Les Secrets Interdits du Placard à Balais


Auteur : Anthea Rose.

Traductrice : Cyzia.

Beta : Myschka, (merci ma belle).

Warning : Cette histoire a un rating R (M) pour l'usage répété (vraiment !) de langage cru et pour son contenu sexuel. Il s'agit bien évidemment d'un slash, bien que je ne pense pas que cela influence en quoi que ce soit le rating… lisez autant que vous le permettent vos valeurs morales et vos inhibitions.

Disclaimer : C'est un fait qu'Harry Potter, Draco Malfoy, Ron Weasley, Hermione Granger, etc, etc… appartiennent tous à la riche et géniale auteur de la série, j'ai nommé J.K.Rowling. Bien évidemment tout le contexte de base lui appartient, mais le reste sort de l'esprit torturé de votre bien-aimée servante, moi… alors s'il vous plait, ne m'intentez pas un procès à moi, pauvre petite auteur solitaire de slash…

(Note de Cyzia : et bien évidemment la traduction est la mienne)


Chapitre 7 – Rendez-vous et manucures…


Un blond solitaire avançait calmement dans les couloirs des cachots, une petite boîte sous le bras. Les torches réfléchissaient la lumière, sur les murs suintants dans l'obscurité qui l'entourait, et lui donnaient un air étrange avec ces reflets dorés sur sa chevelure et au fond de ses yeux gris.

Il s'arrêta abruptement devant une porte à l'allure austère et solide, son bois en acajou sombre gravé de runes protectrices. Il toqua avec insistance, puis attendit.

- « Qui est là ? », lança une voix irritée, frustrée d'être dérangée à pareille heure.

- « Ce n'est que moi. », répondit Draco, souriant d'un air satisfait. Il entendit des marmonnements mécontents depuis l'intérieur de la pièce, attendit encore quelques secondes avant que la porte ne s'ouvre avec brusquerie.

Il pénétra dans la pièce exiguë, observa les murs par habitude, murs qui étaient davantage, en fait, des étagères croulant sous un large assortiment d'ingrédients et de divers vestiges et restes de créatures en bocaux. Il se présenta alors devant l'homme attablé au bureau massif qui faisait face à la porte.

- « Bonsoir, Severus », annonça paresseusement Draco, passant une main leste dans ses cheveux. « De jolies roses que voilà… Aurais-tu un admirateur secret depuis peu ? »

Il tendit une main vers le vase noir posé sur le bureau de son maître de potions, où s'épanouissaient de superbes roses rouge sang. La tête de Snape se releva à cette remarque et grimaça.

- « Que faites-vous à cette heure-ci à arpenter les couloirs, Monsieur Malfoy ? », éructa Snape, retournant son attention sur le parchemin qui lui faisait face. « Il est presque vingt-deux heures. Retournez à votre dortoir. »

- « Je me promenais tout simplement dans les environs. », lui répondit le blond prenant une des roses en coupe dans sa main et l'observant avec fierté. « Et je me suis arrêté pour te souhaiter une bonne nuit. »

- « Eh bien, c'est fait », marmonna Snape. « Bonne nuit, Malfoy. »

- « Sur quoi travailles-tu à une heure si tardive ? », s'enquit Draco avec calme, observant attentivement les parchemins s'étalant sur le bureau. Le professeur soupira, releva sa tête et regarda l'astucieux blond.

- « Je prépare mes leçons pour lundi à venir… », ses yeux sombres se plissant à la curiosité de son étudiant favori. « Pourquoi le demandes-tu ? »

Draco haussa les épaules, délaissa le bouquet de roses et s'avança plus avant vers la table. Il aperçut le regard blasé de son aîné, et s'en servit à son avantage en lui souriant avec malice.

- « Je peux y jeter un œil, Sev ? », ronronna le blond en se rapprochant doucement des documents. Il haussa un sourcil en signe de connivence.

- « Est-ce là tout ce que tu veux, voir les leçons en avance ? », Snape roula des yeux. « Tu n'as pas besoin d'un avantage injuste, Malfoy. Tu es déjà le meilleur de ton année. »

- « Oh, je sais, je voulais simplement -… », il fit une pause et dans un soupir de réflexion, « Je voulais simplement faire quelques recherches en avance. Tu sais, j'aimerais beaucoup devenir moi-même Maître en Potions un jour… ».

Snape lui lança un regard sombre. Draco lui répondit par un sourire charmeur, sachant très bien que la seule chose que pensait Snape à ce moment c'était qu'il n'était qu'un tas de merde.

- « Bien. », marmonna Snape tout en déposant quelques feuilles devant son élève favori. « Nous préparerons une potion d'adrénaline. Vision plus aiguisée, meilleur odorat, ouïe plus développée, etc… »

- « Fascinant ! », déclara le blond s'éloignant déjà doucement du bureau. « Merci beaucoup, Sev. »

- « Va te coucher, Malfoy. », le renvoya Snape lui montrant la porte du doigt. Draco le salua de la main avec enthousiasme, se moquant ouvertement de son professeur, alors que la porte s'ouvrait.

- « Bonne nuit, Severus », lança-t-il une dernière fois alors qu'il franchissait déjà la porte et qu'il la refermait dans un bruit sourd.

Snape marmonna dans sa barbe, avant de lancer un rapide sort de fermeture sur sa porte d'entrée.

- « Foutus arrivistes ! », puis il retourna à son parchemin où il écrivit ses dernières notes.

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Draco longeait à nouveau les couloirs des cachots aussi paresseusement qu'il l'avait fait un peu plus tôt. Il se souriait à lui-même, plutôt fier de lui-même et satisfait ; c'était si facile d'obtenir ce que l'on désirait quand on était favorisé…

Il s'arrêta trois portes après celle de l'office de Snape, sortit élégamment sa baguette de sa robe et la tapota à trois reprises sur le bois grossièrement ouvragé.

- « Biddeus Ouvriri », chuchota Draco. Il attendit un instant avant de l'ouvrir et d'y pénétrer rapidement.

La pièce dans laquelle il se trouvait à présent n'était pas bien grande, mais donnait malgré tout un sentiment confortable d'espace. Des tentures de soie verte émeraude étaient accrochées au mur, des motifs dorés arachnéens se faisaient argentés sous les miroitements des flammes de la cheminée. Deux torches révélaient une large bibliothèque et un assortiment de divans en cuir noir coordonnés, l'un était une causeuse à deux places et l'autre un confortable fauteuil. Ils étaient disposés de sorte à faire face à une cheminée en pierre brute, que Draco enflamma d'un geste négligent de sa baguette.

Deux portes décoraient encore les murs. L'une, Draco le savait, donnait sur une petite, mais somptueuse, salle de bain, et la seconde sur une chambre comprenant un lit simple plutôt large.

Il n'avait jamais eu besoin de la chambre, bien qu'il eût en de maintes occasions pensé à en faire usage pour des rendez-vous d'un soir. Cependant, la possibilité de l'utiliser lui avait toujours semblé bizarre, alors même qu'elle aurait été parfaite pour cela. Aussi le lit était resté vierge et somptueux, attendant dans la pénombre de cette pièce cachée.

Un bureau se tenait contre l'un des murs de la pièce principale, et c'est vers cet endroit que Draco se dirigea. Il posa sa boite noire et entreprit de la délester de son contenu, libérant de ses profondeurs flacons après flacons d'ingrédients de potions, un petit chaudron argenté, et pour finir une large spatule.

Après avoir disposé l'assortiment d'objets sur le bureau, il se dirigea vers le sofa, dont le cuir était à présent réchauffé par le feu de cheminée. Il s'y allongea, étirant ses bras sur ses côtés et soupirant. Il n'avait plus qu'à attendre désormais.

Il ne devrait pas avoir longtemps à patienter.

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Harry avançait lentement au plus profond des cachots. A chaque tournant, il se renfrognait et continuait encore plus prudemment. Les cachots étaient inquiétants même durant la journée, aussi, s'y aventurer la nuit, alors que nul bruit ne s'y profilait, n'était pas des plus rassurant.

Bien qu'il tînt fermement la carte des maraudeurs dans sa poigne et qu'elle lui indiquait que personne ne s'approchait, il progressait prudemment sous la cape d'invisibilité de son père. Il s'observait lui-même marcher le long d'un corridor qui lui indiquait qu'il venait de passer à côté d'une pièce où un certain Severus Snape tournait en rond. Encore quelques pas, encore quelques portes,… et oui, il était arrivé.

Derrière la porte, le nom de Draco Malfoy restait immobile, semblant l'attendre.

Harry observa la porte, fronçant les sourcils. Faite de bois grossier, jamais elle n'attirerait l'attention ou la suspicion de quiconque. Il sortit le bras de sa cape, et juste pour voir si c'était la vérité, l'ouvrit en tournant la poignée.

Et ça l'était, en effet. La pièce lui faisant face était un minuscule placard à balais, abritant beaucoup de poussière et quelques familles d'araignées. Harry éternua quand une légère vague de poussière lui chatouilla les narines. Plus au fond, il entraperçut une litière de chat débordante.

- « Rusard a dû utiliser cet endroit à un moment donné… », songea-t-il, essayant de tousser le moins fort possible, connaissant la proximité du bureau de Rogue. « Eh bien, c'est maintenant ou jamais… »

Il plongea une main dans ses robes, en libérant sa baguette, et, après avoir jeté un œil des deux côtés du couloir, laissa glisser sa cape de ses épaules. Il tendit le bras et frappa la porte de sa baguette à trois reprises.

- « Biddeus Ouvriri », murmura-t-il. Il patienta un instant, repliant sa cape dans ses bras, puis fit tourner le loquet.

La porte laissa la place à une pièce aux couleurs chaudes et chatoyantes d'un feu de bois, elle était de taille plutôt moyenne, mais élégamment agencée. Il s'avança observant attentivement les alentours, avant de refermer la porte dans un léger 'click'.

C'est à ce bruit qu'émergea une tête à la chevelure blonde du sofa. Draco Malfoy, ses cheveux à hauteur de menton reposant sur le sommet du dossier en cuir noir, tourna son visage délicatement, un sourire narquois aux lèvres.

- « Tu es en retard, Potter… », remarqua-t-il, fixant le brun accoudé au battant de la porte.

Harry secoua sa tête légèrement et soupira. Il posa avec attention ses affaires à même le sol, puis se tourna vers le blond et lui lança un regard sombre.

- « Va te faire mettre, connard ! », lâcha-t-il, ses yeux verts vibrant de colère.

Malfoy haussa un sourcil d'étonnement, se voulant légèrement offensé.

- « Déjà ? », proposa-t-il, sa bouche se transformant en sourire malicieux.

- « Je viens juste de passer deux heures à réconforter Hermione… », rétorqua Harry, se tenant loin du feu, dans les ténèbres de la pièce. « Elle a passé sa soirée entière à pleurer dans la salle commune, quand ce n'était pas cachée derrière un livre… »

- « Pourquoi ? », demanda Draco. « Personne d'autre n'a lu la lettre… »

- « Elle est persuadée que la prochaine attaque sera bien plus publique… », explique Harry, se renfrognant encore. « Et après y avoir repenser un peu, je suis du même avis. »

- « La prochaine attaque ?... », s'étonna Malfoy, se voulant dénigrant. « S'il-te-plaît, je crois avoir accordé à Granger jusqu'à présent bien plus de ma précieuse attention qu'elle ne le mérite. Une autre attaque l'amènerait probablement à s'imaginer qu'elle a une quelconque particularité ou importance à mes yeux… »

- « Si tu pouvais juste fermer ta grande gueule… », grogna Harry. Malfoy soupira, puis se détourna de sa personne et fit face au feu crépitant.

- « Je t'ai par ailleurs déjà informé que j'allais y mettre un terme. », dit-il calmement. « A la condition, bien sûr, que ton… conseil porte ses fruits et me donne satisfaction… Tu es bien venu avec une idée, n'est-ce pas ? Ou alors es-tu venu me supplier d'arrêter sans rien en retour ?... »

Harry resta immobile un instant, pensif. Il ne savait toujours pas vraiment pourquoi il avait décidé de venir… Se pouvait-il qu'il puisse réellement s'associer civilement avec quelqu'un qui avait heurté son amie à ce point ?... Il n'en était pas certain.

Mais la peine d'essayer ne lui semblait pas si grande, en tous les cas pour un soir, pour un essai.

- « Je suis venu avec une idée. », annonça-t-il finalement, portant une main à sa poche et se dirigeant vers la causeuse. Malfoy se tourna vers lui et l'observa alors qu'il le vit prendre place à ses côtés.

- « Parle », dit-il d'une voix traînante, puis il sourit.

Harry lui désigna un flacon au contenant couleur lavande dans sa main, son visage étrangement calme.

- « C'est quoi ce putain de flacon ? », éructa le blond pointant la bouteille. « Ca a l'air moldu, ce truc ! »

- « C'est tout simplement parce que ça l'est, en effet… », affirma Harry, récupérant quelques boules de coton de sa poche. « Je l'ai emprunté à Ginny. Apparemment, Hermione la laisse le lui emprunter quand elle ne se souvient pas du sort qui fait le même effet. »

- « La belette femelle ? », demanda Malfoy, sa voix pleine de dédain, s'adossant contre le canapé. Harry continuait à affirmer de la tête, alors qu'il dévissait prudemment le bouchon en plastique. Il présenta un bout de coton à l'extrémité du flacon, le retourna hâtivement quelques secondes.

- « Bien. », Harry reposa le flacon sur la table et tenait le coton délicatement entre ses doigts. « Donne moi ta main. »

- « Quoi ! », s'écria le blond, sa mâchoire tombant d'étonnement à cette demande.

Harry réaffirma ses dires une nouvelle fois et tendit sa main comme pour attraper celle du blond.

- « Tu voulais mon aide… », lui rappela-t-il, s'énervant légèrement.

- « Qu'est-ce que c'est ce putain de truc rose ? », exigea de savoir le blond, en désignant la boule de coton.

- « Du dissolvant ! Ca permet d'ôter le vernis à ongles ! », répondit amèrement le brun. Il se réjouit cependant au visage horrifié du blond.

- « Je ne porte pas de vernis à ongles ! », affirma Draco, lui tendant ses mains fièrement pour le lui prouver. Le garçon aux cheveux d'ébène ne put réprimer une exclamation d'amusement et sourit, une lueur démoniaque brillant dans ses yeux verts.

- « Ils brillent davantage que les cheveux gras de Rogue ! », se moqua Harry. « Tu utilises du vernis transparent. Je sais que c'est le cas. »

- « N'insulte pas Severus !... et… et comment par tous les saints peux-tu le savoir ! », rétorqua Draco, sa voix croissant en volume. « Tu as passé des heures à mater mes putains de mains ou quoi, Potter ? »

- « Non, mais j'ai eu tout le loisir d'observer ta baguette de très près pas plus tard qu'hier, quand tu la pointais sur ma gorge… », nota Harry calmement. « Et j'ai remarqué que tes ongles, eh bien… reflétaient la lumière du soleil d'une façon fort peu naturelle… »

- « Ok… », lui accorda aigrement le blond. « Bien, sale con, je porte du putain de vernis à ongles… Mais je ne vois pas quel mal il y a, à vouloir avoir des ongles soignés et propres. Je n'ai pas besoin d'avoir l'air de sortir d'un cours de botanique de trois heures pour être un putain d'hétéro ! »

- « Relaxe », lui ordonna le brun se retenant difficilement de se moquer ouvertement de son vis-à-vis indigné. « Tu pourras toujours les garder propres… Evite juste qu'ils soient si … brillants… Maintenant, donne moi tes mains ! »

- « Va te faire foutre, Potter », bredouilla le blond dans sa barbe, lui lançant des poignards argentés dans ses yeux verts. Il marmonna encore quelques instants, puis, finalement, accéda à sa demande.

Il tendit sa main vers celles, mates, du brun et détourna le regarda aussitôt que la peau chaude rencontra la sienne. Il pouvait encore sentir le regard émeraude posé sur son visage et rougit.

- « Finissons-en, Potter », lâcha-t-il, une fois prêt à lui faire face et à le regarder dans les yeux.

Mais Harry ne le regardait plus.

Ses yeux étaient ancrés en fait dans les deux mains jointes, toutes deux gelées à présent, se frôlant à peine, contrairement à la chaleur qui se propageait en eux du à leur toucher. Leur peau se contrastait si parfaitement… si pâle et si mate.

- « Potter », l'interrompit prudemment Draco. Harry cligna des paupières, puis se fixa sur lui, ses lèvres ourlées de façon à ce qu'on ne devine pas ce qu'il pense.

- « Oh, oui, c'est vrai », bafouilla-t-il, tout en pressant le coton humide sur le pouce de son ennemi. Sa respiration s'était faite plus lourde, et il souhaita un instant s'être débarrassé plus tôt de sa robe d'écolier. La chaleur du feu était étouffante, il en était bien trop près.

Malfoy restait immobile sur le canapé, incapable de bouger d'un centimètre. Il ne s'était jamais senti aussi proche de Potter, il suffoquait. Le brun était penché sur ses mains, ses cheveux tombant par épis sur ses yeux, ses lèvres s'ourlant d'application alors qu'il faisait de petits cercles sur les doigts du blond.

Il se sentait bien trop près.

Bien trop proche de lui…, sans pouvoir cependant bouger.

Harry lécha ses lèvres inconsciemment tout en continuant, passant d'un ongle à l'autre. Malfoy sentit ses membres s'ankyloser, il tenta une profonde inspiration, essayant de se relaxer. Il avait l'impression de ne pas pouvoir se libérer de la tension qui progressait dans ses veines.

Il commençait à transpirer. Satané feu de cheminée ! Il n'aurait jamais du l'allumer… Il faisait vraiment trop chaud dans cette putain de pièce à la con.

- « L'autre main. », annonça Harry avec calme sans se soucier de lever la tête. Malfoy fit comme il le lui demandait et tendit sa seconde main, déjà moite.

Il respirait sur ses articulations, chaleur qui n'arrangeait en rien celle du feu.

- « Tes doigts sont si rigides ! », dit Harry, fixant son 'travail'. « Tu peux te décontracter un peu. Tu ne te feras pas mal en bougeant un peu… »

- « Je suis tout à fait décontracté. », mentit Draco. « Tu as bientôt fini ? »

- « Deux doigts », répondit Harry, retournant à sa tâche. Draco haleta, mourrant d'envie de retirer sa main, mais se sentait étrangement piégé. Il ne pouvait la bouger. Elle était comme… captive. Gelée, immobile entre ses mains et ses lèvres entrouvertes.

- « Fini ? », réussit-il à articuler. Harry secoua sa tête rapidement.

- « Un dernier », répondit Harry, prenant son auriculaire entre ses doigts et y frottant le coton.

Il attendit patiemment, essayant avec presque du désespoir de contrôler sa respiration hâtive et difficile, que sa main soit libérée.

Draco la pressa contre son corps immédiatement dès que ce fut le cas, sous l'œil déconcerté du brun.

- « Pas si mal, non ? », dit Harry rapidement dans le but de dissiper toute tension. Il déposa les boules de coton dans sa poche et referma le bouchon du flacon.

Malfoy se retrouva entrain d'acquiescer sans même s'en rendre compte fixant toujours l'autre garçon. Rien n'était arrivé,… et pourtant il avait l'étrange impression que quelque chose était justement arrivé sans que lui-même ne réalise ce qui était arrivé, et même qu'il ne savait réellement pas ce qui s'était passé.

Il vaut mieux oublier ça, songea Draco abruptement voulant s'en convaincre à tout prix. Ce n'était rien du tout !

- « A présent, nul ne pourra dire que tu es fan de manucure… », tenta vainement Harry, après que le blond ait échoué dans sa tentative de paroles. Malfoy revint alors soudainement à la réalité et se renfrogna.

- « Oui, je suppose… », répondit le blond dans un murmure. Il frôlait de son pouce un de ses ongles et songea à quel point celui-ci lui semblait nu.

- « Bien. », dit Harry, se relevant. « A ton tour, maintenant. »

- « Hum ? », se redressa le blond aussi, par habitude. « De quoi tu parles ? »

- « Tu dois me donner des cours de soutien en Potions… », répondit Harry, fronçant les sourcils. « Ou alors, avais-tu prévu de t'en aller ?... »

- « Non, bien sûr, on a fait un marché. », dit Draco se tournant vers le bureau. « Et de toute façon, j'avais déjà tout préparé… Prends place à la table, on va commencer. »

- « Bien », répondit Harry ne sachant à quoi s'en tenir et sentant le regard du blond dans son dos alors qu'il s'installait. Quelque chose lui avait semblé étrange pendant un bref instant… quelque chose de tout à fait inhabituel venant du blond insensible que Malfoy était en général.

Mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus… Il avait l'air fin à présent.

Ca ne devait être rien d'important. Peut-être l'avait-il même imaginé ?...

C'est bizarre…, pensa Harry pour lui-même. J'aurais pu jurer qu'il avait l'air… stupéfait… Mais pourquoi serait-il stupéfait que je lui ôte son vernis à ongles ?...

Ca n'a aucun sens. Il secoua sa tête un bref instant, tentant de retrouver ses esprits. Cette pensée ne correspondait tout simplement pas avec l'idée qu'il se faisait de Malfoy. Il l'oublierait.

Le feu reprenait vie alors que les deux garçons s'installaient autour du bureau, leurs visages assombris dans la lumière crépitante orangée.

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Note de Cyz'. : Alors mes chéris, je suis désolée, je vais pas vous traduire la note de fin d'Anthea, elle n'a aucun sens dans ce contexte ci… Elle remercie les reviewers pour l'avoir fait poster plus vite… Et évidemment, comme ça fait quelques temps que je n'ai moi-même pas posté (trop occupée par d'autres écrits…), c'en est risible !

J'espère cependant que vous avez aimé ce chap ! On entraperçoit enfin le fameux placard à balais du titre… C'est un lieu que, vous verrez, vous apprécierez grandement dans la suite…

Je remercie tous les reviewers !Ainsi que les reviewers anonymes : Macatou,…

Je vais me remettre en selle, c'est promis les loulous, j'étais penchée davantage sur 'les enfants du destin' les derniers temps… Mais pour les fêtes, je m'étais promis d'avancer au moins d'un chapitre par fic ! et j'essaierai de tenir par la suite un post mensuel par fic ! ouh lala que de promesses à tenir, ça va pas être du gâteau !

Je remercie ma Myschka adorée pour ses correc…

Merci à Melissandre pour ses encouragements ! Vivement que je puisse lire ta nouvelle fic, elle semble géniale !

Et je vous souhaite encore avant de vous laisser une très bonne et heureuse année à vous tous !

Gros poutous,

Cyz'.