L'Hogwarts Express n'arrivera pas
Par Mione90:
Disclaimer: Tous les personnages, lieux... sont la propriété de notre chère JK Rowling. Mon esprit tordu l'utilise pour le plaisir de l'écriture et pour vous aussi.
Résumé: "Il venait de se passer une chose terrible qui ne s'était jamais produite depuis la création de la plus grande école de sorcellerie d'Angelterre: L' Hogwarts Express venait de dérailler."
La Minute BlaBla de Mione: Bonjour tout le monde ! Alors !attention! Très léger Yaoi HP/DM (désolée, j'ai voulu éviter pour ne pas que ça empiète sur l'histoire principale et pour que cette fic soit aussi accessible aux "non-Yaoiste"; Elsa ma petite hime (lol) si tu passes par ici, c'est pour toi )
Bonne Lecture
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I
Vendredi 19 Février; 15h58
Harry Potter ouvrit brusquement les yeux et fut surpris de se retrouver allongé dans la cabine des Préfets de l'Express Hogwarts. Il était en nage et sa joue gauche était égratignée, juste sous l'oeil.
-Ma tête, gémit-il en tatônnant tout autour de lui pour retrouver ses lunettes.
Le jeune homme trouva ses luntettes et les posa sur son nez. Il vit à côté de lui une préfète de 6° année à Ravenclaw. Elle était couchée et inconsciente.
Harry essaya alors de la secouer pour la ranimer quand il se rendit compte qu'elle ne respirait plus. "Je ne connais même pas les gestes de secourisme. C'est lamentable" Pensa-t-il.
Quelque peu paniqué, il tenta d'appeler à l'aide mais seul un faible murmure s'échappa de ses lèvres. Sa respiration s'acceléra; il devait se dépêcher d'agir où la jeune fille allait mourir.
Il lança des regards frénétiques autour de lui et aperçut avec soulagement Hermione serrant Ron dans ses bras avant que celui ci ne quitte la cabine en courant.
-Hermione !
-Harry ! Dieu merci tu vas bien, dit-elle en s'approchant.
-Hermione vite, elle ne respire plus !
-Oh mon Dieu, Serena !
La Préfète-en-Chef s'agenouilla à côté de la Ravenclaw inconsciente et se dépêcha de lui administrer les premiers soins. Elle prit son menton entre ses mains et fit basculer sa tête vers l'arrière puis fit du bouche-à-bouche à la jeune fille pour lui insuffler l'air nécessaire dans ses poumons.
J'espère qu'il n'est pas trop tard ! Pensa Hermione en verifiant les mouvements de la poitrine de Serena.
Elle continua pendant une à deux minutes quand, enfin, la respiration de Serena reprit son activité par elle-même. Rassurée, Hermione regarda un Harry livide qui s'en voulait de n'avoir pas su quoi faire.
-Heureusement que tu étais là Hermione.
-Oui, les cours de secourisme m'auront finalement servi. Elle respire mais elle ne s'est pas encore réveillée. Garde un oeil sure elle et donne lui ça quand elle se réveillera, dit la jeune fille en lui tendant une Choco-Grenouille. Il faut que j'aille rassurer tout le monde.
Elle se mit alors à fouiller le compartiment.
Je suis pourtant sûre qu'il y avait une trousse de secours ici, pensa-t-elle. Elle trouva ce qu'elle cherchait puis quitta la cabine, laissant Harry se remérorer comment tout cela était arrivé.
°°°
oooo
Vendredi 19 Février; 14h30
La magnifique locomotive rouge à l'air fraîchement peint laissa échapper un panache de fumée blanche, siffla et quitta la gare d'Hogsmead.
Ce vendredi après-midi, alors que les cours avaient été banalisés, l'Hogwarts Express conduisait une soixantaine d'élèves chez eux pour les vacances de février. En effet, très peu d'élèves quittaient l'école durant cette période.
Les cris et les rires des plus jeunes, contents de retrouver leurs familles pour les vacances, retentissaient dans les cabines. Une vieille sorcière à l'allure de grand-mère déambulait dans les couloirs en proposant avec un grand sourire les bonbons qui remplissaient son chariot. Une fois que celui-ci fut totalement dévalisé par les élèves (surtout par le dernier wagon), elle transplana dans son magasin.
Dans les cabines, les conversations allaient bon train ('); certains jouaient aux cartes ou discutaient, d'autres lisaient ou s'étaient assoupis.
Dans le dernier wagon, pris d'assault par la bande de Ginny Weasley ("Après tout, il y a bien assez de place pour tout le monde !"), on avait improvisé une petite fête avec musique ("pas trop fort quand même, Ginny !") et boisson ("vous n'avez droit qu'au jus de citrouille !").
Draco Malefoy, lui, se servait de son insigne de Préfet-en-chef pour martyriser les plus jeunes.
Harry, la mort dans l'âme, errait dans les couloirs. Il pensait à ce qu'il allait bientôt devoir faire en tant que "Sauveur du Monde Sorcier", à tous ces gens qui plaçaient leur confiance et leurs espoirs en lui, mais surtout à sa vie amoureuse qui était un vrai désastre comparé au couple solide que formaient ses deux meilleurs amis. Ron et Hermione sortaient ensembles depuis environ quatre mois et Harry se sentait parfois relégué au second plan, ce qui le faisait un peu souffrir même s'il pouvait tout à fait compendre.
Alors qu'il était perdu dans les méandres de ses pensées, Harry tomba sur son ennemi préféré occupé à ennuyer des 3° année de Hufflepuffle.
-Malefoy arrête. Laisse les tranquille. Va plutôt enlever des points aux Slytherin de seconde année qui envoient des boules puantes dans les cabine des filles de Ravenclaw ! dit-il, alors que les autres en profitaient pour s'éclipser.
-De quel droit me donnes-tu des ordres, Potter ? Tu n'es pas Préfet-en-Chef que je sache; moi si ! Lui rétorqua Draco.
Harry devint rouge de colère et serra rageusement les poings. Il était toujours furieux de ne pas avoir été nommé préfet alors qu'il se sentait tout à fait capable d'assumer cette responsabilité.
-Touché, on dirait, Potter !Remarqua le Slytherin en arborant un sourire satisfait.
Harry ne put en supporter davantage. Il fondit sur Draco et le plaqua contre la cloison du train en lui retenant les poignets au dessus de la tête. Ce dernier ne se débattait pas. Il savait très bien qu'il avait moins de force qu'Harry et que cela ne servirait donc à rien.
Le Gryffindor rapprocha son visage si près de celui de son ennemi que leurs souffles se mélangeaient. Le jeune homme blond plongea ses yeux anthracites dans les lacs de jade du Survivant, sans ciller et sans ommettre de garder son masque inexpressif. Ils se toisèrent alors un moment avant que Harry ne prenne la parole:
-J'ai les nerfs à fleur de peau en ce moment alors ne t'avises plus de me provoquer Malefoy.
-Sinon quoi ? Articula Draco.
Harry ressera sa prise sur les poignets de Draco puis les relâcha. Ce dernier massa ces poignets meurtris puis afficha un sourire de triomphe en écartant une mèche blonde qui retombait sur son oeil droit. A son tour, il se rapprocha de son vis-à-vis pour le coincer contre la cloison opposée. Cependant, il n'eut pas besoin de sa force, seulement de son charisme. Les deux jeunes hommes se dévisagèrent longuement. Harry dont le coeur battait la chamade dit alors:
-A quoi ... joues-tu Malefoy ?
-J'ai vu comment tu me regardais, répondit simplement le Slytherin en approchant son visage de plus en plus près; tellement que les yeux de Harry commençaient à se fermer.
Mais il les rouvrit bien vite: le couloir était désert, Malefoy avait disparu.
Dans la cabine des Préfets, Ron et Hermione se bécotaient tels des ventouses, profitant de l'absence d'autres Préfets (mis à part une Serdaigle qui pour le moment était avec ses amies) pour se l'attribuer à eux seuls. Harry s'assit tout de même et regarda par la vitre la Landes Anglaise défiler à (trop ?) grande vitesse en pensant à Draco. Ses longs cheveux blonds presque blancs, ses yeux de glace qu'il avait pu contempler de si près, son...
-HARRY ! HARRY ! Qu'est ce qu'il y a ? Quelque chose te tracasse ? Demanda son amie, une main rassurante posée sur son épaule.
-Non rien.
-Si il y'a quelque chose, tu sais bien que je le voie.
-Tout va bien, Hermione ! Répondit Harry en insistant bien sur chaque mot. Laisse-moi maintenant.
Sur ce, il sortit du compartiment et sursauta lorsque Draco Malefoy apparut brusquement devant lui.
-Comme on se retrouve Potter ?
-Merde, qu'est ce que tu fiches ici ? T'as campé là ou quoi ?
-Précisément !
-Dégage, c'est ce que tu fais de mieux d'ailleurs, comme tout à l'heure !
Le Gryffindor eut à peine le temps de terminer sa phrase qu'une violente secousse le projeta vers l'arrière du train: l'Express Hogwarts venait d'accélérer dangereusement. Draco amortit la chute de Harry.
-Potter, je ne suis pas un putain de coussin ! Et tu n'es pas tout léger ! Protesta Draco.
Ils se relevèrent. Des dizaines de têtes dépassaient des cabines.
-Nous devrions aller voir le mécanicien à l'avant pour savoir ce qu'il se passe. Viens Malefoy.
Les deux jeunes hommes se dirigeaient vers la locomotive tandis que le train prennait de plus en plus de vitesse.
Hermione, quant à elle, demandait à tous les élèves de rester assis dans leurs cabines. Inquiète, elle regarda pas une fenêtre. Le paysage défilait de plus en plus rapidement. Elle vit alors quelque chose qui la fit frissoner et ne put retenir un petit cri d'effroi.
La jeune fille sortit en trombe de la cabine.
-HARRY ! N'allez pas à l'avant ! Il y a un virage très serré plus loin. A la vitesse à laquelle nous avançons, le train risque de dérailler.
-Je pense que nous devrions ramener les élèves situés à l'avant dans les cabines arrières, proposa Draco très calmement.
Les deux Gryffingor échangèrent un rapide coup d'oeil étonné et s'exécutèrent. Lorsque ce fut fait, ils ne purent qu'attendre l'inévétable.
Dans un bruit rivalisant avec un puissant grondement de tonnerre, le train dévia de sa trajectoire et quitta les rails. Les vitres explosèrent sous le choc. Les élèves étaient projetés dans tous les sens. Certains criaient. D'autres pleuraient. D'autres encore priaient Merlin.
On entendait les baggages tomber dans un bruit sourd et les animaux s'agiter dans leurs cages. Enfin un grand fracas et tout cessa.
Plus un bruit.
Il venait de se passer une chose terrible; une chose qui ne s'était jamais produite depuis la création de la plus grande école de sorcellerie d'Angelterre: à 15h48, L'Hogwarts Express avait dérailler.
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En espérant que cela vous ai plu.
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-xXx-
Mione90
