Note : reposté... parce que foire, et que le nombre de hits me fait pleurer D
5. Jalousie
Le prédateur, partie 1
Marcus n'était pas exactement quelqu'un de patient. Il détestait tout simplement attendre. Quand il voulait quelque chose et ne l'obtenait pas dans la seconde, cela engendrait chez lui un sentiment de frustration des plus déplaisant ; et Merlin savait ce qu'un Marcus frustré était capable de faire.
Par exemple, le jour où Wood-Wood et son équipe d'imbéciles avaient refusé de quitter le terrain de Quidditch, alors que celui-ci avait été réservé par les Serpentards, mot du professeur Snape à l'appui – obtenu vingt minutes auparavant, mais là n'est pas la question. Marcus aurait pu aller chercher Bibine pour qu'elle les dégage de là, bien sûr. Mais c'aurait été une perte de temps. Et comme nous l'avons déjà dit, Marcus n'était pas patient.
Ceci expliquant cela, voilà pourquoi quatorze joueurs s'étaient retrouvés à l'infirmerie cet après-midi fatidique, avec interdiction d'approcher un balai avant la formulation d'excuses sincères entre les deux capitaines. Par chance, comme le vieux n'était pas encore sénile, Dumbledore avait accepté d'assimiler « excuses sincères » à une vague poignée de main et un grognement laissé à libre interprétation, ce qui les avait sauvé de plusieurs semaines d'agonie sans Quidditch. Ce malencontreux épisode resterait longtemps dans sa mémoire.
Mais s'il y avait quelque chose qu'on devait reconnaître à Marcus, c'était qu'il n'était pas complètement stupide non plus. Il savait par exemple qu'un chasseur devait savoir attendre, lorsqu'il traquait sa proie. Bien que ce soit pénible, bien que ce soit éprouvant, c'était pourtant nécessaire. La frustration engendrée s'évaporerait vite au moment de la capture… du moins, c'était ce qu'il aimait à penser.
Le Serpentard se tenait debout près des portes de la Grande Salle et dédiait des regards mauvais à tous ceux qui osaient le regarder, à défaut de pouvoir en dédier des particulièrement vicieux à une certaine personne. Cette certaine personne était assise à sa table, entourée de sa basse-cour jacassante et gloussante qu'elle faisait de son mieux pour ignorer. Cédric Diggory n'avait jamais été vraiment connu pour être à l'aise avec son fan club pré pubère.
Marcus n'avait qu'une envie, se diriger vers la table Poufsouffle, attraper leur cher capitaine et le traîner dans une salle vide pour une petite discussion en tête à tête à propos du malencontreux épisode du grand lac, mais il en connaissait trop bien les conséquences. Sa réputation ne survivrait pas si on le voyait fricoter avec un simple Pouf-Pouf. Et Salazar savait comme sa réputation était importante à ses yeux. S'il voulait attraper Cédric, ce serait avec de la prudence, avec de la patience, avec une bonne dose de sournoiserie aussi – ce dont il en avait à foison, il pouvait vous l'assurer. Marcus Flint était un prédateur, après tout. Bien que ce ne soit pas dans sa nature, il apprendrait la patience… enfin, éventuellement. Il avait vraiment envie de kidnapper le Diggory à sa table là, tout de suite, maintenant. Patience, Marcus, patience…
Occupé à se répéter son mantra personnel, il ne vit pas ce louche individu qui s'approchait de sa proie pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Quand il releva la tête, il était trop tard : Diggory venait de quitter la salle, en compagnie de… De cet imbécile de Wood ! Qu'est ce qu'ils faisaient ensemble, d'abord ? Pourquoi est-ce qu'ils se parlaient ? Où est-ce qu'ils allaient ? Pourquoi est-ce qu'ils marchaient aussi proches l'un de l'autre ? Et surtout, pourquoi est-ce qu'il n'avait pas sorti sa baguette pour lancer un sort très douloureux à ce crétin de Gryffondor de ses deux ?
Trop de questions sans réponse. Enervé sans aucune raison particulière, Marcus choppa un nain de première année qui passait par là et l'envoya suivre ce couple si mal assorti. Ca ne se passera pas comme ça. Parole de Flint.
« - Dans la salle vide au premier ? Tous les deux ?
- O.. Oui…
- C'est bon, dégage. »
Le morveux fila sans demander son reste. Marcus fronça des sourcils. Ils s'étaient enfermés dans la salle du premier étage hein ? Salazar. Y avait pas quoi se prendre la tête. Peut-être que ces deux-là voulaient simplement parler de Quidditch. Ce qui expliquerait qu'ils s'enferment dans une salle de classe vide, dans cette même salle que Marcus avait repéré quelques heures plus tôt et où il comptait embarquer Cédric pour une petite discussion, exempte de la moindre arrière pensée. Tout à fait.
On parlait de Wood, après tout. Vous savez, Wood-Wood, le type qui parlait au souafle – sic – et qui ne comprenait rien tant que le mot Quidditch n'était pas prononcé dans la même phrase. Parfois, Marcus enviait la langue acérée du professeur Snape, qui aurait immédiatement trouvé le parfait qualificatif à appliquer à cet être immonde qu'était Oliver Wood. Aucune importance. Il se contenterait de l'appeler « abruti de Gryffondor » ou « crétin dégénéré », ou encore « pauvre larve pathétique née d'un croisement de Véracrasse à poils longs » ; ça manquait peut-être de classe, mais ça restait une douce musique à ses oreilles. Ha ha. Ce type était incapable de voir plus loin que le Quidditch.
Mais, dit un petit diable ressemblant étrangement à Malfoy sur son épaule droite, agitant dangereusement sa fourche. Wood avait beau être un petit puceau incapable de faire marcher correctement sa tuyauterie, il n'en restait pas moins un Gryffondor. Comprendre par là qu'il pouvait très bien avoir parié à un de ses abrutis de potes de se taper Diggory dans la salle du premier étage, en face de la statue de Maria La Grosse. Et Diggory, comme le niais Poufsouffle qu'il était, n'y voyait que du feu. C'était absolument le genre de personne à suivre quelqu'un partout si on le lui demandait gentiment, sans oublier de dire « s'il te plait » à la fin. Wood pouvait être très sournois à ses heures perdues. Souviens toi du jour où il a tenté de t'enfermer dans les vestiaires avec un troupeau de Dragondindes enragés, Marcus ! Cédric était de plus une cible de choix : il jouait bien au Quidditch. Et Salazar savait si ce critère était le plus important de tous pour Wood-Wood. Complètement le genre de type à accepter un thon dans son lit si celui-ci était capable d'attraper un vif d'or en deux secondes.
Arrête de te faire de faux scénarios, Marcus, dit soudain un petit Draco habillé de blanc sur son épaule gauche. La paire d'ailes et l'auréole lui allait absolument à ravir. Non, Wood était vraiment trop stupide pour ce genre de plans machiavéliques. Ils devaient sûrement parler de Quidditch dans cette misérable salle de classe. Wood devait sans doute chercher à obtenir de Diggory un rematch. Peuh.
Sois honnête avec toi-même, Marchounet, intervint le diablotin – Malfoy allait se prendre sa main dans la tête quand il le verrait. Nul ne l'appelait « Marchounet » sans mourir dans d'atroces souffrances. Pour quelles autres raisons Wood pouvait sentir le besoin de s'enfermer dans un lieu clos avec un joli Poufsouffle, si ce n'est pour lui montrer son balai ? – ahem. Exactement. Un type qui avait toujours sur lui son matériel à polir son manche ne pouvait pas décemment être honnête.
… c'était une idée particulièrement dérangeante à avoir sur Wood-Wood, et Marcus entreprit de l'oublier sur le champ. Salazar, il allait vomir.
N'écoute pas cet âne stupide, dit Malfoy-ange. Un Gryffondor a beau avoir plein de défauts, on doit tout de même leur reconnaître une certaine honnêteté et une droiture d'esprit. Et Wood est un Gryffondor pure souche, nul doute la dessus.
Wood est un pauvre demeuré pervers qui est en train de se taper Diggory dans une salle de classe vide, chantonna le diablotin. Est-ce que tu vas faire quelque chose, Marcus ? Ce serait mieux si c'était toi qui te le tapais, hein ?
Arrivé à ce point de la conversation, Marcus envisageait sérieusement le suicide par auto strangulation ou par quelque chose d'également stupide, mais il se contint. Il envoya bouler les deux Malfoy – sans oublier de foutre un bon coup de pied à l'ange qui osait vanter les prétendues qualités du Gryffondor moyen, le traître – et tenta de réfléchir à une marche à suivre. Faire irruption dans la salle était un bon début, non ?
« - Hey, où est Flint ?
- 'Cune idée…
- Snape le cherche pour des cours supplémentaires en potion. Tu lui feras passer le message, Terence ?
- Mui mui… »
Adrian Pucey regarda son camarade affalé sur son lit et soupira. Impossible de tirer autre chose de l'autre Serpentard quand celui-ci était absorbé par son exemplaire de Sweet Witch, le dernier numéro. Il hésita un instant avant de craquer à son tour.
« Vas-y, montre moi la double page centrale pour voir… »
« - Donc ! »
La poitrine de l'infirmière se gonfla dangereusement, et Marcus se demanda un instant si le bouton fermant la blouse blanche résisterait à cette pression. Peut-être qu'un petit sortilège de gavage ferait l'affaire ?
« - FLINT !! »
La main de Pomfresh s'abattit sur son pauvre crâne déjà pas mal endolori, le faisant grimacer de douleur. Vieille peau ! De l'autre côté de la pièce, Oliver ricana, ce qui lui valut un regard haineux de la part du Serpentard. Marcus observa son travail sur l'autre capitaine. Il était fier de lui. On aurait dit qu'un champignon violet venait de lui pousser sur la joue, ha ha.
« - Les professeurs McGonagall et Snape ne vont pas tarder à arriver. C'est la troisième fois du mois que vous vous retrouvez à l'infirmerie tous les deux ! » les rabroua Mme Pomfresh.
Marcus n'en avait cure. Il était prêt à endurer toutes les détentions du monde pour voir ce joli patchwork de couleurs sur la face de Wood. Au moins, le Gryffondor portait les couleurs de sa maison sur la gueule, ricana-t-il intérieurement. De son côté, il lui manquait une dent et son nez ne devait plus ressembler à rien, mais la satisfaction d'avoir fait payé à Wood sa perversion et sa débauche lui servait d'anesthésiant à la douleur.
Dommage que ça n'ait pas anesthésié la verve de Snape, se dit-il, grimaçant sous le déluge de mépris et de réprimandes qui lui tomba dessus peu après. McGonagall ne fut pas en reste.
« - Et on peut savoir les raisons de ce comportement barbare et immature ? » demanda la professeur de métamorphose, les ailes de son nez se blanchissant de colère.
- Hormis le fait que ce type est une brute épaisse sans cervelle ? lâcha Wood. Aucune idée !
- Venant d'un élève ayant reçu pour la quatrième fois de l'année un zéro en potions parce qu'il est incapable de faire la différence entre de la belladone et de la menthe, je m'abstiendrais du moindre commentaire sur la stupidité, Mr Wood, commenta Snape.
- Severus ! s'indigna la vieille chouette.
- Oui, Minerva ? »
Le ton onctueux de Snape ne trompait personne, et McGonagall poussa un petit soupir.
« - Nous sommes dans une école, pas dans une rixe de foire, fit-elle claquer sèchement, fusillant les deux capitaines du regard. J'attends de vous une conduite exemplaire, c'est bien entendu ?
- J'ai bien peur que ce soit trop demander à ces deux individus, » dit Snape.
Cette fois, il visait aussi bien Wood que lui. Dommage, Marcus aimait beaucoup regarder sa tête de maison rabaisser les Gryffondors.
« - J'enlève 20 points à Gryffondor pour ce comportement inadmissible, dit Snape, comme s'il lisait dans ses pensées.
- Et 20 à Serpentard pour ce même comportement, lâcha McGonagall, lançant un regard furieux à son cher collègue.
- Vous viendrez dans mon bureau en détention ce soir, Flint, dit Snape. 20h. Ne soyez pas en retard. »
Et sur ce, dans un claquement de robes, il s'en alla. Marcus se sentit seul, tout d'un coup. Si la vieille s'en allait elle aussi, l'air serait plus respirable, non ? Malheureusement, McGonagall ne l'entendit pas de cette oreille.
« - Je dois vous dire que je suis très déçue, Messieurs, dit-elle à nouveau, comme pour être sûre que les deux idiots qui lui faisaient face comprendraient bien le message. Je vais devoir en parler au professeur Dumbledore, qui verra quelle sanction appliquer après cette énième bagarre.
- Professeur McGonagall, c'est ce taré qui a commencé ! J'ai--
- Silence ! »
Pauvre petit Wood, même pas apprécié par son professeur principal. S'il n'était pas sous le nez de ce même professeur, Marcus aurait bien rit. En attendant, narguer Wood dans le dos de McGonagall était aussi très satisfaisant.
« - Qu'avez-vous à dire pour votre défense, Mr Flint ? »
Marcus regarda tranquillement le professeur McGonagall et croisa ses bras sur sa poitrine.
« - Alors... Essayons de résumer… Pourquoi avoir frappé Wood ? C'est simple : il est borné, c'est un abruti, il est pitoyable, c'est un aimant à coups, il est pervers, c'est un incroyable fils de p--
- CA SUFFIT ! »
Il y avait quelque chose d'affolant de se faire fusiller du regard par une vieille chouette folle de rage… sans doute parce que cette même vieille chouette avait l'autorité nécessaire pour vous priver de Quidditch jusqu'à la fin de votre scolarité à Poudlard. Ha ha… Hum. Marcus était dans de sales draps.
« - J'étais tranquillement en train de parler à Cédric Diggory quand ce fou furieux s'est jeté sur moi, » dit Wood, prenant son air de fausse victime pathétique.
Ca eut le don d'éveiller chez Marcus une colère qu'il n'avait même pas conscience d'avoir.
« - Tranquillement en train de parler à Diggory ? Tu parles ! cracha-t-il, toujours aussi inexplicablement énervé. Qu'est ce que vous foutiez enfermés dans une salle vide, hein ? Sale pervers !
- Quoi ?
- Espèce de… pédophile !
- QUOI ? FLINT SALE CAFARD PUANT ! COMMENT – »
Avant qu'ils ne puissent avoir une de ces discussions « d'homme à homme » comme ils en avaient l'habitude, McGonagall les avait attaché à leur lit respectif d'un simple coup de baguette, l'air profondément blasé. Marcus était fou de rage. Il allait buter Wood-Wood et en faire de la compote pour Troll.
« - Je pensais avoir affaire à des personnes civilisées mais je me suis lourdement trompée, dit McGonagall. Mr Flint, vous viendrez en détention demain soir dans mon bureau, 18h. Mr Wood, ce soir, 20h. Le professeur Dumbledore sera mis au courant de cet accident. En attendant, réfléchissez à vos actions et méditez sur la signification du mot 'maturité'. Sur ce, messieurs… »
Sur un dernier regard appuyé, la sorcière s'en alla. Laissant derrière elle deux bêtes en furie, n'ayant qu'une seule volonté : en découdre. Pendant de longues minutes, ils s'échinèrent chacun de leur côté sur les épaisses cordes qui les entravaient, sans grand succès. En dépit de cause, ils durent abandonner mais ce ne fut pas sans rancœur. S'échanger des regards de haine quand on avait la tête à moitié enfouie dans un oreiller faisait perdre beaucoup de charme à la chose.
« - Je te vois venir, dit Oliver entre ses dents serrés. Oh oui… Qu'est-ce que t'essaye de lui faire, à Diggory ? Abruti !
- Qu'est ce que TOI t'essaye de lui faire… Petit con !
- Ne joue pas à ce jeu avec moi. Encore un plan pour tricher au prochain match ? Troll puant !
- Si tu crois que je ne vois pas cette lueur lubrique dans tes yeux, Wood ! Blatte à poils longs !
- Quoi ?
- Ne mens pas !
- Lueur lubrique ? »
La voix de Wood venait de monter d'une octave, et Marcus se serait frotté l'oreille s'il n'était pas attaché.
« - C'est toi qui a une lueur lubrique ! cria Wood, l'air horrifié. Oh… OH ! J'ai compris maintenant ! Flint ! Qu'est ce que tu lui veux à Diggory, pauvre demeuré !?
- Qu'est ce que tu lui veux TOI, crétin dégénéré ! »
Il venait de hurler ces mots de toutes ses forces, et se sentait un peu étourdi, maintenant. Quelque part dans sa loge, Mme Pomfresh avait jeté un sort de Silence dans leur coin de l'infirmerie dès que les premiers cris s'étaient élevés. Personne ne faisait attention à eux.
Wood semblait réfléchir intensément, et l'expression sur son visage boursouflé ne disait rien qui vaille. Quelque chose entre la stupéfaction et le dégoût, passant par une certaine forme de détermination butée.
« - Ok, dit finalement Oliver. Je crois que j'ai compris. Je ne veux absolument pas savoir ce que tu veux faire à Diggory. Je ne veux même pas savoir que tu es de l'autre côté de la barrière. Mais laisse moi te dire un truc : ne l'approche pas. Voila. Garde tes pensées perverses pour toi et… et va te faire cuire une bouse de dragon. Laisse le tranquille. »
Marcus lui jeta un coup d'œil. Wood avait maintenant l'air de quelqu'un qui avait rassemblé tout son courage pour faire une bonne action et qui venait de soulager sa conscience grâce à elle. L'abruti hocha de la tête et eut un faible sourire. Salazar. Le poing de Marcus le démangeait, c'était insoutenable.
« - Si tu insinues que je suis gay, commença-t-il lentement, tu as tort. Complètement et irrémédiablement tort. Maintenant, lâcha-t-il plus durement, c'est toi qui va le laisser tranquille, pauvre imbécile.
- Hey, y a pas de mal à l'être, hein, marmonna Wood, sans grande conviction. Reste juste éloigné de moi, ok ? »
Marcus lui dédia une grimace dégoûtée.
« - Si tu crois que je veux te toucher… Pouah ! »
L'air soulagé de Wood avait quelque chose de vexant, mais aussi d'incroyablement réconfortant. Vu sous ce nouvel angle, ça voulait dire que ce niais de Poufsouffle ne risquait rien en sa compagnie. Ah, Marcus était vraiment trop bon de veiller sur l'innocence de son cadet – en même temps, il n'oubliait pas qu'il avait une discussion sérieuse à avoir avec lui, et c'était irritant d'être coincé à l'infirmerie alors qu'une telle urgence attendait qu'on s'occupe d'elle ; il avait vraiment, vraiment besoin de parler à Cédric. Et il accentuait sur le 'vraiment'.
A la seconde même où les pulsions meurtrières des deux garçons s'étaient éteintes, les cordes qui les entravaient disparurent dans une légère fumée. Ils ne dirent rien quand ils se relevèrent, chacun dans son coin de l'infirmerie. Marcus vérifia qu'il était bien en un seul morceau et fit craquer sa nuque. Ok. Prochaine étape, traquer Diggory. Il sortit de l'infirmerie, sans dédier le moindre regard à Wood, qui ne méritait même pas sa considération, tout bien réfléchi. Il aurait tout le temps de trouver une nouvelle collection d'insultes à lui sortir la prochaine fois qu'il le verrait.
Oliver regarda Marcus partir sans un mot. Il ne voulait absolument pas savoir ce qu'il comptait faire, ni qui il comptait aller voir. Erk. L'image mentale était plus que dérangeante. Merlin, il allait devoir demander à Mme Pomfresh une potion de sommeil s'il ne voulait pas cauchemarder cette nuit… Et peut-être qu'il devrait en commander une pour Diggory aussi. Ha ha.
(tbc)
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