Chapitre 23 : Détresse et coups de poing

Harry vit Alpha venir de loin, et comme il y avait du monde près de lui, il pris ses jambes à son cou et s'éloigna de toute civilisation. Cependant vu qu'il était l'heure d'aller s'entraîner il ne put lire la lettre immédiatement –quoi qu'il trouva que la quantité de tranquilikor était conséquente. L'entraînement fut comme d'habitude, intense, rude mais constructif. Éreinté mais loin d'avoir envie de dormir, Harry alla comme bien souvent se promener près du lac. Il était si content, il s'imaginait déjà à Samedi soir. Drago beau, comme à l'accoutumé, brillant étincelant, royal, s'avançant vers lui un brin arrogeant pour lui offrir un verre. Il s'avançait tel un félin se balançant nonchalamment, l'œil séducteur avant de chantonner « Eh ! Potter, un verre ? » Harry secoua la tête. Beaucoup trop irréel, jamais Drago ne ferrais ça. Non, il serait plutôt près du buffet à se servir un verre, histoire de se désaltérer lui-même et lui juste à coté son verre vide en main. Drago se retourne et d'une voix cassante « Potter t'as soif, laisse moi te servir ? » Passant de la parole aux actes, le Serpentard verserait l'eau dans son verre jusqu'a en déborder là, lui Harry … Non, non, ça non plus ça va pas. Non, Drago serait plus entrain de….

Assit au pied de son arbre favori (car c'était toujours le même) Harry imaginait tous les scénario qui pourraient se produire le lendemain oubliant la réponse que lui avait faite le blond. C'est lorsque la nuit se fit plus fraîche qu'il se décida à rentrer. Il allait changer ses bandes apaisantes, non pas qu'il en avait vraiment besoin, mais c'était plus hygiénique. Se glissant sans un bruit entre les ronflements de ses camarades, il se fit beau et alla s'allonger sur son lit. Le sommeil, le gagna rapidement et il dormit bien trois bonnes heures cette nuit là.

Réveillé avant tous le monde, se demandant pourquoi il ne s'était pas précipité sur la lettre que lui avait écrite Drago comme il le faisait d'habitude, il déroula le parchemin et lu. Chaque mot qui défilait sous son regard, lui brisait l'âme, Harry porta sa main à son cœur qui battait à tout rompre, le souffle saccadé. Tremblant, il laissa son chagrin exploser. La tête enfouille dans son oreiller, il pleura encore et encore. Et dire que la veille, il s'imaginait voir le blond lui adresser la parole.

Ce Samedi, ne commençait décidément pas bien. Hermione regardait son ami brun traîner les pieds, le regard dans le vague, la tête basse, le dos voûté et une folle hystérique accrochée aux bras. Enfin Ron, s'était–il rendu compte de ce qu'il faisait subir au pauvre Harry ? La jeune fille laçait des regards réprobateurs à un rouquin qui se contentait d'hausser les épaules une grimace dessinée sur le visage. Hugues remarquant son agacement la serra doucement entre ses bras. C'est juste à ce moment là qu'arriva une troupe de Serpentards.

-Regardez moi ça. La honte des Serpentards, cracha l'une des filles présentent.

-Tiens ta langue Gladys si tu ne veux pas qu'il t'arrive quelques bricoles.

-Tu nous menaces ? Tu crois pouvoir nous effrayer ? Tu te crois en position de force ?

Hugues allait répliquer, mais aillant l'habitude de ce genre de situation, Hermione lui saisit la main et d'un signe de tête lui indiqua que cela ne fallait pas la peine de répondre. Cela eu pour effet d'énerver encore plus les verts et argents présents, renforcé par la présence de Crabbe et Goyle.

-C'est ça petit toutou à sa maman de Sang de Bourbe chéri,

-Remue bien la queue quand tu obéis, surenchérit un autre garçon.

Un fou rire méprisant parcourut l'assemblé des Serpentards. Ron furibond sauta sur le premier vert et argent qui lui faisait face, le point levé près à s'abattre sur ce dernier. Hélas Crabbe et Goyle férus de bagarre se jetèrent sur lui avant qu'il n'ait pu toucher un seul cheveu de son vis-à-vis. Le choc fut si rude que le rouquin hurla de douleur. Harry se jeta à son tour dans la bataille, frappant Crabbe dans le dos.

Quand McGonagall, alerté par les hurlements et la cohue des élèves se précipita, elle ne trouva absolument rien.