Bonsoir tout le monde !!! Ou bonjour pour ceux qui ne sont pas en France ! Il est minuit passé de trois minutes, donc Joyeux Noël à tous !! Voici le chap 27, le chap 28 suivra demain et l'épilogue, ce sera pour la semaine prochaine !
Joyeuses fêtes !
Chapitre 27 : Retour dans le monde moldu
Il fut bientôt temps de quitter le Collège. Une semaine après la conférence de presse, l'année scolaire prenait fin à l'issue d'un somptueux banquet. Dumbledore prononça un long discours où il résuma l'année riche en événements, sans oublier d'honorer la mémoire des élèves morts durant le combat.
L'Ordre du Phoenix n'ayant plus lieu d'être, Harry récupéra le manoir Black et invita aussitôt Ron, Ginny et Hermine à passer l'été avec lui. Pansy, Drago, Amélie et Severus étaient aussi les bienvenus. Cependant, Pansy et Drago devaient encore régler les formalités administratives dues à leur héritage, et Hermione devait se mettre à la recherche des grands-parents d'Amélie. L'organisation des premiers jours de juillet fut vite établie : Hermine vaquerait à ses occupations dans le monde moldu, Ron accompagnerait Pansy et Drago au Ministère, et Harry, Gonny et Amélie s'efforceraient de redonner vie au Manoir Black avec l'aide de Molly Weasley. Severus leur rendrait visite de temps en temps pour voir Amélie.
Hermione devait en tout premier lieu retourner voir les inspecteurs Smith et Dylan. Elle désirait aussi revoir Maître Johnson. Severus l'accompagnait. Il n'était pas tranquille de la laisser seule, et si on se fiait à la loi moldue, Hermione était encore mineure. Il reprit donc sa véritable apparence et la suivit au commissariat.
L'inspecteur Dylan vit Hermione dès qu'elle pénétra dans la pièce où s'agitaient une dizaine d'hommes en costume cravate plus ou moins débraillés.
- Miss Granger ! Professeur ! Vous êtes venus.
- Je vous l'avais promis, inspecteur.
- Asseyez-vous. Comment allez-vous ?
- Bien, je vous remercie.
- Etes-vous encore sous l'autorité du Directeur de votre école ?
- Légalement oui. Je ne serai majeure qu'en septembre. Donc pendant encore deux mois, le Professeur Rogue veille sur moi.
- Mon collègue ne va pas tarder à arriver. Nous allons donc commencer.
- Avez-vous eu des nouvelles ?
- Hélas non. Cependant, nous avons appris quelque chose de très intéressant. Vous n'êtes inscrite dans aucun Collège privé, Miss Granger. Aucune trace d'une école en Ecosse accueillant des surdoués.
- Je croyais pourtant avoir été claire, répliqua Hermione. Ce Collège n'est référencé nulle part.
- Expliquez-moi alors comme votre diplôme peut être reconnu dans les universités alors ? De plus, si un éventuel employeur veut vérifier vos références, comme s'y prend-il ?
La jeune femme le fusilla du regard, tout en réfléchissant furieusement. Ce fut Severus qui vint à son secours.
- Je crois que quelque chose vous échappe, inspecteur. Les élèves qui sortent de cette école ne cherchent pas du travail, ils sont sollicités par le monde du travail. Notre Directeur s'arrange pour qu'ils aient une orientations qui leur convienne sans dévoiler une seconde l'existence de notre pensionnat. Miss Granger est notre plus brillante élève depuis plus de cinquante ans, vous pensez bien qu'elle fait partie de l'élite et que sa carrière est déjà toute tracée.
- Et puis-je savoir quel métier l'intéresse ?
- Cette information ne vous concerne pas.
Hermione aurait embrassé Severus. Il venait de fournir une explications tout à fait plausible. Beaucoup d'écoles en Angleterre accueillaient des jeunes brillants, qui, une fois diplômés, étaient courtisés par les grandes entreprises, voire par les Ministères ou les services secrets.
L'inspecteur Smith arriva. Il salua les deux visiteurs et son collègue lui résuma la situation. Il fronça les sourcils et braqua son regard sur la brune.
- Croyez-vous au paranormal, Miss Granger ?
- Je vous demande pardon ?
- Tout ce qui sort de l'ordinaire, les phénomènes inexpliqués, l'occulte ?
- Pourquoi me posez-vous cette question ridicule ? Pensez-vous que la mort de mes parents a un rapport avec le paranormal ?
- Jouons cartes sur table. Nous avons interrogé votre tante. Elle nous a dit que vous étiez une authentique Sorcière avec des pouvoirs, que vous étudiiez dans une école de Sorcellerie et que vous avez ensorcelé vos parents pour qu'ils rédigent un testament en votre faveur.
Hermione resta impassible. Intérieurement, elle bouillait de rage contre sa tante.
- C'est du n'importe quoi, pardonnez-moi l'expression. Supposons un instant que je suis une Sorcière. Quel besoin aurai-je d'ensorceler mes parents pour qu'ils me lèguent tout ce qu'ils ont ? Je suis leur fille. Je me serais plutôt débrouillée pour qu'elle ne touche pas un sou. Et même si mes parents n'avaient pas fait de testament, elle n'aurait rien reçu non plus, mon père a ouvert un compte à mon nom, et notre notaire l'aurait géré pour moi jusqu'à ma majorité. Mais ceci n'est que spéculation, la jalousie pousse ma tante vers la folie.
- Admettons, acquiesça Dylan. Professeur Rogue, qu'enseignez-vous ?
- Les sciences. Quel rapport avec votre enquête ?
- Eh bien… Selon les résultats de notre enquête, vous n'existez pas. Il n'y a aucun Severus Rogue dans tout le pays.
Celui-ci eut un sourire moqueur.
- Etant moi-même un ancien élève du Collège et en tant qu'enseignant, mon nom n'apparaît dans aucun registre. Je vous le dis et le répète : nous n'existons pas aux yeux du monde.
Les deux inspecteurs les regardèrent, soupçonneux. Hermione se leva brutalement.
- Cela suffit. Toute cette histoire est absurde. Vous n'avez pas trouvé l'assassin de mes parents et vous tentez d'autres théories fumeuses. Je suis fatiguée de tout ça. Accordez foi aux paroles venimeuses de ma tante si cela vous arrange, mais ne me dérangez plus avec ça. Tout ce que je veux maintenant, c'est faire mon deuil et continuer à vivre avec les personnes que j'aime.
- Nous vous comprenons tout à fait. Pouvons-nous vous contacter si nous avons du neuf ?
- Non. Et vous ne trouverez aucun moyen de me joindre, sauf si je le décide. Sur ce, messieurs, au revoir.
Elle planta là les inspecteurs, médusés et sortit du commissariat, suivie par Severus.
- Je vais tuer ma tante.
- Oublie-la. Elle ne peut pas te nuire, elle finira juste par se rendre ridicule.
Hermione se calma peu à peu.
- Tu as raison. Allons chez le notaire. J'aimerai le mettre dans le secret.
- Est-ce bien prudent ?
- C'est nécessaire. Si la police veut me contacter, elle le fera par le biais de Maître Johnson. De toute façon, il sait que je suis spéciale, avec un don rare. J'ai confiance en lui.
- Il déteste ta tante, c'est un bon point pour lui.
- Et je vais mettre à profit ce que tu m'as enseigné sur l'Occlumencie et la Légilimencie pour sonder mon notaire.
- C'est illégal, tu le sais ? répliqua Severus, amusé.
- Oui, mais personne n'est censé le savoir. Et tu ne me dénonceras pas.
- Et en digne Gryffondor que tu es, ce n'est pas la première fois que tu contournes une règle, non ?
- Exact !
………
La secrétaire du notaire ouvrit de grands yeux quand Hermione se présenta.
- Vous êtes Miss Hermione Granger ?
- Oui. Y a-t-il un problème ? s'inquiéta la jeune fille.
La secrétaire, une femme d'environ trente-cinq ans, les cheveux coupés courts, dévisagea Hermione, regarda le Professeur Rogue et sourit.
- Absolument aucun. Maître Johnson a suivi votre dossier en totalité, et il fa fait fructifier votre fortune…
- Attendez, Miss…
- Je m'appelle Linda. Je vais prévenir Maître Johnson que vous êtes là.
Elle décrocha son téléphone et annonça d'un ton joyeux que Miss Granger était présente. Le notaire sortit instantanément de son bureau et accueillit sa cliente avec un grand sourire.
- Miss Hermione !
- Maître Johnson, je vous avoue être intriguée par cet accueil.
- Venez, entrez donc. Bonjour Professeur, comment allez-vous ?
- Bien.
L'homme les fit s'asseoir.
- Désirez-vous du thé, ou du café ?
- Aucun des deux, refusa Severus.
Hermione plongea son regard dans celui du notaire et tenta de lire son esprit. Elle fut rassurée par la confiance et la gentillesse de son homme de loi… puis elle réprima à grand-peine un cri de surprise. Malgré tout, elle resta impassible.
- Maintenant, expliquez-moi tout. Qu'a donc fait ma tante ?
- Comment savez-vous que votre tante est impliquée ?
- Je suis allée voir la police au sujet de la mort de mes parents. Il paraît que je suis une Sorcière.
- Oui… Elle en a parlé aux médias.
- Tu aurais dû me laisser faire, murmura Severus.
- C'est ce que je commence à croire, répliqua-t-elle.
Elle savait à quoi Severus faisait allusion. Lors de leur dernière entrevue, Margaret avait avoué au notaire qu'Hermione était une Sorcière. Celui-ci, heureusement, ne l'avait pas crue, et Severus, agacé, avait voulu l'ensorceler, mais Hermione s'y était opposée. Et elle commençait à croire qu'elle n'aurait pas dû.
- Elle est passée à la télé, et le fait que vous étiez introuvable a nourri la polémique. Son fils Daniel s'est violemment disputé avec elle, et elle l'a déshérité.
- Impossible. L'argent de mes parents lui est destiné.
- Elle l'a renié publiquement, et affirme qu'elle n'a plus de fils. J'ai parlé en votre nom, et j'ai démenti la rumeur, mais le mal est fait. Tout le pays est à votre recherche.
Severus eut un rire moqueur.
- Illustre inconnue… Le problème, c'est que tu es célèbre dans les deux mondes maintenant.
- Merci, j'avais remarqué, dit-elle aigrement.
- Les deux mondes ? s'étonna Johnson.
- Je vais la tuer. Avec une bonne dose de douleur. Ce que Harry a fait à Voldemort, je vais le lui faire subir…
- Du calme, Hermione. Donne plutôt une explication à ton notaire qui est complètement perdu.
Hermione soupira et se tourna vers l'homme.
- Je vous prie de m'excuser. Vous êtes un homme honnête et ce que je vais vous dire ne doit pas filtrer à l'extérieur.
- Vous êtes assurée de ma discrétion.
- Ma chère tante est folle de jalousie de ne pas avoir hérité de la fortune de mes parents. Or, ceux-ci avaient tout prévu pour moi, jusqu'à l'année de mes onze ans. Cette année-là, j'ai reçu une lettre d'une école particulière, un pensionnat en Ecosse, pour enfants… surdoués.
- Vous avez toujours manifesté une intelligence bien au-dessus de la normale.
- Sauf que… Je crois que ce sera plus facile si je vous montre.
D'un geste, elle attira à elle le stylo que tenait le notaire et elle le fit léviter dans les airs.
- La vérité est, Maître, que je suis une Sorcière. L'école dans laquelle j'ai passé sept ans de ma vie est une école de sorcellerie. Et le Professeur Rogue enseigne les potions. Le monde sorcier sort tout juste d'une crise magique sans précédent, et mes parents ont été tués par un Mage Noir. Ma tante était au courant et m'a toujours considérée comme un monstre, alors que je ne m'attendais pas du tout à être une Sorcière à onze ans. Par dépit, elle a insinué que j'avais ensorcelé mes parents, ce dont je suis incapable bien sûr.
La tête du notaire était des plus comiques. Il fixait Hermione, bouche bée, alors qu'elle jouait toujours avec le stylo qui flottait dans les airs. Elle rompit le charme et reposa le stylo sur le bureau.
- Alors Maître ? Que dois-je faire ?
- Une conférence de presse ? suggéra Severus, hilare.
Elle le fusilla du regard.
- Hors de question. Une seule m'a largement suffi.
- Ce n'est pas la peine de te mettre en colère contre moi Hermione. Le mal est fait, tu es célèbre ici aussi. De toute maniière, tant que tout le monde ignore que tu es revenue, tu ne risques rien. Ce que je peux te suggérer à présent, c'est de retourner dans le monde sorcier, le temps que les médias moldus se calment. L'avantage que tu as chez nous, c'est que la conférence que tu as donnée avec tes deux amis a calmé la curiosité des Sorciers. Ils passeront vite à autre chose.
- Attendez un instant.
Le notaire venait de se réveiller.
- Vous êtes une authentique Sorcière ?
- Oui.
- Votre tante avait donc raison ?
- Oui, mais pas totalement. Je n'ai rien fait à mes parents.
- Et vous êtes célèbre dans le monde sorcier.
- Oui, soupira-t-elle.
- Très bien…
L'homme prit une profonde inspiration.
- Puis-je avoir de plus amples informations ? Après tout, je suis votre représentant, non ?
La jeune femme lui adressa un sourire radieux.
Deux heures après, le couple quittait l'homme de loi, le cœur d'Hermione allégé d'un grand poids. Le notaire était son porte-parole officiel, c'est lui qui allait traiter avec la police et les médias en son nom, prétextant que sa cliente recherchait la discrétion pour faire son deuil. Le public finirait par se passionner pour autre chose.
Severus la ramena à Square Grimmaurd, où ils retrouvèrent les autres, rassemblés dans le salon. Molly et Harry avaient fait le ménage à grands coups de baguette, tandis que Ginny avait préparé des rafraîchissements en compagnie d'Amélie, ravie d'aider sa grande amie. Ron, Pansy et Drago étaient rentrés peu de temps auparavant. Hermione s'assit dans un fauteuil. Severus l'imita et Amélie vint grimper sur ses genoux.
- Alors, comment ça s'est passé ? demanda-t-elle.
- Plutôt bien, dit Pansy. J'ai pu récupérer la totalité de mes biens. Mon père est mort depuis plusieurs mois déjà, et les Aurors n'ont trouvé aucune preuve du fait qu'il était Mangemort. Donc, j'ai hérité de sa fortune et du Manoir familial. Reste à savoir ce que je vais en faire. Le revendre, ou l'aménager pour y vivre…
- Tu ne vas pas vendre une maison qui appartient à ta famille depuis plusieurs générations, protesta Ron.
- Oui, mais elle est tellement grande…
- On y réfléchira ensemble plus tard, veux-tu ?
- Et vous Malefoy ? voulut savoir Severus.
- Je n'ai pas autant de chance, répondit-il amèrement. Tous les comptes bancaires sont bloqués, et la maison a été saisie. Elle est bourrée de magie noire et ils ont trouvé des artefacts interdis dans différentes cachettes. En gros, je ne risque pas de la récupérer avant longtemps. Et tant que mes comptes sont bloqués, je ne peux rien entreprendre. Bien sûr, j'ai déposé une demande officielle pour récupérer mes fonds, mais connaissant la lenteur de l'administration…
- Pourtant, intervint Ron, nous avons assisté à une excellente démonstration du charisme Malefoy. Le responsable qui nous a reçu tremblait devant toi et a promis de faire tout son possible.
- Tant que le nom des Malefoy restera synonyme de persécution, je n'ai aucun espoir d'obtenir ce que je veux.
Rogue eut une sourire narquois.
- Vous n'allez pas me dire que vous baissez les bras devant cet obstacle ?
- Certainement pas ! s'indigna le Serpentard. Je suis un Serpentard et un Malefoy, et je vais œuvrer pour la réhabilitation de notre nom.
- J'ai hâte de voir comment tu vas t'y prendre, déclara Harry.
- Et tu as notre soutien, assura Ginny.
Drago hocha la tête en signe de remerciement.
- Et toi Hermione ? demanda Pansy. Ça s'est bien passé ?
Celle-ci fit la moue et raconta ce qu'il s'était passé dans le monde moldu. Harry et Ron rirent volontiers d'apprendre ses mésaventures et Ginny lui suggéra de se faire oublier dans le monde sorcier en attendant que le monde moldu se calme.
Hermione acquiesça. C'était ce qu'elle comptait faire. Mais avant, elle devait rencontrer son cousin. Etant rejeté par sa mère adoptive, elle savait qu'il avait une chambre d'étudiant qu'il partageait avec un ami. Elle fut vite renseignée sur le numéro de chambre de Daniel Granger. Quand elle frappa, ce fut un étudiant blond du même âge avec des lunettes qui lui ouvrit. Il la regarda de haut en bas avec un sourire appréciateur.
- Salut !
- Bonjour. Daniel est-il là ?
Le sourire se crispa un peu.
- Euh non. Il ne devrait pas tarder à revenir de son cours.
- Je peux l'attendre ici ?
- Il a rendez-vous avec sa fiancée après. D'ailleurs, il en est très amoureux.
- Je sais, sourit Hermione, amusée. Joanna me connaît.
L'étudiant se détendit un peu.
- Pardonnez-moi. C'est juste que… Vous êtes très belle, alors je croyais…
- Je suis sa cousine Hermione Granger.
Il écarquilla les yeux.
- Vous êtes la Sorcière dont les parents son morts de manière incompréhensible…
Il s'interrompit en réalisant ce qu'il venait de dire. Hermione eut un petit rire.
- Il ne faut pas croire les élucubrations de ma Tante, Daniel a dû vous le dire.
- Je suis désolé. Venez, entrez. Excusez le désordre, mais les examens viennent tout juste de prendre fin, et nous n'avons pas encore eu le temps de ranger. Tenez, asseyez-vous sur le lit de Daniel.
- Merci.
- Je m'appelle Elliott Bucksleigh.
- Oh, c'est grâce à vous que le cas de mes parents a fait le tour de l'université.
Il eut la bonne grâce de rougir.
- C'est juste que c'était si inhabituel. Je suppose que leur mort restera un mystère. Alors, vous êtes une Sorcière ?
- Non.
- C'est ce que Daniel m'a dit. Apparemment, sa mère est complètement fêlée, et elle l'a déshérité. Du coup, il a été obligé de se trouver un boulot pour continuer à payer la fac.
- Je vois.
Hermione sentait une colère grandissante contre sa tante. Quelle femme malveillante ! La porte s'ouvrit et Daniel entra, main dans la main avec Joanna. Il se figea en voyant sa cousine.
- Mione !
- Salut Daniel. Bonjour Joanna.
Joanna vint la serrer dans ses bras.
- Mione ! Quelle surprise ! Margaret a été odieuse ! Est-ce que tu vas bien ? Tu as fini tes études ?
- Tout va bien, et oui, j'ai fini mes études. Reste à savoir ce que je vais faire l'année prochaine. Je suis au courant pour Margaret, ce qu'elle fait à Daniel et contre moi.
- C'est suite à ça qu'elle m'a déshérité. Je lui ai violemment reproché sa mesquinerie, cette folie d'avoir raconté ton histoire aux médias. Enfin, tu es dans une école pour surdoués, où est le problème ?
En même temps, le jeune homme jeta un regard vers Elliott. Hermione avait déjà compris.
- C'est la jalousie qui parle. En attendant, elle n'a pas le droit de te priver de ton héritage. Tu en as besoin pour tes études. C'est ton argent.
- Je sais, mais je répugne à l'attaquer. Elle m'a quand même sorti de l'orphelinat et donné un nom, tout en assurant mon avenir.
- Mais enfin…
Elliott se leva brusquement.
- Je vous laisse en famille. Ravi de vous avoir rencontrée, Hermione.
- Moi de même, Elliott.
Dès qu'il fut sorti, elle lança un sort de silence et de verrouillage sur la porte.
- Bien. J'ai contacté Maître Johnson.
- Je m'en doute. Il m'a aussi appelé. Il est devenu ton porte-parole.
- Je reste liée au Monde Moldu, je ne serai jamais Sorcière à part entière, même si j'ai bien l'intention d'y construire ma vie.
- Tu as donc un projet.
- Oui. Si je suis venue ici, c'est également pour te remercier. Ton aide a été précieuse, et grâce à toi, nous avons pu sauver des centaines de vies lors de l'attaque des Forces de Voldemort.
- Comment ça ? demanda Daniel, très surpris.
- Tu te rappelles que tu m'as dit que les cœurs de mes parents s'est tout simplement arrêté de battre ?
- Oui.
- Tu as aussi parlé de défibrillateur pour faire repartir le cœur.
- Oui, mais je ne vois toujours pas où tu veux en venir.
- Quand tu n'as pas de défibrillateur sous la main, tu fais comment ? Est-ce que les mots « premiers secours » t'évoquent quelque chose ?
- Les méthodes de secourisme ! Bien sûr ! Massage cardiaque et bouche-à-bouche !
- Tout à fait. Peu après ta dernière lettre, quatre Mangemorts ont attaqué Severus et l'ont tué. J'étais là et je n'ai rien pu faire. Cependant, je voulais tenter quelque chose. Il m'était impossible de le laisser mourir. Alors, je me suis lancée, sans même savoir si ça allait marcher. Harry m'a aidée. Et contre toute attente, nous avons réussi. Severus s'est réveillé. Cet événement a fait beaucoup de bruit dans le monde Sorcier car en principe, on ne survit pas à l'Avada Kedavra.
- Oui, à part ton ami Harry, tu me l'as expliqué.
- Cette méthode a fait la une des journaux, et Voldemort n'a pas du tout apprécié qu'une personne comme moi réussisse à vaincre la mort. Lors de l'affrontement, il y a eu beaucoup de victimes, mais c'est seulement quand Harry a réussi à tuer son ennemi que le secourisme a vraiment servi. Nombre de Mangemorts n'ayant plus rien à perdre se sont mis à lancer des sorts à tort et à travers. Ginny, l'une de mes plus proches amies, a été touchée. Son frère et son petit-ami l'ont sauvée. Une dizaine d'autres Sorciers ont ainsi pu être réanimés parce que nous avons eu l'aval du Directeur pour donner des cours de secourisme. Tout ça grâce à toi.
- Eh bien… commenta Daniel, embarrassé. Je suis ravi d'avoir pu t'aider à vaincre les Forces du Mal.
- Tous les mercis du monde ne suffiraient pas à exprimer ma reconnaissance ! J'espère que tu ne m'en voudras pas trop, mais… comme je me doutais que tu n'avais plus de ressources financières et ton ami Elliott a confirmé mes soupçons…
- Hermione… coupa-t-il, quelle folie as-tu faite ?
- J'ai… Eh bien, tu sais que mes parents m'ont légué une fortune avec quelques bons placements qui m'évitent de travailler si je le souhaite. Même si je peux convertir cet argent en argent sorcier, j'aimerai que tu en profites aussi. Alors j'ai demandé à Maître Johnson de prendre en charge tes études et de vous acheter un appartement dans le quartier pour toi et Joanna. Ce sera mon cadeau de remerciement et de fiançailles.
- Evidemment, présenté comme ça, comment veux-tu qu'on refuse ?
Il étreignit longuement sa cousine. Joanna avait les larmes aux yeux.
- Hermione… tu ne peux savoir à quel point tu nous aides, dit-elle. Nous avions l'intention d'emménager ensemble, mais la rupture avec Margaret a remis tous nos projets en question.
- Vous comptiez vous marier ?
- Oui… révéla Daniel.
- Félicitations !
- A présent, Jo et moi pouvons fixer une date et tout organiser. Tu n'as qu'à venir avec tes amis et ton professeur.
- Avec plaisir !
Hermione avait le cœur plus léger en quittant le campus. Restait à présent de retrouver les grands-parents maternels d'Amélie.
Voilà !! A demain pour la suite ! Bisous à tous, et encore Joyeux Noël.
