Après l'examen de Potions

Severus : Potter, Weasley, restez un moment s'il vous plaît.

Severus : Je peux savoir pourquoi vous vous êtes permis de rigoler pendant mon cours ?

Harry : Oh Sev, tu es trop mignon !

Severus : Pardon ?!

Ron : Tu ne peux pas t'empêcher de nous toucher, hein ?

Severus : Mais non !

Harry : Ah bon ? C'est dommage, on a plus cours aujourd'hui…

Ron : …mais puisque tu ne nous as pas caressé les cheveux…

Harry : …tu ne veux sûrement pas nous embrasser non plus…

Ron : … ni nous faire l'amour…

Harry : …alors il ne nous reste plus qu'à nous contenter l'un de l'autre.

Sur ces mots, Harry se tourna vers son ami, l'enlaça tendrement et l'embrassa amoureusement. Ron lui rendit avec joie son baiser et gémit lorsque la langue de Harry se mit à danser voluptueusement avec la sienne.

Severus (dans un grondement rauque) : Tricheurs ! Si on ne peut même plus faire confiance aux gryffondors…

Harry : … il ne reste plus au serpentard qu'à prendre son courage à deux mains…

Ron : … et à fermer la porte ! Ah oui, et à lancer un sort de silence aussi, ça peut servir. Ou alors on va chez toi.

Severus : Vous ne perdez rien pour attendre…

Harry (en ronronnant) : C'est une promesse ?

C'en fut trop pour le serpentard qui attrapa d'un geste possessif ses deux gryffondors qui se serrèrent contre lui avec bonheur. Il joignit leurs mains sur la sienne pour qu'ils touchent sa chevalière. On ne pouvait pas transplaner à Poudlard, mais Severus n'allait pas se laisser embêter par un stupide règlement quand il s'agissait de répondre au plus vite aux provocations de deux lionceaux insolents !

Le portoloin les mena directement dans les appartements du serpentard et comme d'habitude Harry atterrit en catastrophe, ce qui ravit Severus puisque le gryffondor tomba sur Ron dans un enchevêtrement de membres extrèmement satisfaisant pour les yeux de leur aîné. Les deux jeunes gens savaient d'ailleurs parfaitement que ce genre de situation plaisait au serpentard : c'était déjà comme ça qu'ils avaient réussi à le séduire… A lui prouver qu'ils n'étaient plus des enfants et qu'ils savaient exactement ce qu'ils voulaient. Lui. C'est pourquoi au lieu de se relever, ils s'allongèrent encore plus sensuellement sur la peau de tigre blanc moelleuse sur laquelle ils étaient tombés et s'embrassèrent langoureusement.

Puis Harry fit un clin d'œil coquin à Severus tandis que Ron lui faisait signe de venir les rejoindre. Celui-ci ne se fit pas prier. Ron entoura le cou de son professeur, quémandant un baiser qu'il se fit une joie de lui accorder. Pendant ce temps-là, Harry s'était glissé derrière lui et entreprenait de déboutonner la sombre robe professorale, tout en embrassant la nuque délicate. Ses doigts s'entremêlèrent à ceux de Ron et Severus frémit sous la caresse de ces quatre mains qui glissaient le long de son torse pâle pour échouer à la lisière de son pantalon avant d'en défaire soigneusement les boutons. Severus retint sa respiration et laissa échapper un râle lorsque une main brune et une main blanche se plaquèrent brutalement sur son érection déjà douloureuse. Et lorsque ces deux mains, ces dix doigts massèrent son sexe au travers du tissu déjà humide, il se raidit pour ne pas se rendre tout de suite. Mais quand deux autres mains, dûment lubrifiées, dégagèrent son sexe et commencèrent de lascifs va et vient, Severus mordit les lèvres de Ron jusqu'au sang pour étouffer son cri et jouit dans les mains jointes de ses amants.

Pour lui laisser le temps de se remettre et l'exciter à nouveau, Harry embrassa Ron, léchant avec gourmandise le sang qui perlait sur sa lèvre inférieure. Puis, le brun dénuda lentement le roux, goûtant des mains et de la langue la peau blanche parsemée de taches de rousseur. Il lécha doucement la hampe dressée, mais se releva aussitôt pour remonter aux lèvres pleines qui appelaient ses baisers. Ron se serra contre Harry, avide de sentir son corps nu contre le sien. Severus, désireux lui aussi de voir enfin sans entrave le corps couleur de miel, incanta le sort de nudité. Les deux gryffondors gémirent en sentant leurs érections entrer soudain en contact et commencèrent inconsciemment à onduler l'un contre l'autre. Ils étaient si beaux, tout en contraste. Ron laissa ses mains se poser sur les fesses de Harry, relevant une jambe du brun pour la passer autour de sa taille, pour les rapprocher encore.

Il aimait tellement ça, avoir Harry entre ses bras et les yeux de Severus sur lui, ce feu noir qu'Harry et lui étaient seuls à voir s'allumer, ce regard si plein de désir qui le faisait se sentir si bien, si fort, si unique, lui qui avait toujours été dans l'ombre de ses frères…

Severus n'y tint plus et alla se placer derrière Harry. Celui-ci gémit en sentant le sexe dur se presser contre ses fesses et gémit encore plus quand Severus commença à lécher, mordiller et sucer le creux de son cou.

Heureusement que Harry n'avait jamais rencontré de vampire… et Severus allait faire en sorte que cela continue. Ses deux élèves avaient eu beaucoup de mal à le convaincre de les aimer, mais maintenant qu'il avait perdu son âme entre les bras du rouquin et du brun, il ne laisserait personne les lui prendre. Ils étaient sa force, ils lui donnaient le courage de continuer son rôle d'espion, de mentir encore et toujours : il avait maintenant un secret à protéger, un secret bien plus précieux que tous ceux qu'il avait eu à garder jusqu'ici, parce que c'était le sien.

Harry attrapa les bras de Severus pour les poser sur les hanches de Ron.

Il adorait être pratiquement écrasé entre ses deux amants, sentir son corps se fondre pratiquement dans les leurs ; plus petit que les deux autres, il avait dans ces cas-là l'exquise sensation d'être pleinement en sécurité, absolument protégé de tout, et surtout totalement aimé. C'était si bon, si chaud, si délicieux…

Harry s'abandonna, alangui, retenu seulement par la pression des deux corps pâles contre le sien, indiquant par là à ses amants qu'ils pouvaient passer aux choses sérieuses. Ron échangea un regard avec Severus. Celui-ci lui tendit ses doigts qu'il humidifia avec délectation, avant de les suivre dans leur descente le long du corps couleur de miel de Harry. Severus se décala légèrement pour mieux soutenir Harry et mieux l'offrir aux caresses de Ron. Sous les assauts conjugués de la langue de Ron et des doigts de Severus, Harry se cambra encore un peu plus. Lorsque Ron lui présenta ses doigts, il les lécha amoureusement et accueillit ensuite la langue de son ami, l'entourant de la sienne avec tendresse, tandis que ses deux amants entremêlaient leurs doigts en lui, l'ouvrant, le préparant avec une lenteur torturante à les recevoir.

Ron plaça soigneusement un bras au creux des reins de Harry et entra en lui le premier, le faisant gémir de plaisir. Severus échangea avec Ron un baiser langoureux avant de le rejoindre doucement, et là Harry ne put s'empêcher de se crisper, tandis que le serpentard se glissait le long du sexe de Ron qui haleta et s'accrocha aux hanches de Harry pour rester immobile encore un peu. Severus s'immobilisa lui aussi une fois au plus profond de Harry, pour laisser au brun le temps de s'habituer à leur présence. Harry essayait tant bien que mal de récupérer sa respiration et, pour l'y aider, Severus recommença à torturer son cou tandis que Ron embrassait son torse, dessinant de savantes arabesques sur la peau délicatement hâlée. Harry bougea un peu en réponse aux délicates attentions de ses amants et la douleur reflua, au point de faire partie intégrante du plaisir qui commençait à l'envahir. Severus et Ron se regardèrent et se mirent doucement à bouger, se régalant des soupirs, des gémissements et des halètements qu'ils lui arrachaient à leur gryffondor préféré. Harry se mit à balbutier des mots sans suite, se cambrant désespérément pour plus, pour encore, pour encore plus, pour toujours plus. Ron et Severus augmentèrent le rythme de leurs coups de reins, se serrant encore plus fort contre Harry, à le briser, entrelaçant leurs doigts, se partageant ses baisers, encore, toujours, plus fort, plus vite, jusqu'à ce qu'Harry se tende comme un arc et se rende dans un dernier cri. Ron et Severus le suivirent peu après, étouffant leurs cris l'un sur les lèvres du brun et l'autre dans sa nuque. Ils se laissèrent doucement glisser à terre, répugnant à se séparer. Un sort de nettoyage plus tard, ils se relevèrent pour se diriger vers le lit de Severus où ils s'allongèrent, Harry au milieu comme toujours.

— Harry tu as ta cape d'invisiblité ?

— Voui…

— Ron, mets le réveil à 5h s'il te plaît.

— Pourquoi ? Tu comptes pas dormir quand même ?

— (grommellements indistincts)

— Nous aussi on t'aime Sev.

— Alors prouvez-le moi.

FIN


Alors ?

Une tite review pour me dire ce que vous pensez de mon threesome ? (chibi eyes)