qui illumina le visage de Pansy. Elle s'approcha de lui et se mit en face de lui. Elle leva les yeux et l'observa longuement, quand il consentit enfin à la regarder.
« Je t'aime Ronald Weasley. N'en doute jamais.
Avec un gémissement étouffé, il la prit dans ses bras et posa ses lèvres sur les siennes. Pansy se laissa aller et ferma les yeux. Elle se sentait bien avec lui. Il la dépassait de plusieurs centimètres, et l'étreinte de ses bras était puissante, mais en même temps pleine de douceur. Oh, combien de fois avait-elle rêvé qu'il l'embrassât ? Il s'était emparé de ses lèvres, et sa langue demandait timidement l'autorisation d'approfondir le baiser. Elle accepta en entrouvrant légèrement ses lèvres, et le baiser devint passionné, brûlant. Ses grandes mains parcouraient son dos de haut en bas, tandis qu'elle avait passé les siennes dans ses cheveux roux, et les caressait doucement. Quand il s'écarta lentement, juste assez pour la regarder, il souriait.
« Pas réciproque hein ? murmura-t-il.
Elle rougit.
« Je n'avais aucun moyen de savoir…
« Le fait que je t'invite pour la Saint-Valentin ne te suffit pas ?
« Une fille a constamment besoin d'être rassurée.
Il soupira.
« C'est ce que me répètent sans cesse Ginny et Hermione.
Elle rit.
« Elles n'ont pas tort.
Ils se regardèrent un moment, Ron avec plus d'intensité qu'avant. Elle l'interrogea du regard.
« Tu vas me manquer jusqu'à demain. J'espère rêver de toi cette nuit.
« Fais en sorte que tes rêves restent décents, plaisanta-t-elle.
« Là, je ne peux rien te promettre !
Après avoir couché Amélie dans le grand lit d'Hermione, Ginny tenta de se concentrer sur ses devoirs. Mais ce ne fut pas chose aisée avec Malefoy dans la même pièce qu'elle. Elle sentait son regard braqué sur elle et tentait de l'oublier, mais impossible. A bout de nerfs, elle se leva et décida d'aller prendre une douche.
Malefoy prenait un malin plaisir à troubler la Gryffondor. Il était loin d'être insensible aux charmes de la jeune Weasley et il savait qu'elle aussi ressentait du désir pour lui. Et ce soir, il allait passer à l'attaque.
Ginny resta longtemps sous le jet brûlant de l'eau. Tout était confus dans sa tête. Elle ne savait plus que penser de l'attitude de Malefoy. Physiquement, il lui plaisait, c'était indéniable. Mais moralement, ses idées l'horripilaient. En sortant de la douche, elle s'enveloppa dans un peignoir moelleux et démêla ses cheveux, et décida de les laisser sécher à l'air libre plutôt que d'utiliser un sortilège.
En retournant dans la Salle Commune, elle se retrouva confrontée au regard de Malefoy. Celui-ci la fixait sans ciller.
« N'as-tu pas des excuses à me faire, Weasley ?
« Je te les ai faites tout à l'heure, mais tu m'as coupée.
« Je suis prêt à les écouter maintenant.
Ginny soupira, mais la colère revenait. Pour qui se prenait-il ?
« Ecoute-moi Malefoy…
« Drago, rectifia-t-il.
« Oh, je croyais que je n'avais plus l'autorisation de t'appeler comme ça.
Il se contenta de sourire.
« Drago, reprit-elle, je reconnais que je n'aurais pas dû te frapper, mais tu sais comme je m'emporte vite.
« Sur ce point, tu n'as rien à envier à ton frère.
« C'est vrai. Mais pour autant, je refuse de m'aplatir devant toi comme tu sembles t'y attendre. Libre à toi de rejeter mes excuses.
Le Serpentard s'approcha d'elle.
« Mais je ne rejette pas tes excuses. Je te trouve juste amusante.
« Amusante ? s'offusqua Ginny. Navrée de te décevoir, mais je n'ai aucune envie de m'amuser ce soir.
« Ne t'énerve pas…
Il lui releva le visage. Il était dangereusement proche d'elle. Ginny retint son souffle.
« C'est juste que j'ai une folle envie de t'embrasser depuis tout à l'heure.
Le cœur de la jeune fille s'emballa. Elle avait autant envie que lui de ce baiser, depuis le bal.
« Qu'est-ce que tu attends alors ?
Drago n'attendit pas de se le faire dire deux fois. Impatient de retrouver la douceur de ses lèvres, il se pencha et initia le baiser. Ses lèvres étaient plus douces que dans son souvenir. Il se retrouva emporté dans un vertige des sens qui l'emmena loin de l'endroit où il se trouvait, et arriva dans un lieu où n'existait plus que le corps de Ginny lové contre lui.
Ginny était ballotée dans un maëlstrom d'émotions où dominait son désir pour Drago. Le baiser était sauvage, il lui meurtrissait les lèvres, jamais elle n'avait été embrassée de la sorte.
Sentant le désir monter dangereusement en lui, il s'écarta avant de commettre l'irréparable. C'était une Weasley bon sang ! Pas n'importe quelle Sorcière qu'il pouvait mettre dans son lit d'un claquement de doigts ! Le regard embrumé de la jeune fille faillit mettre un terme à ses résolutions.
« Nous ferions mieux d'arrêter tout de suite, articula-t-il difficilement ?
« Depuis quand as-tu des scrupules ? se moqua Ginny.
« Arrête ça tout de suite !
« Arrêter quoi ?
« De me provoquer.
« Te provoquer ? Dray, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, je ne suis pas insensible à toi !
Devant son air surpris, elle rit.
« Sache que je suis plutôt directe, alors ne sois pas si étonné.
« Etonné est un faible mot. Tu n'es pas la vierge effarouchée que je pensais…
« Oh, non, je ne suis pas effarouchée, loin de là. Quant à être vierge…
Elle se tut et s'empourpra. Drago comprit.
« Tu es vierge.
Merlin ! Pourquoi fallait-il que la seule fille de Poudlard qui l'intéressait un tant soit peu soit vierge ? Bon, ce n'était pas la première fois qu'il déflorait une fille, mais cette fois-ci, ça le dérangeait.
« Le fait que je sois vierge te dérange, constata la Gryffondor.
« Tu joues à un jeu dangereux, Gin. Un jour, tu auras des ennuis. Bonne nuit.
Et sans un mot de plus, il se retira dans sa chambre, laissant Ginny déboussolée. Mais à quoi jouait-il ? Il l'embrassait, et allumait un brasier en elle, avant de la laisser tomber. Pour une raison qu'elle ne voulait pas chercher à connaître, elle voulait qu'il soit le premier. Peu importaient les conséquences. Oui, ce soir, elle voulait aller jusqu'au bout avec Drago Malefoy. Elle se leva et se dirigea d'un pas ferme et résolu vers la chambre du Serpentard.
Drago avait ôté sa robe et sa cravate et s'était allongé sur son lit. Il ne savait pas ce qu'il ressentait pour la rouquine, mais pour la première fois, il ne voulait pas jouer avec elle comme avec ses précédentes conquêtes. Ses aventures d'une nuit ne le satisfaisaient plus, et il aspirait à une relation plus sérieuse. Il en était là de ses pensées quand sa porte s'ouvrit.
« Tu n'aurais pas dû laisser ta porte ouverte, murmura l'objet de ses pensées en souriant.
« Ne fais pas ça Gin…
« Chut. Tu as commencé quelque chose, alors va jusqu'au bout. J'en ai autant envie que toi, alors pourquoi s'en priver ?
Ce fut elle qui prit l'initiative du baiser cette fois. En même temps, elle déboutonna sa chemise et l'en débarrassa. De son côté, Drago défit le nœud de son peignoir, et le fit choir à terre. Il en avait assez de lutter contre ses sentiments, et prit la direction des opérations.
« Tu me facilites les choses, souffla-t-il à Ginny, nue devant lui.
Elle se contenta de sourire. Il l'allongea doucement. Il l'embrassa à nouveau avant de descendre vers son cou. Ses mains caressèrent ses seins, et titillèrent la pointe, lui arrachant un soupir. Sa bouche continua sa descente vers sa poitrine, et prit place de sa main. Il happa un mamelon et le suça longuement la faisant gémir.
« Dray…
« Shhh… Détends-toi…
Ses mains parcouraient chaque centimètre carré de son corps, dérivaient sur son ventre et ses cuisses, traçant un chemin invisible que prenaient ensuite ses lèvres avides. Comme elle venait de se doucher, il sentait son parfum enivrant.
« Tu sens bon… mais je n'arrive pas à déterminer de quoi il s'agit…
« Hibiscus et amande douce…
« Charmant…
Elle frémit quand il passa sa main entre ses jambes pour caresser l'intérieur de ses cuisses. Il la sentit se raidir quand il approcha de son intimité. Il s'interrompit et la regarda.
« Est-ce que ça va ?
Ginny hocha la tête.
« C'est juste que… c'est la première fois…
Il sourit.
« Ne t'inquiète pas.
Drago se contenta de l'embrasser passionnément. Peu à peu, la jeune femme se détendit. Quand il effleura sa toison rousse, elle sursauta, mais ses jambes s'écartèrent imperceptiblement d'elles-mêmes. Son index trouva le clitoris qu'il taquina habilement, lui arrachant un long gémissement de plaisir. Le jeune homme crut qu'il allait devenir fou quand il sentit le sexe de sa partenaire se mouiller et s'ouvrir à lui. Il introduisit un doigt, et bientôt un deuxième le suivit. Ginny se cambra, s'offrant encore plus à l'exploration plus qu'intime de son amant.
Sa tête roula de droite à gauche sur l'oreiller. Drago lui faisait subir un supplice, et elle ne savait plus s'il devait s'arrêter ou continuer. Les doigts de Drago allaient et venaient en elle, mimant l'acte sexuel, et elle sentait qu'elle allait jour s'il n'arrêtait pas tout de suite.
« Dray…
« Pas encore…
Il retira ses doigts mouillés et les lécha d'un air gourmand, ce qui l'excita davantage. Elle se redressa, et se mit en devoir de l'explorer à son tour. Elle caressa son torse lisse, le couvrant de petits baisers, le faisant frissonner.
« Gin…
« Tu m'as rendue folle. C'est à mon tour.
Il saisit ses mains quand elle s'aventura dangereusement près de la ceinture de son pantalon, dans lequel il commençait d'ailleurs à se sentir à l'étroit.
« Dray…
Il ne répondit pas et la rallongea sur le dos, en souriant diaboliquement.
« Ne bouge pas. Ce soir, tu n'as rien à faire. Découvre, et apprends ce que je t'enseigne.
« J'ai toujours été une élève appliquée. Et j'adore les travaux pratiques.
Drago se débarrassa de son pantalon et boxer, libérant son érection douloureuse. Ginny le regarda, yeux écarquillés.
« Tu…
« Pas tout de suite.
Il l'embrassa, ses mains ne restant pas inactives. Elle ne tarda pas à fermer les yeux, de nouveau. Il promena ses lèvres sur son cou, mordillant le lobe de l'oreille au passage, passa entre la vallée de ses seins, et poursuivit son périple jusqu'au nombril qu'il taquina longuement de la langue. Mais quand il fit mine de s'aventurer plus bas, Ginny sursauta et referma instinctivement ses jambes.
« Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle.
« A ton avis ?
« Mais…
« Leçon numéro 1 : détends-toi et savoure.
Il glissa sa main entre ses cuisses et les écarta doucement.
« Arrête-moi seulement si tu n'apprécies pas, murmura-t-il en posant sa joue contre sa cuisse, tout près de son intimité.
Ginny sentit son souffle chaud caresser les replis de son antre. Elle tressaillit quand elle sentit quelque chose d'humide se poser sur son bouton de chair si sensible.
« Oh… haleta-t-elle quand elle réalisa que sa langue reproduisait les mouvements de ses doigts précédemment.
Elle saisit la tête de son amant, et passa ses doigts dans ses cheveux fins pour l'inciter à approfondir la caresse. Il dépassa toutes ses espérances quand il glissa sa langue au plus profond d'elle, tandis que son index continuait à jouer avec le clitoris. Drago esquissa un sourire intérieur quand il la sentit se contracter, avant de relâcher tous ses muscles. Elle venait de jouir. Il remonta doucement et se positionna au-dessus d'elle.
« Tout va bien ?
Elle ouvrit les yeux, et lui offrit un magnifique sourire, ce qui le rassura. Il l'embrassa tendrement. Elle reconnut sa propre saveur, un peu salée, et sentit à nouveau son bas-ventre se réchauffer. Mais elle aspirait à un autre apaisement à présent. Elle entoura les jambes de Drago des siennes, l'encourageant silencieusement. Drago esquissa un sourire, mais il se dégagea lentement, entraînant un regard interrogateur de la jeune fille.
Drago tendit la main et ouvrit le tiroir de sa table de chevet. Puis il en sortit un petit sachet argenté. Ginny devina de quoi il s'agissait, Hermione lui en avait parlé. Elle se redressa, surprise de sa prévenance et de voir qu'il possédait des préservatifs. (nda : prenez exemple sur eux !) Mais avant qu'elle put dire quoi que ce soit, il était déjà prêt et fit basculer Ginny
« Tu es toujours sûre ?
« Plus que jamais. Je te désire à en avoir mal, j'ai besoin de toi maintenant.
Il prit une profonde inspiration et se glissa lentement en elle, tout en surveillant son visage. Elle retint son souffle quand il atteignit la fragile barrière de sa virginité. Il poussa encore, et la douleur la submergea. Une larme s'écoula sur sa tempe et se perdit dans ses cheveux. Il l'embrassa et cessa tout mouvement, en attendant que la douleur cesse. Elle reprit peu à peu son souffle et la douleur s'estompa. Il commença à bouger, d'abord tout doucement. Le plaisir revint et Ginny accompagna les mouvements de Drago. Il alla de plus en plus vite, ne pouvant contenir son excitation. Puis finalement, Ginny cria, et il explosa en elle, éjaculant en trois coups de reins, et s'effondra sur elle, le souffle court, trempé de sueur.
Quand leurs deux cœurs se calmèrent, il se dégagea et roula sur le côté. Ginny se couvrit du drap, et se tourna vers lui. Drago la couvait du regard. Elle sourit.
« Comment te sens-tu ? demanda-t-il.
« Merveilleusement bien. Je suis plutôt surprise d'ailleurs.
« Pourquoi ?
« Parce que les récits des filles qui sont déjà passées par là sont plutôt sanglants. Apparemment, la sensation de frottement est désagréable, et elles ont l'impression d'être déchirées de l'intérieur.
« Aucune d'entre elles n'a eu la chance de tomber sur moi alors !
« La modestie t'étouffe !
Le Serpentard rit de bon cœur et se redressa. Il saisit sa baguette et effaça d'un geste les tâches de sang sur ses draps.
« Je ne savais pas que tu utilisais des préservatifs.
« Granger a dû t'en parler. Les préservatifs sont peut-être la meilleure invention des moldus. Et les sorciers devraient prendre exemple sur eux en ce qui concerne la sexualité et la prévention contre les grossesses non désirées et les maladies.
Ginny hocha la tête.
« C'est vrai. Je n'aurais jamais cru entendre un tel discours de ta part.
« Il faut être réaliste, c'est tout !
Il se tut et la regarda tendrement.
« Tu as encore mal ? demanda-t-il soucieux.
« Non, ça ira.
« Va prendre une douche chaude. Ça te fera du bien.
« D'accord, si tu viens avec moi, proposa Ginny.
Drago hésita surpris, mais il finit par sourire, et ils s'enfermèrent dans la salle de bains pour un long moment.
Après leur douche quelque peu mouvementée, ils s'habillèrent, Drago enfilant un boxer et un tee-shirt noirs, tandis que Ginny passait une nuisette vert foncé. Ils retournèrent se coucher dans le lit de Drago, Ginny s'endormant vite dans les bras de Drago. Celui-ci ne trouva pas facilement le sommeil. Ginny était la seule fille avec qui il s'était montré si prévenant pour sa première fois. Jamais il ne s'était embarrassé de scrupules, même si la fille était vierge. Mais ce soir-là, c'était différent. Il n'avait pas voulu que Ginny souffre, ou ait mal, alors il l'avait ménagée, ne sautant aucune étape, et surveillant ses réactions à chaque seconde. Que lui arrivait-il ?
Quand Amélie se réveilla, elle se demanda où elle se trouvait quand elle se rappela que sa maman et son papa étaient absents, et que Ginny s'occupait d'elle. Où était-elle ? Elle se leva et sortit de la chambre d'Hermione. Le salon était vide, et le feu était éteint. Elle fixa la porte de la chambre de Drago. Amélie frissonna. Elle n'aimait pas beaucoup Drago. Il avait été méchant avec elle à Noël, et sa maman se disputait souvent avec lui. Et Harry ne l'appréciait pas non plus. Mais Ginny était peut-être avec lui.
Elle rassembla son courage et s'approcha de la porte. Prudemment, elle se haussa sur la pointe des pieds et réussit à atteindre la poignée qu'elle tourna lentement. La porte s'ouvrit avec un petit cliquetis et elle passa la tête par l'entrebâillement. Elle soupira de soulagement quand elle aperçut une masse de cheveux rouges dépassant de la couverture. Elle s'aventura dans la chambre, et s'arrêta au pied du lit. Drago s'était réveillé au bruit de la porte et vu qu'il n'était que 5h30, il en avait déduit qu'il s'agissait de la gamine qui cherchait sa mère de remplacement en l'absence d'Hermione.
Amélie sursauta quand elle vit que le regard acier la fixait. Elle était partagée entre le désir de fuir et celui de réveiller Ginny pour se blottir contre elle. Du coup, elle resta immobile, indécise.
Drago scrutait la fillette. Il plongea son regard bleu glacier dans les yeux bleu azur de l'enfant et soupira. Qu'est-ce qu'une enfant de 3-4 ans pouvait bien lui faire ?
« Tu veux dormir entre nous ? murmura-t-il finalement.
Le visage d'Amélie s'éclaira et elle acquiesça.
« Allez, viens.
Elle grimpa sur le lit tant bien que mal, et Drago s'écarta pour lui laisser une place entre lui et Ginny. Amélie le regarda.
« Comment tu t'appelles ?
« Drago.
« Merci, Drago, dit-elle le plus sérieusement du monde.
Puis, elle se pelotonna contre lui et se rendormit. Drago soupira à nouveau : il se ramollissait.
Une heure et demie plus tard, Ginny fut réveillé par un rire. Elle ouvrit lentement les yeux, et eut la surprise de découvir Amélie à côté d'elle, éclatant de rire devant les grimaces de Drago. Il cessa quand il vit que la jeune femme était réveillée.
« Debout mon ange, il est sept heures.
« Que fait Amélie ici ?
« Elle te cherchait à 5h30. Je lui ai permis de dormir entre nous deux.
Ginny haussa un sourcil.
« Tu t'arranges, Drago Malefoy.
« Ne le répète à personne, ou je serais obligé de te tuer, plaisanta-t-il.
« Oh, je suis morte de peur ! rit-elle en se levant.
Intérieurement, elle était incertaine de la conduite à tenir. Drago avait changé. Il avait accepté Amélie, et plaisantait même avec l'enfant. Quant à son attitude avec elle… Il l'avait appelée mon ange. Un sourire naquit sur ses lèvres. Même si leur idylle restait secrète, elle était tombée éperdument amoureuse de Drago Malefoy, et elle ne pouvait qu'espérer un avenir heureux.
Voilà ! C'est fini ! Enfin pour aujourd'hui ! Qu'en pensez-vous ? Autant je n'aimais pas trop les chapitres précédents, je suis contente de celui là !
Pour la scène avec le préservatif, je l'ai rajoutée au moment où j'ai écrit ce chapitre parce que je pense qu'il faut sensibiliser les plus jeunes aux MST… Même si je sais que ce chapitre n'est absolument pas pour les moins de 17 ans, je sais parfaitement que personne n'en tient compte !
J'espère que vous avez aimé !
Bisous à tous, et à bientôt… Maintenant que je suis bientôt en vacances, je vais pouvoir écrire plus rapidement !
