Titre : A toi … A vous … 6

Auteur : So

Diclamer : … pas a moi... gnagnagna

Pairings : Je crois qu'on ne va jamais y arriver...

Blabla : Ils me désespèrent ces deux là...

Chapitre 6 : Cherchez l'erreur

Il ferma les yeux. Les gardait ouverts lui était insupportable. La voir gémir, haleter, se mordre les lèvres, s'aggriper à ses fesses et l'attirer contre elle le rendait malade. C'était plutôt lui qui s'écœurait. Il continua ses va et vient en elle sans conviction. Son esprit était focalisé ailleurs, et il savait où. Il aurait pu passer des heures comme ça, sans parvenir à jouir. Ses coups de butoirs le lassaient, toutes les positions l'ennuyaient.

Mettant fin à cette torture, il simula l'orgasme, se retira rapidement et fila dans la salle de bain sous le regard médusé de sa compagne. Il jeta le préservatif à la poubelle et s'assis sur les toilettes. Il ne pouvait que l'admettre, il était obsédé par son amant.

Il saisit son érection et s'adonna au plaisir solitaire en imaginant les mains de Toshiya posées sur lui. Son autre main parcourait son corps comme l'avait fait le bassiste. Il enfourna ses doigts dans sa bouche et les lécha goulûment. Il se caressa les fesses et après s'être préparé avec de petits mouvements circulaires, il se pénétra du majeur. Il ajouta l'index et agita les phalanges. Des décharges de plaisir l'électrisèrent. Il se contracta pour augmenter les sensations. L'éternité dans le lit de son amie ne lui aurait pas procuré ce bonheur.

Il venait de jouir quand Yokko frappa à la porte.

-Tu vas bien chéri?

-Ça va, je me sens mal c'est tout...

Il se lava les mains et tira la chasse d'eau pour feindre la maladie.

-Tu es tout rouge, tu as de la fièvre?

-Je ne sais pas, je vais chez le médecin.

En quatrième vitesse, il enfila ses chaussures et sa veste, et fila chez Mai, son sanctuaire en cas de déprime.

-Mais t'es nuuuuuuuuuul !!! Regarde! Cette touche là! Celle là! T'es vraiment plus que stupide...

Pour toute réponse, Die enfonça sa tête dans les épaules. La journée commençait bien. Non seulement Mai lui avait posé un lapin, mais en plus, Keiyuu squattait leur studio d'enregistrement, et étant arrivé le premier, il devait faire du baby-sitting.

-Tu n'es pas doué avec un piano...

-Je voudrai bien te voir avec une guitare dans les mains... grogna t'il, exaspéré.

-Être empoignée par moi, c'est le rêve de toutes les guitares tu sais...

-Ça a toujours été comme ça Kei... Moi j'ai les filles, toi les instruments...

Le chanteur resta bouche bée devant cette mauvaise foi, ce qui provoqua l'hilarité du guitariste.

-Le piano est une super technique de drague! S'indigna le vocaliste. Une jolie balade romantique, un léger filet de voix, et elles sont toutes à mes pieds...

-Je te laisse rêver, je vais accorder ma gratte.

-Je parie que c'est la rouge...

-Ça va, ce n'était pas trop dur de trouver? Forcément qu'elle est rouge...

-Nan, en fait, c'est parce que c'est la plus moche...

- Elle n'est pas moche, elle est simple!

-Celles de Kaoru-san sont beaucoup plus sophistiquées...

-Bon, Kei, tu comptes me critiquer jusqu'a ce soir ou tu pars?

-Nan, je pars pas encore. J'ai quelqu'un à voir avant.

-Qui?

- Ça ne te regarde pas! Accorde ton horreur et tais-toi! Ah! Nan! Ne te tais pas! J'ai une question!

-Gné?

-T'as conclu avec mon guitariste?

-J'ai la tête d'un mec qui a conclu?

-Bah, t'as toujours ta tête d'abruti… Ça quelle tête un abruti qui a conclu?

- Non, je n'ai pas conclu avec Mai. Il était censé venir à ta place ce matin.

-Je rêve? Le Grand Daisuke-sempai se fait poser un lapin?

-Ça fait longtemps qu'on ne m'a plus appelé comme ça.

-Depuis le lycée… Grande époque pour un séducteur comme toi… Toutes ces minettes, accrochées à ton sourire, à la limite de l'évanouissement quand tu les regardais et à deux doigts du suicide dès que tu sortais avec une autre…

-J'étais un dieu… c'était bien…

-Mais tu vois, à force de faire pleurer les filles, tu paies les conséquences, Mai n'est pas venu…

-Si si, je suis là…

Le guitariste venait de faire son apparition.

-Désolé Die, j'ai eu un petit contretemps… Un bassiste déprimé, plein de questions existentielles… Tout ça, tout ça. Mais me voila! Kei, dégage, il est a moi!

Yuura hésitait. Confortablement installé dans sa voiture, il n'avait pas envie de quitter ce cocon. Mai l'avait appelé pour lui donner rendez-vous, ou plus exactement pour lui ordonner de venir, après qu'il ait quitté l'appartement du guitariste. Il lui avait dit que Keiyuu et Die étaient déjà au local et que les autres ne devraient plus tarder.

Il vit Kyo et Kaoru descendre de leur voiture, le leader essayait vainement d'obtenir un baiser de son amant. Il le bloqua contre le capot et l'embrassa à pleine bouche. Puis avec un sourire satisfait, il s'éloigna vers l'immeuble sous le regard médusé du chanteur, visiblement outré par l'insouciance du guitariste. Il le suivit à pas démesurés pour ses petites jambes tout en lui criant dessus.

Yuura regarda Shinya se recoiffer en s'observant très attentivement dans son rétroviseur.

Yasuno arriva en bus, ses cheveux rose attirant tous les regards, mêmes cachés sous un bonnet. Il avait les bras chargés de nourriture.

Toshiya arriva le dernier. Il portait des étuis noirs, contenant assurément des basses. Il lui aurait fallu trois ou quatre bras supplémentaires pour pouvoir tous les porter et assurer son équilibre. Yuura sortit l'aider. Son ami le remercia d'un sourire généreux.

-Tu déménages? Lui demanda Yuura.

-Non je les range. Je leur ai offert une cure de beauté…

-Avec ta fâcheuse habitude de casser des cordes…

Ils se chamaillèrent comme des enfants jusqu à ce que les basses furent rangées à leurs places.

Puis ils rejoindrent les autres. Il fut décidé qu'aucun travail ne serait fournit ce jour là et que les deux groupes se détendraient, ensemble ou pas, et que la soirée serait collégiale chez Kyo et Kaoru.

Mai ayant réquisitionné Die, Keiyuu invita Shinya et Yasuno au cinéma. Kyo et Kaoru rentrèrent chez eux et Yuura et Toshiya se retrouvèrent fatalement seuls.

-Toshiya, pourquoi tu n'as pas voulu aller au cinéma avec les autres? Shinya te l'a proposé…

-Je n'avais pas envie.

-Je vais croire que c'est pour rester avec moi si tu ne me donnes pas d'excuse plus convaincante…

-Alors il est inutile que je fasse marcher mon imagination…

Un silence s'installa. Toshiya était gêné que son ami ne réagisse pas et Yuura ne savait comment répondre à cet aveu.

Le bassiste des diru pris son courage à deux mains et embrassa son ami. Il avait fermé les yeux, mais, surpris de ne pas se sentir repoussé, il les ouvrit. Face à lui, il voyait son amant comme le jour ou ils avaient couché ensemble pour la première fois. Dans la retenue réglementaire due à sa timidité, Yuura semblait envieux de continuer.

La stupéfaction de Toshiya atteint les sommets quand le bassiste glissa sa main dans la sienne. Ravi mais perplexe, Toshiya s'écarta et posa sur lui un regard interrogatif.

Il eu un rire amer.

-Comment veux-tu que je me retienne si tu ne me repousses pas?

-Qui t'as dit de te retenir? Depuis quand tu te pose des questions pareilles?

Toshiya le regarda profondément, scrutant la vérité dans ses yeux.

-Yu, explique moi, parce que là, franchement, je suis complètement a coté de mes pompes.

-Je n'y arrive plus. Je ne peux plus vivre avec elle. Je pense tout le temps à toi. Ca ne peut plus durer…

Toshiya était complètement ébahi. Était-il possible que son amant ait finalement choisi en sa faveur? Il le prit soudainement dans ses bras, sans réfléchir d'avantage. Yuura gloussa dans son cou et s'agrippa à lui de toutes ses forces. Quand Toshiya sentit son cou s'humidifier, il compris que son ami n'était pas secoué de rire mais de sanglots.

La joie disparu de son cœur. Il lui essuya les joues avec sa manche et le câlina longuement. Une fois son amant calmé, Toshiya lui murmura à l'oreille.

-Yuu, en me disant ça tu fais de moi un homme heureux. Pourquoi ne peut on pas partager ça? Dis moi ce que tu as!

-Je… J'aurais tellement voulut…

Sa voix se tut. Il enfoui a nouveau son visage dans le cou d'un Toshiya déboussolé. N'essayant pas d'en savoir plus pour le moment, le bassiste le laissa tranquille et le berça doucement. Quand il voulu voir s'il était apaisé, il le découvrit dormant comme un nouveau-né. Attendri, il ne bougea plus et le regarda jusqu'au retour des autres. Il le réveilla lentement d'une caresse sur la joue avant que le boucan de la bande de clowns ne s'en charge.

Die invita tout le monde à venir prendre une douche chez lui. Ce fut donc un cortège VIP de voiture qui traversa la ville. Venu en bus, Yasuno s'incrusta dans une voiture. Les membres de son groupe refusant tous de le prendre avec eux, sous prétexte qu'il était insupportable, Toshiya se dévoua gentiment regrettant tout de même de n'avoir pas pu faire le trajet avec Yuura.

Une fois chez le guitariste, tous se regroupèrent dans le petit salon où ils se battirent pur organiser un ordre de passage à la douche.

Abandonnant toute négociation inutile, Mai pris la main de Die et couru vers la salle de bain, sous les sifflets moqueurs de leurs amis.

Yuura fut réquisitionné par Keiyuu pour aller chercher les boissons. Shinya se rapprocha de Toshiya. Il avait saisi le changement d'humeur de Yuura et s'inquiétais de savoir ce qui s'était passé entre les deux bassistes.

-Vous vous êtes disputés?

-Non, je ne sais vraiment pas ce qu'il a. Je vais essayer de lui parler tout a l'heure.

-Tu as raison, il ne fat pas le laisser comme ça; il est complètement éteint.

-Vas-y, explique-moi, je t'écoute.

-T'expliquer quoi?

-Ce qui ne vas pas, banane! J'ai bien vu que tu avais un problème!

Yuura déposa les cannetes et les bouteilles sur le tapis roulant pendant que Keiyuu cherchait désespérément sa carte bleue, perdue quelque part dans ses nombreuses poches.

-Je crois que je vais quitter Yokko.

-Tu crois? Quand on pense a mettre fin a une relation il est déjà trop tard non?

-Comment veux tu que je le sache?

Exaspéré par le regard impatient de la caissière, Yuura tendit les sacs à son ami et paya avec les billets qu'il avait miraculeusement pensé à emporter avant de partir.

Ils se répartirent les courses et retournèrent chez Die où régnait une ambiance festive.

Quoique « festif » n'était pas l'adjectif le plus descriptif du champ de guerre qu'était devenu l'appartement: trois singes jouaient à un jeu de combat sur console criant des insultes ou des encouragements à leurs guerriers virtuels.

Aussi, Shinya accueilli les deux musiciens avec soulagement et s'empressa de sortir une canette de bière qu'il vida cul sec sous les regards médusés.

-Je n'en peux plus, ils vont me rendre fou. Je vous laisse faire le baby-sitting, je sors cinq minutes.

Il enfila son manteau et sortit en lançant un « Merci pour la bière ».

Keiyuu et Yuura ne réalisèrent le massacre sonore qu'une fois la porte du salon ouverte. Complètement absorbés par le jeu, aucun ne remarqua leur retour.

-Je prends le gagnant! Hurlait Mai en faisant des étirements musculaires complètement ridicules et inutiles.

Toshiya pénétra à son tour dans la pièce, une serviette autour de la tête. Yuura sentit Keiyuu le pousser doucement dans le dos et le vit prendre part à l'orgie de hurlements. Les deux bassistes restèrent dans le hall et fermèrent la porte derrière eux pour pouvoir s'entendre.

Yuura regarda ses pieds et virent ceux de Toshiya se rapprocher des siens. Il leva la tête et croisa un regard inquiet. Gêné de causer des soucis à son amant, le bassiste s'excusa, le rouge aux joues.

-Je me sens bête à cause de tout à l'heure.

-Je trouve que de nous deux, je suis le plus ridicule…

-Avec ce truc sur la tête? C'est vrai que je t'ai vu plus à ton avantage…

Toshiya souri et retira la serviette. Yuura éclata de rire devant l'anarchie capillaire qui régnait au sommet de crâne du bassiste. Il essaya de l'arranger comme il pu avec ses mains. Toshiya en profita pour le prendre dans ses bras.

-Est-ce que par hasard tu voudrais bien un peu de moi?

-Totchi, je…

-Apaise mes craintes et mes doutes. Dis moi que nous deux c'est encore possible.

-Ca l'est…

Au son de sa voix, le bassiste compris que tout n'était pas gagné.

-Mais…?

-Mais, je voudrais rompre avec Yokko avant, mais même si j'en ai envie, je n'y arrive pas. C'est comme si j'étais accroché à elle par un lien que je n'arrive pas à décrire.

-Quelque chose que je n'ai pas?

-Je ne sais pas. Je n'en sais absolument rien…

A suivre…

…Et pis c'est tout. J'ai envie de m'arrêter la pour ce chapitre (de toute façon, c'est moi l'auteuse, c'est moi qui décide tire la langue) Pis bon, j'aime bien faire durer le suspens: finiront ensemble, finiront pas ensemble… (j'écoute le dernier album de MUCC, rien n'est gagné pour eux… Je me sens d'humeur sadique…)

Toshiya, espèce de crétin mais dis lui que tu l'aime

Enjoy la suite

22/12/05 12h31