Diclamer : Tout est à JKR sauf ce qui est de moi…
Couples : James/Lily
Contexte : Septième année De Lily Evans et des Maraudeurs à Poudlard. Les mentalités évoluent, les sentiments changent et de nouvelles amitiés se créent. Entre rires et larmes, amour et haine, la vie d'adolescents qui découvrent la vie…
Note : Je vous rappelle que si vous cherchez quelqu'un pour corriger les fautes d'othographe ou de style de vos fictions, je suis là... Bonne lecture!
Ovation pour mes revieweurs : sam001, Audrey, ApOlLiNe, Gwen, Ginly, hedwige09, Lily-Puce, lauralavoiepelletier, choupinettes
Super ovation à celles qui me lisent depuis le début : Eclair O' ChOcOlat, Millou95 et cerisevanille.
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
Un si tendre réconfort
Le lendemain, je pus dormir tout mon soul. Personne ne vint me réveiller et je ne me décidais à me lever qu'à onze heures et quart. Un rapide coup d'œil aux lits de mes amies m'apprit qu'elles étaient déjà descendues. Après m'être habillée et légèrement maquillée, je sortis du dortoir et me dirigeais vers la Grande Salle. Alice et Eleona y étaient et me firent une place à côté d'elles.
Mauvais pour moi. Depuis qu'Eleona avait raconté à Alice ce qu'il s'était passé la veille avec James, elles faisaient tout pour me faire dire que j'éprouvais des sentiments à son égard. Des sentiments d'accord. Mais pas ceux qu'elles voudraient. Je le déteste. C'est pourtant simple non ? Il m'insupporte avec son arrogance et son éternelle suffisance.
J'inspirai à fond, prête à affronter les remarques insistantes de mes deux « marieuses ».
Alors Lily, bien dormie ? s'enquit Eleona d'un ton mielleux.
- Très bien , merci.
- Fais de beaux rêves ? questionna Alice.
- Heu oui, je crois, répondis-je mal à l'aise.
- Tu n'aurais pas rêvé d'un certain beau brun de gryffondor par hasard ?
- Hein ? Heu non, je n'ai pas rêvé de Sirius, répondis-je espérant de tout cœur qu'elles se taisent.
- Je ne parlais pas de lui, reprit Alice l'instant de surprise passé, je pensais plutôt à James. Il me semble bien t'avoir entendu soupirer son nom…
Je virais aussitôt au rouge brique pour la simple et bonne raison qu'en effet, je me rappelais bien avoir rêvé de lui. Ou plutôt non. Pas de lui. De ses mains. Nuance. Ma soudaine rougeur confirma les soupçons de mes amies tandis que j'essayais en vain de rattraper le coup.
- Mais heu, en fait je…j'ai rêvé que je…que nous…enfin, qu'on se disputait quoi…
- Mais oui Lily bien sur ! me lança Eleona en souriant de toutes ses dents.
- Salade, dis-je.
- Quoi, me questionna Eleona, inquiète pour ma santé mentale.
- Tu as un morceau de salade coincé entre les dents, repris-je avec un sourire ironique.
Elle se précipita alors sur son miroir et entreprit la difficile tâche d'ôter ce légume indésirable de sa dentition.
Quand j'eus fini de manger, c'est à dire quelques minutes plus tard, je montais seule à la Salle Commune, Alice et Eleona ayant rendez-vous l'une avec son petit ami et l'autre avec son professeur particulier de potions, à mon plus grand soulagement.
Je m'installais donc sur un divan et commençais mon devoir de métamorphose. Après avoir écrit quelques phrases que je jugeais totalement nulles, je chiffonnais mon papier, le jetais à terre et en repris un autre.
Quelques minutes plus tard, des dizaines de boulettes de papier jonchaient le sol. De dépit, je jetais ma plume à terre en soupirant rageusement. Il n'y avait qu'à moi qu'arrivaient ce genre de choses.
- Un problème Lily ?
Je me retournais au son de cette voix qui m'était devenue familière avec le temps. James. Il lança un regard circulaire à la pièce et esquissa un sourire avant de reporter son attention sur moi. Son regard devint plus insistant.
- Non, tout va merveilleusement bien, comme tu peux le constater, répondis-je avec agacement.
Son sourire s'accentua et devint tout d'un coup plus arrogant.
- Besoin d'aide ?
Il n'attendit pas ma réponse, attrapa la seule feuille de parchemin que je n'avais pas eu le temps de chiffonner et la lu attentivement. Il haussa alors un sourcil et me dit d'un ton très sur de lui :
- Apparemment oui.
- Je ne t'ai rien demandé. Je peux m'en sortir toute seule !
Il souriait toujours et s'assit à mes côtés.
- Très bien. Alors vas-y, travaille.
Essayant tant bien que mal de l'ignorer, je recommençais mon devoir pour la énième fois. Seulement, travailler à côté de quelqu'un qui vous fixe sans ciller, je peux vous assurer que c'est très difficile.
Mais au moment où je réussis enfin à faire abstraction de James, je sentis un souffle chaud dans mon cou. Tout mon corps frissonna. Du coin de l'œil, je l'aperçu s'approcher dangereusement de mon cou. Il dévia sa trajectoire au dernier moment et me susurra sensuellement au creux de l'oreille :
- Fais moi voir ça…
Trop ébahie et frissonnante pour opposer la moindre résistance, je lui tendis machinalement mon parchemin. Il le lu attentivement, corrigea les fautes qu'il y trouva puis me le rendit. Il me dicta ensuite quelques phrases afin que je puisse compléter mon devoir. Lorsque je posai ma plume, il déclara d'un ton suffisant :
- Si avec ça tu n'obtiens pas un optimal, je ne m'appelle plus James Potter !
Devant une telle marque d'arrogance, je ne sus si je devais lui sourire ou le gifler. J'optais pour la première solution.
- Merci, lui soufflais-je timidement
- Mais de rien. Après tout, travailler avec toi ne peut-être qu'agréable !
Je baissais les yeux, gênée par ce compliment inattendu. Mais que me prenait-il ? D'ordinaire, je lui répondais d'un ton sec d'aller se faire voir lorsqu'il essayait de jouer au prince charmant avec moi. Car il y joue bien. J'en suis sure. Et moi, au lieu de le repousser, je le laisse faire. Pire, en baissant les yeux comme je l'ai fait, je l'encourage.
Il s'arrêta tout de suite de me complimenter, percevant sans mal ma gêne. Après quelques secondes de silence qui me parurent une éternité, il me proposa :
- Une ballade dans le parc, ça te dit ?
- Moui, pourquoi pas ?
Il me sourit alors sincèrement. Je vis sans mal qu'avoir accepté son invitation l'avait rendu heureux. Très heureux même si j'en jugeais par l'éclat de ses yeux chocolats. Il me donnait l'impression l'impression d'un enfant à qui on a annoncé que Noël avait été avancé dans l'année.
Nous enfilâmes nos capes d'hiver et sortîmes du château. James me guida vers un saule pleureur enneigé.
- C'est ici que je viens lorsque je me sens mal.
Je lui souris timidement. Je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'il me fasse des confidences. Je ne lui répondis pas, lui laissant ainsi le loisir de continuer à me parler si le besoin s'en faisait ressentir.
Mais il ne poursuivit pas, laissant volontairement ou non sa phrase en suspens. Il se contenta de fixer le lointain.
Je regardais à mon tour ce paysage enchanteur. Toute cette neige, toute cette beauté blanche, éphémère et silencieuse. Sans que je puisse rien prévoir ni contrôler, les larmes se mirent à couler, lentement.
James s'en rendit aussitôt compte et, dans un geste tendre et rassurant, me prit dans ses bras.
Je me laissais aller contre lui et laissais couler ces larmes que je retenais depuis bien trop longtemps. J'avais essayé d'être forte. Apparemment ce n'était pas une réussite. Je suis faible. Un souvenir enfoui, un paysage, une sensation, un rien m'émeut et fait revenir ces larmes que j'ai essayé de réprimer.
Je pleurais pour mes parents, pour ma complicité perdue avec ma sœur et pour moi. Je me lamentais égoïstement sur mon sort.
James me chuchota des paroles réconfortantes. Je me sentais en sécurité dans ses bras. J'eus la sensation que rien ne pourrait m'arriver tant que je ne les quitterai pas.
Je me calmais enfin et me détachais lentement de lui, presque à regret. Il me regarda et me sourit tendrement. Il passa son pouce sur mes joues en effaçant les larmes qui y coulaient et me chuchota :
- Ca va aller Lily, je te le promet.
Je tentais un sourire. James se leva alors, me prit la main et m'aida à me remettre sur pieds.
- Je crois que je vais rentrer…
Il acquiesça silencieusement et me lâcha la main. Je m'approchais de lui et l'embrassais doucement sur sa joue froide. Je murmurais :
- Merci d'avoir été là James.
Je tournais ensuite les talons et rentrais au château, le cœur plus léger.
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
J'espère que vous n'êtes pas trop déçus par ce chapitre... reviews please!!
