Valentin 38330 : la suite viendra en temps et heures. Mais j'alterne quand meme entre les deux fic.

Falyla : merci beaucoup pour tes encouragements qui me touchent beaucoup.

Et maintenant, bonne lecture à toutes et à tous

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Tout cela avait commencé en essayant simplement de passer une bonne nuit. Bill était fatigué du bruit autour de lui dans le dortoir des garçons de deuxième année.

« Je te parie que c'en est un. » dit Alex Wood avec un ton méchant dans sa voix.

« Et moi qu'il ne l'est pas. » contra Booth.

« Il l'est. »

« Non. »

« Si. »

« Non. »

« Alors pourquoi est-ce que Sirius Black lui a donné ce gobelet de sang ? Et l'ail ? Tu as vu la façon dont il a réagi à l'ail ? Et quand il a craché le sang partout… Même les Serpentards étaient dégoûtés. Si personne d'autre n'avait été là, je parie qu'il l'aurait bu jusqu'à la dernière goutte. »

Cela avait été assez spectaculaire, se souvint Bill. Faites confiance à Sirius Black pour faire la crème des blagues.

« Allez. Ils ne laisseraient pas un vampire assoiffé de sang à l'école. Quelle est ta prochaine proposition ? Que la préfète en chef est une banshee ? »

« Elle hurle tout comme. » rouspéta Orville Simpson d'une voix endormie.

« Ha ! » dit Alex, triomphant. « Tu as dit un vampire assoiffé de sang. Tu en connais une autre sorte ? »

Bill soupira. Il était très, très fatigué, ayant écrit un devoir d'histoire de la magie de un yard de long jusqu'à minuit, comprenant des choses que son père lui avait dites sur l'empereur Tibère, et maintenant il n'arrivait pas à fermer l'œil à cause du bruit dans la pièce.

« Quelqu'un n'a qu'à aller le voir et lui proposer de se laisser mordre, pourquoi pas toi, tu verrais comme cela ? » suggéra Bill avec irritation, frappant son oreiller. J'ai plus de sommeil à la maison avec un bébé qui hurle.

« D'accord. » accepta Rembert Leonard.

« Qui devrait le faire ? » demanda Orville Simpson, l'air plus éveillé. Bill entendit du mouvement et des bruits de pas sur le sol de pierre de la tour ronde.

Soudain, en une explosion de bruit, les quatre autres garçons écartèrent les rideaux autour de son lit et proclamèrent « Bill ! Bill le fera ! » Ils criaient joyeusement.

« Tu dois aller t'offrir à Rogue, Weasley. On va voir s'il te prend pour un quatre heure. » dit Booth, faisant claquer ses lèvres.

« Je ne me mêle pas de cela. » leur dit Bill, se demandant s'il aurait beaucoup de problèmes s'il leur lançait un maléfice à tous les quatre.

« C'était ton idée. » fit remarquer Booth.

« Est-ce que personne ici ne sait reconnaître un sarcasme quand il en entend un ? »

« Non. » dit Leonard, définitif.

« Si tu le fais… Tu pourras faire faire ce que tu veux à l'un d'entre nous, même s'il ne veut pas. » dit Alex avec un sourire tordu. Maintenant Bill se sentait légèrement tordu lui-même.

« Et pour quelque chose que tu veux faire ? »

Orville fronça les sourcils. « Que veux-tu dire ? »

Bill regarda Alex. « Je veux dire que si je fais cela, toi, » dit-il à son meilleur ami, « tu devras embrasser Mary Ann Boxwood. Sur la bouche. »

Alex perdit ses couleurs. « Non ! Pas possible ! »

« Si je peux demander à Rogue, un vampire hypothétique, selon toi, de me mordre dans le cou, tu peux embrasser la fille pour laquelle tu craques. »

« Je ne… » commença à dire Alex.

Il fut interrompu par Booth et Leonard, répétant en chantant « Mary Ann et Alex, Mary Ann et Alex… »

« La ferme. » dit Alex, grincheux, retournant dans son lit. Bill roula sur le côté pour dormir.

Le matin, Bill avait tout oublié de cela, comme s'il avait rêvé, mais Alex le lui rappela après le petit déjeuner, après le premier cours, et le deuxième, après le déjeuner, et après la fin de chaque cours de la journée. Il devait encore faire sa part du marché. Comme ils quittaient le dernier cours, Bill pensa 'Maintenant, je vais devoir trouver Severus Rogue et lui demander de me mordre.' Il grimaça à cette pensée. Beurk.

« Où est-ce que je vais le trouver ? » demanda Bill à Alex comme ils revenaient à la salle commune de Griffondor. « Et s'il est dans son dortoir ? »

Alex haussa les épaules. « Alors tu attendras plus tard. »

Quand ils atteignirent la salle commune, Bill se jeta dans une chaise près des fenêtres. On jouait aux échecs à côté. « Non, vraiment, » dit-il. « C'est un château immense. Comment suis-je sensé trouver une personne dans cet endroit. Il pourrait être n'importe où. »

Soudain, les sœurs jumelles de sixième année levèrent les yeux de leur partie d'échec. Bill ne pouvait pas se souvenir de leurs noms.

« Si tu cherches quelqu'un, demande à James et Sirius. » dit l'une d'elle.

« Ils semblent toujours savoir où se trouve tout le monde. » dit l'autre.

Bill se sentait très grincheux. Il ne voulait pas vraiment que quelqu'un résolve son problème. Alex lui fit un sourire diabolique. « Allez, toi. Monte dans leur dortoir et demande leur. »

Bill grimaça et se traîna dans l'escalier en spirale. Il traîna des pieds sur les marches de pierre jusqu'à ce qu'il arrive à l'étage où vivaient les sixième année. La porte était fermée, et il entendait une conversation étouffée derrière. Il frappa bruyamment, espérant qu'ils ne lui lanceraient pas un maléfice pour les avoir dérangé. Il entendit un bruit de pas s'approcher de la porte et elle fut ouverte par James Potter, qui sourit immédiatement quand il vit que c'était Bill.

« Weasley ! Salut. Que puis-je faire pour toi ? » Derrière Potter, Bill vit que Peter Pettigrew et Remus Lupin tiraient à la hâte les rideaux autour d'un lit à baldaquin avec beaucoup de parchemins posés dessus.

« Hum. Ces sœurs jumelles de ton année. En bas. Elles ont dit que tu pouvais aider à trouver quelqu'un. Dans le château. » Ajouta-t-il maladroitement. Potter eut l'air de comprendre et introduisit Bill dans la pièce, refermant la porte soigneusement.

« Bien, tu as frappé à la bonne porte. » lui dit Potter d'un ton de conspirateur. « Sirius ! Sors tu-sais-quoi. »

Sirius Black acquiesça et alla jusqu'à sa garde robe. Il ouvrit la porte, qui avait un miroir à l'intérieur, et farfouilla parmi quelques boîtes posées par terre. Cependant, dans le miroir, Bill pouvait voir que ce n'était pas de là qu'il sortit le tu-sais-quoi. Après, il vit Black tirer un bout de parchemin de la poche d'une robe qui était pendue dans la garde-robe. Black fit encore un peu de bruit avec les boîtes, et revint finalement avec le parchemin. Pettigrew, entre tous cria « Non ! » et sauta sur Black, se mettant entre lui et Bill, sans doute pour empêcher Bill de voir le parchemin.

« Tu veux qu'il la voie ? » demanda Pettigrew à Black, qui avait l'air chagriné.

« Désolé. Tu as raison. » dit-il doucement au petit garçon. Élevant la voix, il dit à Bill « Tu attends là. Tu vas avoir ton information, ne t'inquiète pas. Mais… Retourne-toi. »

Bill se tourna, et il remarqua que dans cette position, la porte ouverte d'une autre garde-robe faisait un angle parfait pour lui donner une vue claire de ce que Black faisait avec le parchemin dans le miroir sur la porte du meuble. Bill l'entendit dire, comme il touchait le parchemin de sa baguette « Je jure solennellement que ce que je vais faire n'est pas bien. »

Bill couvrit sa bouche pour les empêcher d'entendre son halètement (il n'était pas sensé pouvoir voir ce qu'ils faisaient) comme les lignes commencèrent à se dessiner toutes seules sur le parchemin. Il pouvait dire que c'était une carte. Une carte du château de Poudlard ! Mais comment cela l'aiderait-il à trouver Severus Rogue ?

« Alors, » dit Black, « qui cherchons-nous maintenant ? »

Bill déglutit. « Rogue. »

Il n'y eut rien d'autre que du silence derrière lui. « Rogue. » répéta Sirius Black sans inflexion.

« C'est cela. »

James Potter dit « C'est facile. Nous venons juste de le quitter. Il est en bas, dans le donjon de potions. »

« Sirius ! » disait Pettigrew maintenant. Bill entendit le parchemin être froissé. « Regarde à quel point leurs points sont proches ! C'est comme… comme un seul point ! » Bill voulait se retourner, mais il se força à rester en place.

« Je vais descendre là-bas. » entendit-il dire Sirius Black, avec rigidité, de toute évidence très en colère.

« Non, Sirius. » dit Potter, la voix tremblante. « Tu ne sais pas… »

« Mais… et si… tu sais… »

James Potter avait l'air très ennuyé. « Oh, allez Sirius. Tu es le seul qui croit vraiment cela… »

« C'est pas vrai ! Même les Serpentards… »

« Et tu vas croire ce qu'ils disent ? » contra Potter.

Sirius Black commença à cataloguer chaque chose détestable qu'il pouvait y avoir en Severus Rogue. A peu près tous les autres éléments de la liste étaient 'c'est un sale Serpentard.'

Il semblait à Bill que Remus Lupin avait été très silencieux. Maintenant, réfléchi par le miroir de la garde-robe, Bill pouvait voir qu'il fixait la carte.

« Envoie Weasley. » dit-il doucement.

« Quoi ? » dit Sirius, interrompant sa diatribe anti-Rogue. Il avait atteint le numéro quarante-trois : c'est vraiment, vraiment, vraiment un sale Serpentard.

« Envoie Weasley. Il fera intrusion. C'est mieux que n'importe lequel d'entre nous. »

« Mais il pourrait… » commença Sirius.

« Boucle-là, Patmol. » dit soudain Remus. « C'est des bêtises et tu le sais. Envoie Weasley. C'est tout ce qui sera nécessaire. Il le cherche de toutes façons. » Il recommença à contempler la carte. Bill était mystifié sur comment une carte pouvait dire où se trouvait Rogue, mais ensuite il vit dans le miroir que Remus avait sorti sa baguette. Il tapa sur la carte et dit « Méfait accompli. »

Bill déglutit. La carte disparut encore. Ils avaient enchanté le parchemin pour qu'il ne révèle ses secrets qu'avec un mot de passe. Un autre mot de passe l'effaçait. Bill ne pouvait pas y croire. C'était un sacré bout de magie, et il était assez certain que ce n'était au programme d'aucune année de Poudlard.

« M… Merci. » bégaya Bill, essayant de marcher vers la porte sans regarder la garde-robe où il savait que Sirius Black allait ranger le parchemin dans sa cachette (sa vraie cachette, pas les boîtes sur le sol, comme il avait voulu le faire croire à Bill). Quand il fut à nouveau sur le pallier, il les entendit boucler à nouveau la porte et reprendre leur conversation.

Pendant tout le trajet jusqu'au donjon, il continua simplement à s'émerveiller de la carte qu'il avait vue, se demandant encore ce qu'étaient les 'points', et comment une carte pouvait aider à localiser une personne. Puis il s'arrêta, se souvenant de la conversation qu'il avait surprise à la table Griffondor dans la grande salle le printemps précédent.

James Potter avait parlé d'aller rencontrer sa petite amie à la bibliothèque, et il avait dit « Le problème… c'est qu'il y a quelque chose dont j'ai besoin d'un certain endroit, car j'ai besoin d'un certain produit de Messieurs Lunard, Patmol, Queudver et Cornedrue. Le problème est que je pense que c'est Remus qui a ce dont j'ai besoin… »

Bill se souvint que Sirius Black avait dit quelque chose sur 'la' donner à Remus ce matin. « Il a parfois le besoin de s'isoler la veille. » avait-il ajouté. « Tu sais. Il peut l'utiliser pour s'assurer que personne ne le suit. » Et Bill s'était demandé comment on pouvait empêcher quelqu'un de vous suivre. A part une cape d'invisibilité, et il ne pensait pas que c'était ce à quoi Black faisait référence. Et là-haut, dans le dortoir, Remus Lupin avait appelé Sirius Patmol…

Cela devait être la carte dont ils parlaient, décida Bill. La carte doit… Elle doit montrer l'emplacement des gens dans le château. Comme il réalisait cela, son cœur se mit à battre plus vite. Ils pouvaient tout faire, aller partout avec une telle carte, réalisa-t-il.

Étant donné que Sirius Black était de toute évidence « Patmol », les autres noms devaient être les noms de code que ses amis utilisaient. Il se demanda lequel était Lunard, Queudver et Cornedrue. Cornedrue ? pensa-t-il. Étrange celui-là. Pourquoi est-ce que l'on utiliserait un nom de code comme Cornedrue ? Queudver n'était pas mieux. Lunard était pas trop mal. Il pensa que c'était probablement Pettigrew. Il semblait tout le temps être dans la lune à cause de Lily Evans.

Il pensait encore à tout cela quand il atteignit le couloir en dehors du donjon de potions, mais il s'arrêta quand il entendit quelque chose de très étranger. Une fille criait dans le donjon, et Bill ne pouvait pas croire ce qu'elle disait :

« Tu me retrouveras sous les chênes près des serres dans quatre jours, ou du moins quand la potion aura perdu son effet. N'en reprends plus ! Ensuite, si tu veux me dire que tu m'aimes et m'embrasser… bien, nous verrons ! Mais ne me touche pas avant que cette foutue potion ne fasse plus effet ! »

Bill fut encore plus choqué quand Lily Evans, entre toutes, sortit en furie dans le couloir, ses yeux lançant des éclairs. Il se pressa contre le mur comme elle passait sans enregistrer sa présence. Elle avait l'air aveuglée par la rage, alors il n'était pas complètement surpris. Ce qui l'intéressait était de savoir à qui elle avait parlé.

Puis il entendit une voix dans le donjon dire « Severus Rogue et Lily Evans. » Bill s'avança vers la porte, voyant le garçon qu'il était venu chercher avec un air rêveur et amoureux peu caractéristique. Quand Severus Rogue leva les yeux et remarqua la présence de Bill, son visage se referma. Bill ne se souvint même pas précisément de leur échange. Il se souvint plus tard qu'il avait inventé quelque chose sur chercher le professeur de potions, qui n'était pas là. Quand Rogue lui dit cela, très sèchement, Bill gravit quatre à quatre les escaliers remontant du donjon, n'ayant aucune idée de ce qu'il dirait à Alex Wood et aux autres. S'il leur disait ce qui venait vraiment d'arriver, ce que Lily Evans avait dit, ils ne le croiraient jamais.

Mais si Severus Rogue était un vampire, Lily Evans, en tout cas, ne semblait certainement pas dérangée.

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Notes de l'auteur : dans le chapitre de la pensine de la coupe de feu, Maugrey n'a pas encore son œil magique, et c'est sensé arriver après la chute de Voldemort. Donc, il n'a pas encore son œil magique dans ce chapitre, et personne ne lui a encore donné le surnom de Fol-Œil. Plus tôt dans la coupe de feu, Charlie dit être allé au travail avec son père et avoir rencontré Maugrey. Voici donc ma version de l'histoire. (Bill ne dit pas qu'il l'a rencontré, alors je ne l'ai fait parler qu'à Charlie). Les lecteurs familiers de la fiction HP et le serpent psychique auront reconnu quelques incidents qui sont mentionnés dans cette histoire, bien qu'ils soient ici présentés d'un point de vue différent. J'ai d'abord développé ma conception de la description physique du ministère de la magie pour le chapitre 30 du serpent psychique, où le lecteur la découvre selon la perspective de Harry. La seule autre chose que j'ai à ajouter à ce moment est que je ne considère pas les films comme étant le canon, alors que personne ne me dise que James était attrapeur et non poursuiveur. JKR a dit que c'était un poursuiveur dans un chat en ligne avant la sortie du film NDT : depuis il y a eu le tome 5. Bien que ce soit vrai qu'elle ait approuvé de nombreuses choses du script, je peux simplement penser qu'elle a approuvé que sa position soit changée en attrapeur parce que, franchement, cela n'a pas d'importance. Comme j'ai fait de James un poursuiveur en écrivant le serpent psychique, bien avant la sortie du film, il restera un poursuiveur dans cet univers.