Harry Potter et le secret de Voldemort
By DreamAngel7

Disclaimer : Les pitits sorciers de Poudlard et le château lui-même ne m'appartiennent pas, malheur à moi… Enfin on remercie quand même J. K. Rowling de les avoir inventés pour nous !! Et pas touche à Samantha Leroy, she is my property !!

Note : Cette histoire se passe pendant la septième et dernière année de Harry à Poudlard, ce qui signifie que nos amis ont 17 ans. Sirius Black n'est toujours pas innocenté et la guerre avec Voldemort est plus ou moins déclarée.

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Réponses aux reviews :

Broack : Bon début, peut-être, mais alors dans ce cas pourquoi je ne suis pas trop fière de mes premiers chapitres ? °-°

Buckwits : salut à toi ! Je ne dirai rien concernant notre nouvelle amie, comme tu t'en doutes - Laissons planer le mystère… Mais un jour on en saura plus… promis ! lol Quand à la suite, elle ne tardera pas trop-trop tant qu'on aura pas atteint le chapitre 15, actuellement en cours d'écriture… -

Chapitre III : Baguette et Noiraud

Mr Ollivander avait les yeux brillants. Harry se sentait mal à l'aise, le vieillard semblait accorder un intérêt particulier pour cette ressemblance qui ne lui plaisait pas du tout.

Le commerçant secoua légèrement la tête, comme pour reprendre ses esprits, puis fit demi-tour au plus grand soulagement de Harry en murmurant :

-C'est surprenant…

Harry soupira imperceptiblement. Il devait bien se l'admettre, cette similitude le mettait mal à l'aise. Il avait fini par savoir, ou plutôt non, il savait, mais inconsciemment il n'avait pas voulu l'admettre…

Il remarqua le regard de Samantha fixé sur lui, perdu et cherchant à comprendre. Il haussa les épaules d'un air impuissant. Il aurait pu lui dire, mais à quoi cela lui servirait-il ? Samantha détourna le regard d'un air déçu. Elle avait visiblement cru qu'il avait la réponse. Et avait-elle vraiment tort ?

Mr Ollivander revint avec son mètre ruban.

-J'avais oublié… fit-il en se tapant le front du plat de la main.

Il commença à prendre quelques mesures et Harry sourit en repensant à sa propre venue, quelques années plus tôt. C'était assez étrange, la première fois que l'on venait, il s'en souvenait bien. Il imaginait facilement l'étonnement grandissant de la jeune fille.

-De quelle main tenez-vous la baguette ? demanda Mr Ollivander, répétant mot pour mot la question qu'il avait posée à Harry.

Samantha hésita.

-Euh…

-Droitière ou gauchère ? l'aida Harry.

-Oh, désolée, je ne suis pas bien réveillée, je crois… s'excusa-t-elle. Je suis… gauchère, oui, c'est ça, gauchère, ajouta-t-elle en levant son bras gauche.

-Intéressant, commenta Mr Ollivander.

Il finit ses mesures et alla chercher une boîte.

-Nos baguettes sont fabriquées avec des corps magiques d'une grande puissance, Miss…

-Samantha Leroy, dit-elle.

-Miss Leroy, continua Mr Ollivander en ouvrant sa boîte. Nous utilisons toutes sortes de bois différents, mais le principal ingrédient se trouve à l'intérieur : poil de licorne, ventricules de dragon, plumes de phénix.

Il prit la baguette et la tendit à Samantha.

-C'est à la baguette de choisir son maître, Miss Leroy. Bois d'if et poil de licorne, 25,5 centimètres, très souple.

Samantha prit la baguette avec délicatesse, comme si elle avait peur de l'abîmer. Mais Mr Ollivander la lui retira vivement des mains sous son regard incompréhensif, pour lui en redonner aussitôt une autre.

-Bois d'érable et ventricule de dragon, 22,3 centimètres…

Elle ne l'eut en main qu'une fraction de seconde. Il se passa la même chose pour une autre, puis une autre, puis une autre encore…

-Une cliente difficile, tout comme vous l'étiez, Mr Potter, constata Mr Ollivander avec un léger sourire. Mais ne vous inquiétez pas, Miss Leroy, vous trouverez votre bonheur ici ! dit-il en allant chercher une autre boîte.

-Peut-être pas… murmura Samantha en contemplant le tas de boîtes entassées sur une chaise d'un air triste.

Elle se tourna vers Harry. Il s'aperçut que ses yeux brillaient. De déception ?

-Je ne suis pas une sorcière…

Mr Ollivander revint, empêchant Samantha de poursuivre ou Harry de répondre. Le vieil homme semblait triomphant.

-Je pense avoir trouvé votre perle rare… dit-il d'un air énigmatique.

Il ouvrit la boîte et tendit la baguette à Samantha.

-Je n'en avais jamais vendu de telles, mais c'est peut-être ce qui vous conviendra, justement. Elle est en bois de rose, que nous n'avons jamais utilisé, plume de phénix, 25,6 centimètres, souple et facile à manier, idéale pour les enchantements. Essayez…

Samantha tendit une main hésitante puis saisit doucement la baguette. Son visage sembla alors s'éclairer et elle fit un vif mouvement du poignet, projetant des étincelles violettes devant elle. Harry se sentit soudain joyeux et il applaudit légèrement. Samantha paraissait surprise mais souriante.

-Oui ! s'exclama Mr Ollivander, ravi. C'est magnifique ! J'ai rarement vu d'aussi belles étincelles !

Samantha rougit. Mr Ollivander reprit la baguette et l'emballa dans sa boîte.

-C'est tout de même curieux, marmonnait-il.

Harry sentit son malaise revenir. Qu'y avait-il encore ? Que se passait-il encore de si étrange avec cette fille ? Allait-il se résoudre à poser la question ?

-Qu'y a-t-il de curieux, monsieur ? demanda alors Samantha.

Le commerçant releva la tête.

-Je ne pense pas que cela ait une conséquence quelconque, excepté le fait que vous ferez probablement de grandes choses avec cette baguette, Miss Leroy, dit-il avec gravité.

-De grandes choses ? s'étonna Samantha.

Harry commençait à comprendre et cette vérité ne lui plaisait vraiment pas, mais alors pas du tout !

-Je dois vous avouer que la plume de votre baguette m'a été donnée récemment, continua Mr Ollivander. Mais il y a de cela plusieurs années, il en a fourni deux autres, dont l'une se trouve dans la baguette de Mr Potter ici présent…

Il désigna Harry et Samantha le regarda avec incrédulité, accentuant son malaise. Non, pas ça…

-Et la seconde ? demanda Samantha, avide de savoir.

-La seconde appartient au sorcier le plus redouté de tous les temps, répondit Mr Ollivander avec un regard sombre.

Samantha retint une exclamation de surprise. Harry parvint à rester calme. Quand il pensait que même ses meilleurs amis n'étaient toujours pas au courant ! Et voilà que cet homme révélait la vérité à une parfaite inconnue ! Elle ressemblait peut-être à… mais peu importait ! Il espéra qu'elle garderait ce détail pour elle. Si en plus elle était impliquée…

Il paya la baguette avec l'argent de Samantha que lui avait confié Dumbledore et sortit vivement de la boutique, suivi de la jeune fille qui ne comprenait plus rien à rien. Il remonta la rue sans ralentir mais finit par se souvenir qu'il n'était pas seul. Il s'arrêta et se tourna vers Samantha. Elle semblait vouloir dire quelque chose mais restait silencieuse.

-Tu peux me parler si tu en as envie, sourit-il.

-C'est que… je ne veux pas t'ennuyer…

-Mais non, ne t'inquiète pas. Je comprends tout à fait que tu ais besoin de parler. Tu veux qu'on aille discuter devant une bonne glace ?

-Euh, bein… Pourquoi pas ? fit-elle en souriant à son tour.

-Alors allons-y. Et tu sais, tu peux m'appeler Harry.

-Alors appelle-moi Samantha. Ou Sam, si tu veux…

Ils prirent le chemin de la terrasse de Florian Fortarôme. Mais en cours de route il s'aperçut que Samantha ne suivait plus. Il se retourna et revint quelques pas en arrière. La jeune fille avait une chouette noire sur l'épaule et lisait un petit bout de papier l'air perplexe.

-Qu'y a-t-il ? demanda Harry. C'est quoi, cette chouette ?

-C'est… Tiens, regarde.

Elle lui tendit le papier. Sa surprise augmenta encore d'un cran, si ce n'est deux.

« Bonjour, je m'appelle Blacky-Dark », disait la feuille. « Je suis une chouette effraie très rare à cause de la couleur de mon pelage. Je suis rapide et fidèle, toujours prêt à rendre service.

« Adopte-moi ! »

Il releva les yeux vers Samantha. Celle-ci caressait la chouette du bout des doigts, fascinée. Elle le regarda.

-Il veut vraiment que je l'adopte ? demanda-t-elle, ne voulant pas y croire.

-Il semblerait, répondit Harry. Que vas-tu faire ?

-Qu'en penses-tu ? J'aimerai bien le garder, il a l'air gentil.

Harry fronça les sourcils. Le monde de la magie avait ses propres dangers et jamais il n'avait entendu parler d'animaux ayant eux-même adoptés leurs maîtres, surtout dans ces conditions.

Mais Samantha le câlinait avec une joie évidente et l'animal ne semblait pas hostile, mais plutôt heureux qu'on s'occupe ainsi de lui. Et puis après tout, elle avait bien le droit d'avoir son propre facteur pour communiquer avec sa famille, comme la plupart des élèves de Poudlard.

Il se promit néanmoins de demander quelques informations à Hermione. Elle devrait pouvoir l'aider…

Quelques minutes plus tard, Harry dégustait une glace à la terrasse de Florian Fortarôme tandis que Samantha gardait la tête baissée, silencieuse. Elle n'avait pas touché à sa glace et ne semblait pas prête à le faire. Blacky-Dark s'était posé sur le dossier de sa chaise et restait aussi immobile que sa nouvelle maîtresse.

Harry ne savait pas comment lancer la conversation. Il savait qu'il devait lui expliquer beaucoup de choses, mais il ne savait pas comment s'y prendre. C'était d'autant plus dur qu'une bonne partie des événements du monde magique étaient liés à lui. Dont cette plume…

Elle aussi semblait avoir des choses à dire, mais ce ne serait certainement pas elle qui parlerait en premier, Harry le sentait. Il décida de commencer par le début.

-D'où viens-tu ? demanda-t-il.

-D'un petit village perdu dans les Vosges.

-Les Vosges ? fit-il, ne sachant pas où se trouvait ce lieu.

-C'est en France, précisa Samantha.

-En France ?! répéta Harry, stupéfait.

Samantha fronça les sourcils.

-Qu'y a-t-il ?

-Tu devrais être à Beauxbâtons, si tu es française.

-Beauxbâtons ? Qu'est-ce que c'est ?

-C'est l'école française de sorcellerie, expliqua Harry. Je ne comprends pas pourquoi tu n'y es pas allée…

-Tu penses que les problèmes administratifs dont parlait monsieur Dumbledore viennent de l ?

-Je n'ai jamais entendu dire qu'un élève avait déjà été oublié de cette façon, répondit Harry. Mais après tout, peut-être, je ne sais pas comment fonctionne cette école. Elle prend peut-être un nombre limité d'élèves…

Harry avait ressenti le besoin de la rassurer, voyant qu'elle s'alarmait à l'idée d'être la seule personne à qui cela arrivait. Le silence dura plusieurs minutes. Puis Samantha se décida à poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis le début.

-Tu penses vraiment que je suis une sorcière ? demanda-t-elle sans lever les yeux de sa glace.

-Bien sûr ! s'exclama-t-il, étonné.

Elle releva la tête et le regarda avec une lueur espoir.

-Pourquoi ?

-Tu as une baguette, dit-il. Et seul un être possédant des pouvoirs magiques peut obtenir quelque chose avec. Comme tes étincelles…

Samantha sourit.

-J'étais persuadée du contraire, jusqu'à aujourd'hui, reprit-elle. Mais… Waouh ! J'ai vraiment des pouvoirs magiques ! souffla-t-elle.

-Tu n'as jamais eu des doutes ?

-Non… Pourquoi ? J'aurais d ?

-Eh bien… Tu n'as jamais vu des choses bizarres se produire quand tu es en colère, par exemple ?

-Non, pas du tout, justement, répondit Samantha. C'est pour ça que je n'ai pas voulu le croire, au début.

-Tu es sûre que tu n'as jamais rien fait d'un peu inhabituel ? insista-t-il.

-Jamais, j'en suis certaine, assura-t-elle. Je n'ai jamais fait la moindre chose qui sorte de l'ordinaire.

Harry ne dit rien. Encore un détail qui clochait… Mais peut-être n'y avait-elle jamais fait attention…

Il lui jeta un coup d'œil. Elle paraissait perdue dans ses pensées. Elle ne devait pas être très rassurée, elle devait bien sentir que quelque chose allait de travers. Et il savait qu'il ne pourrait pas la rassurer plus.

-J'aime bien tes mèches, dit-il sans y penser. Ça sort de l'ordinaire.

La jeune fille prit une mèche entre ses doigts et l'écarta de son visage pour l'observer d'un œil désabusé.

-Oui, c'est vrai, fit-elle, sceptique. J'aime bien aussi…

-Ça n'a pourtant pas l'air, remarqua Harry.

-Si, si. Bien sûr. J'aime bien, mais…

-Mais ?

Elle lâcha sa mèche qui retomba souplement devant son visage.

-Mais ? insista Harry.

Elle soupira.

-Mais… Je ne sais pas…

-Alors pourquoi tu les as faites ?

-Je ne les ai pas faites, justement. Crois-moi ou non mais je les ai toujours eues de cette couleur…

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Voil ! Ai-je bien réussi à mettre la petite dose de mystère promise ? En tout cas, vous avez de quoi réfléchir, maintenant ! Et de quoi me faire quelques commentaires… !!! J'attends vos messages ! Et que ce soit constructif, surtout ! (ce que vous avez aimé, ce que vous avez pas aimé, quoi…)

(dreamangel7.shinijrcaramail.com, pour Dreamy)

Et pis, pour le titre, pour ceux qui n'auraient pas compris d'où vient le Noiraud, c'est en quelque sorte la traduction du début du nom de la chouette. Voil ! Au prochain chapitre !

DreamAngel7