Bonjour ! Apparemment, mon dernier chapitre a suscité beaucoup de commentaires de votre part ! C'était assez drôle ! Enfin, vous pensez vraiment que j'aurai pu tuer mon Severus ? (Enfin, celui de JKR, pas le mien). Voyons, vous n'êtes pas sérieuses ! (y'a des garçons dans l'assemblée ?)

Bon, assez parlé, place au chapitre ! Rendez-vous à la fin pour un sondage !

Disclaimer : tous les personnages, lieux et situations décrites dans les livres sont à JK Rowling. Je ne fais qu'emprunter les personnages !


Chapitre 22 : Correspondance

« Poudlard, le 18 février,

Daniel,

Je suis désolée de te déranger alors qu'on vient à peine de se quitter, mais j'ai un service ) te demander. Est-ce que tu pourrais avoir les rapports d'autopsie de mes parents ? J'ai besoin de connaître certaines choses concernant leur mort, et seule l'autopsie peut me permettre d'y voir clair. Je pense qu'on a usé d'un Sortilège mortel sur eux ; je veux en avoir le cœur net.

Tu trouveras également dans cette enveloppe quelques Gallions d'Or. Prends cet argent, va au Chaudron Baveur (tu te rappelles le chemin ? C'est quand tu m'as ramenée avec le Professeur Rogue), et demande au barman, Tom, de t'ouvrir le passage. Tu lui donneras ce mot de ma part, sinon, il n'acceptera jamais d'ouvrir à un moldu. Est-ce que tu te rappelles l'animalerie ? Vas-y et achète-toi un hibou avec les Gallions. Ceux-là, au moins, sont dressés pour porter les messages. De cette manière, nous pourrons communiquer de manière plus régulière, et tu ne peux pas garder ce hibou indéfiniment pour la bonne raison qu'elle appartient à un de mes amis !

Je m'excuse encore pour ce dérangement, mais j'ai besoin de savoir.

Je te remercie,

Bien sincèrement, Hermione. »

« Oxford, le 28 février,

Chère cousine,

Désolé d'avoir mis tant de temps à répondre. J'ai été plus que surpris de voir une chouette toute blanche frapper à ma fenêtre un beau matin ! Je l'avoue, Joanna et moi sommes étonnés de ta demande. Mais chaque chose en son temps. Je me suis procuré un hibou comme tu me l'as conseillé. Le barman m'a fait un grand sourire quand il a lu ta missive. Tu as l'aire d'être célèbre dis-moi !

Joanna et moi nous sommes longuement demandés comment on allait faire pour nous procurer l'autopsie de tes parents. Si leurs corps ont été rapatriés ici, l'autopsie a été effectuée à New-York. Finalement, ce fut tout simple. J'ai envoyé un mail à la morgue municipale de New-York où j'ai expliqué qu'en tant que membre de la famille j'avais accès à ces informations. Le médecin-légiste, un certain Davis, m'a répondu très gentiment et m'a transmis ces documents en pièce jointe au mail. J'ai tout imprimé et tu en prendras compte.

Je l'ai un peu parcouru, et je te souhaite bien du courage ! Même le médecin-légiste n'a pas pu déterminer la cause de la mort. Enfin, tu liras quoi !

J'espère avoir pu t'aider.

Bises, Daniel. »

« Poudlard, le 5 mars,

Cher Daniel,

Merci pour tout. Je ne suis pas si célèbre que ça, tu sais ! Enfin, j'imagine que si. Je suis connue parce que je suis la meilleure amie de Harry Potter. D'ailleurs, Hedwige, la chouette blanche, est à lui.

J'ai lu rapport d'autopsie… et je n'ai pas compris grand-chose. Le rédacteur utilise un jargon médical qui m'est totalement inconnu, et tu te doutes que la Bibliothèque de Poudlard ne me renseignera pas du tout. D'après le peu que j'ai compris, mes parents seraient morts de peur, vue l'expression de leur visage. Cependant, je ne suis pas convaincue par cette explication. Le sort mortel ne tue pas par la peur, et je ne crois pas qu'on puisse littéralement mourir de peur.

Est-ce que tu accepterais de me traduire en langage courant les passages importants du rapport ? Tu serais un ange.

Bien à toi, Hermione. »

« Oxford, le 19 mars,

Ma chère Hermione,

Est-ce tu sais que le cas de tes parents a fait le tour de l'université et que le département médecine est particulièrement intéressé ? Je t'assure que je n'y suis pour rien ! En fait, c'est la faute à mon ami Elliott. J'étais en train de faire ce que tu m'as demandé à la BU (nda : ça veut dire Bibliothèque Universitaire, abréviation utilisée par les étudiants) quand il est arrivé. Il m'a demandé ce que je faisais et j'ai bêtement répondu que j'étais en train de travailler sur un rapport d'autopsie (bon, OK, c'est un peu ma faute). Comme il envisage de devenir chirurgien, il a tout de suite été intéressé et il a lu le rapport par-dessus mon épaule. Intrigué lui aussi sur la cause de la mort, on a commencé à en discuter, puis à élaborer quelques théories. Je n'aurais jamais pensé qu'il irait rapporter le cas directement à notre professeur d'anatomie, en plein cours ! Tu imagines aisément la suite ! Il m'a demandé une copie du rapport, et en a discuté avec ses collègues. Le cas étant complètement incompréhensible, il a rapidement fait le tour de l'université, et depuis les plus grands spécialistes m'ont contacté pour me demander des renseignements sur tes parents.

Je m'éloigne du sujet. En fait, le médecin-légiste ne comprend pas comment un cœur en bonne santé a pu s'arrêter aussi brusquement. Il a même été question d'exhumer les corps pour disséquer les cœurs, mais j'ai fermement refusé. Il s'agit de tes parents, et leur mort est la conséquence d'un sortilège. Nulle science ne saura expliquer la magie.

Enfin, tout ça pour te dire que j'ai traduit les passages essentiels du rapport d'autopsie, mais je te le répète, il semblerait que leur cœur se soit arrêté sans explication médicale. Bon, je te laisse lire le rapport.

Bisous, Miss !

Daniel. »

(Hermione tombe dans le coma le 21 mars, et reprend connaissance le 28 mars)

« Poudlard, le 1er avril,

Daniel,

Désolée de ne pas avoir répondu avant, mais je suis tombée malade, et j'ai dû passer une semaine alitée. Ensuite, j'ai dû rattraper les cours et Severus m'a interdit de faire trop de choses à la fois. Mes amis m'ont aussi surveillée pour éviter que je travaille trop. Enfin, j'ai pu trouver le temps de lire le rapport. D'ailleurs, Severus m'a demandé ce que c'était, mais je lui ai répondu que c'était un projet sur lequel je travaille. Et je te dois quelques explications. Mes parents ont été tués par l'Avada Kedavra, un Sortilège Impardonnable qui tue, le Sortilège de la mort. Quiconque utilise ce sortilège gagne un aller simple pour la prison et la peine capitale. Cependant, cela n'arrête en aucun cas les Mages Noirs, et celui qui sévit en ce moment-même dans notre monde et ses hommes de main s'en servent sans vergogne pour tuer. C'est ainsi que sont mortes toutes les personnes de mon quartier l'été dernier, quand les autorités ont prétexté une fuite de gaz. Les parents d'Amélie sont morts de la même façon, mais je sais aussi qu'ils ont été torturés avant de mourir.

Personne n'a réchappé à ce Sortilège, sauf Harry Potter, mon meilleur ami, sauvé par le sacrifice de sa mère. Il est devenu pour cela le héros du monde sorcier, et la cible de Voldemort, le Mage Noir. Je veux trouver un moyen de contrer le sort. C'est pour ça que je t'ai demandé le rapport d'autopsie. J'ai besoin de savoir comment réagissait le corps humain pour provoquer une mort aussi brutale. Ce que tu m'as dit dans ta dernière lettre m'a laissé songeuse. Un cœur en bonne santé qui s'arrête brutalement. Ce serait comme cela que le sort fonctionne ? Ce serait d'une telle simplicité dans ce cas-là. As-tu découvert autre chose entre-temps ?

Je te remercie du temps que tu me consacres, mais ne néglige pas tes études pour moi. Et Joanna va finir par être jalouse si tu t'occupes trop de moi. Tu as ma reconnaissance éternelle.

Je t'embrasse bien fort,

Hermione. »

« Oxford, le 5 avril,

Chère Hermione,

On t'a déjà dit que tu travaillais trop ? Ce sortilège mortel dont tu me parles est assez effrayant, je dois l'avouer. Tu m'as déjà parlé de ce Voldemort et de ton copain Harry. Je ne suis pas rassuré pour autant. Ton objectif est noble, c'est évident. Cependant, ça m'étonnerait que les Sorciers se baladent avec un défibrillateur dans les poches pour faire repartir le cœur. Vu comme tu m'en parles, je doute que tu puisses faire quoi que ce soit. Un cerveau qui a été privé d'oxygène pendant plus de 15 minutes a très peu de chances de survivre sans séquelles, et alors, la personne devient un légume.

Je suppose qu'il doit exister un sortilège pour administrer un choc électrique à quelqu'un, mais il faut qu'il soit très bien dosé. Un choc trop faible sera inutile, et un choc trop fort risque de tuer… enfin la personne est déjà morte à cause de l'Avada-truc. Désolé, mais je ne peux pas t'aider.

Ne t'en fais pas pour mes études Hermione. Les Profs s'accordent pour dire que je suis un excellent élève. Pourtant, les examens approchent, et dans les prochains jours, je ne pourrais pas te répondre pour cause de révisions intensives. Jo est au courant des recherches que je mène pour toi, et elle n'est pas du tout jalouse. De toute façon, ses études de droit l'accaparent trop pour qu'elle pense à moi, et ses exams approchent pour elle aussi. Alors, on a décidé de ne plus se voir pendant deux-trois semaines pour se concentrer. Par contre, on s'appelle tous les soirs. C'est dur, mais on s'y fait. Et nous attendons le moment de nos retrouvailles avec impatience.

Bon, je te laisse, on m'attend à la BU. J'espère avoir pu t'aider. Prends soin de toi.

Daniel. »

………

Hermione se précipita vers la forme inerte, gisant aux pieds de Harry. Elle sanglotait, alors que Harry restait figé par la scène.

- Ça ne se passera pas comme ça ! cria Hermione.

La plupart des villageois et des élèves entourait le corps et tous purent voir Hermione qui devenait comme folle. Harry s'agenouilla à ses côtés.

- Hermione…

Avec sa baguette, elle ouvrit la cape de Severus et écarta les pans de sa chemise noire, faisant voler les boutons, dévoilant un torse glabre. Les mains l'une par-dessus l'autre, les doigts entrecroisés, elle commença à donner de fortes pressions sur le thorax de Severus.

- Un, deux, trois…

Elle continua ainsi jusqu'à dix, puis, sans que personne ne réagisse, elle renversa la tête de Severus en arrière par le menton, pinça son nez, entrouvrit sa bouche et souffla deux fois dedans. Harry sembla enfin réagir. Elle reprit ses pressions.

- Tu crois que ça peut le ranimer ?

- On peut toujours essayer. Aide-moi Harry.

Elle souffla deux fois dans la bouche du Professeur. Harry prit le relais pour le massage cardiaque. Il faisait cinq pressions, elle soufflait une fois. Le silence autour d'eux était total. Certains Sorciers d'ascendance purement moldue commençaient à comprendre, même s'ils restaient franchement sceptiques. Le Professeur de Potions avait été touché par quatre Avada simultanés. Pouvait-on survivre à ça ? Ginny et Amélie assistaient à la scène, terrorisées, l'enfant sanglotant dans les bras de la rousse. Drago aussi observait le sauvetage désespéré des deux Gryffondor, un air d'incompréhension sur le visage. Les Professeurs Dumbledore et McGonagall se frayèrent un chemin parmi la foule et découvrirent la scène.

- Oh non, Severus, murmura le Directeur.

- Granger et Potter, interpella Minerva, que faites-vous ?

Aucun des deux ne répondit. Harry commençait à avoir mal au bras, et il transpirait. Hermione haletait, mais elle continuait à souffler de l'oxygène à son amant.

- Allez Severus… murmurait-elle. Tu dois vivre… Tu es mon Maître, tu ne peux pas m'abandonner comme ça…

Elle exhortait l'homme à revivre, pendant que Harry prodiguait le massage cardiaque. Ils continuèrent pendant ce qui semblait être une éternité.

- Hermione… commença Harry.

- Il va vivre ! coupa obstinément Hermione.

Harry jeta un coup d'œil à sa montre quand Hermione souffla. Ça faisait environ quinze minutes qu'ils tentaient de secourir leur Professeur. Au fond de lui, il reconnaissait qu'Hermione avait eu une bonne idée, mais il ignorait si ça allait marcher. Ses bras étaient douloureux comme jamais et Hermione avait toutes les peines du monde à retrouver son souffle, mais ils continuaient. Si Severus ne se réveillait pas, elle finirait par se rendre à la réalité.

Les deux Professeurs observaient en silence, le visage grave. Même s'ils ne comprenaient pas tout à fait ce que faisait la Préfète, ils devinaient que c'était peut-être un moyen de sauver le Professeur. Ginny avait brièvement expliqué ce qu'il s'était passé.

Puis, alors que tout espoir semblait envolé et qu'Hermione était sur le point d'abandonner, Severus fut pris d'une convulsion, l'air s'engouffra dans ses poumons, et il toussa violemment. Hermione eut un cri de joie qui se perdit parmi les cris de surprise de la foule. Elle aida Severus à s'asseoir et attendit qu'il reprenne son souffle. Il était blessé suite à son duel contre quatre Mangemorts, mais en vie ! Elle se jeta à son cou.

- Tu es vivant !

Le Professeur regardait les Sorciers autour de lui, le Directeur et son Adjointe, et referma instinctivement les bras sur la taille d'Hermione. Il semblait hébété.

- Je suis vivant ?

Tout le monde semblait avoir perdu la parole, puis, soudain, certains se réveillèrent et allèrent colporter la nouvelle à grands cris. Dumbledore se ressaisit. Les questions ne tarderaient pas à fuser, et Hermione serait prise d'assaut par les journalistes et les gens du Ministère.

- Minerva, rassemblez tout le monde.

Hermione, Harry et Severus s'étaient levés, la jeune fille couvait Severus du regard, craigant qu'il ne s'effondre à tout moment. Ginny s'approcha, Amélie dans les bras.

- Hermione… Il est vivant… comment as-tu fait ?

- Je t'expliquerai plus tard, répondit la Gryffondor avec un sourire radieux. Merci Harry de m'avoir aidée.

- De rien, dit-il en souriant.

Amélie se tortilla dans les bras de Ginny. Ses larmes coulaient toujours.

- Papa !

Severus sembla se réveiller aux pleurs de la petite fille. Il referma sa cape et s'adressa à la rousse.

- Donnez-la moi, ordonna-t-il à Ginny.

Celle-ci obéit. L'enfant se blottit contre son père et nicha son nez dans le cou de Severus. Dumbledore s'approcha d'eux.

- Bon travail, Miss Granger. Rentrez donc à Poudlard avant d'être dans l'impossibilité d'y rentrer. Les journalistes en vont pas tarder à arriver, la rumeur circule vite. Allez donc à l'infirmerie, Severus a quelques égratignures à soigner, et j'aurai quelques questions à vous poser.

- Mais bien sûr, Professeur.

Le retour à Poudlard ne fut pas aussi simple que d'habitude. Les élèves témoins du miracle ne cessaient d'interpeller Hermione, tentant de savoir ce qu'elle avait fait. Les élèves qui avaient compris qu'elle utilisait la méthode des premiers secours moldus la félicitaient, et certains Serpentards étaient complètement perdus. Comment une Sang-de-Bourbe avait-elle réussi à ramener quelqu'un à la vie après quatre Avada combinés ? Les villageois se contentaient de dévisager Hermione et son miraculé, et quelques-uns s'enhardissaient à l'aborder, mais Harry les écartait fermement. La Préfète se tenait entre son ami et son Professeur, qui portait lui-même Amélie. Il restait silencieux, réfléchissant à ce qu'il venait de se passer. Comment Hermione avait-elle pu le ramener ?

Flash-back

Severus était censé surveiller les étudiants, mais il regardait Hermione plus que nécessaire. Elle riait et plaisantait avec ses amis, alors qu'à peine deux semaines auparavant, elle était dans le coma, en danger de mort. Leurs regards se croisaient parfois, elle se contentait de lui sourire. Il vit Potter et Weasley gaver Amélie de sucreries, et n'apprécia pas. Hermione ne devrait pas les laisser faire. Il vit Parkinson entraîner son petit-ami Gryffondor aux Trois Balais, puis la dernière Weasley rejoindre Potter et Hermione. Il avait vu la rousse quelques instants plus tôt avec Malefoy avant de le quitter. Il eut une moue de mépris. Deux couples contre-nature, Gryffondor et Serpentard ! Non mais franchement… Il s'arrêta soudain, contrarié. Et sa relation avec Hermione, c'était quoi ? Une relation contre-nature ? Il soupira. Peu importait les Maisons s'ils s'aimaient sincèrement. Il fut brutalement tiré de ses pensés quand un sort provoquant un dôme l'isolant de l'extérieur fut lancé. Il maudit sa distraction et se retourna. Il se raidit quand il vit quatre Mangemorts en face de lui. Crabbe, Goyle, Malefoy et Lestrange. Génial, les lieutenants du Seigneur. Ses doigts se crispèrent sur sa baguette.

- Severus… commença Bellatrix. Le Maître est furieux à cause de ta trahison, tu le sais ?

- Il est courant depuis un moment déjà, je suis fidèle à Dumbledore. Ne me dis pas que c'est Lui qui vous a envoyé ici, Bellatrix.

- Non, répondit Lucius. Nous avons pris nous-même cette initiative. Il nous félicitera quand son soi-disant espion sera mort.

Severus haussa un sourcil sceptique. Connaissant lui-même bien le Maître, il doutait que celui-ci apprécie leur initiative. Et il n'avait pas l'intention de se laisser faire, même seul face à quatre Mangemorts entraînés.

- Je pensais qu'enlever Potter vous serait plus bénéfique auprès de Lui.

- Oh non, ricana Bellatrix. Il veut s'occuper lui-même de Bébé Potty. Et nous avons décidé de nous occuper de toi. Endoloris !

Severus évita le sort et se créa un bouclier temporaire. Les quatre Sorciers se déployèrent autour de lui. Il serra les dents. C'était très mal parti. Il vit les étudiants à l'extérieur et Potter accourir. Il ne pourrait rien faire. Il pensa à Hermione et Amélie. Il espérait… non, il savait qu'Hermione s'en sortirait toute seule. Oui, à moins d'un miracle, sa vie allait s'achever d'un instant à l'autre. Les Mangemorts lui lançaient des sorts dangereux et douloureux, pour faire durer le plaisir. Il se défendait de son mieux, mais que pouvait-il faire contre quatre Mangemorts ? Severus jura. Il faiblissait, et ce fichu dôme empêchait tout secours. Puis, dans un bel ensemble, ses quatre adversaires s'écrièrent en chœur :

- Avada Kedavra !

Encore sous les effets d'un Doloris lancé par Malefoy, il ne put rien faire. Les rayons verts le percutèrent.

Fin du flash-back.

Quand le groupe arriva à l'infirmerie, Mme Pomfresh se précipita vers eux, très inquiète.

- On m'a dit que des Mangemorts ont attaqué ! Est-ce que vous allez bien ?

- Seul le Professeur Rogue était visé, répondit Harry.

- Je vois ça, constata-t-elle. Asseyez-vous ici, Professeur. Quels sorts avez-vous reçu ?

- Les traditionnels sorts de Magie Noire et le Doloris. Contentez-vous de me donner une Potion de Guérison.

- Laissez-moi vous ausculter d'abord. Potter, Granger, prenez Amélie avec vous, et retournez dans vos quartiers.

Harry prit Amélie mais n'obéit pas à l'autre ordre, pas plus qu'Hermione.

- Sauf votre respect, Mme Pomfresh, j'aimerai rester ici. Le Professeur Rogue est autant mon patient que le vôtre. Car il a omis de vous raconter qu'il a reçu quatre Avada de plein fouet.

- Fadaises ! Il…

- Connaissez-vous d'autres sorts qui produisent un éclair vert ? coupa Hermione.

Sur le moment, elle ne trouva rien à y redire. Elle ouvrait et refermait la bouche comme un poisson hors de l'eau. Hermione continua, impassible.

- Je l'ai ramené à la vie avec l'aide de Harry.

- Mais, mais, mais… Professeur Rogue, confirmez-vous ? demanda-t-elle, complètement perdue.

- Cela me déplaît de l'admettre, mais oui. J'ai bien reçu quatre Avada, et Miss Granger et Monsieur Potter m'ont… ressuscité.

- Réanimé serait un terme plus approprié, corrigea la Gryffondor.

- On ne réanime pas quelqu'un qui est mort ! glapit l'infirmière.

- En effet, intervint le Professeur Dumbledore depuis la porte. Etant témoin du « réveil » de Severus, j'aimerai comprendre moi aussi.

Les trois autres Directeurs de Maison l'accompagnaient. Si Minerva McGonagall semblait assez secouée, les Professeurs Chourave et Flitwick semblaient plutôt sceptique et attendaient les explications. Le Directeur ferma la porte et la protégea contre toute écoute clandestine. L'infirmière, aussi curieuse, conjura sept chaises. Harry prit Amélie sur ses genoux, et ils s'installèrent autour du lit de Severus.

- Je n'ai pas grand-chose à voir là-dedans. Je n'ai qu'aidé Hermione. A vrai dire, j'ignorais totalement ce qu'elle comptait faire.

La jeune fille se tortilla mal à l'aise.

- En fait, tout a commencé avec la mort de mes parents. Mon cousin Daniel m'a dit que les témoins du meurtre n'ont vu qu'une vive lumière verte émaner de leur chambre. J'en ai déduit qu'ils avaient été tués par l'Avada. Quand je suis revenue ici, cette affaire me tracassait au plus haut point. J'ai alors écrit à Daniel pour qu'il se procure un exemplaire du rapport d'autopsie des corps de mes parents.

- Qu'est-ce qu'un rapport d'autopsie ? demanda le Professeur Chourave.

- Une technique moldue barbare, répliqua l'infirmière.

- Pas si barbare que ça, contra Hermione. En cas de mort inexpliquée, les médecins légistes ouvrent le corps des victimes pour déterminer les causes du décès.

McGonagall, Chourave et Flitwick eurent une exclamation choquée, et Severus eut une grimace de dégoût. Seuls le Directeur et Mme Pomfresh restèrent impassibles.

- Avec l'aide de mon cousin, j'ai étudié ce rapport. Et il en est ressorti que les cœurs de mes parents ont tout simplement cessé de battre. Or, leurs cœurs étaient en excellente santé, et ils n'avaient aucun antécédent familial de ce genre. L'arrêt de leur cœur est totalement incompréhensible du point de vue des scientifiques moldus qui ont eu connaissance du cas. J'en ai déduit une chose : si le sortilège Avada tue les gens en arrêtant simplement le cœur, il est alors possible de le faire repartir.

- Aucun sort ne peut faire repartir le cœur ! s'indigna l'infirmière. Une fois qu'il est arrêté, c'est terminé !

- Faux, Mme Pomfresh. Vous êtes une Sorcière, et réagissez en tant que telle. Or, les Moldus savent faire repartir un cœur, et oxygéner le cerveau à sa place pendant le sauvetage. Et je crois que dans les domaine médical, les Moldus surpassent les Sorciers. Dans les hôpitaux moldus, quand le cœur des patients s'arrête, ils ont un appareil nommé défibrillateur. Cet appareil envoie des décharges électriques au cœur pour tenter de le faire repartir. Mais dans d'autres cas, quand on n'a pas de défibrillateur sous la main, il existe une autre solution : le massage cardiaque et le bouche-à-bouche. Ces deux techniques ont sauvé des millions de vies à travers le monde, et les jeunes de tous les pays sont de plus en plus nombreux à l'apprendre. Moi-même, en tant que fille de médecins je l'ai apprise, et c'est ce qui m'a permis de sauver le Professeur Rogue.

- Pouvez-vous nous expliquer en quoi ça consiste ? demanda le Directeur.

- J'y viens. Le bouche-à-bouche consiste à envoyer de l'air par la bouche de la victime dans les poumons., et le massage cardiaque stimule le cœur tout en envoyant l'oxygène dans le cerveau. En effet, le cerveau privé d'oxygène trop longtemps peut subir des dommages irréversibles. Le seul inconvénient, c'est qu'il faut le faire dans les secondes qui suivent l'arrêt du cœur. Dans ce cas, nous avons eu de la chance de vous être trouvés sur place, et surtout, je remercie Harry de m'avoir aidée, car je n'y serai jamais arrivée seule.

- Je pense que si, objecta l'intéressé.

- Non. Tu as vu comment le massage cardiaque est éprouvant. Le bouche-à-bouche l'est encore plus, parce que tu insuffles ton oxygène à la personne. J'ai été très vite essoufflée, et je n'arrivais pas à calmer ma peur et mon inquiétude pour le Professeur Rogue, si j'arriverai à le sauver. J'ai tenté un sauvetage alors que je ne savais même pas si ma théorie était juste…

- Elle l'est, de toute évidence, Miss Granger, intervint le Directeur. Eh bien, Severus, vous devez la vie à ces deux jeunes gens, et surtout la présence d'esprit de Miss Granger. Aujourd'hui est un grand jour, car grâce à elle, nous avons à présent un moyen de contrer l'Avada Kedavra. Votre exploit au village n'est pas passé inaperçu, et dès ce soir, les journalistes vont solliciter un entretien de notre héroïne du jour.

Hermione se rembrunit.

- Je n'ai pas fait ça pour la gloire.

- Je n'en doute pas. Il n'empêche que les Sorciers n'auront plus peur de l'Avada désormais.

- Il reste tant d'imperfections… Il faut agir très vite, et c'est une méthode moldue.

- Croyez-moi, moldu ou pas, vous avez vaincu la mort aujourd'hui.

- Je vous accorde ce point, Professeur Dumbledore. Puis-je néanmoins vous demander une faveur ?

- Vous venez de sauver la vie de Severus et de vaincre un Impardonnable, demandez-moi ce que vous voulez.

Hermione sourit.

- Je ne veux pas parler aux journalistes. Je vous demande d'être mon porte-parole et de confirmer que l'Avada n'est plus vraiment une menace.

- Très bien Miss Granger. Je comptais le faire de toute façon. Je vais me rendre au Ministère demain pour une conférence de presse à ce sujet.

Hermione hocha la tête, puis se tourna vers les autres Professeurs. Ceux-ci semblaient encore sous le choc, hébétés.

- Professeur McGonagall ? Vous allez bien ?

- Et dire que vous êtes une Gryffondor ! Je suis fière de vous, Miss Granger !

- Je n'étais pas toute seule, vous savez, murmura-t-elle, gênée.

- Mione, c'est toi qui en as eu l'idée, je n'ai fait que t'aider ! Ne m'embarque pas là-dedans avec toi ! protesta Harry en riant.

Le Professeur Dumbledore rit et se tourna vers les trois Directeurs de Maison.

- Professeurs McGonagall, Chourave et Flitwick, pourriez-vous aller calmer les élèves ? Ils sont sûrement déjà au courant de la situation, et du rôle qu'ont joué Miss Granger et M. Potter. Il faut les rassurer.

- Oui, Albus, acquiesça la Directrice de Gryffondor.

- Je vous laisse quant à moi, reprit Dumbledore. J'ai encore beaucoup de choses à faire.

Ne restèrent plus qu'Harry avec Amélie, Hermione, Severus et l'infirmière. Celle-ci semblait un peu découragée.

- Miss Granger, quelle carrière comptez-vous suivre après vos études ?

- Je veux faire de la recherche, pourquoi ?

- Voilà quelque chose qui vous conviendrait bien. Mais pourquoi pas Médicomage ? Avec ce qu'il vient de se passer, vous seriez acceptée d'office dans n'importe quel institut de Médicomagie.

- Ce n'est pas ce que je recherche pour mon avenir, mais merci quand même.

- Bon, comme vous voudrez. Professeur Rogue, vous pouvez sortir. Et de toute façon, je suis sûre que vous ne voulez pas rester ici.

- En effet. Et… merci Potter, déclara-t-il difficilement.

Harry haussa les épaules.

- Je n'ai fait qu'aider Hermione. Et croyez-le ou non, mais je n'aurais pas aimé vous voir mourir. Pas alors que vous avez Hermione et Amélie sous votre responsabilité.

Les deux hommes échangèrent un regard, et Hermione fut contente de les voir conclure une trêve silencieuse.


Voilàààààààààààà ! Vous voyez que tout s'arrange enfin ! Le chapitre 23 n'est pas encore fini, et j'ai un peu de mal à conclure, suite à ce que j'ai dit à mon amie Elliania… Au fait, miss, je t'adore et tu me manques atrocement ! Je m'étais habituée à toi, moi !

Maintenant, un petit sondage : avec ma sœur Golden Sun, auteur de fics dans la section Yugi-Oh, nous travaillons sur un projet de cross-over entre HP et Fruits Basket. J'aimerai savoir si certains et certaines d'entre vous seraient intéressés, histoire de voir si ça vaut le coup de la publier. La fic est déjà assez avancée, et comporterait une dizaine de chapitres (sachant qu'il y en a déjà 8 d'écrits), et serait uploadée chaque semaine. Je ne vous donne pas de résumé pour l'instant pour ne rien vous révéler, et peut-être piquer votre curiosité ! Merci de me répondre !

A très bientôt pour la suite !