Roukia : réponse à ta question juste ci-dessous

Bonne lecture à toutes et à tous

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Sirius Black se réveilla en sursaut.

Plusieurs étages en-dessous, dans la tour Griffondor, une porte venait de claquer bruyamment. Il se redressa dans son lit et en écarta les rideaux, se demandant ce qui se passait. Il se faufila hors du lit et vers la porte. Quand il fut sur le pallier, il regarda avec précaution autour de lui, puis prit une grande inspiration et le fit. Il sentit le changement se répandre dans son corps, il sentit la terrible douleur comme ses os se déformaient dans une nouvelle configuration, comme ses organes internes changeaient et qu'ils se métamorphosaient en ceux d'une autre créature.

Ses pattes atterrirent doucement sur le sol de pierre. Il tourna sa tête pour voir sa queue remuer. Il se sentait assez satisfait de lui. Il n'avait pas dit aux autres qu'il faisait cela, qu'il se transformait quand il en sentait le besoin, pour mieux s'entraîner. Oui, c'était douloureux, mais cela lui donnait un incroyable sentiment de pouvoir de se sentir capable d'exécuter de la magie aussi avancée, et pour quelque chose qui était si rare, à l'âge de quinze ans. Il avait été très, très impatient qu'ils puissent accompagner Remus pendant la pleine lune. Il était prêt depuis que le trimestre avait commencé... Bien avant cela, en fait, mais James avait insisté pour qu'ils continuent à attendre que Peter soit prêt.

Sirius aimait être dans sa forme canine. Il pouvait sentir des choses qu'il ne pouvait pas sentir en humain. Il pouvait entendre incroyablement bien. Il commençait à avoir l'impression que son nez et ses oreilles étaient bouchés quand il avait sa forme humaine, tellement la différence était marquée. Être un chien le faisait se sentir plus vivant qu'il ne l'avait jamais été dans sa vie.

Maintenant, il commença à descendre l'escalier en colimaçon sous sa forme de chien, allant vers la source du bruit. Cela provenait du dortoir des première année, au deuxième étage. Les cinquième année étaient au sixième niveau, haut au-dessus de la salle commune. Il fit une pause un étage au-dessus du dortoir des première année, saisissant des bribes de leur conversation, même à travers la lourde porte.

« Tu sais ce qu'est baiser, n'est-ce pas ? »

Que diable ?... Pourquoi les première année parlaient de cela ? se demanda-t-il. Puis il entendit les voix dans la salle commune en dessous, les sons non bloqués par les portes ou les murs, ou atténués par l'ouïe humaine...

« Remus ! Ce garçon nous a entendu ! »

« Ne t'inquiète pas, Lily. Nous avons la cape. Cela va bien se passer... »

Sirius remonta en silence les escaliers et reprit forme humaine avant de rouvrir la porte de son dortoir et de tituber jusqu'à son lit. Il se jeta sur son oreiller. Elle était avec lui. Un de ses meilleurs amis. Il avait envie de taper dans quelque chose ou quelqu'un. Il se sentait... incroyablement en colère contre lui-même. C'est tout de ta faute, fit la voix accusatrice dans sa tête. Il ne pouvait pas se résoudre à haïr Remus. Il ne blâmait pas du tout Remus en fait. Tu as tout foutu en l'air, et maintenant elle te hait.

Cela s'était produit après le match de Quidditch qui était tombé le samedi suivant directement l'anniversaire de Lily. Lily courait après Sirius depuis des années, bien qu'elle prétende s'en moquer. (Elle ne se débrouillait pas très bien pour cela) Cela avait été franchement embarrassant pendant les trois premières années d'école, quand il se désintéressait complètement des filles. Elle devenait écarlate quand il était alentour, et quand il était parti, (et parfois même quand il ne l'était pas), les autres lui donnaient des coups de coudes et des clins d'œil pour le taquiner sur sa petite amie. Cela l'avait presque fait haïr Lily. Après tout, c'était une mademoiselle je-sais-tout insupportable. Qui voulait de quelqu'un comme cela pour petite amie, et avec des cheveux de ce roux terrible ? Quelqu'un qui était maigre comme un bâton, et pâle par-dessus le marché (Quand elle ne rougissait pas quand elle lui rentrait dedans).

Une fois, tard dans leur deuxième année, quand quelques quatrième année l'avaient taquiné dans la salle commune sur sa petite amie, il avait crié avec irritation « Elle n'est pas ma foutue petite amie ! Je préfèrerai être mort plutôt que d'être avec elle ! » Puis il avait vu qu'elle était encore dans un coin de la pièce. Elle avait levé les yeux avec une expression choquée sur le visage, et il avait senti le poignard de la culpabilité s'enfoncer dans sa chair. La culpabilité s'était accrue quand elle s'était enfuie de la salle commune, disparaissant pendant des heures. Elle n'est pas méchante, avait-il pensé plus charitablement quand il avait commencé à être assez tard et qu'elle n'était pas encore revenue. Elle sera probablement bien quand elle sera plus âgée.

James était parti à sa recherche après qu'elle ne se soit pas montrée au repas du soir. Sirius avait en fait commencé à se sentir quelque peu anxieux. Et s'il lui arrivait quelque chose à cause de moi ? avait-il pensé. Elle ne le laissait jamais copier ses devoirs... en dépit de sa faiblesse, elle était très scrupuleuse quant à ceci... mais elle l'avait aidé de nombreuses fois avec ses exercices. Il avait sans vergogne pris avantage du fait qu'il savait qu'elle ne le lui refuserait pas. Il l'avait utilisée de temps et temps, avait-il pensé, se sentant de plus en plus comme un goujat.

Il s'était assis en bas de l'escalier en colimaçon menant au dortoir des garçons, attendant, et finalement, James était revenu avec elle. Il était rentré avec son bras tendrement passé autour d'elle. Son visage était assez marbré, comme si elle avait pleuré. Sirius s'était enfoncé dans les ombres de la cage de l'escalier afin qu'ils ne le voient pas.

« Là, là. » lui avait doucement dit James. « C'est mon meilleur ami, et même moi je pense qu'il ne vaut pas la peine de faire toutes ces histoires » lui avait-il dit, faisant se renfrogner Sirius. Merci beaucoup, mon ami.

« Tu ne comprends pas. C'était... Il a dit qu'il préfèrerait être mort. Cela m'a simplement fait penser... Je... Je viens de recevoir une lettre de papa sur maman. Elle.... Elle est encore à l'hôpital... encore le cancer... » Elle enfouit son visage contre l'épaule de James, et il la tint et lui donna de petites tapes dans le dos, posant sa joue sur ses cheveux. Sirius grimaça. Malédiction. Il insultait à haute voix une fille dont la mère était mourante. Pourquoi est-ce que personne ne lui avait dit que la mère de Lily avait le cancer ? Parce que personne ne pensait que tu t'en souciais, voilà pourquoi, s'était-il répondu.

Les choses ne s'étaient pas améliorées en troisième année, et alors, elle suivait un traitement d'orthodontie par dessus le marché. Elle rougissait encore à proximité de lui, lui lançait encore des coups d'œil nerveux quand elle pensait qu'il ne savait pas. Quand ils faisaient des devoirs ensemble, elle était mieux. Elle pouvait se concentrer sur le travail et être plus professionnelle. Cependant, elle prenait les manière impérieuses d'un professeur à ces moments là, ce qui ne la rendait pas exactement plus attirante pour lui.

Puis, quand elle était rentrée des vacances de Noël pendant la quatrième année, c'était comme si elle avait subi une transformation. Soudain, ses cheveux étaient la plus belle chose qu'il avait jamais vu... Peut-être avait-elle trouvé un nouveau shampoing ?... Son appareil dentaire avait disparu. Il avait remarqué pour la première fois à quel point ses yeux verts étincelaient. Elle avait... Elle avait une nouvelle silhouette alors. Une silhouette mince, mais ce n'était définitivement plus un bâton.

Dès lors, Sirius black avait un problème. Il avait passé trois ans et demi à dire haut et fort qu'il n'avait rien à faire de Lily Evans. Le problème était... qu'il était alors tombé pour elle. Il était tombé de haut. Comment pouvait-il défaire tout ce qu'il avait dit depuis son arrivée à Poudlard ? Il n'en avait aucune idée.

Et pour empirer les choses, il pouvait dire que deux de ses amis l'avaient mauvaise pour Lily aussi. Peter ne l'inquiétait pas, mais Remus... et par dessus le marché, il était clair que Severus Rogue n'était pas immunisé contre les charmes de Miss Evans non plus. Alors, il avait eu l'impression qu'il tuerait Severus Rogue s'il venait à essayer de poser un doigt sur sa Lily. Sa Lily. Quand était-elle devenue cela ? Dans son esprit, la transformation s'était produite, et il n'avait aucune idée de quoi faire à ce sujet.

Après le match de Quidditch qui avait suivi de près son anniversaire, les Griffondors faisaient la fête dans la salle commune. James avait encore scellé le match, enchaînant les buts pour leur garder une avance sûre pour que l'attrapeur de Serpentard n'essaye même pas d'attraper le vif, ce qui avait signifié que leur attrapeur, aussi piètre qu'il soit, avait simplement eu à attendre qu'il se présente à lui pour le cueillir. En tant que batteur, Sirius avait joué un rôle important dans cela, envoyant des cognards foncer sur l'attrapeur de Serpentard tandis que celui de Griffondor filait vers la petite balle dorée.

Pendant la fête, Sirius avait noté que Lily était assise seule. Après avoir félicité James pour sa victoire, elle s'était retirée dans un coin pour lire. Leurs examens n'étaient pas avant deux mois. Il avait secoué sa tête. Quelqu'un devait enseigner à cette fille comment vivre. Il était allé en flânant jusqu'à elle et s'était assis à côté d'elle. Elle avait levé les yeux pour voir qui c'était, rougi et dit un petit « Bonjour. », et avait renfoncé son nez dans son livre.

« Tu sais, » avait-il dit d'un chuchotement de conspirateur. « J'ai entendu qu'il y a une fête où nous pourrions aller. Dans la salle commune de Griffondor. Une espèce de fête de victoire. »

Elle avait levé les yeux, lui souriant. Il lui avait rendu son sourire. Pourquoi, avait-il pensé, quand elle sourit... Elle va rompre de nombreux cœurs, avait-il instinctivement pensé, ne réalisant pas qu'il pourrait très bien être le premier.

Par des cajoleries, elle s'était laissée sortir de son coin et il avait pris des bouteilles de bièraubeurre pour chacun, l'attirant dans la foule des personnes riant près du feu, qui décortiquait encore les exploits de James. James avait lancé un sourire à eux deux, surprenant Sirius. Est-ce qu'il avait suspecté le changement de cœur de son meilleur ami concernant Lily Evans ?

La présence de Sirius avait semblé convaincre Lily de rester dans le cercle des gens près du feu pour le restant de la fête. Ils étaient assis l'un à côté de l'autre sur le tapis, et à un moment, estimant soigneusement l'instant, Sirius avait négligemment passé son bras sur son épaule. Elle l'avait soudain regardé avec de grands yeux quand il avait fait cela. Il lui avait fait un sourire chaleureux, et elle avait encore rougi, mais ce n'était rien comme lorsqu'elle était plus jeune. Il avait détecté que sa respiration avait changé. Il avait pu doucement passer sa main sur son cou et sentir son pouls rapide. Elle avait retenu son souffle quand ses doigts lui avaient brossé la peau. Hmm, avait-il pensé. Elle est plutôt sensible.

Sirius et Lily étaient restés comme les autres élèves étaient lentement partis, montant les escaliers au milieu de grands bâillements. Finalement, il n'était resté qu'eux deux. Sa peau avait encore l'air un peu rouge à la lueur du feu. Elle portait un simple chemisier blanc et une jupe noire, ses lourdes chaussures noires au pied, et les chaussettes remontées jusqu'au genoux. Il avait laissé ses yeux descendre très brièvement sur sa poitrine, puis revenir sur son visage, son bras encore passé autour d'elle. Il s'était rapproché et avait senti son souffle se saccader par anticipation. Devait-il dire quelque chose ? s'était-il demandé. Qu'aurait-il pu dire ? Après des années à dire je ne veux rien à voir à faire avec toi, ce serait voudrais-tu s'il-te-plaît être ma copine ? Mielleux. Trop mielleux. Il avait regardé dans ses yeux émeraude et décidé que parler était déplacé maintenant.

De l'action, pas des mots, avait-il pensé. Soudain, il avait couvert sa bouche avec la sienne, la tenant contre lui. Elle avait pressé ses lèvres contre les siennes, la bouche fermée, rencontrant sa pression avec une pression égale. Il avait ouvert ses yeux et trouvé ses yeux ouverts aussi, le regardant. Il s'était écarté d'elle.

« Tu n'es pas sensée regarder. » avait-il dit avec irritation. Cela n'allait pas aussi bien qu'il l'avait espéré. Elle s'était renfrognée.

« Tu le faisais. » avait-elle répliqué. Elle avait l'air quelque peu frustrée aussi. Est-ce qu'elle ne savait rien ? s'était-il demandé. Il n'était même pas sûr de se souvenir de combien de filles il avait embrassées. Était-il son premier ? Probablement s'était-il répondu. Qui d'autre l'aurait embrassée après tout ?

Il avait pris une grande inspiration et mis sa main derrière sa nuque, la tirant plus près de lui. « Détends-toi simplement. » lui avait-il chuchoté comme il pressait encore ses lèvres contre les siennes. En réponse, elle était devenue plus tendue que jamais, comme si elle s'était faite toute une montagne de l'opération. Ce n'est pas de l'Arithmancie, avait-il pensé, irrité.

Les lèvres de Lily étaient encore fermées contre les siennes. Elle ne sait vraiment rien, avait-il pensé, remontant sa main et tirant la mâchoire de Lily vers le bas avec impatience, et poussant sa langue contre ses lèvres. Cela l'avait fait involontairement ouvrir sa bouche, et il avait finalement projeté sa langue dedans, tenant sa tête en place. Elle avait commencé à se débattre contre lui, et il l'avait tenue plus étroitement. Elle avait fait un son particulier dans sa gorge et il avait pris cela pour un encouragement, descendant sa main vers sa poitrine...

Finalement, elle avait décollé sa tête de la sienne, ses yeux assombris par la peur. Elle avait sorti sa baguette de la poche de sa jupe et l'avait pointée sur lui. Son souffle était haletant, et elle avait l'air en colère et déçue. Il s'était énervé sur le moment.

« Oh, allez Lily. Rentre ta baguette. C'est juste un flirt. Ce n'est pas comme si tu ne m'avais pas voulu pendant toutes ces années... »Au moment même où il avait dit cela, il avait réalisé à quel point c'était terrible. Il avait toujours été une catastrophe quand il s'agissait de parler aux filles. Ses appâts ayant le plus de succès étaient ceux qui étaient silencieux : les coups d'œil significatifs à travers la bibliothèque, suivis par une jolie fille le rencontrant derrière le dernier rayonnage, le laissant l'embrasser sans un mot...

Lily s'était exclamée, et il avait su qu'elle ne se souciait pas de la dureté de ce qu'il avait dit. Il avait complètement raté cela, il avait réalisé. Alors, il n'avait plus seulement des années de rejet à défaire, mais aussi cela. D'accord avait-il pensé. Vas-y en force. De l'action et pas...

Mais comme il s'était avancé vers elle encore, elle avait pointé sa baguette et une gerbe d'étincelles avait jailli du bout, le frappant au visage. Il avait immédiatement senti sa peau bouger de son propre chef. Paniqué, il avait porté sa main à son visage.

« Aïe ! » avait-il crié, s'étant mis le doigt dans l'œil gauche, qui se trouvait près de l'ancien emplacement de sa bouche, seulement un peu plus bas et un peu plus à droite. Il passa avec précaution ses mains sur son visage. Son oreille gauche se trouvait à la place de son nez, et sa bouche était de travers sur son front, et son autre oreille était à l'envers sur le côté droit. Son nez dépassait maintenant du côté gauche de sa tête, et son autre œil était sur la droite, là où se trouvait son autre oreille. Il déplaça sa tête vers la gauche afin d'avoir à nouveau une sorte de vision binoculaire. L'œil sur le bas de sa mâchoire droite et celui sur le côté de sa tête était un peu trop éloignés pour que le monde semble d'aplomb.

« Que m'as-tu fait ? » avait-il crié, alarmé. C'était une très étrange sensation que de sentir son front s'ouvrir et se refermer comme il parlait, et il s'était aussi fait mal à cause du bruit, parce que son oreille avait été placée très proche de sa bouche. Elle s'était enfuie en courant dans les escaliers, et il s'était assis dans un fauteuil, fermant les yeux (regarder quoique ce soit était très désorientant pour lui), et soufflant bruyamment. Est-ce que quiconque avait jamais gâché quelque chose aussi spectaculairement ? s'était-il demandé.

Ses traits étaient restés assez mélangés pendant une semaine, et il n'avait pas pu s'entraîner à la métamorphose en animagus pendant ce temps. Il avait mentalement noté d'envoyer un sort à quiconque l'appelait Picasso quand il serait à nouveau normal. (Peter avait été particulièrement ennuyeux pendant cette semaine, ricanant à cause de lui en permanence, et Rogue était complètement insupportable) Aucune autre fille n'avait voulu s'approcher de lui entre-temps, et il avait eu beaucoup de difficultés à lire, manger et à se moucher. Se brosser les dents était assez sportif aussi. Parce qu'elle avait été paniquée, elle avait en fait manqué le sort, de telle sorte que c'était difficile pour que l'un des professeur puisse l'annuler. Le professeur MacGonagall lui avait assuré que ses traits migreraient à leur ancienne position en l'espace d'une semaine.

Entre-temps, Sirius ne savait jamais où ses yeux, sa bouche, son nez et ses oreilles étaient quand il se levait le matin, et ils étaient habituellement à un autre endroit lors du dîner par rapport au petit déjeuner. Bien que MacGonagall l'ait pressé, il n'avait pas révélé qui lui avait lancé le sort. Elle le connaissait bien alors, et même avec sa vision limitée, il avait pensé qu'elle arborait une expression disant 'Il l'a probablement mérité'. Secrètement, il était d'accord avec elle. Il n'avait pas parlé à Lily pendant cette semaine, et elle avait fait de son mieux pour l'éviter de toutes façons. Par ses yeux étrangement placés, il avait vu James la regarder avec les sourcils levés (un des sourcils de Sirius était du côté de son nez, et l'autre à côté d'un oreille). James avait du le suspecter mais il n'avait pas dit à MacGonagall que c'était Lily, c'était certain. Néanmoins, une rumeur avait commencé à se répandre disant que c'était Lily qui avait fait cela, parce qu'il lui avait fait des avances. Il avait du faire face à bon nombre de taquineries même après que son visage soit redevenu normal. Quelques personnes assez audacieuses avaient encore insisté pour l'appeler Picasso, mais cela avait commencé à mourir.

Puis il l'avait vue regarder alternativement Severus Rogue et Remus Lupin pendant tout le premier trimestre, ne le regardant presque jamais, et certainement pas de la même manière qu'avant. Entre-temps, à chaque fois qu'il était avec une autre fille, il souffrait en la comparant défavorablement par rapport à Lily Evans, et s'en éloignait en se sentant vaguement insatisfait et sans but.

Maintenant... maintenant, elle était avec Remus. Ils étaient en bas, juste maintenant, pensa-t-il, se forçant à rester au lit, se défendant de revenir dans la cage de l'escalier et d'avoir recours à l'ouïe supérieure qu'il avait en tant que chien pour écouter ce qu'ils faisaient dans la salle commune. Cela ne serait pas bien, se dit-il avec sérieux. Tu as eu ta chance, et maintenant elle est partie.

Il soupira bruyamment et se rallongea, fixant le baldaquin. C'était ce qu'il méritait, de toute évidence. Il avait été un goujat terrible pour elle pendant toutes ces années, et maintenant cela. Le maléfice de mélange de ses traits n'était rien comparé à cela. Et peu importe à quel point il savait qu'il l'avait mérité avec ses insultes et ses bassesses à son encontre, et ses avances incompétentes, et peu importe à quel point il savait que Remus méritait un peu de bonheur, il ne pouvait pas s'empêcher de sentir...

... Elle va briser des cœurs.

Il pensa c'est fait.

C'est fait et refait.