Auteur : Umbre77

Titre : Petit Papa Noël

Résumé : 'Petit Papa Noël, cette année, j'aimerais un mec. Un vrai. Un dure. Un fort. Un qui soit doué au pieu. Qui m'emmène au ciel. Un beau ! Pas une espèce de verracrasse. Et un qui te ressemble…'

Note de l'auteur : Noël, ça me réussit pas… Surtout quand je suis fatiguée, que je sais pas quoi faire et que j'ai envie de vous faire un cadeau à tous.

Ainsi, un joyeux Noël à vous, lecteurs. A Yami, Lily, Zoo et Imelda. Je vous adore fort fort fort !

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Chapitre 3 : Oh Misère…

Ooh, désespoir ! Ma vie est une ruine. Je suis une Ruine… Et POURQUOI, par Merlin, POURQUOI cet idiot de serpent à la retraite ne m'appelle pas ??? Je tourne en rond comme un chacal, j'ai déjà harcelé vingt fois la voisine pour lui demander de téléphoner à la compagnie de téléphone pour qu'elle leur demande si mon téléphone était bien en fonctionnement…

'Mais oui, il fonctionne, votre téléphone !'

Alors pourquoi il n'appelle pas ? Hein ? Hein ?? Est-ce qu'il se serait foutu de ma gueule ? Impossible, il était bourré ! Il m'aurait reconnu et je l'aurais vu… Bon, c'est un bon comédien, mais pas à ce point là, bon sang de bois !

Oh Misère, oh, désespoir… Que quelqu'un m'aide. J'ai l'air d'un abruti à fixer mon téléphone, à tourner autour de lui, à vérifier cinquante fois qu'il est bien branché… Bon sang de bois… Ça se peut, il a complètement oublié ce qu'il s'est passé hier, résultat, il n'appelle pas. Et moi, j'ai l'air d'un névrosé du téléphone ! Mais sonne, bon Sang ! Soooonne ! Juste un petit Dring, un Drang, n'importe quoi ! Pourquoi il ne sonne pas ??? Je veux mon rendez-vous avec lui, par Merlin ! Peut-être qu'il a peur ? C'est un Serpentard, après tout… Ce serait logique ! Oui, c'est sûrement ça ! Il a peur, résultat, il veut pas m'appeler, parce que ça lui fout les jetons que je lui raccroche au nez/me moque/publie dans la gazette qu'il me veut.

Mais je vais lui lancer un sort de témérité, à ce con ! Sonne, je te dis ! Sonne !

Une journée entière à tourner devant le téléphone et Rien ! Le calme plat. L'encéphalogramme de mon téléphone est sur Zéro… Mon téléphone est mort !!! Allons, Draco ! Fais sonné mon téléphone et je ferais palpiter ton cœur, je te le jure !... Mais pourquoi il n'appelle pas, bon sang ? Aurait-il changé d'avis, en cuvant son… heu… alcool divers ? Peu importe, moi, je n'ai pas changé d'avis ! Je le veux, je l'aurais. Peu importe le moyen. Mais si possible, très vite.

A aucun moment, je n'ai remarqué que ce petit con était aussi mignon, lors de nos études. Grave erreur ! Parce qu'il est bien beau, le Draco. Et c'est un parti intéressant. Riche. Lavé de tout soupçon. Un brin ironique, mais c'est supportable. Tant qu'il ne m'insulte pas. Je suis déjà sorti avec un gars qui m'insultait. Enfin, il ne m'insultait pas, mais quand on faisait l'amour, il pouvait pas s'en empêcher, il m'injuriait. Ça me coupait toute envie illico. Et c'était extrêmement désagréable.

Mais Draco Malfoy ne sera pas comme ça. J'en suis certain. Il a reçu une éducation aristocratique. Ainsi, je vois d'ici le tableau. Il m'invitera dans son appartement, me fera déguster un repas à la chandelle… Nous discuterons, rirons… Il m'embrassera dans la soirée avec élégance et nous ferons l'amour avec la distinction qui s'impose… … Oui, bon, je lui lancerais un sort d'animosité, parce que si c'est trop classe, je vais m'emmerder. J'y peux rien, c'est plus fort que moi : J'aime la violence. Je suis déjà sortit avec un mec qui me faisait l'amour comme un prince charmant, doucement, tendrement. Après dix minutes, j'ai été saoulé et je lui ai dit d'arrêter de se fatiguer, de se casser et de plus m'appeler. Il en a été vexé, mais bon… Je préférais le foutre dehors plutôt que de me faire chier plus longtemps.

Cela dit, je ne pense pas que ce sera ainsi, avec Draco. Lors de nos disputes, nous nous sommes toujours montrés passionnés. Pas de risque que nous ne le soyons pas au lit. Mais pour qu'il y ait quelque chose entre nous, il faudrait qu'il SOOOONNE !

De rage, j'assène à la tablette du téléphone un coup de pied. A peine le combiné est-il tombé que je le ramasse et vérifie qu'il fonctionne encore. Satisfait, je le repose sur son socle avec empressement : sait-on jamais, s'il sonne maintenant ? … Mais il ne sonnera pas, j'en suis persuadé à chaque minute qui passe. Il est 21h28, toujours pas de Draco Malfoy. Je jure solennellement que s'il ne sonne pas avant 30, je le maudis à jamais !

21h29.

Plus que une minute, mon mignon. Ensuite, je crains que tu sois incapable à jamais de te servir de ton service trois pièces. Niéhéhéhé… 21h29 et 45 secondes. Presse toi, blondinet. Sans quoi, tu vas te faire castrer par un Harry Potter qui ne te fera même pas d'anesthésie… Visiblement, mes menaces lui font pas peur, y'a toujours rien. Pas de dring ou de tululu…

Ooh, Misère, oh, Désespoir ! Sonne, bordel de Dieu ! L'est 21h30. Toujours rien. J'ai rien avalé de la journée. Enfin, si, je me suis enfilé un paquet de boudoir, mais peu importe. Le fait est que j'ai passé plus de 20h planté devant un téléphone en attendant qu'un certain blond m'appelle. Et rien ! Rah, le chien !

Puisque c'est ainsi !

Disparition.

Apparition.

Pile dans son salon ! C'est à croire que j'ai un bol fou ! Avant de faire quoi que ce soit, je change mes vêtements en ceux du père Noël. Juste au cas où il serait bourré.

« Père Noël ! » me fait une voix, à ce moment là, depuis un coin du salon.

Je tourne la voix et j'aperçois mon blondinet à genoux, tenant entre ses doigts crispés sur un bout de papier. Okk… Il y a sûrement une bonne explication.

« Ne croyez pas que je n'ai pas voulu téléphoné mais… Mais… »

Maiiiis ??

« Je ne sais pas me servir d'un téléphone ! »

Et il affiche le même air larmoyant que les gosses de la veille. Trop mignon !

« Je vois, lui dis-je. Et tu n'as pas pensé à aller le voir directement ? »

Sur le coup, j'ai séché le blondinet. Il grogne et se redresse.

« Dites-moi que je rêve ! dit-il, me fixant d'un air furieux. Potter ! »

Oups… J'aurais du y penser, par Merlin ! Il est sobre !

« Malfoy, répondis-je avec un sourire crispé.

-Comment… Drah, je savais que c'était louche que le père Noël te ressemble ! »

Je n'ose pas lui dire que le père Noël n'existe pas. Sait-on jamais, je pourrais me retrouver castré, moi !

« Ça t'amuse de me faire des blagues stupides ? me dit-il, hargneux.

-Pas vraiment !, dis-je. Et si tu veux tout savoir, je n'avais pas l'intention de te faire une blague. Seulement, j'ai transplané hier soir et je me suis retrouvé chez toi, avec ma chance légendaire. Avant d'avoir dit ouf, tu étais sur mes genoux, trémoussant tes adorables fesses sur mes genoux, occupé à me chauffer, à me dire que j'étais l'homme de ta vie et que tu me voulais pour Noël. Aah, quelle difficulté, de te dire non ! Tu ne te rends même pas compte. Bref, j'ai décidé de donner un peu de formalisme, je t'ai donné mon numéro de téléphone et comme tu es un froussard né, pas de visite ! Ce qui fait que j'ai passé 21h et 30 minutes à fixer mon téléphone comme un poisson rouge fixe les bulles de son bocal ! »

Malfoy me fixe d'un air à la fois satisfait et amusé.

« Mes adorables fesses, hein ? » dit-il.

Mais est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi je rougis ?

« Tu n'es pas en reste, Potter, tu sais ? » me dit-il, en s'approchant d'une démarche qui devrait être interdite par la loi. C'est carrément de l'atteinte à la pudeur !

« Non, je sais pas, je lui réponds, penaud. Mais tu peux peut-être étendre mes connaissances, je ne demande que ça… »

Il me sourit d'un air moqueur et, soudainement, me tire à lui pour ensuite me faire tomber dans le même fauteuil qu'hier. D'un mouvement souple, il s'assied sur mes genoux, une jambe de chaque côté des miennes. Miam !

« Très cher Potter, dit-il. Tu as toi-même appris des choses, hier, me concernant, n'est-ce pas ? »

Sa main passe sous mon costume et ses doigts taquinent ma peau. Bon sang j'adore ça !

« Oui, je réponds, niais.

-Des choses qui t'ont sans doute… amusé ? »

Son index titille un de mes tétons. Raaah, si j'étais un chat, je ronronnerais. Mais je suis plutôt du genre chien fou et c'est une partie de mon anatomie qui montre au blond que j'apprécie.

« Oui ».

Je souris d'un air stupide. Et je crie.

« Aïe ! Mais tu es fou ! »

Cet abruti m'a pincé. Très fort ! Petite enflure !

« Ça t'apprendra à me jouer des tours, Gryffondor en manque ! »

Il se lève avec rage et je le tire aussitôt sur moi.

« Mon intention n'était pas de te jouer un tour, Malfoy ! Je suis arrivé ici par accident, tu étais saoul, capable du pire comme du meilleur. Je t'ai juste laissé parler.

-Et alors ? Si tu étais honnête un tout petit peu, tu m'aurais empêché de parler !

-Mais je ne voulais pas t'empêcher de parler !

-Et pourquoi ça ?

-Parce que je crève d'envie de toi, bordel de Merlin ! Sais-tu seulement comme tu es beau ? »

Il grimace. Quoi ? C'est vrai, il est canon, alors pourquoi il grimace ? Pourquoi il est furieux ?

« Si je voulais qu'on me saute pour mon physique, Potter, j'irais dans un bar rencontré un mec d'un soir, je prendrais mon pied et je rentrerais chez moi pénard. Ainsi, merci pour la proposition et bonsoir ! »

Il se relève. Je le tire de nouveau et je l'enlace, l'obligeant à rester sur moi.

« Moi aussi, figure-toi ! je lui dis. Moi aussi, je ferais ça, si c'était ce que je voulais. A la place, Malfoy, je te le demande en toute sincérité et franchise : Voudrais-tu sortir avec moi ?

-Et tu crois que je vais tomber dans le panneau ? Potter, je ne veux pas d'une relation à la va-vite ! J'ai vingt-six ans, bon sang !

-Moi aussi, j'ai vingt-six ans ! Et moi aussi, j'en ai assez des relations sans lendemain !

-Oh, je t'en prie ! Tu passes ton temps à écarter les cuisses pour n'importe qui ! Le métro est moins fréquenté que tes cuisses !

-Pardon ? »

Je suis offusqué. Non sérieux ! C'est n'importe quoi !

« J'ai couché avec dix-huit hommes, seulement !

-Seulement ! se moque Malfoy. Seulement, dis-tu ? Je n'ai eu que six amants, Moi ! Et je les ai tous… non, pas aimé, mais apprécié ! »

Je grogne. Six hommes qu'il a appréciés. C'est trop !... Et je ne suis pas jaloux ni possessif. C'est trop, point à la ligne.

« Tu es raisonnable, tant mieux pour toi ! Mais qu'importe le passé, Malfoy ? Moi aussi, je t'apprécie ! Et je veux sortir avec toi !

-Non ! me répond-il, implacable.

-S'il te plait…

-Va te faire !

-Avec plaisir… Où est ta chambre ? »

Il grogne et parvient à se libérer de mes bras. Il me tourne le dos, les bras croisés. Je devine même sa moue.

« Fiche le camp, Potter ! »

Je souffle. Casse pied !

« Je ne t'aime pas, Malfoy, lui dis-je en me levant. Je ne peux pas t'aimer après tout ce qu'il s'est passé entre nous. Mais je peux apprendre à t'aimer et je sais que ce ne serait pas difficile. Que dis-je ? J'en ai le pressentiment. Déjà lorsque nous luttions ensemble contre Voldemort, j'avais envie d'essayer. Je me serais laissé à t'aimer si tu n'avais pas été si insupportable ! Mais ma foi, tu as l'air d'avoir changé. Alors Malfoy, je veux de toi dans ma vie. Mais pas toi, visiblement. Je vais peut-être me faire charrier des années entières, mais… Malfoy, je veux sortir avec toi. Je veux savoir chacune de tes manies, me moquer d'elles et les appréciés. Je veux te voir au matin au réveil. Je veux te voir manger, te faire découvrir mon univers et m'amusé de tes expressions. Mais je ne peux pas le faire si tu ne veux pas me laisser faire. Si tu ne veux pas essayer. Alors je te laisse décidé. Tu as mon numéro. Si dans trois jours, je n'ai pas de tes nouvelles… Alors ta chance sera passée. Je vais te détester pour ça. Car ce sera plus facile que de faire attention à ma peine. Réfléchis bien, Malfoy. A bientôt. »

Et je transplane. J'atterris dans mon appartement. Et bon sang de bois, quelqu'un peut-il m'expliquer quand j'ai commencé à aimer ce petit con prétentieux ? Parce que moi, je sais pas !

A suivre…

oOooOooOo

Et voilà le chapitre trois!

Je vous remercie encore pour vos reviews. Bien que notre bien aimé site persiste dans son envie de ne pas me les envoyer, je les lis attentivement via ff. Merci beaucoup et, si tout va bien, à demain!