Bonjour bonjour !!! se fige en voyant tous les visages en colère Oui, je sais, ça fait plus d'un mois que je n'ai rien publié !! Mais ceux qui me connaissent, et surtout le quartier où je vis comprendront : des travaux qui génèrent des coupures intempestives de courant !!! Et sans électricité… bah… je peux pas trop publier !

Deuxième mauvaise nouvelle : je suis en panne totale d'inspiration. Le chap 27 stagne à un point que je songe à me tirer une balle dans la tête… Et c'est toutes mes fics qui sont touchées ! Je n'arrive plus à écrire ne serait-ce qu'un mot ! Donc à défaut, allez lire mon autre fic, co-écrite avec ma sœur, Hermione et la malédiction des Sôma (c'est aussi valable pour les fans de Fruits Basket).

Quand même une bonne nouvelle : la fic ne devrait pas compter plus de 30 chapitres. A vrai dire, elle devrait compter 29 chapitres pour être exacte. L'épilogue est presque entièrement écrit dans ma tête, il n'y a que le 27 et 28 qui bloquent.

En attendant, je déguste des papillotes devant mon ordi, et si vous êtes sages (c'est à dire : ne pas taper sur l'auteur), vous aurez peut-être des cadeaux de Noël. La fin de cette fic qui sait ?

Et j'ai prévu pour la nouvelle année, de vous donner le prologue de ma nouvelle fic : 3 Etrangers.

Mais je n'en dis pas plus !! Bonne lecture tout le monde !!

Disclaimer : tous les persos sont à JKR, sauf Amélie ! Bisous à tous !


Chapitre 26 : Une nouvelle ère

Quand Hermione ouvrit les yeux, la journée avait bien avancé, et elle pouvait deviner sans peine qu'ils étaient en plein milieu de l'après-midi. Elle se remémora la nuit précédente et s'étira. Elle avait l'impression qu'une nouvelle ère commençait et se demanda un instant ce que faisait Severus. Elle se redressa et regarda autour d'elle. Tous dormaient encore. Elle sourit. Ils étaient tous épuisés. Sans bruit, elle se leva et se dirigea vers le lit partagé par Harry et Amélie. L'enfant dormait à poings fermés, et elle rajusta sa couverture. Ce faisant, son ami se réveilla.

- Désolée, chuchota-t-elle.

Il secoua la tête, signifiant que ce n'était pas grave. Puis, il articula silencieusement :

- Ça va ?

La jeune femme sourit et hocha la tête. Harry se redressa doucement, tentant de ne pas réveiller Amélie, mais en vain. Elle remua et finit par ouvrir ses grands yeux bleus. Harry conjura une bulle de silence autour d'eux trois, ainsi ils pourraient parler sans réveiller les deux couples encore endormis.

- Bonjour mon cœur, murmura Hermione. Bien dormi ?

- Oui… Où il est Papa ?

- J'avoue que je ne sais pas. On va le chercher ?

- Harry vient aussi ?

- Oui, je viens. Mais j'aimerai passer aux cuisines avant. Je meurs de faim.

- Maintenant que tu m'y fais penser, moi aussi. On se restaurera en route.

- Allons-y.

Les deux adolescents et la fillette quittèrent la pièce, Amélie entre eux deux et leur tenant la main.

Le léger cliquetis de la porte réveilla Drago. Il se demanda un instant où il se trouvait, puis se rappela soudain la bataille. Il baissa les yeux et vit Ginny, endormie contre lui. Il eut l'envie folle de lui faire l'amour, mais avec son frère juste à côté, cela aurait été du suicide. D'ailleurs, Granger, Potter et Amélie avaient disparu, remarqua-t-il quand il regarda autour de lui. Quand il rabaissa les yeux sur sa bien-aimée, il rencontra deux prunelles bleues. Il l'embrassa doucement, sans rien dire. Elle répondit à son baiser, en y mettant toute la tendresse qu'elle éprouvait.

- Retournons dans ma chambre, chuchota-t-il à son oreille, nous y serons plus à l'aise pour… discuter.

Elle sourit, amusée. Discuter, vraiment ? Elle hocha néanmoins la tête, et main dans la main, quittèrent silencieusement la Salle sur Demande.

Ce ne fut que bien après que Ron et Pansy s'éveillèrent, presque simultanément. Pansy se blottit dans les bras de Ron.

- J'ai rarement aussi bien dormi de toute ma vie, avoua-t-elle.

- Moi aussi. Sans doute parce que tu étais là.

- Flatteur va !

- Tiens, remarqua-t-il soudain, où sont-ils tous passés ?

Pansy releva la tête, et constata la disparition de leurs amis.

- Ils ont tous dû se réveiller avant nous, et n'auront pas voulu nous réveiller.

- Sans doute.

Ils réalisèrent subitement qu'ils étaient seuls… et dans un lit. Ron vira au rouge cramoisi et Pansy prit une jolie teinte écarlate.

- Je crois que nous devrions les rejoindre… bafouilla Ron en se redressant précipitamment.

Mais la jeune femme le retint en attrapant sa manche.

- Non, attends ! Ron… je veux dire… Nous risquons de ne plus être seuls pendant longtemps…

- Pansy…

Il se radoucit et la prit dans ses bras et s'adossa au montant du lit.

- Tu as sûrement raison, surtout que j'ai accepté d'être notre porte-parole. Mais ne parlons pas de ça. Que fais-tu cet été ? Et qu'as-tu prévu pour l'année prochaine ?

- Je ne sais pas. Mon père étant mort, je suppose qu'il faut que je vois notre notaire pour le testament, et la maison et tout ça. L'héritage me permettra sans doute de vivre un moment sans travailler, mais j'aimerai me trouver un travail au Ministère ou sur le chemin de Traverse.

- Je vois que je ne fais pas partie de tes projets, réalisa doucement Ron.

Elle sursauta et se redressa pour le regarder.

- Ron ! Je n'ai jamais voulu dire ça ! C'est juste que… Nous n'avions pas fait de projets d'avenir. J'adorerai vivre avec toi… Mais que ferais-tu d'une fille comme moi ? Tu es plein d'avenir et…

- Ne dis pas un mot de plus. Je ne veux plus jamais t'entendre dire que tu n'es pas fréquentable. Et je vais te faire part de mes projets cet été : d'abord, te présenter à mes parents. J'aimerai que tu restes au Terrier quelques semaines plutôt que de retourner seule chez toi. Harry et Hermione seront présents, et je suppose qu'on verra aussi Rogue, Amélie et Malefoy. Ensuite, je pensais entrer à l'Ecole d'Aurors si mes ASPIC me le permettent, ou à défaut de travailler avec mon père au Ministère. Comme cela nécessite de vivre à Londres, je pensais prendre un appartement avec toi, si tu es d'accord bien sûr.

- Nous sommes si jeunes…

- Il faut bien se lancer un jour ou l'autre. La guerre nous a fait grandir trop vite, et ma mère a cherché par tous les moyens de nous empêcher tous les trois d'être confrontés à Voldemort et à ses Mangemorts. En vain finalement. Pansy, si tu acceptes, ce ne sera qu'une aventure de plus, et je veux la vivre avec toi.

La blonde regarda son petit-ami avec des larmes dans les yeux et surtout tant d'amour que Ron sentit son cœur rater un battement. Elle s'assit à califourchon sur lui et l'embrassa longuement.

- J'accepte Ronald Weasley. J'accepte de t'accompagner sur un bout de chemin, tant que tu voudras de moi.

Il lui rendit son baiser, et alors qu'elle approfondissait le contact, il se força à la repousser.

- Ne me tente pas mon amour, si tu ne veux pas que…

Elle posa un doigt sur ses lèvres.

- Fais-moi l'amour, Ron.

Il écarquilla les yeux de surprise.

- Mais… Tu es sûre ?

- Je n'ai jamais été aussi sûre de moi. J'ai envie de toi.

- C'est demandé si gentiment, murmura-t-il moqueusement en la renversant sur le lit.

Tout en la caressant, il se fit la promesse de faire l'impossible pour qu'elle reste avec lui plus longtemps qu'un « bout de chemin ». Pour le restant de ses jours semblait être une durée beaucoup plus raisonnable.

………

Les jours qui suivirent furent insupportables au Trio. Non seulement ils étaient harcelés par les journalistes, même si Ron était leur porte-parole, mais les élèves se mettaient aussi de la partie. Ils voulaient tous remercier Hermione car les élèves étaient ceux qui avaient été réanimés après avoir reçu l'Avada. Severus faisait barrage face aux étudiants, et souvent, ceux-ci n'osaient pas affronter le Directeur de Serpentard. Hermione n'osait même plus sortir de leurs quartiers. Severus soupira, alors qu'il chassait un énième jeune.

- Cela commence à bien faire.

- Je suis désolée.

- Ce n'est pas ta faute. Tu cherches à sauver la vie de ces crétins, et maintenant, ils empoisonnent la tienne.

Hermione sourit.

- A t'entendre, on dirait que j'aurai dû les laisser mourir.

- Peut-être.

Elle éclata de rire.

- Tu es impossible.

On frappa à nouveau à la porte. Severus alla ouvrir.

- Si c'est encore un de tes fans, sa Maison se retrouve avec un nombre de points négatifs.

- Vil Serpentard.

- N'est-ce pas ?

Mais ce n'étaient que Ron et Harry. Severus les laissa entrer, non sans foudroyer du regard la horde des admiratrices de ces deux-là.

- Je suis épuisé, déclara Ron. On enchaîne les conférences de presse mais j'ai l'impression que ces journalistes ont toujours des questions à poser. Même le Directeur ne sait plus où donner de la tête.

- Sans oublier toutes ces folles qui nous poursuivent, renchérit Harry. Pansy a une patience d'ange.

- C'est la femme de ma vie, déclara rêveusement Ron.

- Vous n'êtes quand même pas venu ici pour nous débiter vos âneries, Weasley ?

- Severus ! gronda Hermione. J'avoue que cela m'insupporte également. J'ai pensé un moment à quitter Poudlard et retrouver le monde moldu où je ne suis qu'une illustre inconnue.

- D'autant que tu as encore plein de choses à régler, se souvint Harry.

Elle acquiesça.

- La police pour la mort de mes parents, et les grands-parents d'Amélie. Je dois les retrouver et les emmener en Angleterre pour qu'ils voient Amélie. Après tout, ce sont eux les tuteurs de la petite, pas Severus et moi.

Ils restèrent songeurs.

- Je me suis attaché à elle, avoua Ron.

- Tu n'es pas le seul, déclara Hermione. J'espère que ses grands-parents nous permettront quand même de la voir de temps en temps.

- Encore faut-il qu'Amélie accepte de vivre avec eux, objecta Harry. Vous êtes ses parents, que vous le vouliez ou non. Elle va se sentir abandonnée si tu les laisses partir avec ses grands-parents.

Oui, mais tu reconnaîtras que je n'ai pas le choix. Je n'étais que sa baby-sitter. Elle s'est attachée à Severus et moi. Severus était la première personne gentille qu'elle a rencontré après la mort de ses parents.

- De toute façon, intervint Ron, on ne peut rien faire tant que tu n'as pas rencontré les grands-parents d'Amélie. Si ça se trouve, ce sont des gens très bien et Amélie ne pourra qu'être heureuse avec eux. Si au contraire, ce sont des personnes horribles, un Sortilège d'Amnésie fera l'affaire, et Amélie reste avec nous.

- Ron ! s'indigna Hermione. Te rends-tu compte de…

- Veux-tu laisser Amélie à des monstres ? Harry, lui, n'a pas eu la chance de vivre avec son parrain ou Remus, ou tout simplement des personnes qui l'aimaient. Veux-tu la même chose pour Amélie ?

Harry eut un sourire triste.

- Ron n'a pas tort.

- Juridiquement, si on la garde avec nous, ce sera un casse-tête.

- Pas si Dubledore nous appuie. Et puis, tous les trois, nous avons une popularité grandissante. Toi Hermione, tu pourrais obtenir n'importe quoi du Ministère. Pour une fois, notre célébrité va nous être utile.

- Harry, tu aurais eu ta place à Serpentard.

- Je sais. N'oublie pas que le Choixpeau a failli m'y envoyer.

Ils rirent, puis Ron reprit.

- Bon, que faisons-nous pour les journalistes ? Ils sont insatiables.

Harry prit un air déterminé.

- Nous allons les affronter tous les trois.

- Tu n'es pas sérieux ? gémit Hermione.

- Le seul moyen d'avoir enfin la paix serait de nous montrer tous les trois ensemble, et de répondre à la totalité de leurs questions. Enfin, Ron m'a juste suggéré l'idée.

Ron hocha la tête.

- Malefoy n'avait pas tort l'autre jour. J'ai pensé qu'une énorme conférence de presse dans la Grande Salle calmerait l'insistance des journalistes. Nous serions assis au centre de la Table des Professeurs, avec les Professeurs Dumbledore, Rogue et McGonagall pour superviser l'opération. Et nous répondrions patiemment à toutes leurs questions, sauf celles portant sur notre vie privée.

- Ça risque d'être long, réfléchit la Gryffondor.

- Je sais. Mais c'est le seul moyen de se débarrasser d'eux une fois pour toutes. On pourrait faire ça dans deux-trois jours, commencer à dix heures du matin, faire une pause à midi avec un buffet servi dans la Grande Salle et reprendre à quatorze heures. Et on continue jusqu'à ce qu'ils aient épuisé leurs questions.

- C'est un peu radical, mais cela aura au moins l'avantage d'avoir la paix pour la suite, réalisa Harry.

- Pas sûr, rétorqua Ron. Nous sommes des célébrités. Si tu vas te promener maintenant au Chemin de Traverse, tu seras assailli de questions. Après cette conférence, tu seras assailli de félicitations.

Le brun fit la grimace.

- Je me demande lequel est le pire. Bon, pour moi, c'est OK. Mione ?

- Nous n'avons pas le choix. Ron, tu as carte blanche.

- Tu es trop bonne, ironisa-t-il. Le Directeur et le Professeur McGonagall ont d'ores et déjà accepté de nous seconder. Professeur Rogue, puis-je compter sur vous ?

- Je peux en savoir en quoi je suis concerné ?

- Vous avez joué un grand rôle dans l'ombre. Et puis, vous avez une place importante dans la vie de notre Mione…

Hermione sursauta et Severus le fixa du regard. Harry esquissa un sourire. Ron était devenu incroyablement perspicace et sûr de lui.

- Ron…

- Ton Patronus est un Basilic. Ne nie pas que tu l'aimes ton Maître.

Elle ne répondit pas, rouge pivoine.

- Qui ne dit mot consent, cita le roux. Je file, j'ai une conférence à préparer !

Il s'éclipsa. Harry rit.

- Il vous a percés à jour. Je vous laisse !

Hermione soupira après le départ d'Harry.

- Mais depuis quand Ron est-il devenu si intelligent ?

- A mon avis, côtoyer Dumbledore n'est pas sans conséquence.

Le couple échangea un regard et éclata de rire. Severus prit Hermione dans ses bras.

- Il a plutôt bien réagi, non ?

- Il a beaucoup mûri. Je suis très fière de lui. Quand je pense que j'avais un faible pour lui…

- Quoi ?

- En Quatrième et Cinquième Année. J'aurai bien aimé qu'il m'invite au bal avant que Viktor le fasse. Et notre Cinquième Année a été mouvementée. J'ai eu peur pour lui au Ministère. Et puis, je me suis rendu compte l'année dernière qu'il n'était pas pour moi. Nos caractères sont trop différents pour qu'il puisse y avoir autre chose qu'une très forte amitié. Toutes nos aventures depuis qu'ils m'ont sauvée de Troll en Première Année nous ont rapproché au-delà d'une simple amitié. C'est même plus fort qu'une fraternité. Je ne saurai l'expliquer, mais il y a entre nous trois un lien qui pourrait s'apparenter à un amour fusionnel…

- Je crois que j'ai compris, va. Vous formez un couple à trois, vous vous aimez, mais ce n'est pas le même amour d'un vrai couple comme le nôtre.

- C'est à peu près ça.

Severus se contenta de la serrer un peu plus fort. Même s'il savait qu'Hermione l'aimait, il n'occuperait jamais la même place que ses deux amis dans son cœur. Pour eux, elle éprouvait un sentiment plus fort et plus pur que l'amour qu'elle éprouvait pour lui et Amélie. Mais il l'acceptait, car sans ses amis, elle ne serait pas la femme qu'elle était maintenant. Celle qu'il aimait plus que tout.

………

Ginny avait eu une longue discussion avec le Trio. Elle avait été furieuse que les trois amis se soient entraînés sans rien lui dire, fière de découvrir leurs Animagi, et finalement stupéfaite de découvrir qu'Hermione était devenue Maître. Elle se moqua de son frère en déclarant que Charlie voudrait l'étudier sous toutes les coutures, et Ron pâlit un peu : il n'avait pas pensé à ça. Puis, elle assura à son frère qu'elle aimait Drago Malefoy. Ron ne put s'empêcher de grimacer, et reprocha à Harry et Hermione de lui avoir caché ce fait si longtemps. Mais il reconnut volontiers que quelques mois auparavant, il se serait précipité à aller envoyer son poing dans la « gueule de ce Serpent ». Ce qui lui valut un regard noir de sa sœur. Il s'empressa de rajouter que le blond avait remonté dans son estime depuis son sauvetage.

Le jour de la conférence de presse, Dumbledore n'avait pas seulement invité les journalistes, mais également toutes les familles des élèves du Collège. Bien sûr, certaines familles étaient en deuil, cependant, le Directeur souhaitait qu'elles soient présentes pour écouter le Trio victorieux. Molly Weasley débarqua à Poudlard à huit heures du matin. Cela faisait plusieurs jours que Dumbledore lui interdisait de venir voir ses enfants et ses « presqu'enfants » Harry et Hermione, sous prétexte que ceux-ci devaient se remettre de leurs émotions. Le Trio, accompagné de Ginny, Pansy et Drago se trouvaient dans la Salle Commune des Préfets pour revoir les réponses qu'il convenait de donner, également que le discours d'ouverture de Ron. Ginny et Pansy jouaient avec Amélie tandis que Drago donnait son avis aux trois Gryffondor sur leur préparation.

Un bref coup frappé à la porte retentit avant que celle-ci ne s'ouvre à la volée et qu'une tornade rousse déboule et aille serrer Ginny dans ses bras, effrayant Amélie qui poussa un petit cri et se réfugia derrière Pansy.

- Mon petit bébé ! J'ai cru mourir quand Dumbledore m'a dit que tu avais été touchée par le Sortilège interdit !

- Je vais bien, Maman. Ron et Drago m'ont sauvée, tout va bien.

- Rien ne va ! tonna-t-elle en se tournant vers le Trio qui se figea. Vous vous êtes inutilement exposés au danger ! Imaginez-vous seulement ce que j'ai ressenti quand Minerva est venue pour nous dire que vous affrontiez à vous trois une centaine de Détraqueurs, Mangemorts et le Mage Noir ?

- La réalité est quelque peu différente, tenta Harry.

- Harry James Potter ! Tu l'as vaincu, certes, mais qu'aurais-tu fait s'il avait paré toutes tes attaques et t'aurait tué ?

- Je ne serais plus là, et vous non plus. Nous savions tous les trois ce que nous faisions, et ce que nous risquions.

- Hermione, toi que j'espérais plus prudente et intelligente…

- Auriez-vous préféré que je reste à ne rien faire alors que Voldemort attaquait ? Je m'en serais voulu toute ma vie, et vous auriez fini par me le reprocher si jamais Ron ou Ginny avaient trouvé la mort. Heureusement, ce n'est pas le cas.

Molly soupira.

- Vous allez finir par me tuer d'angoisse. Et toi, Hermione, tu as ma reconnaissance éternelle pour avoir inventé cette technique de sauvetage…

- Je n'ai rien inventé du tout. J'ai juste appliqué une méthode moldue.

- Arthur dit souvent que les moldus ont des inventions merveilleuses, et l'une d'elles a sauvé ma fille chérie. Grâce à toi Ron.

- Je n'étais pas tout seul, Maman.

La matriarche se tourna vers Drago qui soutint son regard, impassible. Intérieurement, il n'en menait pas large. Cette femme terrorisait Harry Potter en personne, il valait mieux rester prudent. Ginny vint se placer à ses côtés et entrelaça ses doigts aux siens.

- Vas-y, Maman, dis ce que tu as sur le cœur, encouragea-t-elle.

- Si ton cœur l'a choisi, je ne vois pas ce que je peux y redire, à part sois heureuse avec lui. J'imagine qu'il n'est pas comme son père.

- Mon père est mort, Mme Weasley. Et je n'ai pas l'intention de suivre son exemple. J'aime votre fille, et même Ron a accepté ce fait.

- Tu as aidé Ron à la sauver, c'est une preuve suffisante.

A ce moment, Ron se leva et tira Pansy par la main, alors qu'elle se tenait en retrait, dans un coin et tentait de se faire oublier.

- Pendant que tu es là, je voudrais te présenter ma petite-amie, Pansy Parkinson

- Parkinson ? répéta Molly en haussant un sourcil.

Pansy rougit et baissa les yeux. Son père était un Mangemort, et l'un des plus cruels derrière Lucius et Bellatrix.

- Elle s'est battue aux côtés de Ginny, et puis, elle est merveilleuse avec Amélie. Je suis fou amoureux d'elle et si tu ne l'acceptes pas, je quitte la famille.

Tout le monde tourna la tête d'un bloc vers Ron qui restait serein. Pansy eut les larmes aux yeux.

- Tu ne peux pas faire ça, souffla-t-elle. Ta famille est ce qu'il y a de plus important à tes yeux…

- Pas aussi importante que toi.

- Je n'admettrai pas que tu fasses cette folie pour moi. Tu finiras par me détester et…

- Comment peux-tu dire ça ? Une fois de plus, tu doutes de mes sentiments.

- Je ne peux pas croire que tu m'aies choisie moi, alors que des tas d'autres filles bien n'attendent qu'un geste de toi pour…

Pansy fut interrompue par le rire de Ginny.

- Ron n'a rien d'un play-boy, Pansy. Il t'aime à la folie, il n'y a qu'à voir combien il a souffert quand tu refusais de lui parler. Et puis, tu n'as aucune crainte à avoir. Si Maman a accepté Drago, elle t'acceptera. N'est-ce pas Maman ?

- Bien sûr. Rien que ton discours m'assure que tu es quelqu'un de bien. Bienvenue dans la famille à tous les deux.

Soudain Hermione poussa un petit cri en fixant sa montre.

- Il est neuf heures, il faut nous rendre dans la Grande Salle, la conférence débute dans une heure ! Gin, Pansy, je vous confie Amélie. Harry, Ron, allons-y ! Le Directeur doit nous attendre pour régler les derniers détails.

………

La conférence de presse dura jusqu'à 16 heures. Les journalistes étaient ravis de pouvoir enfin parler au célèbre Trio, disposé à répondre à leurs questions. Des centaines de photos furent prises, montrant les trois jeunes adultes entourés des trois Professeurs. Ron débuta par discours remerciant les journalistes d'être venus si nombreux car tous les pays d'Europe étaient représentés, ainsi que les Etats-Unis et le Canada. Puis, Dumbledore présenta ses condoléances aux familles en deuil tout en les remerciant aussi d'être présents. Harry continua en relatant son Duel contre Voldemort.

Les questions fusèrent, demandant plus de précisions, notamment sur les combats parallèles au Duel, le rôle qu'avaient joué les enfants de Mangemort. Ce fut Hermione qui prit leur défense et parla en leur nom, les lavant de tout soupçon. Vint ensuite naturellement la méthode de réanimation, méthode moldue introduite dans le monde sorcier pour contrer un sortilège mortel. La Gryffondor expliqua longuement comment fonctionnait le corps humain, et notamment le cœur, insistant sur les avantages et les inconvénients et précisant qu'elle désirait travailler sur un Sortilège de réanimation en se basant sur la méthode moldue. C'est ainsi que la conférence glissa vers le futur du Trio et leurs projets après Poudlard. Harry et Ron évoquèrent leur souhait d'entrer à l'Ecole d'Auror, mais leur amie resta vague sur ses projets, précisant juste qu'elle voulait faire de la recherche, probablement dans le domaine médical. Les journalistes comprirent vite qu'un nouveau sort allait voir le jour si la Gryffondor se révélait aussi intelligente, et un sort qui vaincrait le plus redouté des Sortilèges. Finalement, quand des questions sur la vie sentimentale fusèrent, Dumbledore coupa net leur élan. La vie privée des trois jeunes ne concernait personne d'autre qu'eux-mêmes. La conférence de presse prit fin ainsi, et Harry, Ron et Hermione étaient épuisés. Mais il leur restait à rencontrer les parents en deuil, et ceux dont les enfants avaient pu être réanimés. Ces derniers tenaient à remercier personnellement la Préfète, et la jeune femme se força à garder un sourire serein pendant le reste de la journée, et le banquet qui s'ensuivit.

Quand enfin, ils purent regagner leur lit, la nuit était déjà bien avancée. Amélie dormait depuis longtemps dans le dortoir des Gryffondor, blottie dans le lit d'Harry, et Neville, Dean et Seamus veillaient sur son sommeil en attendant que les deux célébrités du jour viennent se coucher. Lavande et Parvati avaient aussi proposé à Pansy de rester dormir avec elles et lui avaient aménagé l'ancien lit d'Hermione. Ginny avait depuis longtemps disparu avec Drago, probablement dans les appartements des Préfets.

Hermione retrouva Severus alors qu'il n'était pas loin d'une heure du matin. Il l'attendait en lisant un livre, confortablement installé dans un lit.

- Tu ne dors pas encore ? s'étonna-t-elle.

- Alors que tu n'es pas là pour que je te serre dans mes bras ?

Elle sourit, heureuse.

- Tu n'es qu'un vil flatteur. Je vais prendre une douche. Je suis épuisée.

Severus comprenait. Le dîner s'était éternisé. Le Ministre Fudge avait cherché à enrôler le Trio dans son équipe, et avait même cherché à l'utiliser pour sa campagne pour se faire réélire. Bien sûr, Dumbledore l'avait découragé avec diplomatie, alors que Severus l'aurait envoyé dans le décor avec un Expulso bien senti. De toute façon, Potter l'avait toisé d'un regard glacial sans même lui répondre et s'était détourné, méprisant. Hermione et Ron n'avaient pu s'empêcher de pouffer et la jeune femme remarqua qu'Harry avait eu un bon professeur en matière de regards meurtriers. A cette réplique, elle se reçut un regard noir du professeur en question, ce qui avait redoublé l'hilarité du rouquin.

Hermione revint dans la chambre, vêtue d'une nuisette, les cheveux remontés sur sa nuque bouclaient légèrement car humides. Severus la trouva plus ravissante que jamais. Elle s'allongea à ses côtés et tourna sa tête pour le regarder.

- Tu t'es bien débrouillée aujourd'hui. Je suis fier de toi.

- Les journalistes se sont montrés disciplinés, et même Rita Skeeter s'est révélée très professionnelle. J'avoue que c'est elle que je craignais le plus. Sa langue de vipère est plus dangereuse que n'importe quel Sortilège.

- Même avec ça, Dumbledore n'aurait pas permis qu'elle distille son venin. Tourne-toi.

Hermione cilla à cause du changement de sujet.

- Pardon ?

- Allonge-toi sur le ventre.

- Que mijotes-tu encore ? demanda-t-elle en s'exécutant.

Il s'assit à ses côtés en posa ses mains sur ses épaules, tout en commençant à masser légèrement.

- Tu es toute crispée. Détends-toi.

Ses mains descendirent lentement dans le dos, dénouant avec succès tous ses nœuds de tension. Elle poussa un soupir de contentement.

- Tu as des mains merveilleuses…

- Et encore tu n'as pas tout vu, murmura-t-il en se penchant vers son oreille.

Hermione se retourna et lui adressa un regard qui se voulait sévère, sans y arriver tout à fait.

- Tu n'es qu'un pervers.

- Je ne suis qu'un pauvre homme dont le cœur a été pris en otage par une belle Sorcière.

Il l'embrassa délicatement. Il ne fallut pas longtemps pour que la nuisette se retrouve au sol, suivie par les vêtements de Severus.


Voilà !!! Fini pour aujourd'hui !! Comme je l'ai dit, je fais un syndrome de la page blanche ! Donc, la suite, probablement à Noël !! Bises à tous et encore merci de me suivre !!