Hello !

Non, je vous ai pas oublié, c'est juste qu'en ce moment, je suis débordée ! Lol. Je dois poster des nouveaux chapitres partout. Pirates des Caraïbes, Naruto… Je sais plus où aller !

Delphlys : Oui c'est triste, c'est vrai. Mais rien de tel qu'un bon clash pour remettre le choses dans l'ordre. Et oui, tu as bien compris. Ils se sont croisés sans le voir et du coup, chacun pensait se heurter au silence de l'autre. Mais ne t'inquiète pas, tu m'as pas embêté avec les reviews. Au contraire, c'est encourageant. Kiss et mici !

Crystale no otaku : Merciiii ! J'espère que la suite ne te décevra pas ! Kiss !

Sailorsakura-sama : Ah ah ! Thank you ! Don't worry for the accents. It's not a problem. I hope you'll enjoy this chapter… ans the others ! XD Kiss !


Thème : Girl's Psychology des Morning Musume (parce que, allez savoir pourquoi, je trouve que ça fait super detective comme musique! lol)

Chapitre 5 : Epreuve

Vendredi soir, 20h50, hôtel abandonné. A la lueur de torches de feu plantées un peu partout sur la pelouse, une petite trentaine d'adolescents s'affairaient dans tous les sens. Certains cherchaient désespérément leur partenaire qui s'était volatilisé, d'autres installaient de nouvelles torches, ou d'autres encore regardaient d'un air mal assuré l'immense bâtisse qui, sous les rayons d'argent de la lune, prenait une allure encore plus sinistre et glauque que sur les photos qu'avait apporté Mayura.

La jeune fille terminait de nouer son bandeau violet autour de son front, couleur de son équipe. En temps normal, elle aurait été surexcitée, prête à entrer avant tout le monde, mais le cœur n'y était pas. L'échec de sa tentative de réconciliation avec Loki lui était resté en travers.

Peiné de la voir ainsi, Narugami s'approcha.

- Hé… Daidôji… Pourquoi sembles-tu si déprimée ? C'est à cause de Lok… Haaa ?

La jeune fille avait redressé la tête, les yeux embués de larmes. Paniqué, le dieu de la foudre se mit à agiter les bras nerveusement.

- Du calme ! Daidôji ! Il…

- Loki-kun… J'ai voulu lui parler… Je suis allée chez lui… mais personne ne m'a ouvert… Il… Il me DETESTE ! s'écria-t-elle en prenant le torse du jeune homme pour refuge à sa tristesse.

- Ghé ?! D… Daidôji… bégaya Narugami, rose. Mais… Hé ! Quoi ? Tu es allée chez lui ? Hier soir vers 17h30 ?

Intriguée qu'il puisse savoir cela, Mayura s'écarta et leva les yeux vers lui en hochant la tête. Un large sourire s'installa sur le visage de son camarade de classe.

- Idiote ! Lui aussi figure-toi ! Il s'est rendu chez toi à la même heure pour faire la paix. Vous vous êtes croisés sans vous voir. Pas étonnant de n'avoir vu personne ! Vous étiez l'un chez l'autre.

L'adolescente écarquilla les yeux de stupeur quand elle entendit cela. Alors… elle avait tout faux ? Loki ne l'avait pas rayée de sa vie ? Il était même parti la retrouver pour lui parler ? Son cœur débordait de soulagement et de joie.

- Merci, Narugami-kun !! s'exclama-t-elle en lui prenant les mains pour danser. Dès que l'épreuve s'achève, je cours le voir !

- Au fait, c'est bizarre, je n'ai pas revu Akemi Nagumo… Elle était chargée d'aller cacher le ruban dans l'hôtel. Ca fait un moment qu'elle est partie.

- Elle doit probablement se cacher pour que les équipes ne viennent pas la questionner.

Un coup de sifflet les interrompit. Le professeur leva la main pour imposer le silence à ses étudiants puis baissa les yeux sur un calepin qu'il tenait.

- L'épreuve commencera dans 5 minutes ! Les équipes de deux entreront à 21h00 précises par les portes désignées au tirage au sort effectué! Votre objectif : récupérer le ruban jaune qui est caché quelque part dans cet hôtel. Si une équipe souhaitait détrousser l'équipe porteuse du ruban, elle devra ôter le bandeau de l'un des deux équipiers adverses ! L'équipe qui perd son bandeau est éliminée ! Compris ?

- Oui !!!

- T'as entendu, Daidôji ? Si on voit ceux qui ont le ruban, je leur saute dessus avec mon bokutô!

- Euh… Narugami-kun, il faut rester sport…

- Que la première équipe se mette en place !


- Frey… Dans quoi tu m'embarques encore ? grommela Heimdall, les bras croisés sur sa poitrine. Encore dans ton délire avec ta Yamato Nadeshiko, hein ?

- Elle m'a parlée de cette manifestation scolaire à laquelle elle participait, expliqua le dieu, tout sourire. Je vais l'aider à remporter la victoire ! Yamato Nadeshiko sera tellement heureuse qu'elle se jettera dans mes bras pour me remercier et Frey pourra alors lui dévoiler ses sentiments pour l'épouser ! Aaaaaah… Yamato Nadeshikooooo…

- Arrête de roucouler comme ça, tu en fais presque peur !

- Mon plan est parfait, tout comme ma future épouse ! Plus vite, Gullinbrustiiiiiiiiiiiii !! J'accours, je vole, my love !!

Et le cochon mécanique mit les gazes, éjectant presque ses deux passagers par-dessus bord.


- Daddy… Daddy m'inquiète beaucoup… dit Fenrir d'une voix toute penaude.

Le chien se redressa et se mit sur ses pattes arrières pour léchouiller la joue du garçon qui lui prêtait ses genoux. Mécaniquement, Loki caressa la tête de son fils d'un geste lent et peu convaincu. Il allait de plus en plus en mal.

Resté près de la porte, Yamino regardait son jeune maître tristement. Il se sentait si impuissant, si inutile. Loki était tout pour lui et le voir souffrir, s'était avoir mal avec lui. Mais la seule chose dont il avait besoin, il ne pouvait hélas pas la lui apporter sur un plateau.

- Loki-tama ! intervint soudain Ecchan en désignant la fenêtre du bureau.

L'enfant tourna mollement la tête et eut un sursaut brusque quand il vit deux yeux de sang le fixer derrière la vitre.

- Un corbeau ? fit Yamino en accourant au bureau.

- Pas n'importe lequel… répondit Loki à voix basse, les dents serrées. Munen, l'un des deux corbeaux d'Odin ! Que fais-tu ici ? Es-tu avec Hugen ?

Le volatile déploya ses immenses ailes sombres, un éclat malveillant dans le regard.

- Le passé sert l'avenir, l'avenir se sert du passé. L'avant est d'or, l'après est de sang. Mais c'est dans le présent que la mort frappera, Loki ! Ton avenir sera fait de sang et de ténèbres !

Et dans un bruissement d'ailes qui s'apparentait à une tempête sur une forêt, le corbeau s'envola et disparut dans la nuit. Loki le regarda partir, le cœur battant.

Les corbeaux d'Odin. Hugen et Munen. Ils parcourent le monde pour savoir ce qu'il s'y passe. Le premier connaît le passé et le second savait l'avenir. Le dieu fronça les sourcils. Que signifiaient ces paroles ? « L'avant est d'or » désignait Hugen, le corbeau du passé aux yeux ambrés et « L'après est de sang » désignait Munen, le corbeau de l'avenir aux yeux rouges. Cependant, il y avait un autre sens… Mais quoi ? Et de quelle mort parlait-t-il ? Venaient-t-ils pour le tuer ?

- Loki-tama ! appela Ecchan qui revenait du dehors. Le corbeau est parti vers le sud de la ville… vers les bois.

- Le sud ? Les bois ? L'hôtel abandonné !

- Mayura !!


Le tirage au sort leur avait assigné l'entrée de service par les cuisines. La grande salle était emplie d'une odeur nauséabonde immonde. Les élèves chargés de la mise en place des pièges avaient vraiment tout fait pour déstabiliser les candidats…

Il n'y avait pas la moindre trace de lumière, malgré la vitre située sur la porte d'entrée. La lune éclairait la face nord de l'hôtel alors que les cuisines étaient côté sud. Seule une très faible lueur blanchâtre se reflétait dans les cuisines silencieuses et puantes.

Mayura déglutit. Avec tant de saleté sur les plaques de cuisson et les tables de travail, elle se serait cru dans un Resident Evil où un mort-vivant au teint vert en décomposition allait soudainement surgir de derrière un frigo pour lui aspirer son sang…

- Gleuaaaaaah…

- Hiiiiiiiiiii !!!

PAF !

- Aouille ! Daidôji ! Ne me frappe pas avec Mjollnir ! Ca fait mal !

- Narugami-kun, crétin ! répliqua l'adolescente en essayant de calmer ses tremblements convulsifs. Ca va pas de me faire une tête pareille avec la lampe ?

Son coéquipier s'excusa de cette blague de mauvais goût et lui ré-exposa le plan d'attaque nommé « Opération 10 000 ». Ils étaient en tout 4 équipes de deux lâchées dans l'hôtel aux différents points cardinaux. Leur stratégie : infiltration douce.

- On reste dans l'ombre et dans le silence. Si on voit une équipe, on observe d'abord s'ils ont le ruban jaune. S'ils l'ont, on les met hors d'état de nuire sans faire le moindre bruit pour ne pas indiquer notre position aux autres. Nos mots d'ordre : discrétion, observation, infiltration et pas-d'échec-dans-cette-mission ! La réussite de cette opération ne repose que sur vous ! Rompez !

- Roger ! répondit Mayura qui n'aurait jamais cru Narugami aussi stratège.

- Et surtout, je veux du sil… AAAAAuuuuuumph !

Une marionnette maquillée comme un zombie cachée dans un placard que le jeune homme venait d'ouvrir lui était tombée dessus car les fils n'avaient pas tenus.

- Du silence, hein, Narugami-kun ? récapitula Mayura, sa main scellant toujours la bouche de son compagnon.

Après une inspection infructueuse des cuisines farceuses –qui leur avaient balancé trois autres fausses créatures des enfers dans la figure- et du restaurant ninja –où des assiettes avaient été accrochées à des fils pour s'abattre en rafale au-dessus de leur têtes tels des shurikens-, notre équipe violette avait regagné le hall au lustre effondré.

- Voyons… Les cuisines, le restaurant… je crois qu'on a fait tout le rez-de-chaussée, informa Mayura en pointant son plan. On a plus qu'à… oups ! Mon crayon…

Elle se pencha par terre pour le ramasser, mais ses doigts se refermèrent sur un petit éclat de verre.

- Aïe. Ca saigne… se plaignit Mayura en regardant le sang perler sur son index.

- C'est bénin, ça ira. Allez, on monte ! On trouvera rien ici. Go ! ordonna Narugami qui s'engageait déjà sur les marches.

Son pied marcha sur quelque chose caché sous le tapis et un rire glacial et sans joie éclata tout à coup.

- Haaaa ! se pétrifia Mayura en se collant à son partenaire. Ca fiche la chair de poule !

- Hé, Daidôji… Quand tu es avec Loki, t'es pas aussi peureuse…

- Ben justement, c'est parce qu'il est là…

- Ah ben merci pour moi ! Je ne suis pas sécurisant comme garçon, moi ? gronda la divinité, vexée.

- Narugami-kun… « Discrétion et infiltration » ! chuchota son amie pour lui faire baisser la voix.

Le dieu de la foudre acquiesça puis reprit son ascension de l'escalier, priant pour que les adversaires n'eussent pas entendu, Mayura sur les talons.

Ils arrivèrent enfin au premier étage des chambres. Narugami ordonna à Mayura d'éteindre la lampe pour ne pas se faire repérer et guetta un instant le fond du couloir, mais il n'y avait pas âme qui vive. Il ne pouvait pas voir plus loin que cinq mètres devant. Parfait ! Le camouflage n'en serait que meilleur !

- Je mettrais Mjollnir au feu que le ruban est dans l'une de ces chambres, chuchota-t-il à sa coéquipière. La consigne est simple, agent Mayura ! On se sépare et on fouille toutes les chambres. Prête ? On y va !

Chacun se plaça devant une porte, s'empara de la poignée et la tourna.


Au même moment, un petit garçon aux yeux émeraude courait de toute sa vitesse, talonné de loin par un homme qui tentait de garder ses lunettes droites sur son nez.

- Plus vite, Yamino-kun !

- Loki-sama ! Rappelez-vous que Mayura-san est avec Thor !

- Peut-être, mais il ne sait pas que Hugen et Munen sont derrière tout cela ! Il ne saura pas où attaquer !

Loki serra encore plus fort le bâton de son sceptre dans sa paume qui en était devenue moite. Pourvu que Mayura aille bien ! Il ne savait rien du pouvoir des deux corbeaux d'Odin et cela le rendait malade. Peut-être que la jeune humaine était déjà en proie à une terrible torture. Une vision où Mayura gisait sur un sol poussiéreux, un filet de sang au coin de la bouche lui glaça le sang. Il accéléra le pas, le cœur manquant d'exploser.

Un peu plus loin…

- Frey… Tu te prends pour le Père Noël ou quoi ?

La divinité sortit la tête de la cheminée dans laquelle il jetait un coup d'œil, des traits de suie sous les yeux comme un soldat qui partait en mission commando.

- Non, Heimdall ! J'ai juré entendre la voix de ma Yamato Nadeshiko, c'était un son si pur !

- C'était un hurlement de peur.

- Bref ! Cette cheminée mène aux cuisines. Elle était là-bas. Frey va lui faire une belle surprise, elle sera si heureuse ! J'y vais ! A tout à l'heure !

Et le dieu amoureux sauta dans le conduit de pierre. La chute fut vertigineuse et incommodante si l'on soulignait l'importance de la suie qui recouvrait les parois. L'atterrissage fut tout aussi brutal quand Frey s'échoua sur des bûchettes qui lui écrasèrent le dos.

- Aillaillaillaillaillaïeuh… se lamenta-t-il, aussi noir que le charbon. Yamato Nadeshiko, où êtes-vous ?

Une silhouette se dessina derrière la porte vitrée. Elle arrivait ! Vite vite, Frey se releva sans prendre le temps de vérifier son apparence. La porte commença à s'entrouvrir…

- Yamato Nadeshikooooooo ! s'écria-t-il, les bras grand ouverts et la bouche en cœur.

- KYAAAA !!! Un monstre pervers!!!

BONG !

La pauvre candidate de l'équipe bleue était certes terrifiée, mais pas sans réflexe, et s'était saisi d'une lourde casserole en cuivre accrochée juste à côté pour se défendre de « la bête ». Et cela marcha, cette dernière s'écroula de tout son long, les yeux en spirales.

- Daaah… Yamato… Nadeshiko… Votre amour…est si… percutant…


Attention prochain chapitre-clé ! XD

Petite note : Les corbeaux Hugen et Munen existent réellement dans la mytholigie nordique. La seule liberté que j'ai prise par rapport au mythe, ce sont la couleurs des yeux.