Apres une tres longue periode sans parution, voici le restant de la génération perdue.

bisous, bonne lecture , et merci pour vos reviews

smndi

La génération perdue

(1975-1982)

Chapitre douze

De nouvelles vies

Jeudi 12 Avril 1979

Bill fut réveillé tôt par un bruit à sa fenêtre. Il essaya d'ouvrir ses yeux, se les frottant pour évacuer le flou du sommeil. Il vit en entendit que Charlie ronflait encore, oublieux du bruit qui avait dérangé Bill. Les coups continuèrent, et finalement, Bill se traîna jusqu'à la fenêtre et l'ouvrit pour la chouette postale qui essayait d'obtenir son attention.

« Désolé », lui dit-il. « Il n'y a pas à manger ici. Va chercher une souris dans le jardin. » suggéra-t-il après lui avoir enlevé un parchemin roulé attaché à sa patte. Il referma la fenêtre et s'assit sur son lit pour lire la lettre. Il savait qu'elle était de Juliette avant même de l'avoir déroulée. Elle lui envoyait habituellement des chouettes à cette heure matinale après qu'il ait mentionné le dur moment que ses frères et sœurs lui avaient fait passer, sans compter sa mère en plus. (Si elle le décoiffait encore en soupirant, 'Ah, l'amour…' une fois de plus, il allait crier.)

Il sourit en liant la missive. Il pouvait à peine croire la chance qu'il avait d'être en couple avec Juliet maintenant. Ils ne pouvaient pas aller à Pré-au-Lard ensemble, comme il y avait un moratoire sur les sorties là-bas, et elle vivait de l'autre côté du pays dans un appartement sans cheminée (elle était née de moldus), alors ils ne pouvaient pas aller l'un chez l'autre par cheminette. (Elle avait dit en plaisantant 'S'ils pouvaient connecter notre cuisinière au réseau, je pourrais essayer de rentrer dans le four. Peut-être que la sorcière de Hansel et Gretel essayait juste de les envoyer en voyage ?')

C'était très frustrant. Ils avaient dû se contenter de marches autour du lac quand ils étaient à l'école, et de quelques baisers furtifs derrière les serres. Charlie était particulièrement mauvais en l'embêtant avec Juliet. Il semblait penser qu'elle lui avait volé Bill. Alex le prenait bien, assez surprenament, en lui disant qu'il était franchement temps, et Jack et Geoff essayaient de cacher leur envie pour Juliet… aucun d'eux n'avait de petite amie encore. Pour Bill, c'était un exercice d'équilibre de voir Juliet autant qu'il le voulait, de voir son frère autant que Charlie voulait, et de ne pas s'aliéner ses trois amis les plus proches dans le process.

Quelque chose était tombé de la lettre quand il l'avait déroulé, et il le ramassa maintenant de son lit. C'était une photo de Juliet à la plage, quand elle avait environ dix ans. Elle lui avait demandé une photo de lui quand il était plus jeune, comme elle ne le connaissait pas alors, et elle lui avait promis de lui en envoyer une d'elle aussi. Elle était très mince sur cette image, figée dans son salut à la personne prenant la photo, tandis qu'elle avait son autre main au-dessus des yeux pour se les abriter du soleil. Elle était à côté d'un château de sable qu'elle avait de toute évidence construit. Bill fixa limage, se demandant si, s'il l'avait croisée sur une plage quand ils avaient tous deux dix ans, il aurait suspecté que c'était une sorcière.

Il lâcha la photo et enfouit le parchemin sous son oreiller quand Peggy jaillit soudain dans la chambre. Dans le fond de sa tête se forma une pensée familière. Oh non, grogna-t-il intérieurement, pas encore.

« Oh, B-b-bill ! » sanglota-t-elle, se jetant sur lui. Elle grimpa sur ses cuisses et il la tint serrée contre lui, la balançant d'avant en arrière et la calmant. C'était comme cela tous les matins depuis qu'il était rentré à la maison pour les vacances de Pâques. Chaque jour elle arrivait en courant dans sa chambre, terrifiée par quelque rêve qu'elle avait eu pendant la nuit, et passait la première demi-heure de la journée à pleurnicher.

Charlie avait été réveillé par le bruit maintenant, et quand il vit que c'était encore Peggy, il grogna et se retourna, mettant son oreiller sur sa tte, le bloquant avec son bras. Bill regarda Peggy avec inquiétude. « Pegs, » dit-il avec affection, lui séchant les larmes. « Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi es-tu ainsi tous les matins depuis que nous sommes à la maison ? » Elle hoqueta et ne dit pas un mot, plongeant sa tête sous le menton de Bill. Il soupira. « Je pense que je devrais en parler à maman afin qu'elle… »

« Non ! » dit soudain Peggy. Il fut surpris par la véhémence de sa réaction.

« Pourquoi non ? »

Elle renifla profondément. « Parce que… c'est maman qui le fait. Et je ne sais pas pourquoi parce que je pensais qu'elle nous aimait tous… »

Bill se redressa. Cela ne ressemblait plus à un mauvais rêve. Oh mon Dieu… Qu'a-t-elle prévu maintenant ? se demanda-t-il. Quelque chose que notre mère va faire…

« Chut, Peggy. Maman ne fera jamais rien qui puisse te blesser, ni aucun d'entre nous… »

« Pas blesser. Et pas nous tous. Juste moi et Annie. »

Il secoua sa tête. « De quoi parles-tu ? Que penses-tu que maman va faire à Annie et toi ? » il essayait d'être facétieux. « Les sorciers ne font plus de mariage arrangés dans ce pays, alors cela ne peut pas être ça… »

Peggy secoua simplement la tête et puis elle appuya sa joue contre son torse. Elle passa ses petits bras autour de ses épaules et dit doucement. « Tu vas me manquer, Bill. »

« Te manquer ! Je vais être de retour à la maison avant même que tu réalise. Le dernier trimestre va passer à toute allure… »

Elle renifla. « Ce n'est pas ce que je veux dire. » fit-elle doucement dans sa chemise. Il tint son petit corps osseux contre le sien, se demandant ce qui avait pu lui causer une telle frayeur. Peggy n'était simplement pas une enfant comme les autres, et il n'était pas bon d'évaluer son comportement en se basant sur les autres modèles existants. Même Annie était un livre ouvert comparée à Peggy. Annie était toujours très claire quant à ce qu'elle pensait ou ressentait. Et Annie ne voyait pas d'éléments du futur, parfois terrifiants ou parfois très tentants…

Ils restèrent assis en silence un moment, jusqu'à ce que leur mère crie dans les escaliers « Qu'est-ce que je dois faire pour que vous vous leviez et que vous descendiez prendre le petit déjeuner ici ? Vous vous attendez peut-être à un room service ? »

Bill grimaça. Leur mère avait été très irritable dernièrement. Il se demandait si elle s'était mise en colère contre Peggy, de telle sorte que Peggy était terrifiée par sa propre mère. Les jumeaux étaient plus terrifiants que jamais comme ils approchaient leur premier anniversaire. Ils marchaient déjà depuis un mois, sa mère lui avait dit, et ils allaient partout où il ne fallait pas, malgré les précautions de leurs parents.

« Juste au moment où je pensais avoir protégé toutes les choses imaginables avec un sortilège, ils ont trouvé quelque chose à faire… » avait dit sa mère la veille, sa tête sur ses mains comme elle était assise, fatiguée, à la table de la cuisine, buvant une trop rare tasse de thé.

Toutefois, leur source habituelle de divertissement était Percy. Dans l'heure qui avait suivi l'arrivée de Bill et Charlie le samedi précédent, Percy, qui venait d'avoir deux ans et demi, avait pleuré sur son ourson en peluche qui s'était fait vomir dessus par Fred, et quelques minutes plus tard, il se faisait tirer les cheveux sans merci par un George hilare, qui applaudissait, même après que leur mère ait pris le pauvre Percy dans ses bras pour le consoler, après avoir nettoyé les saletés de Fred de sur l'ours. Même s'il avait plus d'un an de différence avec lui, Percy semblait toujours être celui qui criait parce que le jouet avec lequel il jouait lui était arraché des mains ou cassé par l'un ou l'autre des jumeaux. Bill ne voyait jamais les jumeaux pleurer ou être malheureux d'aucune façon. Ils semblaient vivre dans un monde perpétuellement en joie car ils avaient Percy pour les amuser. Percy avait l'air beaucoup moins content de cela qu'eux, et leur mère était clairement à bout de nerfs.

Bill embrassa Peggy sur le dessus de la tête et la fit sortir de sa chambre pour pouvoir se changer. Quand elle fut partie, Charlie se redressa sur ses coudes et demanda. « Tu ne penses pas que nous devrions parler d'elle à papa et maman ? Elle est venu ici tous les jours. » Il avait un air sérieux très peu caractéristique.

Bill secoua la tête. « Tu peux imaginer parler à maman de quelque chose comme cela maintenant ? Elle montrerait les dents à quiconque essayerait. »

Charlie acquiesça en rejetant les couvertures de son lit. « Tu marques un point. Bon Dieu. J'ai passé toutes les vacances à essayer de trouver des moyens de l'éviter. Et les jumeaux. De vrais petits emmerdeurs, pas vrai ? Dis-moi encore pourquoi papa et maman les ont eu ? »

Bill ouvrit et referma les tiroirs du bureau, à la recherche de chaussettes propres. Il soupira. « La théorie était que ce bébé serait un ami pour Percy. Pas deux petites pestes qui se ligueraient contre lui. »

« Et maman. Je ne l'ai jamais vue si… »

« Ouais, je sais. »

Ils finirent de s'habiller en silence et descendirent l'escalier en colimaçon branlant en direction de la cuisine confortable et désordonnée du Terrier. Tout allait bien jusqu'à ce que, alors qu'il mettait sa dernière cuillérée de porridge dans la bouche, Annie, qu il balançait ses pieds sous la table, frappe accidentellement Charlie dans les tibias.

« Hey ! » répondit-il immédiatement, et avant que quiconque réalise ce qui se passait, Charlie utilisait sa cueillere en guise de catapulte pour projeter ses restes de porridge à Annie.

« Charlie ! » s'exclama leur mère depuis la cuisinière, où elle regardait une fourchette bougeant toute seule brouiller quelques œufs pour les jumeaux. « Regarde ce que tu as fais ! »

Annie avait un bout gluant et humide de porridge collé sur sa frange, et dégoulinant sur son nez. Le regard qu'elle lança à Charlie fut meurtrier, et elle prit alors sa propre cuillère.

« Mais maman ! » protesta Charlie. « Elle m'a frappé ! Hey ! » ajouta-t-il quand le tir d'Annie l'atteint. Maintenant, il avait du porridge dans les cheveux.

« Charlie et Annie Weasley ! J'ai assez à faire ici sans que vous deux ne me donniez encore plus de travail ! » Elle agita sa baguette dans leur direction à chacun, les nettoyant. Juste alors, les jumeaux, de part de d'autre de Percy, lui prirent chacun une main, et mirent ses doigts dans leurs bouches respectives, le mordant avec leurs nouvelles dents. Les hurlements de Percy remplirent la cuisine. Molly Weasley leva ses mains au ciel. Elle alla vers le manteau de la cheminée et ouvrit un petit récipient posé là. Elle en retira un billet froissé de cinq livres.

« Tiens, Bill. » lui dit-elle en le lui donnant. « Tout ce qui me reste en argent moldu sous la main. Prend Charlie, Annie et Peggy au village pour la journée. Tu pourras te servir de cela pour acheter quelques gâteaux pour déjeuner. Va chez Fillmore, sur la High Street. Ils sont bons. » Elle avait l'air complètement épuisée. Bill était étonné. Il savait que cinq livres en monnaie moldu faisaient environ un galion en monnaie de sorcier. Il n'avait jamais eu un seul galion en sa possession de toute sa vie, ni son équivalent. Sa mère avait pris l'argent quand ils étaient allés faire les courses pour leurs fournitures au Chemin de Traverse, et il avait été choqué par le fait que sa baguette avait coûté plus de six galions. Cela représentait une fortune à ses yeux.

Soudain, ils réalisèrent tous que Peggy était assise à table avec des larmes lui coulant sur les joues, sa cuillère à moitié dans la bouche, le porridge coulant sans son bol. « Qu'est-ce qui ne va pas avec toi ? » lui dit leur mère avec impatience. Bill cilla. Leur mère avait vraiment besoin de vacances. C'était aussi bien que Charlie, les filles et lui aillent au village.

« M-Maman, S'il-te-plaît. Ne-Ne nous fais pas partir ! » plaida-t-elle à travers ses larmes. Leur mère prit un air encore plus impatient.

« Ne commence pas maintenant, toi. Toi et Annie pourrez jouer avec de gentilles petites filles moldues dans le parc. Les écoliers moldus ont aussi leurs vacances de Pâques, alors il y aura plein d'enfant là-bas. Tu dis toujours que tu aimerais avoir d'autres camarades de jeu… » marmonna-t-elle en retirant les œufs de la cuisinière et en les divisant dans deux bols identiques qu'elle plaça devant les jumeaux.

« M-Mais m-maman. » bégaya Peggy, ses sanglots l'empêchant presque de parler, les larmes coulant.

« Plus un mot ! » dit impérieusement Molly Weasley. Bill savait que sa mère n'allait pas bouger. Peggy descendit de sa chaise et courut vers sa mère, jetant ses bras autour de sa taille.

« Je ne veux pas y aller, maman ! Ne me fais pas partir ! » sanglota-t-elle dans le tablier de sa mère. Bill lui détacha doucement les doigts du tissu et la tira vers lui.

« Tout ira bien, Pegs. Nous allons passer une bonne journée dehors, manger de délicieux gâteaux pour déjeuner, et profiter d'un beau parc pour jouer. Tu aimes les balançoires, n'est-ce pas ? Tu est une grande fille maintenant. Je t'enseignerai comment faire… »

Elle regarda Bill avec ses grands yeux bleus, tout humides d'avoir pleuré. Regarder dans ses yeux était comme regarder un miroir pour lui. « Je sais déjà comment on fait, » dit-elle doucement, « j'ai finalement appris le mois dernier. » Bill acquiesça. Annie l'avait embêté une bonne partie de l'année comme elle ne savait pas utiliser les balançoires sans être poussée par quelqu'un. Annie savait faire cela depuis l'âge de quatre ans.

« C'est bien ! Tu pourras t'entraîner. »

Elle eut un regard suppliant pour sa mère une dernière fois, mais ne dit rien. Bill vit que sa mère se radoucissait quelque peu. Elle s'accroupit et tint les fines épaules de Peggy. « Je vais te dire, ma petite fille chérie, je vais te lancer un sort de réconfort et tu seras d'aplomb, prête à passer une bonne journée dehors… » Elle passa sa baguette au-dessus de sa fille et quelques instants plus tard, Peggy souriait de toutes ses dents et sautait devant la porte, prête à partir. Molly Weasley la regarda. « Je n'aime pas faire cela normalement, » confia-t-elle à Bill. « Je pense que nous sommes tous responsables de notre propre bonheur, sans avoir recours à des sorts pour nous faire croire que nous sommes plus heureux qu'en vrai. Mais pour cette fois… »

Bill sourit à sa mère. « Tout ira bien ? Essaye de ne pas perdre la tête quand nous ne serons pas là, hé ? »

Elle lui donna un bisou sur la joue. « Merci… et à toi aussi Charlie… » ajouta-t-elle, « de vous occuper des filles aujourd'hui. Quand les petits feront la sieste, je risque de la faire aussi… »

« Ne t'inquiète pas maman, nous serons de retour pour le thé. » l'informa Bill. « D'ici là, tu as à te soucier de quatre personnes de moins. »

Le temps était étonnamment chaud, et ils passaient une bonne journée dans le parc. Charlie et Bill avait fait connaissance de quelques garçons qui jouaient au football, et Annie et Peggy passaient le plus clair de leur temps à se balancer et à sauter à la corde. Elles avaient aussi rencontré des filles moldues qui poussaient leurs poupées dans de petits berceaux, et bientôt, toutes les filles étaient assises sur un banc, changeant les nombreux habits de poupées. Bill pouvait habituellement les voir du coin de l'œil, quand l'action au football n'était pas trop trépidante.

Comme au Quidditch, Charlie se sentit chez lui, mais Bill continuait à oublier de ne pas toucher la balle avec ses mains, comme un souaffle. Les quatre descendirent la High Street juste après midi pour s'acheter quelques pâtisseries comme leur mère leur avait recommandé, les prenant au parc pour manger, assis sur les bancs de pierre près de la mare au canards. Ils jetèrent quelques miettes aux canard qui les demandaient le plus fort.

L'après-midi se déroula comme le matin, sauf que Bill avait davantage l'impression de maîtriser le football. Il jeta un coup d'œil aux balançoires, où Annie et Peggy se balançaient en cadence. Quelqu'un de l'autre équipe le passa avec le ballon et il se mit à lui courir après pour l'intercepter, souhaitant pouvoir être sur un balai. Un autre joueur, essayant de faire la même chose, fit une faute sur le garçon en possession de la balle. Un adolescent plus âgé, qui tenait le rôle d'arbitre, siffla et quand Bill se tourna pour jeter un œil à ses sœurs, il ne les vit pas cette fois. Il ne s'était pas passé plus d'une minute ou deux entre ses deux coups d'œil, mais maintenant, les balançoires sur lesquelles elles étaient balançaient exactement à la même vitesse… sauf qu'il n'y avait plus ses sœurs.

Bill regarda dans le parc rapidement, localisant de nombreux autres enfants, dont certains avaient joué avec ses sœurs plus tôt. Je regarderai mieux dans une minute, si elles ne se montrent pas, ce qu'elles vont probablement faire, pensa-t-il. Il se tourna et commença à courir quand le gardien de son équipe arrêta le penalty. Il se sentait bien de courir sur le terrain, l'ai du printemps lui remplissant les poumons. Il ne savait pas à quand remontait la dernière fois qu'il avait passé une si bonne journée.

Cependant, comme les filles ne réapparaissaient pas dix minutes plus tard, il alla jusqu'à l'endroit où se tenait Charlie. Son frère arborait sur son visage une combinaison grave de concentration et de détermination que Bill reconnaissait de quand Charlie jouait au Quidditch. Il se balançait sur ses pieds, regardant ses coéquipiers se passer la balle, puis l'un d'eux dribbler vers lui avec la balle. Bill dit son nom plusieurs fois, mais Charlie ne sembla pas l'entendre. Finalement, Bill lui saisit les épaules et lui cria à la figure « Charlie ! »

La balle frappa Bill derrière les genoux, et il pensa qu'il allait tomber. Il avait été cogné très fort et cela lui fit flageoler les jambes un moment. Quand la balle rebondit contre lui, elle fut interceptée par un joueur de l'autre équipe qui commença à filer vers les buts.

« Casse-toi Bill ! Qu'est-ce que tu penses faire ? Tu viens de me faire manquer cette passe ! »

« Annie et Peggy ne sont plus là où elles étaient. Cela fait dix minutes que je ne les voie plus. Nous devrions les chercher. »

Charlie eut l'air de ne pas croire que c'était la raison de ce que Bill avait fait. « Dix minutes ? Tu es débile ? Elles sont probablement allée jouer avec quelques mold… Je veux dire quelques filles du village. Je parie qu'elles sont toutes dans un coin en train d'habiller leurs foutues poupées… »

« Peut-être… Nous devrions quand même regarder. » insista Bill. Charlie lui adressa un regard noir, puis se tourna avec un soupir et appela le garçon qui était le capitaine de leur équipe. « Nous devons y aller ! Je dois chercher mes stupides petites sœurs ! »

L'autre garçon lui fit un signe de la main. « Je vois ce que tu veux dire. J'ai quatre petites sœurs. C'est bon. Tu es encore en vacances demain ? »

« Ouais ! »

« Reviens alors. Nous serons tous là. » L'autre garçon, qui avait les cheveux blonds et une peau recouverte de tâches de rousseur, un nez légèrement proéminent et pas mal d'acné dit avec admiration. « Je ne peux pas croire que tu n'aies jamais joué au football avant aujourd'hui. Je crois que tu disais que tu étais en pension dans une école ? Quelle pension n'a pas d'équipe de foot ? »

« Heu, » dit maladroitement Charlie. « Je n'ai pas dit que notre école n'avait pas d'équipe. J'ai dit que je n'avais jamais joué. Ce qui est vrai. » Il n'avait pas non plus dit que son école avait une équipe.

Le garçon blond lui sourit. « Bien, quand tu rentreras, tu devrais penser à faire des essais pour l'équipe. »

Charlie fit un sourire malicieux à Bill. « Je pourrais bien le faire. » dit-il. Bill se demanda ce que la garçon ferait s'il voyait un match de Quidditch. Comme c'était un moldu , il tomberait raide mort simplement en voyant des gens voler sur des balais.

Ils commencèrent à fouiller le parc à la recherche des filles, parcourant toutes les allées, mais ne les trouvant pas. Près des balançoires, Bill trouva l'un des rubans que Annie avait dans les cheveux, mais rien d'autre.

« Quand les as-tu vues pour la dernière fois ? » demanda Charlie à Bill.

« Juste avant le penalty. Elles étaient sur les balançoires. »

Charlie eut l'air pensif. « Tu sais ce que je ferais… »

« Quoi ? »

« Laisse-moi finir. Ce que je ferais si j'étais elles, serait d'aller à la maison toutes seules, pour nous jouer un mauvais tour. Je parie que c'est ce qu'elles ont fait, et elles sont maintenant à la maison en train de prendre leur thé et de tordre les côtes. »

Bill fronça les sourcils. « C'est possible qu'elles soient à la maison. Elles ne semblent certainement pas être dans le parc. » Il soupira. « Allons-y. Tu as probablement raison… Je paris qu'elles sont rentrées à la maison sans nous. »

Ils revinrent au Terrier, fatigués d'une bonne fatigue. Ils déboulèrent dans le Terrier et Charlie commença immédiatement à beugler « D'accord, espèce de petits démons ! Où vous cachez-vous ? »

« Chut ! » lui fit immédiatement leur mère, depuis son fauteuil près du feu, où elle tricotait elle-même pour une fois. Bien qu'elle dise trouver le tricotage relaxant, elle avait rarement le luxe d'avoir du temps pour se le permettre, et ils étaient habitués à voir ses aiguilles à tricoter enchantées flotter au-dessus du panier de laine, tricotant méthodiquement encore et encore. Ils avaient tous de nombreux pulls que leur mère avait faits pour eux. Pour Noël, Bill en avait reçu un aux couleurs de Griffondor, rouge avec un B doré dessus. Le Pull de Charlie était ocre avec un C marron, ce qui lui donnait un air très automnal avec ses cheveux roux et ses yeux bleus. « J'ai des tonnes de laine marron, mais je n'aime pas l'idée de faire tout un pull de cette couleur. » avait-elle dit quand ils étaient à la maison pour Noël. « Je m'attends à ce que cela arrive un jour, mais heureusement, j'ai un bon approvisionnement dans les autres couleurs jusque là… »

« Qu'est-ce que tu penses faire ? » demanda-t-elle, s'arrêtant de tricoter. « Je viens juste de mettre Percy et les jumeaux dans leurs berceaux, et pour une fois, j'ai un peu de temps pour me poser et profiter du calme. » D'une manière où d'une autre, Bill avait suspecté qu'elle ne ferait pas de sieste. « Où sont les filles ? »

Bill et Charlie se regardèrent. « Heu, », dit Bill, prenant pour lui de répondre, comme c'était l'aîné. « Nous… nous pensions qu'elles étaient ici. Qu'elles étaient rentrées toutes seules. Nous… Nous n'avons pu les trouver nulle part dans le parc. »

Leur mère abandonna son tricot et se leva brusquement, et la pelote de laine qui était posée sur ses genoux roula sur le plancher. « Vous devez y retourner. » dit-elle laconiquement. « Allez-y et cherchez encore. Je contacte votre père. »

Bill et Charlie échangèrent un regard et déglutirent. Comme ils partaient, ils virent leur mère lancer dans la poudre de cheminette dans le feu de la cuisine et dire clairement « Arthur Weasley, Ministère de la magie, bureau du détournement de l'artisanat moldu. »

Bill et Charlie revinrent au village en courant, s'arrêtant à peine pour prendre leur souffle. C'était le moment de la journée où la plupart des villageois prenaient leur thé, à ce qu'il semblait, il n'y avait presque personne dans les rues. Une voiture solitaire traversa le rond point qu'ils devaient franchir pour aller jusqu'au parc. Elle semblait aller très vite alors qu'en fait, elle allait plutôt lentement, comme elle prenait un virage. Pour Bill, les automobiles moldues étaient bien trop rapides. Elles l'énervaient. Il avait presque sauté dans les bras de Charlie quand ils avaient descendu la High Street pour acheter leurs pâtisseries, et qu'un cabriolet rouge très rapide avait filé derrière lui, lui roulant presque sur les talons alors qu'il montait sur le trottoir.

« Tu ne penses pas… Est-ce qu'elles auraient pu être heurtées par une automobile ? »

Charlie roula les yeux. « Il y aurait eu un sacré bazar si deux petites filles s'étaient faites renverser par une voiture, tu ne penses pas ? Des plissiers, des ambulances, et tout cela. Nous aurions entendus les bruits des ambulances et des voitures des plissiers. Et Bill, tu ne pourrais pas dire 'voiture', comme les moldus, s'il-te-plait ? Tu veux que tous les moldus pensent que tu es bizarre, sans même savoir que tu es un sorc… »

« Chut ! » lui siffla Bill. « Tant que tu y es, pourrais-tu ne pas mentionner ce que nous sommes, et d'arrêter d'employer le mot 'M' ? Tu peux parler pour ce qui est des termes mol… heu des termes qui sont employés par les gens qui ne sont pas comme nous. Au moins, quelques personnes à Ottery St Catchpole disent probablement encore automobile. Je doute que quiconque dise 'plissier'. C'est 'policier' idiot, et non 'plissier''. Il avait mal à la tête et avait l'impression qu'il était distrait par ce pinaillage entre eux. « Bon sang, Charlie, nous devons réfléchir ! Où peuvent-elles être ? »

Charlie eut l'air fatigué et quelque peu coupable. « Je ne sais pas, Bill. Je souhaite… Je souhaite avoir fait plus attention à elles… »

Bill acquiesça gravement. « Moi aussi. Bien, tu prends la moitié au-delà de la mare aux canards, je prends la partie qui part des balançoires à l'autre bout du parc. Crie si tu trouves quoique ce soit. »

« D'accord. » dit Charlie, partant, ayant l'air de souhaiter pouvoir faire cela avec sa baguette en main. Bill plia sa main droite, la sentant aussi vide et souhaitant qu'il n'y ait pas de restriction pour la magie pour les mineurs. Ils avança à grandes enjambées vers les balançoires et commença à rechercher quelque indication de ce qui avait pu arriver à ses sœurs.

« Alors… Qu'en penses-tu ? »

Lily regarda James avec anxiété. Il se mordit la lèvre. « Un peu mielleux. Est-ce que l'on doit vraiment avoir un gars qui pense qu'ils est Sumatra… ? »

« Sinatra. Sumatra est une île. Et oui. Je veux danser avec mon père sur son air de Sinatra préféré. Que puis-je dire ? Papa et maman m'ont élevée pour que j'aime la musique qu'ils aiment, et cela signifie beaucoup de standards des années cinquante et de la fin des années quarante, y compris un peu de musique de big band. Nous aurons aussi de la musique moldue plus contemporaine. Ils disent qu'ils ont des morceaux qui vont des années quarante au disco. » Elle soupira. « Il semble que papa et maman invitent tous ceux avec qui ils sont allés à l'école et à l'université, plus de nombreuses autres personnes que maman a raconté alors qu'elle était à l'hôpital… Et quelques uns de leurs amis d'enfance aussi. Alors ne t'inquiète pas… Nous n'aurons pas que de vieux morceaux. »

« Mais… Mais…, rien de cela ne passe jamais sur la radio des sorciers ! » dit James, tendant la cassette qu'ils venaient juste d'écouter à bout de bras.

« Oui, bien… Nous devrons simplement vivre avec cela. » dit-elle avec seulement un léger tremblement dans sa voix comme elle essayait de retenir son rire. James était si sérieux qu'elle ne voulait pas prendre le risque de le blesser.

Il soupira. « Je suppose. Bien, il sont pas trop mauvais. La fille qui chante quelques unes des chansons était bonne. Au moins, elle ne prétend pas être quelqu'un d'autre, comme notre camarade Sinatra. »

« En fait, je dirais qu'elle essayait de ressembler à Rosemary Clooney, et parfois à Ella Fitzgerald. Elle n'y arrivait pas tout à fait, mais très peu de personnes peuvent le faire… »

« Elle chantait comme qui ? »

Elle lui sourit. « Demande simplement à mon père. Il pourra te montrer sa collection de disques. Il est élevé à cela depuis qu'il a quinze ans. C'est vrai. Maman pense que s'il y avait un feu, il s'occuperait d'abord de ses précieux vinyles avant de se soucier de nous. »

James eut l'air horrifié. « C'est affreux ! »

Lily le regarda comme s'il était idiot. « Je plaisantais, James. C'est juste… pour montrer à quel point il aime ses disques. » James eut l'air de se sentir assez bête. « En tous cas, je pense que nous avons un bon orchestre pour notre réception maintenant. D'accord, nous nous sommes déjà occupés de la musique pour la cérémonie… Je suppose que tes garçons d'honneur seront Sirius, Remus et Peter ? »

James haussa les épaules. « Probablement. Peter m'a finalement répondu la semaine dernière, après que je lui ai envoyé six chouettes. Le truc drôle, c'est qu'il ne dit toujours pas où il est, juste qu'il nous retrouvera à coup sûr chez le tailleur pour prendre les mesures des costumes, et il sera aussi là à la répétition générale et au mariage. »

Elle haussa les sourcils « Et à ton enterrement. »

Il lui fronça les sourcils. « Quel enterrement ? »

Elle roula les yeux. « Simplement l'enterrement de vie de garçon que Sirius projette pour toi. Ne t'inquiète pas… Je suis assez rassurée. Je ne pense pas qu'une dernière nuit de débauche te ruinera pour le mariage… »

« De débauche ! Que crois-tu que je vais faire ? »

« Toi ? Oh, ce n'est pas toi qui m'inquiète. C'est Sirius. Il va probablement se mettre minable. Tu vas être celui qui va devoir le porter pendant la cérémonie, sans aucun doute. Quand tu ne pourras pas le faire, il pourra s'appuyer sur Remus. » Elle sourit malicieusement. « Simplement… Je pense que tu devrais te préparer. C'est Sirius. Je m'attendrais à ce que ce soit gratiné de sa part… »

On frappa soudain à la porte et la voix de son père fit « Lily ! » Lily sursauta et James se glissa rapidement sous sa cape d'invisibilité. Il prévoyait de passer la nuit ici, et les parents de Lily ne le savaient pas… pour d'évidentes raisons. Ils ne savaient même pas qu'il était là. Parfois, cela lui semblait très étrange qu'à dix-neuf ans, elle travaille comme auror et vive encore chez ses parents, mais cela ne semblait pas valoir le coût pour elle de prendre un appartement alors qu'ils allaient se marier pour le solstice d'été, et qu'ils vivraient bien assez tôt ensemble.

Quand il fut caché par la cape, Lily ouvrit en grand la porte de sa chambre, afin que son père ait une bonne vue sur la chambre apparemment vide, juste au cas où il se poserait des questions. « Oui papa ? »

« Heu, il y a quelqu'un qui veut te voir, Lily. » dit-il en hésitant. Il fit un pas de côté afin que Lily puisse voir Sam Bell qui se tenait là, portant sa robe de sorcier sur son bras. Son père se pencha sur elle. « Es-tu certaine que tu devrais répondre à l'appel de ce gentleman alors que tu es fiancée et que tu vas te marier ? » lui demanda-t-il, sotto voce.

Lily rougit. Sous sa cape, James serra les dents. « Je travaille avec Sam, papa. C'est un auror. Il m'a formée. Je t'ai dit que j'ai aidé sa femme à accoucher de leur fille, tu te souviens ? »

Sam fit un signe de la tête à Mr Evans. « Je suis ici pour raisons professionnelles. Y a-t-il un salon ou un autre endroit en bas où nous pourrions parler, Lily ? » dit-il, rougissant lui-même un peu, peut-être à l'idée de lui parler dans sa chambre.

« Bien sûr. » dit-elle, commençant à quitter la chambre. « Descendons dans la cuisine. »

« Prends tes robes. » lui dit-il. Puis il se tourna et dit. « Ou plutôt ne les prends pas. Nous allons dans un village moldu… »

« Nous y allons ? » dit Lily en se renfrognant. « J'ai travaillé toute la journée au ministère à ne rien faire d'autre qu'à tenir ma baguette pendant trois procès de Mangemorts où les accusés avaient l'air d'avoir déjà reçu le baiser du détraqueur et avaient autant de chances de s'échapper que les personnes qu'ils étaient accusés d'avoir tuées. J'ai les pieds en compote. Je ne peux pas croire à quel point c'est crevant de simplement rester attentive pendant des heures. Je viens juste d'arriver à la maison… »

Sam avait l'air très grave. « Je t'expliquerai quand nous serons en bas. Tout le monde est rappelé, peu importe la quantité de travail. Crois-moi… Tu ne vas pas rester immobile. »

Lily avait le cœur dans la gorge. « Oh mon Dieu. Est-ce… Vous-Savez-Qui ? »

Sam jeta un regard de côté à Mr Evans. Quelque chose dans sono expression fit que son père s'éclaircit la gorge et dit « Bien, je vais retourner à mon journal… » il descendit avec hâte les escaliers. Lily pensa que son père avait été curieux de savoir à la fois ce qui se passait et ce que Sam aurait pu lui faire s'il n'était pas parti de lui-même.

Lily sentit James passer devant elle par la porte, et quand elle et Sam descendaient les escaliers, elle était consciente de le sentir aussi descendre, quelques marches derrière. Ils entrèrent dans la cuisine, et Lily sortit une de la bière au gingembre du frigidaire et une offrit une à Sam. Il prit une longue gorgée pendant qu'elle s'en ouvrait une.

« Merci » dit-il avec gratitude. « Nous allons être impliqués dans un travail assoiffant, alors c'est bien de prendre cela maintenant. Oh, et ne crois-tu pas que tu aurais mieux fait d'en sortir une pour James ? »

Lily recracha presque sa bière. Elle réussit de juste à déglutir. « J-j-James ? »

Sam montra la pièce de sa bouteille. « Je ne sais pas où il est dans la pièce, mais je sais qu'il est là. Où as-tu eu ta cape d'invisibilité, mon vieux ? C'est une belle pièce. Cela ne me dérangerait pas d'en avoir une si un parent éloigné mourrait et me laissait une fortune… »

James souleva penaudement sa cape pour que Sam puisse le voir. « C'est ma tante Othalie qui me l'a donnée. Elle a décidé qu'elle n'en avait plus besoin. Est-ce que cela fait partie de l'entraînement d'auror ? De pouvoir détecter les personnes sous les capes d'invisibilité ? »

Sam sourit. « Cela fait partie de l'entraînement d'être très attentif à ce qui se passe autour de vous, et de ne pas nécessairement faire confiance à ce que l'on voit en surface. J'ai entendu de petits bruits inexplicables, et Lily semblait de toute évidence être au courant pour toi. La façon dont elle se comportait et comment elle regardait parfois en direction des bruits m'a aiguillé. Comme je ne pouvais pas l'imaginer laisser qui que ce soit sous une cape d'invisibilité dans sa chambre, sans parler de quiconque pour qui elle ne voudrait pas que son père soit au courant… une copine n'aurait pas été probable… Je suis donc arrivé à toi assez vite. »

« Au sujet de mon père, comme il ne sait pas, j'aimerais que James se couvre à nouveau, pour être sûre. »

James le fit, mais il rajouta « Je pense que Sam avait cependant une bonne idée. Je prendrai bien quelque chose à boire. »

Elle sortit une autre bouteille du réfrigérateur et une main sans corps apparut et la lui prit. La main et la bouteille disparurent promptement à nouveau.

« Alors, que se passe-t-il ? » demanda Lily, sentant un frisson la parcourir, et pas à cause de sa boisson fraîche.

« Tout le monde est appelé pour rechercher deux petites filles qui ont disparu. Elles sont évidemment d'une famille de sorcier. Ils se trouve aussi que ce sont les seules filles d'un responsable du ministère de la magie… Il s'occupe du détournement de l'artisanat moldu, et il a fait de nombreux raids sur des maisons de Mangemorts, et confisqué de la contrebande qui leur a causé beaucoup de problèmes… un de ces raids a conduit au procès que tu as vu cet après-midi. »

« Les Murphy ? Mais durant les dépositions, l'homme qui a dit qu'il avait mené les perquisitions sur leur maison était… » son cœur bondit dans sa gorge. « Arthur Weasley. Et il avait les cheveux roux et était très grand… »

James vit son air effaré sur le visage comme elle mit sa main contre son cœur.

« Qu'est-ce qui ne va pas Lily ? » dit Sam, mystifié par sa réaction.

« Oh, James ! » dit-elle, se tournant vers l'endroit où elle pensait qu'il était, et parlant dans le vide. « Ce doit être le père de Bill et Charlie Weasley ! Alors cela signifie… »

« … Cela signifie que les filles disparues sont leurs sœurs. » finit James pour elle, pensant aux garçons qu'il connaissait de l'école, à ces garçons dont la famille était maintenant déchirée…

Lily se tourna vers Sam, essayant de ne pas se décomposer, mais de reprendre un comportement plus professionnel. « Nous… nous étions à l'école avec les deux fils Weasley. Quel âge avaient… ont… leurs sœurs ? »

Sam mit la main dans sa poche et en sortit un petit carnet. « La fille aînée est Annabel Weasley, appelée Annie. Née le premier septembre mille neuf cent soixante dix. Elle mesure quatre pieds trois pouces, pèse environ quatre stones et a les yeux bleus. Quand elle a été vue pour la dernière fois, elle avait ses cheveux roux brillants coiffés en deux couette qui lui arrivaient aux épaules, et elle portait une jupe bleue, un chemisier blanc et un cardigan vert, avec des chaussettes blanches qui lui arrivaient aux chevilles et des souliers marrons. Elle avait des rubans bleus au bout des couettes. Un de ces rubans est la seule trace que l'on ait trouvé d'elle. L'autre fille est Margaret Weasley ; appelée Peggy. Née le premier novembre mille neuf cent soixante douze. Elle mesure trois pieds huit pouces, pèse environ trois stones et a aussi les yeux bleus. La dernière fois qu'on l'a vue, ses cheveux roux vifs lui arrivaient au menton, et été tenus en arrière par une barrette argentée sur le côté droit. Elle portait un robe marron avec des manches courtes, un gilet couleur fauve, des socquettes blanches et des baskets beiges et sales. Il lui manque actuellement une dent devant à gauche. On n'a rien retrouvé d'elle. »

Lily but sa bière au gingembre pendant que Sam récitait les informations, incapable de ne pas se représenter Bill et Charlie Weasley, et aussi leur père, qu'elle venait de voir cet après-midi, témoignant sans faillir sur la façon dont il avait été attaqué quand il avait perquisitionné la maison de l'accusé, qui avait tenté de lui lancer le Cruciatus dessus. De toute évidence, il avait eu cette sorte de réception assez souvent, et elle s'était émerveillée de son courage. Certainement qu'il faisait face à plus de danger en tant que responsable d'un département du ministère qu'elle en tant qu'auror. Elle se demanda maintenant qui avait décidé de se venger de lui…

« Tu penses que c'était quelqu'un qui en voulait à Arthur Weasley ? A cause d'un raid ? »

Sam secoua la tête. « Nous ne savons pas. Les filles ont été vues pour la dernière fois dans un parc du village d'Ottery St Catchpole, dans le Devon. C'est près d'Exeter. Nous sommes ici pour passer au peigne fin le village à la recherche d'indices de ce qui a pu arriver aux filles, ou des filles elles-mêmes. »

« Tu… Tu as une photo d'elle ? »

Il acquiesça et sortit une copie d'une photo que Weasley avait fournie au ministère. Lily fixa les filles, s'agenouillant sur le sol à côté du sapin de Noël avec les cadeaux en-dessous. Elles levaient avec excitation leur cadeau pour que le photographe puisse le voir. La fille aînée secoua la boîte qu'elle tenait, et mettait parfois son oreille contre, pour écouter comment cela faisait quand elle secouait. Elles avaient l'air heureuses et innocentes, une lueur d'excitation dans leurs yeux bleus étincelants. Elles étaient encore en robe de chambre. Leurs cheveux roux dressés sur la tête comme si elles venaient juste de se lever et de dévaler les escalier pour venir voir ce que le père Noël leur avait amené…

Lily la rendit à Sam, essayant très fort de ne pas pleurer. « Je suis prête à y aller. » dit-elle, espérant que sa voix semblait assez solide, plutôt que comme si elle était sur le point de craquer.

« Moi aussi. » dit James de sous sa cape.

Sam secoua sa tête en direction de la voix de James. « Tu n'as pas à faire cela. Ce n'est pas ton travail. »

« Vous avez besoin d'autant de monde que possible pour chercher ces filles. Je pourrais le faire sous ma cape et coller à Lily si tu veux. Je n'avais pas à te dire que je venais. J'aurais simplement pu le faire… »

Sam grimaça. « D'accord, d'accord. Parce que c'est ça… tu peux venir. Si quelqu'un les a prises, nous devons retrouver la piste avant qu'il ne fasse froid. Mais tu va devoir te faire à l'idée que la plupart du temps, tu ne pourras pas suivre Lily pendant qu'elle travaille. Elle ne montera pas toujours la garde aux procès du ministère. Tu vas devoir t'habituer au fiat qu'elle est auror. »

« Ce n'est pas que je ne veux pas laisser Lily seule, bien que je doive reconnaître que je ne me ferai pas autant de souci si je suis à proximité. J'aime bien Bill et Charlie Weasley. Ce sont de bons garçons. Je suis sûr qu'ils le tiennent de leur père. S'il y a quoique ce soit que je puisse faire pour trouver leurs sœurs, je le ferai. Weasley faisait simplement son boulot et perquisitionnant les maisons des Mangemorts. Il ne mérite pas cela… »

« Et leur mère ! » dit Lily en pleurant, essuyant un larme perdue sur sa joue. « Elle doit être folle ! »

Sam acquiesça. « Tu peux le dire. D'accord. Maintenant, nous ne pouvons pas transplaner directement dans le village. C'est déjà très peuplé de sorciers et de sorcières à la recherche des filles. Nous allons transplaner dans le jardin des Weasley, et puis aller au village. Cela s'appelle le Terrier, et c'est sur une route à environ vingt minutes de marche d'Ottery St Catchpole en direction du sud-ouest. Compris ? »

Lily ferma ses yeux et se concentra. Elle les rouvrit et fit un signe de la tête à Sam. « Je l'ai. Je suis prête. »

« Prêt » fit la voix de James, sous la cape.

Lily ferma ses yeux et sortit la baguette de l'étui qu'elle portait fixé à son avant-bras gauche. Elle pensa au Terrier, se situant à environ un mile au sud-ouest d'Ottery St Catchpole. Elle pensa au village dans le Devon. Elle positionna le Devon sur une carte d'Angleterre, s'imagina volant haut par-dessus les paysages, les collines et les arbres défilant bien trop vite pour pouvoir vraiment être vus… Prenant une grande inspiration, elle agita sa baguette et pensa très fort à toutes ces choses, sentant un chatouillis dans tout son corps. Elle savait qu'elle voyageait dans une dimension fluide et indescriptible où elle était une pensée, seulement une pensée, et puis comme ses pensées se tournaient vers son propre corps et ses propres vêtements, et encore vers le lieu qui était sa destination, elle ressentit à nouveau le chatouillis, plus fortement, et elle transplana avec un pop ! dans le jardin en dehors du Terrier, où Arthur Weasley vivait, et où ses filles devraient être en ce moment, mais où elles n'étaient pas.

Après que Lily ait retrouvé ses sens, elle regarda la maison biscornue, le jardin potager, pensa que cela était un endroit adorable pour grandir. Elle se tourna vers Sam. « Devons-nous conserver nos baguettes en main, selon toi ? »

Sam secoua la tête, replaçant la sienne dans son étui. « Non. Nous allons fouiller le village moldu. Si tu dois faire de la magie, soit la plus discrète possible, et sans baguette si tu peux. Alors, rien de visible, évidemment. Tu es là James ? »

« Je suis là. » fit une vois fantôme.

Sans un autre mot, les trois partirent pour le village se joindre aux recherches des disparues, Annie et Peggy Weasley.

« Je peux m'asseoir ? » se plaignit Annie. Ses souliers étaient très lourds et auraient probablement duré assez longtemps pour être passés à Peggy, mais ils n'étaient pas nécessairement conçus pour être confortable pour marcher sur mile sur mile sur la route entre Exeter et Ottery St Catchpole.

Peter Pettigrew regarda la fillette, se demandant un moment pourquoi il faisait cela à la place de les tuer simplement, comme on lui avait dit. C'est parce que je ne suis pas un meurtrier, se rappela-t-il. Annie Weasley, cependant, rendait de plus en plus difficile la résistance à cette tentation…

Peggy Weasley était une toute autre histoire. Elle marchait plus facilement, sans doute parce qu'elle portait des baskets. Ils avaient l'air d'avoir déjà été la propriété des autres Weasley et étaient assez usés, mais cependant bien mieux appropriés à une longue marche que les chaussures de sa sœur. « Ma sœur est fatiguée. » dit la petite fille à Peter, qui acquiesça et les conduisit à un mur bas bordant le jardin de devant d'un cottage. Annie poussa un soupir en s'asseyant, et Peggy s'assit à côté d'elle, regardant avec hésitation l'homme qui les avait amenées jusque là.

Peter se mordit les lèvres et s'assit sur le muret à quelques pas d'elles. Son cœur semblait battre très fort dans sa poitrine, et il souhaita savoir depuis combien de temps ils marchaient, mais il ne possédait pas de montre… et il n'était même pas sûr que cela aiderait, et il n'y avait personne au monde à qui il pourrait demander. Il regarda les voitures posées dans la rue, les gens derrière les volants figés dans les fractions d'une secondes, parlant à d'autres personnes dans les voitures, buvant quelque chose d'un gobelet en carton avec un couvercle en plastique, jetant un coup d'œil à gauche pour voir s'ils pouvaient tourner en toute sécurité…

Lui et les deux filles Weasley étaient les seules personnes au monde se déplaçant à se moment du temps. Il n'avait pas été vraiment sûr de ce qui allait arriver quand il allait lancer le sort. Tout ce qu'il savait était que cela l'autoriserait, lui et toutes les personnes qu'il inclurait dans le sort, à se déplacer très vite, à se déplacer entre les millisecondes en fait. Le Mangemort qui lui avait assigné cette tâche lui avait enseigné cela. Peter n'en avait jamais entendu parler.

Il souhaita pour la dix-millionième fois ne pas avoir quitté Poudlard après avoir suivi Bill Weasley dans la forêt. Mais il avait eut besoin de boire un coup. Il ne pouvait simplement pas supporter ce qu'il avait appris sans quelque chose. Bien que sa première pensée en réalisant qu'il était probablement le premier enfant de la lune fut qu'il avait un devoir à accomplir si Vous-Savez-Qui pouvait jamais être vaincu, sa deuxième pensée, alors qu'il retournait au château, avait été 'Non. Je ne peux pas. Je ne peux simplement pas…'.

Il avait fait un pas en avant, deux pas en arrière, et avait finalement décidé qu'il ne pouvait pas rester un jour de plu blotti dans la garde-robe de Booth, à attendre que le garçon lui amène des miettes de nourriture. Il avait besoin de sortir, d'avancer à nouveau comme un homme. Sans parler du fait que c'était de plus en plus énervant que les chouettes continuent à lui amener du courrier dans le dortoir des quatrième année. Heureusement, le courrier arrivait pour lui en même temps que pour tous les autres élèves : pendant le petit déjeuner. Aucun des garçons n'était dans le dortoir à ce moment là, alors ils ne voyaient pas les chouettes gratter à la fenêtre essayant de rentrer pour délivrer leur missive. A chaque fois, il avait couru jusqu'à la porte pour vérifier que personne ne traînait, puis il s'était furtivement changé en humain et avait ouvert la fenêtre, prenant hâtivement le parchemin à la chouette et la chassant, comme il n'avait pas de nourriture pour elle. La plupart des lettres qu'il avait reçue provenait de James, qui lui demandait s'il comptait prendre part à son mariage avec Lily comme garçon d'honneur. L'idée le rendait malade, mais il savait qu'il devait s'y attendre de sa part.

Après que James lui ait envoyé une demie-douzaine de lettre, il avait finalement réussi à se trouver un moment où il put voler un peu de parchemin à l'un des garçons et griffonner une réponse. Ce fut une manœuvre plus délicate de la prendre à la volière et de l'envoyer. D'abord, il dut échapper au chat de Rusard sur le chemin, ce qui ne fut pas une mince tâche comme ses passages secrets dans les murs n'atteignaient pas cette tour particulière. Il n'osait pas marcher dans le château sous forme humaine, alors il n'avait pas d'autre choix que d'aller là-bas sous forme de rat. Sur place, il savait qu'il devait se changer rapidement et prendre forme humaine pour rentrer dans la pièce, comme il n'osait pas entrer en tant que rat dans la volière. Il aurait été un festin pour une chouette en l'espace de quelques secondes s'il avait fait cela. Finalement, il reprit forme humaine juste avant d'entrer dans la volière, après y être allé très tôt le matin. Il avait essayé d'y aller tard la nuit une fois et découvert que les oiseaux étaient tous sortis chasser.

Après être revenu de la forêt, Peter sut qu'il devait sortir du château ou perdre la tête. Finalement, il était parti de nuit, trottant jusqu'au village (allant de buisson en buisson le long de la route de Pré-au-Lard, pour éviter les nombreuses chouettes de l'école qui chassaient), puis reprenant furtivement forme humaine avant de transplaner dans un pub de sorcier qu'il connaissait à Norfolk, près de la maison de sa mère. Il savait qu'il devait aller voir sa mère. Mais il avait d'abord besoin de boire quelque chose, et il devait jauger son prochain mouvement. S'il était dans la Prophétie, pouvait-on y faire quelque chose ? Ou était-il simplement coincé ?

Peut-être que le centaure avait tort, pensa-t-il. Peut-être que je ne suis pas l'enfant de la lune. Simplement parce que je suis cancer… Simplement parce que j'ai fait quelques rêves… Il y a des tonnes de personnes qui sont Cancer, aussi. Cela pourrait être quelqu'un d'autre…

Il en était à sa deuxième pinte de bière, au pub, fixant son verre, essayant de trouver quoi faire, quand cela arriva. Soudain, la porte du pub explosa et une bande de sept Mangemorts entra, portant tous des masques et des capuches qui cachaient la couleur de leurs cheveux. Ils commencèrent à lancer des sorts à gauche et à droite, et Peter se planqua sous le bar, mettant la chaise sur laquelle il était assis entre lui et les attaquants, bien qu'elle n'offre que très peu de protection. Le Mangemort qui s'avançait vers lui et écarta la chaise d'une main riait. De l'autre côté de la pièce, Peter pouvait entendre des gens hurler d'agonie comme ils subissaient le sort de Cruciatus. Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, pensa Peter, désespéré. Pourquoi est-ce que j'ai quitté Poudlard ? Si j'y étais resté, je dormirais comme un loir dans la garde-robe de Booth en ce moment…

Il leva les mains pour supplier. Il ne voulait pas découvrir ce que faisait le Cruciatus, en ayant entendu les hurlements des autres clients du pub. « Ne me lancez pas de sort, s'il-vous-plaît ! Je… Je peux vous dire quelque chose ! J'ai des informations que Vous-Savez-Qui pourrait aimer avoir… sur une prophétie concernant sa chute ! »

Il ne savait pas ce qui lui avait faire cela. Peut-être était-ce parce qu'au moment où il avait commencé à supplier le Mangemort, il avait aussi pensé 'Et pourquoi diable ne me torturerait-il pas ? C'est un Mangemort… C'est ce qu'il fait. Que pourrais-je donc lui dire pour le convaincre de ne pas le faire ?'

Et la Prophétie avait simplement jailli.

Le Mangemort abaissa sa baguette. Peter put voir qu'il avait dit la bonne chose. Oh mon Dieu, pensa-t-il. Je fais partie de la Prophétie. Peut-être. Et s'il me tuait une fois qu'il aura découvert ?

Car même s'il n'avait jamais ressenti une destinée particulière jusqu'à ce qu'il entende Peggy Weasley prononcer la Prophétie, il avait soudain une incroyable envie de vivre. Un instinct de survie primal qui avait pris le contrôle de ses facultés et dit 'Vis Peter. Fais tout ce que tu peux pour vivre.'.

Et ainsi, au beau milieu d'une bataille dans un pub, avec des gens hurlant pendant qu'ils étaient torturés, des Mangemorts détruisant des meubles, des éclats de verre volant partout comme les réserves d'alcool étaient détruites par quelque besoin de ravage d'un Mangemort, simplement parce qu'ils pensaient ce c'était drôle, Peter s'était retrouvé questionné par un Mangemort sans visage qui se retenait de lui lancer un maléfice parce qu'il lui avait mentionné la Prophétie.

« Quand a été donnée cette Prophétie ? » entendit Peter dire au-dessus du tumulte.

« En… En novembre dernier. A Poudlard. La professeur de divination… Le professeur Trelawney. » Là, accuse la vieille vache, comme Bill voulait lui dire dans la lettre qui n'arrêtait pas de revenir. Peter savait tout ce qui y était écrit parce que Bill l'avait lue à haute voix à Charlie pour lui demander son avis. Peter décrivit les acteurs de la Prophétie : le lion, l'enfant de la lune, la fille de la guerre. Le Mangemort acquiesça et Peter pu voir ses yeux briller à travers les fentes de son masque.

« En quoi cela m'est-il utile ? » cracha la Mangemort quand Peter eut fini. « Tu ne m'as rien dit. Qui sont les vraies personnes de la Prophétie ? » Peter ouvrit sa bouche et la referma. Le Mangemort se rapprocha de lui et posa sa baguette contre sa poitrine. « Tu sais quelque chose d'autre, n'est-ce pas ? As-tu besoin de… persuasion douce ? »

« Je… heu… enfin… » bafouilla Peter, ayant envie de vomir. Ne dis rien sur Lily. Ne dis rien sur Lily…

« Bien, hum, je suis allé voir un centaure à ce sujet, comme ils s'intéressent à de telles choses, mais il n'a pas pu ou n'a pas voulu me dire grand chose… »

Le Mangemort acquiesça. « Les centaures sont comme cela… » accorda-t-il, l'air moins menaçant maintenant. Il dirigea sa baguette vers une chaise qui avait été miraculeusement laissée intacte par les autres Mangemorts, qui semblaient entendre vouloir complètement détruire le pub. Peter esquiva une bouteille qui volait directement vers sa tête. Elle passa au-dessus du bar et frappa contre un miroir sur le mur, qui était déjà cassé et fendu, reflétant la pièce chamboulée à des angles irréguliers. Le Mangemort mit sa main sur le bar et bondit athlétiquement par-dessus. Il trouva un verre intact et versa une pinte pour Peter. Bien que Peter ait bu de la bière brune, et non de la blonde, il prit la boisson. Un autre bruit de crash derrière lui fit se retourner Peter, pour voir ce qui arrivait. Un table était plaquée contre la porte du pub, de telle sorte que personne ne pouvait entrer ou sortir. Il se retourna vers la Mangemort, qui d'une manière assez étonnante, ne lui avait encore pas lancé de sort. Il leva la bière juste pour en prendre une gorgée au moment où le Mangemort lui demandait « Comment t'appelles-tu ? ».

Peter fit une pause avant de lire et il considéra sa réponse. Il dirait la vérité… mais pas tout à fait. « Mes amis m'appelle Queudver. » dit-il, puis il prit une gorgée de bière, espérant que cela le rendrait assez ivre pour ne plus se soucier de la douleur si le Mangemort décidait de lui lancer un sort après tout.

Le Mangemort mit ses deux mains sur le bar, et le pencha très près du visage de Peter. « D'accord alors, Queudver, dis-moi quelque chose que le centaure a dit sur la fille de la guerre. »

Peter avala la bière avec effort, comme il avait la gorge très serrée. Pense, Peter, pense. Dis-lui quelque chose, n'importe quoi, mais pas la vérité. Dis-lui…

« Le centaure a dit qu'une fille de la guerre viendrait de la famille Weasley. »

Malédiction ! Pourquoi avait-il dit cela ? Il ne voulait pas. Oui, il essayait de détourner les Mangemorts en mentionnant la Prophétie, mais il n'avait eu aucune intention de mentionner les Weasley. Ou Lily. Il espérait qu'il réussirait à ne pas mentionner Lily. Il regarda soudain sa boisson. Même s'il ne buvait pas normalement de la bière blonde, il en avait déjà bu, et il savait quel goût cela avait. Il y a avait quelque chose de bizarre avec cette bière. Quelque chose de…

Véritasérum.

La gorge de Peter se serra encore plus. Oh Dieu, il devait sortir de là avant que les Mangemorts ne lui soutirent quoique ce soit d'autre. Il n'avait pas vraiment voulu dire quelque chose sur les Weasley. Pouvait-il le retirer ? Il ne le pensait pas. Le Véritasérum ne lui permettrait pas de mentir tant qu'il ferait effet. Quand est-ce que le Mangemort l'avait mis dans sa boisson ? Pendant que le verre était encore sous le bar, ou quand il s'était retourné pour voir la table projetée contre la porte du pub ? Il n'osait pas se changer en rat de peur que tout le monde voie que c'était un animagus, il n'était pas sûr de pouvoir transplaner en étant si agité. Il se désartibulerait sans aucun doute.

« Intéressant, très intéressant… » dit le Mangemort. Il se tourna soudain vers un Mangemort à proximité qui s'amusait à voir ce qui arrivait quand il pointait sa baguette sur tous les robinets, les faisant couler sur le plancher derrière le bar. Le pub avait une puanteur entre la brasserie et la distillerie à cause de toutes les bouteilles risées et de la bière renversée.

« Toi là. Surveille celui-là jusqu'à ce que je revienne. J'ai quelque chose d'important à dire à notre maître. Oh, et il n'a pas encore subi le sort de Cruciatus. Tu peux t'en occuper pour moi ? Je reviens. »

Peter se renfrogna à la façon légère dont le Mangemort parlait de cela, comme s'il était un homme d'affaire normal qui devait aller voir son patron et qui déléguait une responsabilité pour laquelle il n'avait pas de temps à un subalterne. Avant que le premier Mangemort n'ait transplané, le second se tourna vers Peter et, sans avertissement, il pointa sa baguette et cria « Crucio ! »

Peter tomba de sa chaise, sachant maintenant pourquoi les autres personnes autour de lui dans le pub avaient tellement hurlé. Il avait l'impression que tous ses organes internes étaient en feu, comme si un vautour lui mangeait le foie, comme si des cannibales le dévoraient à pleines dents… Il n'y avait aucun moyen de gérer toute la douleur, toutes ses variantes. Une douleur brûlante, déchirante, coupante, une douleur frappante, écrasante, tordante. Elle passait dans son corps sans cesse, ne s'arrêtant jamais, ne lui donnant jamais aucun répit. Il s'entendit hurler, et cela ne semblait plus être lui, cela semblait être quelqu'un d'autre, une autre personne qui criait de plus profond des enfers…

Après quelques minutes qui semblèrent durer une éternité, le Mangemort arrêta finalement son sort. Peter resta où il était, sur le sol, se demandant s'il était mort. Cela aurait simplifié les choses, pensa-t-il. Et pourtant… Il sut de suite qu'il n'était pas mort. Le premier Mangemort était revenu. Il se tenait au-dessus de Peter, les bras croisés.

« Bien, bien, bien. Maintenant, tu sais ce qui t'arriveras si tu n'obéis pas aux ordres que tu vas recevoir. Pas très agréable, n'est-ce pas ? Pour avoir donné au Seigneur des Ténèbres une information aussi utile, je suis autorisé à te proposer une invitation à nous joindre, parmi les rangs glorieux de ceux qui servent les Seigneur des Ténèbres, les Mangemorts. Mais nous n'invitons pas n'importe qui. D'abord, tu dois prouver que tu es loyal à notre maître. »

Peter trembla. « Comment puis-je devenir un Mangemort ? »

« Que veux dire par cela ? »

Oh mon Dieu, pensa Peter. J'ai dit cela à voix haute ?

« Je veux dire » dit rapidement Peter « avec tout le respect qui est dû, je n'étais pas l'élève le plus brillant de mon année, ou quoique ce soit du genre. De nombreuses fois, je suis passé de justesse. Je voulais juste dire… J'aurais pensé que le Seigneur des Ténèbres aurait voulu quelqu'un de plus talentueux que moi… »

Le Mangemort rit. « Oh, bien essayé ! Maintenant tu vas me dire que tu as un rendez-vous chez ton dentiste pour te faire blanchir les dents la semaine prochaine, alors tu ne peux pas rencontrer le maître et accepter une position de Mangemort… »

Sans avertissement, il pointa sa baguette, prononça la formule et la douleur frappa encore Peter. Il hurla au plus fort des poumons souhaitant être mort. Brusquement, la douleur le quitta une fois de plus et il resta sur les dalles du pub. Soudain, il ne put se retenir et il se tourna et vomit sur le sol sale, jusqu'à ce qu'il n'ait plus rien qu'il puisse sortir de son corps.

« Mpf. » fit le Mangemort avec dédain. « Allongé comme cela dans ton propre vomi alors que tu pourrais être un serviteur du Seigneur des Ténèbres. Tu ne penses pas que tu es très talentueux, mais combien de talent faut-il pour se débarrasser de deux fillettes ? »

Peter tourna la tête et fixa le masque, souhaitant pouvoir voir le visage derrière.

« Me débarrasser… »

« Oui. C'est la tâche que tu dois accomplir. Quand tu auras fait cela avec succès, tu auras montré ta loyauté au maître, et tu seras considéré comme un bon serviteur. Et ne te fais aucune idée sur ne pas le faire en pensant qu'elles seront en sécurité. Si tu ne le fais pas, quelqu'un d'autre le fera. Et si tu ne le fais pas… Tu seras traqué… et tu considèreras ce que tu as vécu aujourd'hui comme des vacances. » fit-il, menaçant.

Peter essaya de déglutir. « D'a... d'accord. » éructa-t-il, juste pour que la douleur cesse. Il trouverait un moyen de protéger les filles plus tard, un moyen d'avertir leurs parents… « Comme… Comme je disais, » rappela-t-il au Mangemort, « Je n'était pas le meilleur élève de l'école… Avez-vous des suggestions sur comment je pourrais faire ? Comment je pourrais les atteindre sans être pris ? »

Et le Mangemort s'était gonflé la poitrine avec importance et avait parlé à Peter du sort de Tempus Fugit…

Finalement, les 'festivités' s'essoufflaient, et les Mangemorts partirent. Le compagnon de Peter mit sa baguette contre la poitrine de Peter avant de disparaître.

« Je reste en contact. » dit-il simplement avant de transplaner. Peter s'effondra contre le bar, poussant un soupir de soulagement. Le pub autour de lui était quelque chose à voir. On aurait dit qu'il y avait eu la guerre, ce qui n'était pas faux, selon Peter. Il se redressa en tremblant et contourna le bar. Personne ne fit attention à lui, comme personne n'avait de toute évidence fait attention à sa conversation avec le Mangemort. Il se servit une pinte depuis un robinet qui n'avait pas été vidé et la but d'une traite. S'essuyant la bouche du revers de la main, il essaya de se concentrer pour transplaner dans la maison de sa mère…

« Où sommes-nous ? » lui demanda Peggy Weasley.

« A Exeter. » répondit-il laconiquement.

Elle acquiesça, puis dit « Pourquoi ? »

Pourquoi en effet ? pensa Peter. Il était retourné à Poudlard après sa brève visite chez sa mère, et était retourné vivre dans le dortoir des Griffondors, cette fois avec les garçons de deuxième année, et il évitait d'être vu cette fois, même si ne pas être l'animal de compagnie de quelqu'un signifiait qu'il devait se trouver sa propre nourriture. Il écoutait attentivement tout ce que Charlie Weasley disait de sa famille, mais il ne semblait obtenir aucune information utile de lui. Il ne voulait pas prendre le risque que Booth le reprenne comme animal de compagnie, alors il ne retourna pas au dortoir des quatrième année. Puis, peu avant les vacances de Pâques, Charlie lui avait donné l'idée…

« Je ne sais pas comment je vais pouvoir supporter ma petite sœur pour toute une semaine, » disait-il à un garçon de type asiatique qui avait son lit à côté du sien. « Annie, évidemment. Un peu plus d'une semaine en fait. Elle est tellement garce ces derniers temps. Elle m'a rendu fou pendant les vacances de Noël. J'aimerais que l'un de nos cousins lui demande de venir en visite ou quelque chose comme cela, juste pour me débarrasser d'elle… Ma tante Meg l'aime bien. Dommage qu'elle ne parte pas simplement vivre avec elle… »

C'est cela, pensa Peter depuis sa cachette sous le lit. On m'a dit de m'en débarrasser. Pas de les tuer…

Il se souvint du sort de Tempus Fugit que le Mangemort lui avait montré. S'il voulait jamais vivre autrement qu'avec l'apparence d'un rat, il devrait faire cela, ou risquer d'être traqué et tué… probablement après de nombreuses tortures. Les filles ne seraient plus avec leur famille, mais il ne semblait pas que le garçon de seconde année considérerait celle nommée Annie comme une grosse perte. Il se souvenait vaguement d'elle, le jour où sa sœur avait prononcé la Prophétie. Il pourrait leur donner une nouvelle maison… Un sort de mémoire sur chacune d'elle s'occuperait de leurs souvenirs de leur ancienne vie, et il avait entendu qu'il existait un sort pour cacher les gens aux chouettes, afin qu'ils ne puissent plus recevoir de courrier. Il ne savait pas ce que c'était, mais il pourrait se glisser dans la bibliothèque et le rechercher.

Il ne savait pas où les Weasley vivaient, alors il décida de se cacher dans la malle de Charlie quand il partit pour les vacances, après avoir discrètement mâché un petit trou dans un coin du vieux bagage, afin de pouvoir respirer. Cela n'ira pas si mal, pensa-t-il. Je vais leur trouver un endroit pas très loin, avec des moldus, où personne ne songera à les chercher… Elles commenceront de nouvelles vies au lieu d'être tuées par des Mangemorts… Elles iront bien…

Il dut se rassurer fréquemment sur son plan, et faillit presque changer d'avis au moment d'invoquer le sort de Tempus Fugit dans le parc et de doucement descendre les filles des balançoires. Ils les déposa toutes deux sur un banc et les inclut dans son sort. Elles clignèrent les yeux, évidemment surprises d'être sur un banc du parc plutôt que sur les balançoires, mais il essaya de faire s'envoler leurs peurs en leur disant que leur père l'avait envoyé les prendre ailleurs parce qu'elles étaient en danger et qu'elle devaient aller en lieu sûr…

La fille aînée ne l'avait pas cru d'abord. Elle avait montré ses frères, figés, en train de jouer au football avec des garçons du village et avait dit. « Mais ils seront inquiets s'ils découvrent que nous sommes parties. Et maman va devenir folle aussi ! »

Peter secoua sa tête. « Ton père m'a dit qu'il n'y pouvait rien. Il ne veut que personne d'autre ne puisse dire ce qui vous est arrivé si l'on vous donne du Véritasérum. »

Peggy le regarda en déglutissant. « Est-ce à cause de cette Prophétie ? »

Peter la regarda, choqué. « Comment… Comment savais-tu ? » il se sentit frustré, et il baissa sa garde un instant. Il n'était pas habitué à être avec des enfants.

La petite fille haussa les épaules. « Cela tombe sous le sens. » Elle se tourna vers sa sœur. « Je suis désolée, Annie, » dit-elle en reniflant un peu. « c'est ma faute… »

Annie était belliqueuse. « Ce n'est pas ta faute que papa nous cache. C'est sa faute. Il est probablement inquiet que si tu restes, nous soyons tous attaqués. Si tu disparaissais simplement, quelqu'un qui pense que je tu es moi pourrait encore attaquer la famille, alors il doit se débarrasser de toutes ses filles. » Elle avait l'air très en colère, et pourtant sur le point d'éclater en sanglots. « Où allons-nous ? » demanda-t-elle à Peter, la voix pleine de larmes.

« A Exeter. J'ai trouvé un endroit adorable géré par de très gentilles dames. Ce sont des sœurs, et elles prendront bien soin de vous et vous garderons en sécurité jusqu'à ce que vous puissiez revenir à la maison. Personne ne vous trouvera là. »

« Et pour l'école ? » demanda soudain Peggy.

« Heu, » hésita Peter. « Vous irez à l'école avec des enfants moldus. C'est juste temporaire. »

Peggy acquiesça. Elle aurait dû savoir que leur mère ne leur ferait jamais rien de terrible. Leur mère ne savait même pas que leur père s'était arrangé pour les mettre en lieu sûr. Elle pensa avec tristesse à sa maman une minute. Elle savait qu'elle lui manquerait. Mais heureusement, elles seraient bientôt réunies. Un sixième sens la chatouillait dans le fond de sa tête. D'une manière ou d'une autre, elle savait que cela arriverait, mais elle ne savait pas pourquoi…

« Nous sommes à Exeter. » dit Peter à Peggy. « C'est ici que vous allez vivre pendant un moment. »

Ils dépassèrent des passants figés en plein mouvement, descendant rue après rue, jusqu'à ce qu'ils atteignent finalement l'hôpital et l'orphelinat où Peter avait observé les gentilles sœurs, jour après jour, décidant finalement qu'elles prendraient bien soin des filles et les garderaient en sûreté. Il était ensuite retourné au Terrier, où il s'était terré jusqu'à ce que la parfaite opportunité se présente à lui. Et puis… Ce matin, il avait presque été tué. C'était assez pénible d'essayer d'atteindre la volière de Poudlard sous sa forme de rat sans que le chat galeux de Rusard ne le poursuive, mais au Terrier, il devait vivre dans les trous des gnomes de jardin. Et puis quand ce matin il avait sorti son museau du terrier de bonne heure à cause d'un fort bruit, il avait vu un hibou très déterminé se cogner contre la fenêtre la plus haute de la maison jusqu'à ce que Bill Weasley l'ouvre pour prendre son courrier. Dès que l'oiseau était reparti de la fenêtre, il avait viré et plongé sur le jardin, et Peter avait dans les profondeurs des tunnels. Il commençait à se demander comment il allait sortir pour mettre son plan à exécution. Dans quelques jours, les grands garçons retourneraient à Poudlard, et les filles reviendraient à l'école de Pré-au-Lard pour le plus gros de chaque jour. Le moment pour faire cela était pendant les vacances. Et puis quand il avait vu les quatre grands quitter la maison et aller vers le village, il avait su que c'était son jour de chance…

Il avait l'impression d'avoir voyagé au moins cinq heures, peut-être même toute une journée, comme le monde autour d'eux n'avait pas même avancé d'une seule seconde depuis le moment où il avait fait descendre les filles des balançoires. Peter les prit dans le bâtiment et les amena dans la cour des enfants. « Maintenant, nous avons besoin de vous donner une raison d'être là… »

Il enleva le sort de Tempus Fugit des filles et puis leur lança des sorts dessus pour qu'elles semblent être sorties d'accidents terribles. Il lança le sort qu'il avait recherché pour qu'elles ne puissent plus recevoir de chouettes postales. Puis il se cacha derrière un tableau et mit fin au sort de Tempus Fugit pour lui-même et découpa magiquement un petit trou dans le bas du mur. Il prit immédiatement sa forme de rat, espérant que les nones ne le verraient et ne hurleraient pas. Il se blottit dans le trou pour regarder et attendit.

A la place, les nonnes hurlèrent en découvrant les filles qui semblaient sortir de nulle part. Peter réussit à se frayer un passage à travers les murs vers la pièce où elles prirent Peggy, en suivant les voix. Une fois là, il découvrit un nœud troué dans la plinthe en bois au bas du mur. Il émergea finalement sous un lit, voyant des pieds avec de gros souliers noirs s'affairant tout autour. Quand les chaussures partirent, Peter émergea, et après avoir déterminé que personne d'autre n'était là, il reprit forme humaine et métamorphosa ses habits pour qu'ils ressemblent à ce qu'il avait vu les docteurs porter. Peggy dormait paisiblement, sans doute épuisée par sa longue marche jusqu'à Exeter, bien que cela ne faisait que dix minutes qu'il l'avait enlevée du parc. Ses frères ne s'étaient peut-être même pas encore aperçus qu'elle avait disparu, et elle était saine et sauve, à des miles de là, dans un endroit où ils ne penseraient jamais à la chercher. Il avait encore des choses à faire cependant, avant de partir.

« Oubliette ! » dit-il, en pointant sa baguette sur elle. Elle convulsa momentanément sur son lit, comme il lui avait lancé un sort très fort dessus, conçu pour effacer les souvenirs de ses six années et demie. Il s'inquiéta qu'elle puisse se réveiller, mais ce ne fut pas le cas. Il remit sa baguette en poche et lui jeta un dernier regard avant de quitter la pièce. Maintenant, il n'avait plus qu'à effacer la mémoire d'Annie et donner aux sœurs de faux souvenirs, afin qu'elles pensent que les filles étaient là parce qu'elles avaient eu un accident de voiture.

Il erra dans les couloirs de l'hôpital, n'étant pas questionné dans son habit de docteur, recevant des hochements de tête déférents quand les infirmières passaient devant lui. Il chercha subrepticement dans les couloirs jusqu'à ce qu'il ait trouvé la pièce où elles avaient amené Annie. Elle était aussi endormie, on ne voyait aucun cheveu de sa tête. Il faisait encore jour dehors, et il semblait évident qu'elle avait tiré les couvertures par-dessus elle pour dormir dans le noir complet. Il ferma la porte et pointa sa silhouette endormie, disant encore « Oubliette ! »

Il ressortit et alla trouver les religieuses. Il avait fait son travail. On lui avait dit de se débarrasser des filles, et il venait de le faire… mais probablement pas de la façon dont le Mangemort parlait. Pourtant… des larmes et des cris s'élèveraient à cause des filles disparues, et il semblerait qu'il les avait tuées. Il laisserait Vous-Savez-Qui croire cela. Peut-être qu'alors, rien n'arriverait à Lily…

Il avait juste une chose de plus à faire. Il devait aller dans le Leicestershire, dans la maison où Lily vivait avant. Il se souvenait l'avoir entendue parler des gentilles personnes que ses parents avaient trouvées pour louer leur ancienne maison, des gens qui avaient récemment perdus leur fille à cause d'un cancer. Je sais que c'est un sort impardonnable, pensa-t-il, mais les mettre sous Imperius pour qu'ils veuillent donner un toit à deux petites filles n'est pas vraiment du même style que forcer les gens à faire des choses abominables… Il était assez fier de lui d'avoir pensé à ce dernier détail. Il allait veiller à ce que les filles aient une bonne maison, et même qu'elles soient ensemble. Il n'était pas quelqu'un de méchant, selon lui. Il faisait au mieux. Les Weasley auraient seulement vécu quelque chose de similaire, sinon pire si les filles avaient été tuées, et s'il ne l'avait pas fait, quelqu'un d'autre l'aurait fait. Tout allait vraiment pour le mieux…

Après que la porte de la chambre de Annie se soit refermée, elle sortit de derrière le paravent où elle avait déposé ses habits, prévoyant de s'enfuir de chez les sœurs. Elle n'avait aucune intention de rester gardée dans un hôpital alors qu'elle n'avait rien. Elle allait prendre sa sœur et aller quelque part, n'importe où, loin.

Et puis elle avait entendu le sorcier qui les avait amené d'Exeter lancer le sortilège de mémoire. Elle l'avait vu de derrière le paravent. Il ne regardait pas dans sa direction. Il regardait l'amas de couverture qu'elle avait mis dans le lit pour tromper les sœurs. Pourquoi est-ce que quelqu'un travaillant pour papa nous lancerait un sort de mémoire dessus s'il fait cela pour nous protéger ?

Elle déglutit. Elle savait pourquoi. Son père n'avait aucune intention qu'elles rentrent jamais à la maison. Il se débarrassait juste d'elles… pour toujours. Annie sentit les larmes rouler sur ses joues, malgré tous ses efforts pour ne pas pleurer. Elle se souvint de la crise que Peggy avait eue ce matin. Elle savait. Elle savait ce qui allait se passer. Et maman nous a renvoyé, en sachant probablement aussi. Je n'ai pas confiance dans le sorcier qui nous a amené ici. Papa n'aurait pas fait cela sans lui en parler…

Nos parents ne nous veulent pas. Nous sommes un danger pour le restant de la famille, alors nous n'en faisons plus partie…

Elle attendit un petit moment après que le sorcier soit parti pour sortir de derrière sa cachette. Elle enleva les couverture du lit et grimpa dedans. Bien, papa, pensa-t-elle amèrement, les larmes remplissant ses yeux, bien essayé. Mais j'ai encore mes souvenirs. Je me souviendrai toujours que tu ne me voulais pas.

Elle se jeta en arrière sur son oreiller et fixa le plafond ,ayant changé d'avis sur sa fugue. Où serait-elle allé de toutes façons ? Elle avait huit ans. Elle en aurait neuf en septembre. Elle se tourna sur le côté, regardant la chambre de la clinique, se demandant quand les sœurs amèneraient à manger. Une larme coula le long de son nez et elle se moucha dans sur sa manche.

Il y a probablement de pires choses que de vivre dans un endroit comme celui-ci, avec des moldus, essaya-t-elle de se convaincre. Comme être dans une famille qui ne veut pas de vous…

La marche l'avait épuisée, et elle ne put plus résister longtemps au besoin qu'avaient ses yeux de se fermer, contente d'avoir encore ses souvenirs, et faisant le vœux de rendre à son père la monnaie de sa pièce un jour ou l'autre…

Vendredi et samedi 21 juin 1979

James Potter n'avait jamais été aussi pétrifiée de toute sa vie. Le trompettiste commença à jouer le Trumpet Volontary de Clarke, le clavecin brillant sous les airs stridents du cuivre, et les archers glissant sur les cordes des violons, du violoncelle et de la contrebasse. A côté de lui se tenait Sirius, habillé comme James, dans des habits formels et immaculés. Remus se tenait à côté de lui habillé de façon identique, et Peter fermait la marche, l'air inhabituellement propre et digne dans ses habits de garçon d'honneur, et faisait se demander James s'il n'avait jamais songé à travailler dans une banque moldue. Il aurait eu l'air dans son élément en refoulant les gens qui venaient emprunter de l'argent. Comme s'il y prenait plaisir.

Pourquoi est-ce que je pense cela ? Il se renfrogna. Son esprit vagabondait. Il était nerveux, incroyablement nerveux. Il n'avait jamais été aussi nerveux de sa vie. Il regarda l'allée depuis sa position, sous une canopée de fleurs sur le devant d'une grande tente blanche sur la pelouse des Saules, l'auberge où les parents de Lily s'étaient mariés. Cecilia Ratkowski avançait d'un pas lent en calme, comme on lui avait dit de faire pendant la répétition. Un cercle de fleurs couronnait sa tête, et sa robe dorée et brillante la moulait. Elle avait presque l'air de retenir son souffle. Lily avait dit qu'elle s'inquiétait de tenir dans sa robe comme elle avait rompu son ami, et eu une crise de boulimie.

James vit que Sirius lançait un regard appréciatif à Cecilia. « Rentre tes yeux dans ta tête, toi » lui chuchota-t-il. « Lily a dit qu'elle venait de rompre avec son copain. »

Sirius redressa sa cravate et sourit à Cecilia, qui le vit et rougit, tanguant un peu au pas suivant, comme si Sirius l'avait distraite. « Alors elle va vouloir rebondir avec quelqu'un, rien qu'elle puisse considérer comme du long terme. C'est parfait. » chuchota-t-il du coin des lèvres à James.

« Si elle te plaît tant, pourquoi n'es-tu pas sorti avec elle quand tu étais à l'école ? » remarqua doucement James.

Sirius haussa les épaules. Il bougea à peine les lèvres en parlant. « Je suis sorti avec beaucoup de filles, mais je ne pouvais pas réussir à toute les avoir. De plus, elle était à Griffondor. Cela aurait été un peu piégé de rompre avec elle et ensuite de devoir partager la même salle commune, être en cours ensemble. Je veux dire, regarde comment c'était pénible après que j'ai essayé d'embrasser une fois. »

James grimaça. « Tu sais, ce n'est pas vraiment le meilleur moment de me rappeler que tu es sorti avec mon épouse… »

Sirius sourit et continua à regarder Cecilia. « C'est juste pour te rappeler ce en quoi tu t'engages. Ne met pas en colère ta femme si tu ne veux pas manger par l'arrière de tête. »

Cela fit se rappeler James de l'incident 'Picasso', et il eut des difficultés à étouffer son rire. Il était content que la trompette soit assez forte. « Arrête de dire des chose comme celles-là », chuchota-t-il à Sirius. « Ce n'est pas le moment de ma faire rire. »

« Ne sois pas idiot, » dit doucement Sirius. « Tu es trop tendu. C'est le moment rêvé pour te faire rire. » Il sourit malicieusement.

Cecilia avait maintenant atteint le devant, et maintenant, la sœur de Lily, Petunia, descendait l'allée, donnant assez l'impression d'avoir mordu à pleines dents dans un citron. Ou de devoir le faire… C'était dur de faire la différence. Elle tenait sa tête haute, comme si elle était déterminée à faire son devoir sans montrer à quel point elle n'aimait pas cela. Elle échouait lamentablement, selon James.

Il eut une soudaine pensée. « Oh, mon Dieu, Sirius. Et si j'oubliais quoi dire ? » siffla-t-il à son témoin. « Et si je me mélangeais complètement les pinceaux ? Je ne pense pas que je vais me souvenir. Bon sang, j'ai tout oublié de la répétition… »

« Je sais ce que tu es sensé dire. Je te soufflerai. Et le prêtre t'aidera aussi. Ne t'inquiète pas. »

La douce assurance de Sirius ne rassurait pas complètement James. « Et si… Et si je m'évanouis ? » bégaya-t-il doucement, commençant à se sentir quelque peu bête dès qu'il l'eut suggéré.

« Alors respirer pourrait quelque peu t'aider, pour amener un peu d'oxygène à ton cerveau. Respire simplement, James. Allez, tu peux le faire… » Il adressa un sourire en coin à Cecilia, de l'autre côté de l'allée. Maintenant, la mère de Lily commençait à descendre l'allée, portant une version plus mature de la robe que portait Cecilia, comme Petunia. Lily avait choisi sa propre mère pour être dame d'honneur. « Attends un peu, je vais balayer cette fille à la réception. » chuchota Sirius.

James renifla doucement. « Toi ? Balayer ? Comment ? »

Sirius lui fit un sourire secret. « J'ai une surprise pour toi à la réception. Pour tout le monde en fait… »

La mère de Lily se rapprochait. James fronça un peu les sourcils à son témoin. « D'accord, d'accord. Ca a marché. Tu as réussis à me distraire. Maintenant, c'est quoi cette surprise ? »

« Si je te le disais, ce ne serait pas une surprise. Et en fait, maintenant que j'y pense, j'ai deux surprises… » Sirius arborait son expression la plus malicieuse, et de ce que James pouvait voir, Cecilia le trouvait très attirant. Elle lui lançait des regards aguicheurs, puis plongeait le nez dans ses fleurs, comme si elle n'avait pas fait de l'œil au garçon d'honneur.

Finalement, le trompettiste fit encore monter d'un cran la fanfare, et James regarda le battant ouvert de la tente, où Lily venait d'apparaître au bras de son père. James pensa encore qu'il allait s'évanouir, et puis il réalisa que Sirius avait raison… Il devait respirer. Il fit ainsi en conscience comme les invités se levaient pour voir Lily se rapprocher du devant. Sa robe était de la même couleur que les lys qu'elle portait. Elle était suspendue à elle d'une manière presque indécente, révélant ses épaules, plongeant à une profondeur osée, rendant sa taille impossible ment fine, puis explosant en un grand jupon qui glissait derrière elle avec la traîne. James n'avait pas assez d'yeux pour elle. Ses cheveux étaient rassemblés sur sa tête en un style compliqué dont il ne connaissait pas le nom, des mèches rousses égarées parcourant artistiquement sa nuque, ses joues, son front. Une couronne de lys était posée sur ses cheveux brillants. Ses yeux verts brillants étincelaient en croisant son regard, et il sentit sa poitrine se gonfler. J'épouse Lily Evans. Comment est-ce possible ? Y avait-il un homme plus chanceux au monde ? Non, il ne le pensait pas.

Elle et son père atteignirent le devant, et il se pencha pour embrasser sa fille sur la joue, faisant attention à ne pas brouiller son maquillage. Elle l'embrassa aussi sur la joue, et lui lança un sourire rayonnant. James l'entendit lui chuchoter « Tu as vraiment l'air d'un homme d'état, papa. »

C'était vrai. Le père de Lily avait le ventre un peu rond, une barbe noire parsemé de blanc, et les yeux verts qu'il avait donnés à sa fille. Les mots du maire de Londres vinrent à l'esprit de James.

« Et tu es vraiment la plus belle mariée que j'ai vue depuis ta propre mère. » lui dit-il, ayant l'air à la fois triste et fier. Il l'embrassa encore, puis saisit la main de James de façon inattendue. James lui fit un signe de la tête et reçut un hochement grave de la tête en réponse avant que le vieil homme ne se tourne pour prendre place sur la première rangée de chaises pliantes. Lily s'avança vers James pour prendre son bras à la place de celui de son père, et James déglutit, sa nervosité revenant, espérant que Sirius avait raison et que lui et le prêtre pourraient l'aider s'il oubliait quoi faire ou quoi dire…

Mais tout alla bien. Il fit tout ce qu'il était supposé faire. Sirius lui donné les alliances au bon moment, et il regarda Lily dans les yeux, lui passant lentement son alliance au doigt, et puis elle fit de même avec lui. Le prêtre était rayonnant, et la seconde d'après, ils s'embrassaient, ils s'embrassaient profondément devant pratiquement tous ceux qu'ils connaissaient, mais c'était bon, c'était attendu, et quand ils refirent surface, les musiciens avaient commencé leur final, et ils descendirent l'allée en se tenant par le bras, se souriant de façon incontrôlée. Lily se pencha vers lui comme ils atteignaient le bout de l'allée en disant. « On l'a fait ! », comme si elle avait été aussi nerveuse que lui. Peut-être que c'était le cas.

Sur la pelouse, il la prit dans ses bras et la fit virevolter, sa robe volant vers l'extérieur. Elle jeta ses bras autour de son cou, et quand il arrêta de la faire tourner, elle le tira vers elle pour un baiser qui commença à l'enflammer quelque part vers ses pieds et qui continua à gagner rapidement le reste de son corps…

Après toutes les préparations et l'anxiété, le jour de leur mariage passa comme dans un rêve pour tous les deux. Ils étaient très contents du photographe, un sorcier qui prenait des photos avec un appareil moldu. Il développerait les films dans une potion spéciale afin que les images bougent, comme toutes les photos de sorciers, tandis qu'il développerait les autres à la façon moldue, de telle sorte que les Evans puissent avoir des photos chez eux qui ne bougent pas et ne choquent pas les visiteurs moldus.

Ils avaient des heures de jours devant encore, comme c'était le jour le plus de l'année, alors Sirius, Remus et Peter pourraient rester aussi longtemps que possible. Une heure avant le coucher de soleil, ils s'éclipseraient afin de pouvoir accompagner Remus pour la pleine lune pour une fois. La nuit avant, quand ils étaient dans un club moldu incroyablement minable dans l'East End de Londres, James s'était demandé comment Remus avait fait l'année précédente. Il se sentit assez honteux de ne pas avoir demandé avant.

Quand Remus leur avait dit, assez penaudement, qu'il était allé se faire boucler dans les cellules du ministère pendant la pleine lune, James fut horrifié. « Tu aurais dû le dire Remus ! Je suis désolé. Nous aurions dû faire quelque chose. Mon Dieu ! Quelle sorte d'amis sommes nous ? » Il avait mis ses bras sur les épaules de Remus et l'avait prit dans une accolade maladroite. « Comment avons nous pu laisser faire cela ? Comment avons-nous pu ne pas être là ? » Il resserra son étreinte sur Remus et commença à sangloter.

Remus eut l'air alarmé. « Heu, qu'est-ce que James a pris, Sirius ? »

"Je suis farpaitement sobre. » le rassura James en levant sa pinte de bière.

Une danseuse vêtue du strict minimum tourna devant eux. Elle avait une longue perruque blonde, et le peu de tissu qui recouvrait son corps ne laissait absolument aucune place à l'imagination. James la regarda à travers ses vapeurs d'alcool. « Que penseriez-vous, » lui demanda-t-il, « si vous étiez un loup-garou et que vos copains vous abandonniez ? » il rapprocha encore Remus avec son bras droit et se désigna de sa main gauche. Remus était horrifié, et vit que Sirius et Peter l'étaient aussi.

« Heu » dit maladroitement Remus à la femme largement dévêtue qui balançait des parties variées de son corps devant leurs nez. « Mon ami a un pris quelques coups de trop. Il se marie demain. »

Elle rit et continua à danser. « Félicitations. » dit-elle à James comme elle se rapprochait de lui. A cette distance, il était clair qu'elle avait à peu près vingt-cinq ans de plus qu'eux. Elle passa son doigt sur sa joue. « Est-ce que le marié voudrait un petit traitement spécial en extra ? »

Sirius s'interposa entre elle et James. « Le témoin pourrait vouloir. » dit-il en souriant.

James poussa entre eux. Il mit sa main devant sa bouche comme s'il chuchotait très confidentiellement à la femme, mais à la place, il parla d'une espèce de cri chuchoté.

« Il sait des choses. » déclara James à haute voix. « C'est un sorcier, vous voyez. Nous le sommes tous. »

« Oui, c'est cela, » dit Sirius en roulant des yeux. « et maintenant, c'est l'heure d'y aller. » Il prit un bras de James, et Remus prit l'autre. Sirius sortit de l'argent de sa poche et le tendit à Peter pour payer la note. Bientôt, ils étaient dehors sur le trottoir, où Sirius espérait que l'air frais de la nuit éclaircirait l'esprit de James.

« Je te lancerais un maléfice si tu ne te mariais pas demain. » dit Sirius quand ils furent dehors.

« Quoi ? Pourquoi ? » dit James, soufflant son haleine alcoolisée au visage de Sirius.

« Parce que tu as une grande bouche. Combien de fois as-tu été ivre, James ? »

« En comptant ce soir ? »

« Oui. »

« Une fois. »

« Tu vas bien ? »

James se tourna soudain. Lily se tenait à côté de lui, l'air un peu soucieuse. Elle lui tendit un verre de champagne. Il grimaça quand il le vit, ne souhaitant que peu boire.

« Oui, je vais bien. »

Elle sourit. « Bien, je vois que tu as survécu à la nuit dernière. Sirius m'en a parlé un petit peu. » Elle montra de la tête leur garçon d'honneur. Il bavardait avec Cecilia, se tenant très près d'elle. L'orchestre jouait quelque chose de doux et à l'eau de rose, sans battement discernable. James prit une petite gorgée de champagne, puis le reposa sur une table à proximité.

« Quand pourrais-je danser dans tes bras ? » demanda-t-il, voulant une excuse pour la tenir dans ses bras. Elle sourit et regarda le chef d'orchestre, lui faisant un signe de la tête.

« Pourquoi pas maintenant ? Tu te souviens de la chanson que nous avons choisie ? »

Il l'introduisit sur la piste de danse, sa robe tourbillonnant en un arc parfait. « La chanson la plus parfaite… » dit-il, son visage contre son cou, adorant la sensation de la tenir près de lui, sentant le cœur de Lily battre contre le sien comme la jeune femme commençait à chanter sur un ton de contralto étouffant…

I'm wild again, beguiled again

A simpering, whimpering child again

Bewitched, bothered and bewildered am I . . .

James fit un pas de côté et la fit tourner, la faisant sourire de plaisir avant de la capturer à nouveau dans ses bras. La chanteuse continua…

Could not sleep, would not sleep

Till love came and told me I should not sleep

Bothered and bewildered am I . . .

Lost my heart, so what of it?

He was cold, I agree,

He can laugh and I love it

Although the laugh's on me.

« Bien » chuchota Lily, « pas complètement parfaite, tu n'as jamais été froid avec moi… Et nous riions ensemble, et pas l'un de l'autre… »

« Ah, mais c'est la partie que je préfère… » dit James au creux de son oreille, la faisant frissonner de plaisir…

I'll sing to him, each spring to him

And long for the day when I'll cling to him,

Bewitched, bothered so bewildered am I . . .

Quand ils eurent fini, il la prit contre lui et captura ses lèvres, mettant sa main sur sa nuque et se demandant si cela ferait tomber sa coiffure, et puis espérant que cela la ferait tomber…

Ce n'était pas clair pour qui les applaudissements étaient. Leur danse, l'orchestre, la chanteuse ? James et Lily se tournèrent cependant et applaudirent en direction de la chanteuse, pour montrer qu'ils avaient apprécié, et elle s'inclina, souriant de plaisir. Le père de Lily apparut maintenant à son côté pour danser avec elle, et James alla chercher la mère de Lily pour lui demander de lui accorder cette danse.

Après un moment, il leur sembla qu'ils dansaient non-stop, mais ensuite l'orchestre fit une pause et que le dîner fut servi, et James pensa qu'il n'avait jamais fait de fête où il s'était autant amusé. C'était étrange de penser que techniquement, il était l'hôte. (Quand lui et Lily étaient allés chez les parents de Lily pour leur dire qu'ils allaient se marier, son père avait soupiré et dit qu'il n'y avait pas d'argent pour faire un mariage, mais James avait dit qu'il payerait tout, comme il avait eu un bel héritage.) Sirius était vraiment très spirituel, Remus intervenait avec des remarques sardoniques, et même les commentaires parfois trop sarcastiques de Peter tombaient à pic ce jour-ci, et au soulagement de James, la sœur de Lily était partie peu après le début de la réception, de telle sorte qu'ils n'eurent pas à supporter son air revêche pour d'interminables heures.

Comme ils mangeaient, James se pencha vers Sirius et lui demanda. « Alors ? Quand aurons-nous la surprise que tu as promis ? Ou disais-tu cela juste pour m'empêcher de tomber en morceaux pendant la cérémonie ? »

« Non, non. » dit Sirius dès qu'il eut avalé le morceau de steak qu'il mâchait. « Je peux te dire la première surprise : je suis maintenant… et ce depuis ces deux derniers mois… au travail dans un boulot bien payé. » James, Lily, Remus et Peter restèrent tous bouche bée d'une manière peu flatteuse. Sirius grimaça. « Bien, ne prenez donc pas cet air choqué. Je n'étais pas un total incapable à l'école après tout. J'ai eu dix BUSEs, et des notes respectables à mes ASPICs, même si elles n'étaient pas aussi bonnes que les tiennes ou celles de Lily. » rappela-t-il à James.

« Mais… Que…Où… » bégaya Lily.

Sirius rit. « Tu ne peux pas imaginer qui pourrait m'employer, hé ? Merci mon Dieu, tu n'es pas celle qui embauchait. » dit-il, ses yeux brillants vers elle. En ce jour cependant, singeries ne pouvaient que la faire rire.

« Je suis désolée, Sirius. » dit-elle en souriant. « Je n'essaye pas de t'insulter, vraiment. Bien, Ne nous fais pas attendre plus longtemps ! Dis-nous quel est ce travail. »

« Bien, je ne suis pas un auror, ni un poursuiveur pour les illustres Magpies de Montrose jouant pour l'Angleterre au Quidditch, mais… Je suis maintenant l'assistant du responsable du département recherche et développement des Balais Comète. Je suis personnellement responsable des tests des sortilèges expérimentaux que nous développons pour des accélérations plus rapides, et des freinage plus serrés. »

James rit. « Ce qui signifie que tu montes sur des balais toute la journée. Quel boulot parfait pour toi ! »

Sirius eut l'air vraiment offensé. « Je ne monte pas simplement des balais toute la journée. Je travaille vraiment au développement des sorts. Et… Je vais te dire un secret… »

« Un autre ? » dit Remus, roulant les yeux.

Il leur fit signe de se pencher pour qu'ils l'entendent, de telle sorte qu'ils ressemblaient à des conspirateurs, créant une étrange tablée pour les autres invités quand ils les regardaient. « Je ne prévoie pas d'employer ces sorts juste pour les balais. »

Lily se redressa immédiatement et se couvrit les oreilles avec les mains, en commençant à fredonner un air. Sirius haussa un sourcil et demanda à James « Qu'est-ce qu'elle fait ? ».

« Bien » expliqua James, « on dirait que tu prévoies de faire quelque chose d'illégal. Ces sorts ne peuvent être employés que par les employés des fabricants de balais licenciés , et seulement sur les balais. Souviens-toi, j'épouse un policier. »

Sirius sourit. « Oui. » chuchota-t-il. « un policier dont le mari est un animagus illégal… »

« Chut ! » lui siffla James. « Tu es fou ? Et tu disais la nuit dernière que j'avais une grande bouche ! »

« Oh, je suis assez silencieux. Et tu avais une grande bouche. Tu parlais de tout à des moldus. »

« Elle pensait juste que c'était parce que j'étais ivre. »

« C'était parce que tu étais ivre. » dit Remus en souriant.

James jeta un coup d'œil à Lily. « Pendant qu'elle est occupée à se distraire, dis-moi : sur quoi comptes-tu lancer les sorts ? » demanda-t-il à Sirius.

Sirius prit un air intolérablement fier de lui. « Une moto. »

« Une moto ? » James ne savait pas s'il devait être outragé ou profondément envieux. Les deux émotions luttaient en lui. « Pourquoi ? » demanda-t-il à Sirius.

« Bien, j'ai déjà cette moto, tu vois, que j'ai achetée à ce vieux gars de Wemyss Bay. Comme tu n'es pas là la plupart du temps à cause du Quidditch ou parce que tu restes chez Lily, j'ai beaucoup de temps libre, et je l'ai entreposée dans le cottage près d'Ascog, en guise de garage. J'ai travaillé dessus constamment, et maintenant, elle tourne comme une horloge. Toutes les oiselles l'adorent, » ajouta-t-il, faisant un clin d'œil discret à Cecilia « et une fois que je, heu, l'aurais 'altérée' un tout petit peu, elle sera aussi utile qu'un balai. Après tout, il y a des fois où transplaner n'est pas vraiment pratique… »

James secoua la tête en souriant. « Tu vas être un éternel homme à marier, n'est-ce pas ? Avec toujours une idée différente pour attirer les filles. »

« Les femmes, mon ami, les femmes. Nous avons terminé l'école maintenant, tu te souviens. »

James secoua la tête en direction de Sirius, se demandant comment il pouvait simplement accoster une femme inconnue et lui demander de sortir avec lui. Lily était techniquement la première fille à qui il avait demandé de sortir avec lui. La première fois que lui et Bonnie étaient allés à Pré-au-Lard ensemble, c'était elle qui lui avait demandé, quand ils travaillaient ensemble en herbologie. Il avait été si surpris qu'une fille lui demande de sortir avec elle qu'il avait dit oui sans penser 'Est-ce que je veux vraiment sortir avec Bonnie Manetti ?' Il avait juste regardé à quel point Bonnie était mignonne, et il savait que si Sirius avait appris qu'elle lui avait demandé de sortir avec lui et qu'il avait refusé, Sirius ne l'aurait jamais lâché avec cela.

Après le dîner, le bal reprit. Remus aida Lily à se lever et dit « Je ne crois pas avoir encore eu la chance de danser avec la mariée, et bientôt les circonstances vont me forcer à partir… »

Lily lui sourit et le laissa la conduire jusqu'à la piste de danse. Quand elle entendit la chanson, elle lui sourit. « Est-ce que tu leur as demandé de jouer cela ? »

« Comment as-tu deviné ? Pour une chanson qui parle de la lune, elle n'est pas mal… » Il tint une main légèrement contre le creux de ses reins, et prit la main de Lily dans son autre main comme ils écoutaient le crooner chanter et se déplaçaient avec langueur sur la piste…

Blue Moon

You saw me standing alone

Without a dream in my heart

Without a love of my own

Blue Moon

You know just what I was there for

You heard me saying a prayer for

Someone I really could care for

« Comment est-ce allé ? » lui demanda-t-elle, se sentant soudain assez coupable, comme s'il lui avait demandé de l'épouser et qu'elle avait choisi James à la place, même si elle l'avait aimé en premier.

« Ca va bien. » dit-il calmement. Elle devait l'admettre : il avait l'air mieux qu'elle ne l'avait jamais vu. Sa mèche de cheveux blanche bondissait sur son front de manière cavalière, et comme le début de soirée lumineux progressait, ses joues devenaient de plus en plus hirsutes. Il avait maintenant une légère barbe brune maintenant. « Je vois quelqu'un. » dit-il soudain, ayant besoin de la rassurer, se souvenant quand elle lui avait confessé qu'elle était amoureuse de lui dans la Poudlard Express.

And then there suddenly appeared before me

The only one my arms will hold

I heard somebody whisper please adore me

And when I looked to the Moon it turned to gold

« C'est bien » dit Lily en souriant, sa culpabilité quelque peu soulagée. Elle aimerait toujours énormément Remus, et elle ressentait très profondément l'injustice dont il souffrait. Ce n'est simplement pas juste, pensa-t-elle, ni pour la première, ni pour la dernière fois. Il est tellement gentil. Il mérite d'être heureux… « Parle moi d'elle un peu. » lui dit-elle. Il grimaça et perdit son sourire.

« Il n'y a pas grand chose à dire. C'est quelqu'un de l'école, mais pas quelqu'un que je connaissais bien… Et pas de Griffondor… » dit-il honnêtement, essayant consciencieusement de ne pas utiliser de pronom se référant à son amant.

Blue Moon

Now I'm no longer alone

Without a dream in my heart

Without a love of my own

And then there suddenly appeared before me

The only one my arms will ever hold

I heard somebody whisper please adore me

And when I looked the Moon had turned to gold

Blue moon

Now I'm no longer alone

Without a dream in my heart

Without a love of my own

Blue moon

Now I'm no longer alone

Without a dream in my heart

Without a love of my own

Ils applaudirent quand la chanson fut finie, et puis Lily se pencha vers Remus et embrassa sa joue piquante. « Je suis contente que tu sois heureux, Remus. Tu as l'air heureux. »

Il lui sourit gentiment, lui prenant les mains. « Je le suis. Tu fais une superbe mariée, Lily. Je suis tellement content que toi et James soyez ensemble. »

Son nouveau mari apparut soudain à son côté, et passa possessivement son bras sur ses épaules, souriant largement. « Et moi donc ! » dit-il à Remus.

Remus acquiesça et fit une petite révérence avec un geste de la main. « Elle est toute à toi, Cornedrue… »

« Merci, mon vieux Lunard. » dit James, prenant à nouveau son épouse dans ses bras comme Lily riait.

« Est-ce que vous allez tous les quatre utiliser ces vieux surnoms jusqu'à ce que vous ayez cent ans ? »

James la rapprocha près de lui comme l'introduction du pianiste se terminait et que le chanteur entamait les paroles. Il sourit encore plus largement. « Probablement. Ce n'est pas un problème, n'est-ce pas ? Une condition de nullité ? Aurais-je dû te le dire avant la cérémonie… ? »

Elle lui frappa doucement l'épaule. « Oh, toi. Ne sois pas idiot… »

You must remember this

A kiss is still a kiss, a sigh is just a sigh

The fundamental things apply

As time goes by

And when two lovers woo

They still say, "I love you"

On that you can rely

No matter what the future brings

As time goes by

Moonlight and love songs

Never out of date

Hearts full of passion

Jealousy and hate

Woman needs man

And man must have his mate

That no one can deny

Well, it's still the same old story

A fight for love and glory

A case of do or die

The world will always welcome lovers

As time goes by

Oh yes, the world will always welcome lovers

As time goes by

« Puis-je vous interrompre ? »

Lily leva les yeux, surprise. Sirius se tenait à son côté, souriant. Il avait enlevé sa cravate et déboutonné les deux boutons du haut de sa chemise, écartant le col de sa chemise par-dessus celui de sa veste et révélant un petit médaillon en or avec la balance de la justice dessus (le symbole de son signe astrologique), posé sur son torse avec un léger duvet de poils noirs frisés .

« Hem, cela ne t'as pas pris longtemps pour te mettre à l'aise, n'est-ce pas Sirius ? » dit-elle ironiquement.

« Et non, tu ne peux pas nous interrompre, » l'informa James, « parce que la chanson est finie. Tu peux cependant, avoir la prochaine danse. Si tu es d'accord avec cela, Lily. »

Elle rit avec sa main devant la bouche afin de ne pas laisser voir qu'elle se moquait du ridicule de Sirius. Elle devait se mordre la langue pour s'empêcher de dire 'Tu sais à quoi tu ressembles…'.

« Oui, cela me convient. » dit-elle, contenant à peine son amusement.

Comme la musique redémarrait, Sirius surprit Lily en en la dirigeant d'une main de maître sur les planches, la faisant tourner, se pencher et lui donnant l'impression qu'elle ne pouvait pas faire grand chose de plus que de se laisser manipuler par Sirius comme un marionnette, comme l'orchestre jouait et que le chanteur chantait…

Understand the Night.

When she flashes her sparkling eyes at dusk, she flirts with Twilight.

When the noise of day dies away, the Night and Twilight stay and stay, making quiet love up high over the town.

And the gentle Twilight gives his light, making a queen of Night.

If I could, I would write a sonnet of the night as a remembrance of your eyes.

And, if you'd promise not to tell, I could whisper the words in the dark, like a lover.

We could count the stars - the shooting stars - and talk of lovers through the ages who had lived out of their dreams.

Such will and courage they needed to live in a dream; to burn, with every breath so serene - as if they had been the first to find love at all - like Night and Twilight.

(They were the first of lovers ever.)

Could we be like them - hold on to one another until dawn comes?

Then, we'll fly off and dream until Night and Twilight kiss again...

Lily déglutit, essayant de ne pas penser aux paroles de la chanson. Elle regarda Sirius avec inquiétude, et il semblait être complètement concentré sur ses pas de danse. Et puis cela la fit se renfrogner. « Quand as-tu appris à danser ? » demanda-t-elle soudain. Elle avait prévu de lui demander s'il allait bien, comme elle l'avait fait pour Remus, mais d'une manière ou d'une autre, elle avait le sentiment qu'il balayerait ses inquiétudes avec une remarque acerbe. Ce qu'il ferait certainement. Il était comme cela.

« C'est mon autre surprise, en plus d'avoir rejoint les rangs des personnes bien payées. » dit-il en souriant. La chanson termina et soudain, elle recommençait à nouveau, mais avec un rythme nouveau, et soudain, il la faisait virevolter sur la piste avec encore plus de vigueur, et comme elle bataillait pour rester en mesure, Lily ouvrit la bouche en grand, réalisant à qui il essayait de ressembler.

« Oh mon Dieu ! J'ai saisi maintenant ! Tu… Tu as été séduit par le disco ! » proclama-t-elle, choquée. Sirius lui sourit simplement en la faisant pivoter expertement, ressemblant remarquablement à cet acteur qui apparaissait dans ce film de disco, qui avait même aussi une petite fossette sur son menton…

Il rit en se déplaçant sans peine. « C'est là où sont toutes les poules maintenant, tu sais. Les clubs, les discothèques. J'ai un gros succès avec elles… »

Elle rit comme elle se déplaçait en tandem avec lui, réussissant maintenant à suivre les mouvements qu'il faisait. Son entraînement l'avait aidée à perdre quelques unes de ses maladresses physiques, bien qu'elle savait qu'on ne la confondrait jamais avec une ballerine. Mais elle trouvait maintenant qu'elle s'amusait en dansant avec Sirius, et elle devait aussi reconnaître que c'était un bon exercice aussi.

« Je comprends que tu ailles dans les clubs et les dancings, » dit-elle, s'essoufflant comme ils bougeaient, « mais pourquoi portes-tu ce médaillon avec la balance ? Tu as peur d'oublier quand tu es né ? » demanda-t-elle en souriant.

« Non. Tous les moldus portent des choses comme cela. Cela m'aide à me fondre. »

Elle acquiesça comme ils continuaient à danser sur ce rythme effréné, bien qu'elle puisse voir que James avait l'air assez anxieux au bord de la piste de danse.

Remus aussi les regarder, faisant tourner son verre de champagne entre deux gorgées. Il avait voulu être honnête avec Lily, plus qu'avec tout autre, et il n'avait pas pu. Il avait envie de se donner des claques. Il aurait dû pouvoir lui parler, au moins, d'Emil. Dire à ses amis qu'il sortait avec un homme n'était pas quelques chose de facile. Il craignait les inévitables questions sur s'il avait jamais été attiré par eux. Si la réponse avait été 'non', il n'aura pas autant craint la question, mais s'il avait dit cela, il aurait menti. Il se souvint très vivement des nombreuses fois où il avait été plus près de l'un d'eux que ne le voulait la sagesse avant la pleine lune, spécialement quand ils attendaient le lever de lune, qui n'arrivait jamais assez vite alors, afin qu'il soit sous sa forme de loup et qu'ils soient en animagi…

Mais maintenant, il savait pourquoi il n'avait rien dit à Lily. Elle était la première fille avec qui il avait été. Correction, pensa-t-il, la première personne avec laquelle j'ai jamais été. Elle se demanderait si le fait qu'il ait un petit ami au lieu d'une petite amie maintenant avait quelque chose à voir avec elle, si c'était sa faute (bien qu'il n'y ait rien à blâmer). Il ne voulait pas plus avoir affaire à cela qu'avoir affaire aux gars lui demandant si, à chaque fois qu'il les regardait se déshabiller, il s'imaginait en train de les toucher…

Il soupira et prit une autre gorgée de champagne, comme Sirius et Lily continuaient à danser. Non, il n'était simplement pas prêt à faire toute la lumière sur sa relation avec Emil. Pour personne. Pas plus qu'il ne voulait crier sur tous les toits qu'il était un loup-garou…

Soudain, il remarqua l'heure et donna un coup de coude à Peter qui se tenait à côté de lui. « Nous allons bientôt devoir y aller. » lui dit-il. « Tu n'as pas encore dansé avec Lily. Tu devrais la piquer à Sirius tant qu'il est encore temps. »

Peter leva les yeux vers lui, surpris. Remus le regardait innocemment, ne réalisant pas que Peter était en train de penser à ce qui allait arriver à la nouvelle lune, dans quinze jours.

Il allait recevoir la Marque.

Cette pensée l'affaiblissait, et pourtant, quand le Mangemort sans visage qui lui avait ordonné de se débarrasser des filles Weasley l'avait félicité pour son travail bien fait, il avait aussi ressenti une certaine fierté. On ne lui avait pas lancé le sort de Cruciatus. A la place il avait reçu un salaire inattendu : deux-cent galions. Il avait été choqué, ne s'étant pas attendu à quoique ce soit. Après cela, il n'avait pas su s'il devait le garder. Même s'il n'avait pas réellement tué les fillettes, c'était le prix du sang. Mais ensuite, d'une manière ou d'une autre, l'argent avait commencé à se dépenser tout seul. De nouveaux habits, un bon repas ici et là… En peu de temps, il commençait à se demander ce qu'il pourrait faire pour mériter à nouveau cette manne. Sûrement que cela ne sera pas trop terrible, pensait-il. Après tout, il avait réussi à gagner tout cela en donnant à deux fillettes dont la vie était en péril de nouveaux foyers et la sécurité. A chaque fois qu'un semblant de culpabilité lui venait en tête, il le broyait avec fermeté. Elles seraient mortes si je n'avais pas été là, se rappelait-il. J'ai sauvé leurs foutues vies, et je leur ai trouvé une nouvelle maison.

Il fit un signe de la tête à Remus, se sentant plus confiant pour son approche de Lily. Il essaya de ne pas penser au fait que c'était une Auror, une personne qui chassait les Mangemorts, ce qu'il allait devenir. Elle était encore sa Lily. D'une manière ou d'une autre, son esprit réussissait à séparer tout cela dans de petites cases bien délimitées qui n'avaient rien à voir les unes avec les autres. Ainsi, je vais être initié comme Mangemort, pensa-t-il. Cela ne signifie pas que je suis quelqu'un de mauvais. Quoiqu'on me dise de faire… Si c'est très mal, je trouverai simplement une autre manière de faire croire que je l'ai fait, comme avec les filles Weasley…

Il alla voir le chef d'orchestre et lui chuchota ses instructions, puis s'approcha de Sirius et Lily comme la chanson finissait.

« P-Puis-je avoir cette danse ? » demanda-t-il nerveusement, se maudissant d'avoir bégayé. Mon Dieu, elle est si belle ! pensa-t-il, en admiration devant elle, même si elle aurait été horrifiée de si elle avait eu un miroir. Sa danse avec Sirius avait fait s'effondrer sa coiffure, et elle transpirait au-dessus de sa lèvre supérieure. Sa poitrine se soulevait à chaque inspiration, et Peter essayait très fort de ne pas la regarder se lever, s'abaisser, se lever, s'abaisser. Comme la chanson que Peter avait demandée commençait, Elle lui sourit et lui tendit les bras.

« Bien sûr, Peter. Après cela, je reconnais que j'avais besoin de quelque chose de plus lent. C'était très drôle Sirius ! » dit-elle par-dessus son épaule, souriante, et il lui rendit son sourire en capturant Cecilia dans ses bras. Sirius n'était jamais longtemps sans partenaire.

Only you can make this world seem right

Only you can make the darkness bright

Only you and you alone

Can thrill me like you do

And fill my heart with love for only you

Only you can make this change in me

For it's true you are my destiny...

Peter ferma ses yeux et la tint comme ils dansaient ensemble, se demandant si elle suspectait que les paroles de la chanson exprimaient ses sentiments pour elle. Il pouvait presque imaginer, pour un bref instant, que c'était lui qui l'épousait, que c'était leur mariage, qu'elle allait partager son lit ce soir, et toute la nuit après cela…

When you hold my hand I understand

The magic that you do

You're my dream come true

My one and only you

Only you can make this world seem right

Only you can make the darkness bright

Only you and you alone

Can thrill me like you do

And fill my heart with love for only you

Only you can make this change in me

For it's true you are my destiny

When you hold my hand I understand

The magic that you do

You're my dream come true

My one and only you

« Peter ? Peter ! »

« Hmm ? » fit-il, ouvrant lentement ses yeux.

« La chanson est finie. Merci pour la danse. Je pense que Sirius et Remus essayent d'attirer ton attention. Il semble qu'il soit temps d'y aller pour vous trois. » dit-elle, indiquant de la tête les deux autres qui lui faisaient des signes depuis le bord de la piste de danse.

Puis, de façon inattendue, elle se pencha vers lui et posa légèrement ses lèvres sur sa joue. « Merci pour tout Peter. Et aussi, merci d'être avec Remus ce soir. Je suis content qu'il ne soit pas seul dans ces horribles cellules du ministère. Je les aies vues. Tu es un si bon ami. » ajouta-t-elle, posant sa main sur sa joue avec tendresse. Peter vira à l'écarlate, et se pencha vers elle pour l'embrasser rapidement.

« Félicitations Lily, » dit-il d'une voix rauque. « Je sais que James et toi serez très heureux. » Les mots s'étaient presque coincés dans sa gorge, mais il réussit à les dire. Elle lui sourit et prit ses mains dans les siennes.

« Merci Peter. » dit-elle encore. « Passe une bonne nuit. Et nous te verrons tous ici demain matin, pour le petit déjeuner du mariage, n'est-ce pas ? Avant que nous ne partions en voyage ? »

Il acquiesça, essayant de ne pas penser à la voir après qu'elle ait passé sa première nuit avec James Potter en tant qu'épouse (même s'il savait que ce n'était pas la première fois qu'ils couchaient ensemble), et finalement, il s'arracha à elle. James se tenait maintenant aux côtés de Remus et Sirius, au bord de la piste. Ils parlaient des prouesses chorégraphiques de Sirius.

« J'ai cru que j'hallucinait… » dit James avec incrédulité, secouant la tête.

Remus pouffa. « C'est parce que toutes les autres fois par le passé, il semblait avoir deux pieds gauche. Combien d'entraînement a été nécessaire ? »

Sirius prit un air offensé. « C'est assez simple, vraiment. Et vous noterez que je n'étais pas le seul en piste. Des tonnes d'invités moldus dansaient aussi. On fait cela partout actuellement. »

James leur sourit à tous les trois. « Bien, je ne pourrais jamais assez vous remercier. Vous êtes les meilleurs amis que l'on pourrait jamais avoir. » dit-il en frappant Remus et Peter sur le bras, et passant son bras autour du coup de Sirius pour faire mine de l'étrangler. « Je souhaiterais presque sortir avec vous trois ce soir, sous la lune… Je ne l'ai pas fait depuis des lustres… »

Remus rit encore. « Fais en sorte que Lily ne t'entende pas dire cela. C'est ta nuit de noce. A ce sujet, si tu décides de ne pas y aller, on dirait que cela ne dérangera pas quelqu'un de te remplacer… » Il avait voulu dire cela sur un ton enjoué, mais il n'était pas sûr que cela passait ainsi, même à ses propres oreille, il y avait une note de rancœur dans sa voix.

« De quoi parles-tu ? » James se retourna, regardant dans la direction que Remus avait indiquée.

Quelqu'un d'autre dansait avec Lily maintenant.

C'était Severus Rogue.

« Que fait ce bâtard ici ? » demanda Peter avec indignation.

« Tu veux que je m'en occupe, James ? » demanda Sirius. « Je vais lui faire voir ce qu'on fait des pique-assiettes ? »

James mit sa main sur son bras pour l'arrêter, mais à contrecœur. « Ce n'est pas un pique-assiette. Il a été invité. » Ses trois amis pouvaient voir que cela lui coûtait un grand effort pour dire cela.

« Quoi ? » dirent-ils à l'unisson.

« Tu dois être malade. » dit Sirius, toujours le plus prompt.

« C'était l'idée de Lily. Selon elle, nous devons remercier Rogue. Elle pense que s'il n'avait pas eu l'estime personnelle de refuser d'être maltraité par elle, ils seraient encore ensemble, se rendant misérables, et nous ne nous serions pas trouvés… »

« Tu as sacrément raison, il la rendrait misérable. » acquiesça Sirius. « Maltraité ! Quand l'a-t-elle… »

« Ce ne sont pas tes affaires. » dit soudain James. Sirius nota son changement de ton dangereux. James était habituellement gai et souriant, mais quand il prenait cet air là, on ne continuait pas à rire et à plaisanter. On le prenait au sérieux.

« Heu, d'accord. Bien ok alors. Nous partons. Nous te revoyons au petit déjeuner. Passe un bonne nuit. » ajouta Sirius, faisant un clin d'œil et donnant un coup dans les côtes de James, le faisant grimacer, puis sourire. Il les quitta avec des tapes dans le dos, puis se retourna pour regarder son épouser danser avec Severus Rogue.

Elle regardait ses pieds et ailleurs, comme ils dansaient, ne croisant pas son regard comme le crooner chanter les paroles si tristes…

Darling, I'm so blue without you

I think about you the live-long day

When you ask me if I'm lonely

Then I only have this to say

You'll never know just how much I miss you

You'll never know just how much I care

And if I tried, I still couldn't hide my love for you

You ought to know, for haven't I told you so

A million or more times?

You went away and my heart went with you

I speak your name in my ev'ry prayer

If there is some other way to prove that I love you

I swear I don't know how

You'll never know if you don't know now

You'll never know just how much I miss you

You'll never know just how much I care

You said good-bye, no stars in the sky refuse to shine

Take it from me, it's no fun to be alone

With moonlight and memories

Quand la chanson fut finie, elle leva les yeux vers lui. Elle avait oublié à quel point il était grand. Elle devait pencher sa tête en arrière pour voir son visage… Et elle était presque aussi grande que James. Il était comme un étranger, dans ses beaux vêtements de moldu. Un étranger triste et perdu. « Merci d'être venu Severus. Je… Je voulais que tu saches… »

« C'est bon, Lily. » dit-il, l'interrompant. « Tu n'as besoin de rien dire. » Autrement, ils s'étaient tus pendant la danse. Il avait juste voulu une danse avec elle. C'était assez. Quand il avait entendu ce que qui était chanté, il avait souhaité être allé voir le chef d'orchestre avec une demande, comme les autres, mais il ne connaissait aucune chanson moldue, et il ne savait pas quoi demander. Il avait réussi à ne pas ciller aux paroles de la chanson, espérant qu'elle ne penserait pas qu'il courait encore après elle, mais ne sachant pas s'il n'éprouvait vraiment plus rien pour elle en même temps…

« Severus. » commença-t-elle à dire pendant le silence entre les chansons. Elle ne savait pas vraiment quoi dire d'autre. L'inviter lui avait semblé être une bonne idée alors…

« Rogue. »

Ils se tournèrent tous deux en même temps, trouvant James se tenant au côté de Lily. Le grand Serpentard fit un signe de la tête au marié.

« Potter. Félicitations. » réussit-il à articuler, sentant la bile monter dans sa gorge.

« Merci. » répondit James, tout aussi raidement. « Je suis venu récupérer mon épouse. » dit-il ensuite, souhaitant pouvoir retirer les mots juste après les avoir dit. Ils sonnaient terriblement possessifs, et il aurait de la chance si Lily ne lui faisait pas une remarque à cause de cela.

Rogue s'inclina légèrement et dit. « Bonne soirée. » et il se tourna pour partir. Lily mit sa main sur son bras.

« Tu n'as pas embrassé la mariée. » dit-elle doucement, le regardant avec ces yeux incroyables.

Il déglutit, puis se pencha pour poser ses lèvres sur sa joue douce. En se retirant, il se rappela de toutes ces fois où ils avaient été ensemble et où il rêvait de l'épouser un jour. Il savait que le jour où il la verrait habillée en mariée, elle serait aussi belle et radieuse que cela. Il ne savait simplement pas qu'il aurait si mal au cœur et qu'il serait rempli de tant de remords…

« Au revoir, Lily. » dit-il, ne saluant pas James cette fois. Il se tourna et se retira dans la petite tente qui avait été dressée spécialement pour que les sorciers et sorcières puissent l'utiliser comme un point de transplanage sûr. Un sorcier costaud aux cheveux auburn se tenait en dehors de la tente, fumant distraitement une cigarette, empêchant les moldus de se promener dans cette zone. Severus ne le reconnut pas, et il se demanda si c'était l'un des co-équipiers de Potter des Magpies. Faites confiance à Potter pour trouver une place dans l'équipe de Quidditch la plus titrée de l'histoire de la ligue…

« Vous partez ? » lui demanda le sorcier. Severus essaya de ne pas respirer la fumée que l'autre homme exhalait.

« Oui. Je transplane pour Londres, si cela ne vous dérange pas. »

Le sorcier acquiesça et Severus entra sous la tente, se préparant à aller directement au quai neuf trois quart pour aller à la rencontre du train de Croupton. Il avait réussi à sympathiser avec Barty Croupton Jr l'été précédent, avant la fin du trimestre, selon les instructions de Lucius Malfoy. Cela avait été surprenament aisé comme le garçon était plutôt sans amis. C'était l'une des personnes les plus sarcastiques que Severus avait jamais rencontrées… A part lui-même. De ce qu'il pouvait dire, cela faisait prendre leurs distances à la plupart des Serdaigles. Se tenir là à faire des remarques coupantes sur les gens était quelque chose que Severus Rogue faisait très bien, et les deux avaient bientôt fait cela ensemble assez souvent, et puis ils s'étaient retrouvés pendant les vacances.

Son oncle était content qu'il semble vraiment avoir un ami maintenant, et il ne l'embêta pas trop quand Croupton était en visite. Il fut aussi agréablement surpris que son ami soit un Serdaigle, comme cela avait été la maison de Duncan MacDermid quand il était à l'école, et que son père soit un représentant du ministère respecté. « Voilà maintenant la sorte d'ami que tu aurais dû te faire ces sept dernières années, Severus… » lui avait dit son oncle pour approbation.

Tous les trois étaient partis naviguer dans le fjord de Clyde, sur le Patricia. Croupton faisait parfois de la résistance pour traîner son poids, mais quand une corde s'était enroulée autour de son talon et qu'il était passé par-dessus bord, ou qu'un gréement lui était rentré dedans, l'envoyant voler, il avait vite appris à faire attention, et il avait même appris à faire des nœuds de marin compliqués.

Maintenant que Croupton avait fini sa sixième année, il allait passer tout l'été avec Severus et son oncle. Son père ne se souciait évidemment pas de ne pas voir son fil pendant un moment. Il était bien trop occupé avec son travail pour perdre son temps avec cela., et il avait dit à sa femme que c'était une bonne chose que le 'jeune Barty' ait enfin un ami. Severus soupira, faisant une pause avant de transplaner pour King's Cross. Un année de passée, encore une à faire. En espérant qu'il n'aurait pas à s'associer beaucoup avec Croupton après que le jeune homme soit sorti de l'école. Malfoy avait dit qu'il avait deux années pour le 'cultiver'. Bien, il faisait de son mieux pour que Croupton ait confiance en lui…

James regarda Lily avec inquiétude. Elle regardait encore l'endroit où Rogue avait disparu, en direction de la tente de transplanage. « Lily ? » chuchota-t-il. « Une danse ? »

Elle se tourna soudain vers lui, comme si elle venait de se réveiller. « Oh oui James. Bien sûr… »

L'orchestre venait de commencer une de ses chansons favorites, et elle sourit à James comme ils se tenaient tout près l'un de l'autre.

« Je connais celle-là aussi. » dit-elle doucement. « Papa et maman l'aimait. Je n'entendais pas beaucoup de musique moldue à la maison, mais papa chantait tout le temps celle-là à maman. » Il se mit à chanter doucement dans son oreille, suivant les paroles avec le chanteur.

It had to be you, it had to be you,

I wandered around an' finally found

Somebody who

Could make me be true

Could make me be blue

And even be glad, just to be sad, thinkin' of you,

Some others I've seen

Might never be mean

Might never be cross, or try to be boss,

But they wouldn't do

For nobody else gave me a thrill,

With all your faults, I love you still,

It had to be you, wonderful you, it had to be you!

« Quels défauts ? » fit Lily en lui souriant.

« Oh, je ne sais pas, » dit-il, sentant la mélancolie de la rencontre avec Rogue s'évaporer. « ne pas m'embrasser assez pendant que nous dansons peut-être. » il souffla doucement contre sa bouche, avant de presser ses lèvres contre celles de Lily et d'ouvrir doucement sa bouche. Le chanteur continua sans lui.

Some others I've seen

Might never be mean

Might never be cross, or try to be boss,

But they wouldn't do

Nobody else gave me a thrill,

With all your faults, I love you still,

It had to be you, wonderful you, it had to be you!

It just had to be you!

Le reste de la réception sembla se passer très vite. Lily jeta son bouquet depuis les marches de l'auberge avant que les deux ne rentrent dedans et montent dans leur chambre. James ouvrit la porte et la prit dans ses bras pour la faire rentrer, et au moment où la porte fut fermée, il sembla qu'ils s'arrachèrent l'un à l'autre leurs habits avec appétit…

Après cela, ils restèrent allongés ensembles sur les draps frais, ne portant rien sur eux, sentant une brise filtrer par la fenêtre ouverte et regardant la pleine lune jouer à cache-cache avec les nuages. James regarda le visage de Lily et s'émerveilla qu'ils soient là, pour leur nuit de noce, qu'ils soient mariés et n'aient plus besoin de craindre que le père de Lily les trouve dans son lit au petit matin, ou se faufilant dans la maison sous un cape d'invisibilité… Ils étaient mari et femme, et unis à jamais.

« A quoi penses-tu ? » lui chuchota-t-il.

Elle eut l'air surprise, puis pensive. « Oh simplement… Peut-être que nous aurions dû inviter Bill Weasley. Même si nous ne le connaissons pas tant que cela, et que nous aurions dû inviter ses parents, que nous ne connaissons pas du tout, parce qu'ils n'auraient probablement pas laissé voyager leur fils de quinze ans seul dans le climat actuel… »

« Tu penses encore à ces filles, n'est-ce pas ? » dit doucement James, écartant ses cheveux de son visage. Elle parlait souvent des filles Weasley. Cela la hantait qu'ils n'aient pas pu retrouver les deux fillettes, avec toutes les ressources du ministère de la magie. Elle acquiesça tristement.

« Je suis désolée. C'est juste… si triste… Je ne sais pas ce que je ferais si nous avions des enfants et que quelque chose comme cela leur arrive… » Il vit une larme rouler sur sa joue et il l'embrassa pour la faire disparaître.

« Allons, allons Lily. Tu fais tout dans le désordre, comme dirait Sirius. D'abord il faut avoir des enfants, et ensuite commencer à s'inquiéter pour eux… » Il lui fit un petit sourire, essayant de la tirer doucement de sa petite humeur.

Elle se redressa et frappa son torse pensivement. « Est-ce que tu dis… » Elle laissa sa main traîner plus et la referma doucement autour de lui, le faisant haleter.

« Heu, non, je ne parle pas de cela. Je veux dire… nous venons de nous marier… »

Elle bougea encore un peu sa main. « Merci de me le rappeler. C'est notre nuit de noce après tout. Je crois qu'il y a certaines chose auxquelles nous devrions nous attendre… »

James haleta encore, puis soupira. Soudain, elle cria comme il la prit par les épaules et l'attira à lui pour un long et doux baiser. « Je crois que vous avez raison, Mrs. Potter. Il y a certaines activités approuvées pour une nuit de noce, et larmoyer ou trop faire de plans futurs ne font pas partie de la liste des activités approuvées. »

Elle lui sourit. « Je suis Mrs Potter maintenant, n'est-ce pas ? Comme c'est drôle. Cela sonne bien en fait, pas vrai ? Lily Potter. J'aime bien. »

« Pas moi. » dit-il rapidement, avec beaucoup de ferveur.

Elle fronça les sourcils. « Quoi ? » Soudain, il la fit basculer pour se retrouver au-dessus d'elle, soutenu par ses bras.

« Je l'adore. » lui chuchota-t-il d'une voix profonde, avant d'abaisser ses lèvres vers celles de Lily, et bientôt, ils furent engagés dans l'activité principale approuvée partout à la surface de la terre pour une nuit de noce…

Notes: Les musiques référencées dans ce chapitre incluent…

Jeremiah Clarke's Trumpet Voluntary

J.S. Bach's Jesu, Joy of Man's Desiring

Bewitched, Bothered and Bewildered (de la comédie musicale "Pal Joey"), musique de Richard Rodgers et paroles de Lorenz Hart

Blue Moon, des mêmes Rodgers et Hart

As Time Goes By, paroles et musique de Herman Hupfeld

It Had to Be You de la commédie musicale d'Holywood de 1944 "Show Business"), musique de Isham Jones et paroles de Gus Kahn, 1924, 1944

Moonlight Serenade, musique de Glenn Miller et paroles de Kurt Elling

Only You par The Platters

You'll Never Know (du film de la 20th Century-Fox "Hello, Frisco, Hello"), de Dick Haymes avec The Song Spinners (Mack Gordon & Harry Warren)