Diclamer : Tout est à JKR sauf ce qui est de moi…
Couples : James/Lily
Contexte : Septième année De Lily Evans et des Maraudeurs à Poudlard. Les mentalités évoluent, les sentiments changent et de nouvelles amitiés se créent. Entre rires et larmes, amour et haine, la vie d'adolescents qui découvrent la vie…
Note : Je vous rappelle que si vous cherchez quelqu'un pour corriger les fautes d'othographe ou de style de vos fictions, je suis là... Bonne lecture!
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Confidences pour confidences
Aujourd'hui, nous sommes lundi. Dans quelques minutes, mon réveil va sonner et faire soupirer bruyamment Alice et Eleona qui doivent encore dormir comme des bienheureuses. Mais moi je suis déjà réveillée.
Il s'est passée tellement de choses en un week end ! J'ai eu une conversation civilisée avec les plus grands chahuteurs que Poudlard ait porté, j'ai nommé les Maraudeurs et nous avons tous fait une bataille de boule de neige. Plus surprenant encore, James m'a consolée. Et oui, j'ai craqué. Dans ses bras. Hier. J'en suis encore toute retournée. Je ne soupçonnais pas qu'un garçon comme lui pouvait être aussi tendre et prévenant.
J'attend de voir le comportement qu'il adoptera à mon égard aujourd'hui afin de juger si oui ou non il est temps pour moi de mettre aux oubliettes l'image du James vantard, immature et idiot que j'ai toujours connu. Je vous avoue sans trop de difficultés que j'aimerai apprendre à connaître un autre James. Le vrai James.
DRING !!!
- Psss…grmlhhh…boum !
Et voilà, notre matinée de cours a commencé. Une bonne demi-heure après que mon « merveilleux réveil » ait sorti assez violemment mes amies de leurs doux songes, nous étions fins prêtes à descendre déjeuner. Enfin, sauf Alice qui avait eu un léger problème de chaussures.
Arrivées dans la Grande Salle, Eleona et moi avons commencé à nous chercher des places lorsque Sirius nous fit de grands signes. Une fois arrivées à sa hauteur, il nous invita gentiment, avec l'accord des autres Maraudeurs, à nous installer près d'eux. Avant qu'ils n'aient eu le temps de nous dire quoi que ce soit, un Franck essoufflé et légèrement décoiffé fit son apparition. Après nous avoir rapidement salués, il demanda d'une voix haletante :
- Alice n'est pas avec vous ?
J'échangeais un regard complice avec Eleona avant de déclarer :
- Elle est encore au dortoir. Elle a eut…heu…comment dire…un petit problème de chaussures.
- Comment ça ?
- Et bien, en faite, pour tout te dire, au moment où on est sorti de la Salle Commune, elle s'est aperçue qu'elle était encore en chaussettes…
- Oui, des chaussettes roses avec des pois verts, renchérit Eleona tandis que les Maraudeurs riaient à gorge déployée.
Alice fit alors son apparition, bien chaussée et vint embrasser son petit ami après avoir salué tout le monde. Franck et elle allèrent manger ensembles. En les suivant du regard, je pus voir que Franck essayait, non sans mal, d'apercevoir ces chaussettes si « particulières » qu'Eleona lui avait décrites.
Le déjeuner se passa gaiement de notre côté, jusqu'à ce que la nouvelle petite amie de Sirius fasse son apparition.
- Sirinouchet – grimace du concerné – qu'est-ce que tu fais ici ? Je croyais qu'on devait déjeuner ensembles !
- Mais Victoria, balbutia Sirius
-Moi c'est Betty !
- C'est ce que je voulais dire, lui assura Sirius, un simple lapsus.
La dénommée Betty nous regarda quelques secondes, Eleona et moi puis reporta son attention sur Sirius. Tout d'un coup, comme si elle avait compris quelque chose qui nous échappait totalement, elle nous fixa à nouveau, regarda Sirius pour détourner encore une fois son regard vers nous.
Ses yeux lancèrent des éclairs et elle se mit à glapir :
- J'y crois pas ! Tu m'abandonnes pour flirter avec ces…avec ces…rah ! T'es vraiment dégueulasse, même pas capable de m'être fidèle alors qu'on ne sort ensembles que depuis hier !
Sirius sembla se ratatiner sur place et fixa intensément ses mains pendant que sa futur ex copine l'engueulait sous les rire, disons discrets, des autres Maraudeurs, d'Eleona et moi.
- Tu sais quoi, dit soudainement Sirius en se levant, tu as raison. Toi et moi c'était sans espoir. Donc c'est fini.
Il se rassit alors et se servit un verre de jus de citrouille tandis que son ex, hébétée par ce brusque changement d'attitude, commençait à pleurer. Voyant que cela ne ferait pas changer Sirius d'avis, elle s'enfuit hors de la Grande Salle en sanglotant violemment.
Sirius se tourna alors vers nous et déclara avec un grand sourire :
- Une bonne chose de faite. Je me demandais depuis ce matin comment la larguer en douceur !
- La larguer en douceur ? s'étrangla Remus. Tu appelles ça larguer en douceur ? Mais t'es insensible ou quoi ? Tu as dû lui briser le cœur là ! A l'heure qu'il est, elle doit pleurer toutes les larmes de son corps en se rappelant les meilleurs moments de votre relation…
- Qui n'a durée que vingt quatre heures, lui rappela James.
- …elle doit serrer un de tes tee-shirts dans ses bras en se souvenant à quel point tu sentais bon…
- Sirius ne donne jamais ses tee-shirts à de simples conquêtes !
- …elle doit relire les lettres que tu lui as écrites en se disant que tu étais un grand poète…
- Sirius n'écrit pas de lettres à ses copines.
- …et elle doit sortir tous les chocolats que tu lui as offerts de sous son lit afin de se noyer dans son chagrin…
- Sirius n'offre jamais de chocolats…
- Bien sur que non, protesta le premier concerné visiblement vexé. Enfin Lunard, tu sais bien que je les mange avant de les envoyer.
Remus leur lança un regard noir. Faire culpabiliser Sirius était bien plus compliqué qu'il ne l'avait imaginé, surtout quand un certain brun à lunettes démolissait un à un chaque argument qu'il proposait.
James se rendit alors compte qu'il avait vexé son ami.
- Mumus…
- Mmh ?
- T'es fâché ?
- …
- Mumus, d'solé…
- Mouais…
- Mumus, faut pas m'en vouloir…
- Bien sur…
- Mumus, dis moi ce que je dois faire pour que tu me pardonnes et je le ferai.
Remus releva alors la tête, fixa James quelques secondes et répondit en savourant d'avance l'effet que ses paroles auraient sur James :
- Donnes moi ta part de tarte au citron.
James le fixa bouche bée. Cruel dilemme pour un mangeur comme lui. Sa tarte ou son ami. Son ami ou sa tarte. Sa tarte…
Il lança alors un regard larmoyant à Remus qui souriait de toutes ses dents puis lui tendit sa part de tarte à contre cœur en soupirant.
J'eus beaucoup de mal à contrôler le fou rire qui menaçait de s'emparer de moi.
- Et c'est comme ça tous les matins, conclu Peter d'un ton dramatique.
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Quelques minutes plus tard et nous entrions en cours de métamorphose. S'ensuivirent ensuite deux heures d'histoire de la magie pendant lesquelles Eleona s'endormit tandis qu'Alice dévorait Franck du regard.
Quant à moi, je sentis le regard de James peser sur moi pendant toute la matinée.
Puis, l'après-midi, les rôles s'inversèrent. Ce fut au tour de Franck de dévorer Alice du regard tandis que j'observais James dormir.
Je n'avais jamais remarqué combien il était beau. Endormi, le visage libéré de toute tension, il ne m'avait jamais paru aussi mignon. Un doux sourire flottait sur ses lèvres légèrement entrouvertes. Ainsi, il n'y avait aucune trace de suffisance sur son visage.
Je décidais d'oublier définitivement l'image que je me faisais de James Potter au profit d'une plus avantageuse pour lui. Il n'avait fait aucune allusion à notre promenade du dimanche, ce dont je lui fut infiniment reconnaissante.
Le James Potter que je découvrais petit à petit me plaisait. Mes sentiments à son égard avaient commencé à devenir confus. J'éprouvais quelque chose de très étrange pour lui. Ce n'étais plus de la haine, mais je ne parvenais pas à savoir ce que c'était. J'avais beaucoup plus d'estime pour lui et appréciais sa compagnie.
J'espérais secrètement pouvoir parler avec lui. De tout et de rien. Comme je le ferais avec un ami.
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Il est onze heure. Voilà maintenant une bonne heure que j'essaye de m'endormir. Je me tourne, me retourne et me reretourne dans mon lit. Impossible de fermer l'œil.
Passablement énervée, je décide d'aller lire quelques minutes dans la Salle Commune afin de ne par réveiller les filles qui partagent mon dortoir.
Je me lève, prend un livre, enfile ma chemise de nuit et m'installe sur un des canapés de la Salle Commune.
Quelques minutes plus tard, quelqu'un vient me rejoindre et s'assied silencieusement à côté de moi. Je lève alors les yeux de mon livre et là, je tombe nez à nez avec James Potter. Il me sourit tranquillement.
- Qu'est-ce que tu fais là ? je demande.
- Probablement la même chose que toi…insomnie ?
Je hoche la tête d'un air désespéré, ce qui le fait rire. J'ignorais que j'étais si drôle. Il reprend bien vite son sérieux.
- Au faite Lily, depuis dimanche…tu vas mieux ?
Je me crispe aussitôt. Je savais que nous aurions cette conversation un jour ou l'autre mais j'aurais préféré en retarder la date. Je lui dois des explications. Alors je me lance. Je lui raconte tout. Le meurtre de mes parents, la peine que j'ai ressenti lorsqu'on me l'a appris, mes disputes avec Pétunia, mon sentiment de solitude, la présence de mes amies…tout. Je me suis confiée à lui comme jamais je n'avais réussi à le faire avec personne. Je me sens en confiance avec lui. J'ai le sentiment qu'il me comprend. Pendant tout mon récit, il ne m'a pas interrompu une seule fois. Je l'en remercie intérieurement. Je n'aurais pas eu le courage de continuer si j'avais dû répondre à ses questions.
Il ne m'a pas non plus assuré de « ses plus sincères condoléances » comme tous l'ont fait, me rappelant cruellement que j'étais orpheline. Non, il m'a laissé parler et me libérer de toutes ces choses qu'il aurait été mauvais pour moi de garder plus longtemps.
Il me prend alors la main et murmure :
- Si tu as besoin de parler Lily, je suis là…
Je lui réponds, touchée par tant de gentillesse :
- Merci James, j'y penserai. Parles moi de toi maintenant.
Il me sourit, visiblement amusé et acquiesce. J'apprends donc que ses parents sont aurors et qu'il les admire depuis qu'il est tout petit. Grâce à eux, il sait qu'il veut suivre la même voie. Celle des combats contre les mages noirs. Il voue une haine sans égale à Lord Voldemort et je comprends la raison pour laquelle lui et Sirius détestent à ce point les Serpentards.
Il poursuit son récit en me parlant de son enfance, de son arrivée à Poudlard, de son amitié indestructible avec Sirius, Remus et Peter, tout en évitant soigneusement de me parler de son coup de foudre pour moi. Serait-il devenu timide ?
- …et je suis tombé amoureux de toi.
Ah, je me disais bien ! Il continue en me racontant des anecdotes sur les Maraudeurs qui me font mourir de rire. Et il conclu tout cela en me confessant que si il est ici ce soir, Sirius y est pour beaucoup. En effet, dormir proche de quelqu'un qui ronfle comme un régiment est assez difficile, m'a-t'il avoué.
Minuit sonne. Je sursaute. Le temps est passé si vite ! Je regarde James et dit :
- Je crois que je vais aller me coucher si je ne veux pas avoir de cernes de dix pieds de long demain !
- Même comme cela, je suis sure que tu dois être très jolie !
Je rougis violemment, ce qui le fait rire. J'inspire profondément afin de reprendre contenance et lui tape doucement l'épaule pour calmer son hilarité.
Il sourit et s'approche de moi.
- Bonne nuit Lily.
Il s'approche encore un peu et dépose un doux baiser à la commissure de mes lèvres. Je frémis et balbutie :
- Bonne nuit James…
Il me sourit une dernière fois et monte se coucher. Je pose alors ma main à l'endroit où il m'a embrassé, un sourire niais collé au visage. Je crois que je vais sérieusement penser à avoir des insomnies plus régulièrement.
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J'espère que vous n'êtes pas trop déçus par ce chapitre... reviews please!!
