4. Feuilles d'automne
Cédric aimait se promener au bord du lac tôt le matin, quand il n'y avait encore personne. L'hiver arrivait, il faisait froid, et les arbres de la forêt interdite avaient presque perdus leur feuillage. Il arrivait qu'une bourrasque plus forte que les autres envoie les feuilles rouges et oranges vers le lac. Le calmar géant prenait toujours plaisir à venir les attraper, comme si elles étaient d'étranges bijoux venus d'ailleurs.
Il réajusta son écharpe et s'assit sur un petit banc en pierre. Le brouillard au dessus du lac commençait à se dissiper, le ciel à s'éclaircir. Il devait lui rester une bonne heure avant le début des cours. Il n'avait pas beaucoup dormi de la nuit, parce que le souvenir du match d'hier avait été trop fort. Harry qui tombait, le froid glacé des Détraqueurs… Il avait beau avoir gagné, il n'arrivait pas à se défaire de ce goût amer de sa bouche, et ce quoi qu'en dise Marcus. Il ne voyait pas comment il pouvait s'enorgueillir d'une victoire due aux gardiens d'Azkaban, merci bien.
Parlant de Flint. Cédric eut l'air pensif. Flint se comportait vraiment bizarrement ces derniers temps, et autant qu'il rechignait à l'avouer… Cédric trouvait ça terriblement amusant. Le voir sous un autre jour que le Serpentard violent et antipathique dont Marcus s'obstinait à cultiver l'image avait quelque chose de plaisant. Et puis…
Cédric laissa un sourire jouer sur ses lèvres et se laissa aller à la contemplation du paysage.
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Il était temps de mettre les choses au clair. Marcus ne voulait pas que Pretty Diggory se fasse de films, ah, il ne manquerait plus que ça ! Ok, il n'avait pas fermé l'œil de la nuit, il s'était levé trop tôt et était de mauvaise humeur, il avait passé ses nerfs sur les premières personnes qu'il avait croisé ce matin, il avait fait le tour du château sans trouver Diggory et avait dû à moitié agresser un type bizarre pour qu'il le renseigne, mais il fallait le faire. Salazar, sa réputation était en jeu après tout. Il fallait juste qu'il trouve une bonne manière de régler cette situation… Il ôta distraitement une feuille orangée qui venait de se prendre dans le col de sa robe et s'avança d'un pas décidé vers le grand lac.
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Quand Marcus vint se planter devant lui, vingt minutes avaient passé et Cédric n'avait toujours pas bougé. Il leva à peine les yeux vers le jeune homme qui le toisait de toute sa hauteur, une expression indéfinissable sur le visage.
« - Je peux faire quelque chose pour toi ? » demanda Cédric poliment, prenant bien soin d'adopter un ton neutre.
Le peu de temps qu'il avait passé avec le Serpentard lui avait donné un aperçu sur sa façon d'agir. S'il se montrait trop brusque, Marcus allait se braquer et devenir absolument imbuvable. Non pas que ça affectait particulièrement Cédric, mais il appréciait avoir des conversations civilisées (quelque chose que semblaient ne pas connaître Flint et Wood quand ils se trouvaient dans la même pièce).
Marcus semblait chercher ses mots avant de répondre. Cédric le sentait tendu, même s'il essayait de le cacher derrière une façade arrogante. Le grand Marcus Flint mal à l'aise devant un pauvre Poufsouffle de cinquième année, devait-il se dire. Risible ! Cédric était patient, ça lui était égal. Et puis, c'était distrayant de le voir chercher une bonne façon de commencer la conversation qu'il souhaitait visiblement avoir. Le Poufsouffle se doutait bien de quoi il voulait lui parler.
« - Il fait vachement froid ici, » lâcha laborieusement Marcus.
Une bourrasque de vent se leva pour confirmer ses propos, emportant avec elle un tourbillon de feuilles mortes vers le lac. Comme début, il y avait un peu mieux mais Cédric n'allait pas faire son difficile.
« - C'est vrai. Mais je suis bien couvert, dit-t-il,
montrant ses gants et son écharpe. Mais pas toi. Ca va
aller ?
- Ouais. »
Il y eut un petit moment de silence, et Cédric haussa un sourcil. Marcus avait l'air de vouloir dire quelque chose qui n'arrivait pas à sortir, ce qui semblait fortement le contrarier. Finalement, il laissa échapper un grognement exaspéré et se laissa tomber sur le banc, à côté de Cédric.
« - Bon, Diggory, on va aller droit au but. »
Cédric masqua le « Enfin ! » qui menaçait de franchir ses lèvres par une petit toux. Il hocha la tête et regarda Marcus, attentif.
« - Ce qu'il s'est passé l'autre jour… commença Flint. Ca ne s'est pas passé. Du moins pas exactement. C'était à cause des ces putains de Détraqueurs, tu comprends ? »
Ils se regardèrent. Un tentacule jaillit de l'eau pour noyer quelques feuilles.
« - Non, deux secondes, se reprit Marcus, l'air de réfléchir intensément. Ca ne pouvait pas être de leur faute puisque rien, absolument rien ne s'est passé... Mouais. Je ne sais pas où tu as eu cette idée d'ailleurs, Diggory. Plutôt louche tout ça. Peut-être que tu as un faible pour moi ? »
Cédric cligna des yeux. Le vent souffla.
« - Hein ?
- Ca va aller, dit tranquillement
Marcus. Je le prends très bien, ne t'inquiète pas. Et
je ne dirai rien à personne, tu n'as pas de soucis à
te faire.
- Flint…
- Ne t'inquiète pas je t'ai
dit ! le coupa vivement le Serpentard. De toute façon, il
ne s'est rien passé ! Tu n'as pas à te sentir
coupable, ce n'est pas de ta faute !
- Ma faute de quoi ?
-
De… De rien ! »
Marcus commençait à s'énerver, et il était plutôt agité. C'était plutôt injuste, pensa Cédric, parce que c'était plutôt lui qui devrait être énervé et agité. Il avait presque du mal à croire ce qu'il venait d'entendre, mais comme ça sortait de la bouche de Marcus Flint… Cédric soupira. Oui, il ne fallait pas oublier. Il faisait face à Marcus Flint, vous savez, le capitaine Serpentard qui prenait tout le monde de haut et dont les préjugés étaient plus gros que Poudlard lui-même – c'était pour dire.
Il commençait à se dire que Marcus avait besoin d'une bonne leçon.
« On oublie tout alors, conclut Marcus de son côté, l'air assez content de lui. Pas la peine d'en reparler. Sinon, bravo pour la victoire d'hier hein, tu – hmmh ! »
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Marcus sentit ses connections neuronales se rompre d'une façon assez inquiétante quand une bouche tiède se posa sur la sienne. Dans un pur moment d'horreur, il se demanda s'il n'était pas devenu fou, si quelqu'un ne lui avait pas jeté un sort, ou pire, si un succube n'avait pas pris l'apparence de Diggory pour l'attirer dans ses filets ! – en même temps, ce n'était pas désagréable.
Mais l'étrangeté de la situation le fit réagir, et il se recula précipitamment avec, à sa plus grande honte, une réaction de fillette effarouchée.
« - A quoi tu joues, Diggory ? » s'indigna-t-il, la voix plus aigue que d'habitude.
Cédric avait une étincelle machiavélique dans les yeux qui ne lui plaisait pas du tout. C'était tellement… pas Poufsouffle ! Marcus ne comprenait pas. Il y avait quelques secondes, il gérait la situation d'une main de maître (l'auto persuasion était toujours bon pour l'ego), mais tout semblait lui avoir échappé. Il avait la désagréable impression d'être acculé, et ça ne lui plaisait pas du tout.
« - Pardon ? demanda Cédric, l'air beaucoup
trop innocent pour être honnête. Quelque chose ne va
pas ?
- Ca ! hurla presque Marcus. Pourquoi as-tu fais
ça !? »
Les yeux du plus jeune capitaine brillaient de satisfaction à présent. On aurait dit un chat devant une grande cheminée et un bol de lait.
« - Je ne vois pas du tout à quoi tu fais référence, Flint, murmura-t-il doucement. Il ne s'est rien passé… Absolument rien passé. »
Si le Poufsouffle ne portait pas des gants, Marcus aurait parié qu'il se serait contemplé les ongles. Il avait les joues roses et les lèvres encore un peu humides, relevées dans un petit sourire effronté absolument captivant et… RAAAH Marcus allait le buter ! Il se leva et toisa l'autre garçon de toute sa hauteur, aussi dignement qu'il le pouvait avec un teint cramoisi. Diggory allait le regretter.
« - Ne refais jamais ça, grinça-t-il entre
ses dents.
- Refaire quoi ? demanda platement Cédric.
Aucune idée de quoi tu parles, Flint. »
RAAAH ! Marcus avait envie de s'arracher les cheveux et une petite voix dans sa tête lui disait que le Poufsouffle apprécierait vraiment le spectacle. Mais il n'allait pas lui faire ce plaisir, oh que non. Il prit une profonde inspiration.
Il fallait voir ça comme un match de Quidditch, décida le Serpentard. Marcus était un poursuiveur, rapide, puissant, offensif. Il avait un style de jeu agressif. Cédric était un attrapeur, vif, agile, évitant la confrontation pour ne se préoccuper que d'une chose, le vif d'or. Il survolait le terrain à sa recherche, sans entrer dans la mêlée des Poursuiveurs et Batteurs en contrebas. Il n'expérimentait que rarement les attaques frontales, contrairement aux autres joueurs.
Marcus sentit un rictus amusé relever ses lèvres. Le souafle était dans son camp près tout. Comment réagirait Cédric s'il faisait ça ?
« - Hmmh ! »
Marcus chercha quelques instants une interprétation à ce joli son, puis abandonna, trop distrait par sa présente tâche qui consistait à trouver le moyen d'éviter de cogner son nez contre celui de Cédric pendant qu'il faisait des choses intéressantes avec sa bouche. Il fallait de la concentration, vous voyez ; Marcus aimait le travail bien fait.
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Merlin. Flint était en train de lui rouler le patin du siècle et lui ne faisait absolument rien pour l'en empêcher. Cédric commençait à se poser des questions. Quand Marcus se recula enfin, il savait que ses joues avaient pris une belle teinte écarlate et que le Serpentard ne manquerait pas de le remarquer. D'ailleurs, son sourire goguenard disait bien des choses.
« - Tu as raison, Diggory, dit Marcus, insolent. Il ne se passe rien du tout. »
L'en-foi-ré. Cédric ouvrit la bouche pour riposter, puis la referma brusquement. Il ne voulait pas baisser les armes, ça ferait bien trop plaisir à l'autre capitaine. Non, si Flint voulait jouer à ce petit jeu, ils seraient simplement deux… Aussi stupide, bête, immature et amusant que ça puisse être. Une ombre de sourire flotta sur ses lèvres, et il se pencha à nouveau.
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C'était un match, et sans doute le plus agréable auquel il n'avait jamais joué. Marcus n'était plus sûr de compter les points. Aucune importance, se dit-il, étrangement satisfait. Tout pouvait arriver, il serait gagnant, de toute façon. Parce qu'il était toujours gagnant, aussi simple que cela (bon, sauf peut-être face à Wood mais plutôt crever que de le reconnaître.) Il fallait juste constater. Même lorsqu'il roulait des patins à Diggory devant le grand lac avec pour seul spectateur le calmar géant, il se sentait gagnant. Aucun doute là dessus, il avait vraiment la classe.
« - Il ne s'est toujours rien passé ? » demanda Cédric, presque timidement, en contraste avec le baiser fougueux qu'ils venaient d'échanger et qui n'avait rien de timide.
Marcus se sentait d'excellente humeur. Il maîtrisait totalement la situation. Dans un coin de son esprit, une voix lui dit qu'il avait oublié le but premier de sa rencontre avec Cédric – quelque chose comme « mettre au clair » certaines choses, mais Marcus trouvait que les choses étaient déjà très claires comme elles étaient – qu'il ignora résolument, tout comme le froid qu'il faisait d'ailleurs. Le vent soufflait en bourrasques sporadiques, envoyant valser feuilles et poussières dans les airs, ébouriffant les cheveux du garçon devant lui, et Marcus devait reconnaître qu'il avait l'air… 'mignon'.
Salazar. Il était en train de rouler des pelles à Cédric 16 ans Diggory après tout. Marcus imaginait qu'il avait encore le droit d'être 'mignon'. Contrairement à lui. Mais bon, il pouvait se consoler avec son charme ravageur et ses talents indéniables au Quidditch, hé hé.
« - Non, répondit-il, prêt à recueillir un autre baiser. Rien du tout. »
Il était gagnant. Inéluctablement gagnant.
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Embrasser Flint était embarrassant au début, mais Cédric commençait à s'y habituer. Pire, à trouver ça plaisant. Il avait définitivement un problème, et ça lui faisait presque peur. Presque, parce qu'il pouvait toujours y avoir pire après tout (quoique Wood ne serait certainement pas d'accord sur ce point là, mais grâce à Merlin, il n'était pas au courant). Genre sortir avec le calmar géant, par exemple.
… bon, c'était peut-être un peu extrême (mais cette fois-ci, Wood aurait été d'accord avec lui, se dit-il pour se consoler.)
A vrai dire, quand on regardait les choses d'un point de vue purement physique, il n'était pas si mal loti. Flint était loin d'être beau, mais il n'était pas laid non plus. Quand il n'était pas occupé à martyriser des pauvres premières années, il avait presque l'air séduisant, surtout quand il fixait quelqu'un avec son regard ténébreux et intimidant, qui, Cédric l'avait compris plus tard, était réservé aux Gryffondors. Dommage. Et il embrassait bien, qui plus est, ça valait le coup de le noter.
Le problème, c'était qu'il était Marcus Flint. Avec tout ce qui allait avec. Tabasser Oliver Wood, tricher au Quidditch, racketter les plus jeunes, rendre fou les professeurs, emmerder le monde en général, mépriser les autres maisons étaient son pain quotidien. Si Sir Préjugé devait avoir un fils, il s'appellerait Marcus Flint. Et Dame Arrogance serait sa marraine.
Mais quand Marcus le regardait comme ça, et qu'il se penchait pour toucher ses lèvres du bout des siennes, juste comme ça, et bien Cédric ne savait plus trop quoi penser, même si – ô Merlin – il n'était pas spécialement gay et qu'embrasser un garçon lui faisait étrange et noué dans le ventre. Il avait eu des papillons quand Amelia Kurter l'avait embrassé sur la bouche en deuxième année, mais ce n'avait pas fait pareil. La bouche de Marcus était brûlante, et Cédric commençait à se demander comment il allait se sortir du pétrin dans lequel il s'était lui-même fourré.
En même temps, il était bien parti pour donner une petite leçon à Flint, s'il devait juger d'après l'entrain avec lequel le Serpentard l'embrassait. Juste dommage qu'il se sente autant impliqué.
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Cédric s'était reculé, et pour le dire simplement, Marcus n'était pas content. Il ouvrit la bouche pour protester mais eut heureusement la présence d'esprit de la refermer avant de faire une grosse bêtise ; avouer qu'il voulait que le Poufsouffle l'embrasse, par exemple. Cédric risquait de mal l'interpréter et ne pas comprendre que c'était uniquement parce qu'il faisait froid et que Marcus était en train de se les geler sur ce banc en pierre. Il ne manquerait plus que le garçon se fasse des films, non mais.
En attendant, il n'était pas content. Il avait froid bordel. Cédric le tenait au chaud. Enfin, c'était les lèvres, les jolies lèvres de Cédric qui le protégeaient du froid, et Merlin savait à quel point les serpents avaient besoin de chaleur. Ce n'était pas pour rien que les elfes de maison veillaient qu'un bon feu brûle toujours dans la cheminée de la salle commune verte et argent. Le froid, c'était le mal. Le froid, ça pouvait tuer. Ouais, c'était ça, il allait peut-être mourir.
Cédric s'était levé et s'était approché du lac, dont l'eau se ridait quand une bourrasque venait perturber sa surface. Soupirant à fendre l'âme, Marcus se leva et le rejoignit. Il était peut-être temps de clore le jeu et compter les points.
Et d'en sortir victorieux, évidemment.
¤¤¤
Au vu des nuages qui approchaient, il allait bientôt pleuvoir. Cédric se tourna vers l'autre capitaine.
« - Tu as quelque chose dans les cheveux, » murmura-t-il, attrapant l'offensante feuille perdue derrière l'oreille du Serpentard.
Les cours allaient bientôt commencer et il devait bientôt devoir y aller. Mais non pas sans avoir laissé un petit souvenir à Marcus. Il était un si gentil Poufsouffle.
« - Hier, dans les vestiaires… commença-t-il,
sachant pertinemment comment sa phrase allait être
accueillie.
- Il ne s'est rien passé, coupa immédiatement
Marcus.
- Tout à fait, » dit Cédric,
désinvolte.
Marcus fronça des sourcils mais ne parut pas spécialement alerté. Il ouvrit la bouche pour parler :
« - Et là, ce qui vient d'arriver…
- Ne
s'est pas vraiment passé, comme tu as su si bien le dire
tout à l'heure, termina Cédric, haussant les
épaules.
- Oh. »
Cédric ne voulait pas savoir pourquoi il souriait de toutes ses dents. Il avait comprit grâce au peu de temps passé avec lui que Marcus raisonnait d'une façon assez originale… pour ne pas dire obscure.
« - Ca veut dire que j'ai gagné, Diggory, lâcha
Marcus, satisfait. Je savais que ça se finirait comme ça.
-
Vraiment ?
- Ouaip. »
Sa voix se fit plus rauque.
« Et le gagnant n'a pas le droit à une récompense ? » demanda-t-il, l'air de rien, et Cédric aurait pu jurer qu'il l'avait vu rougir.
Il eut un petit rire et se pencha.
Poisson ferré ♥
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Marcus n'eut même pas le temps d'hurler quand l'eau froide toucha sa peau et imbiba ses vêtements, le faisant boire la tasse au passage. Il sentit un tentacule lui toucher la joue et la repoussa d'une main furieuse, parce qu'il se sentait très con les fesses dans l'eau, bordel de merde !
« - Quelle belle et tranquille matinée, soupira Cédric, contemplant d'un air rêveur le paysage, comme si le Serpentard n'était pas juste en dessous de lui à patauger dans l'eau glacée. J'aurai voulu que Flint vienne me voir pour m'expliquer son geste d'hier. Mais je suppose que ça ne signifiait rien pour lui, » murmura-t-il, affectant un air triste.
Un sourire que Marcus qualifierait de purement diabolique ourla ses lèvres.
« - Tant pis. Je m'en remettrai. »
Et il tourna les talons, laissant le Serpentard se dépêtrer seul avec l'abruti de calmar qui semblait l'avoir pris pour une feuille morte et tentait de l'attirer vers lui.
Salazar ! Une veine gonfla à sa tempe. Diggory allait tout simplement le lui payer.
¤¤¤
(tbc ♥)
