Chapitre 4 :
Noin sortit de la salle de bain et s'assit sur le lit. Heero avança doucement et se posa en tailleur à côté d'elle.
« T'es pas au meilleur de ta forme ces derniers temps » Se lança Noin « Tu es souvent dans la lune, dans le vague. . .Tu mange peu. . .Tu t'énerve vite ou tu réponds pas du tout. . .Tu n'agis pas comme d'habitude. Tu m'inquiètes. . .S'il te plait, dis moi ce qui ne va pas ».
« . . .» Heero leva les yeux vers sa sœur et celle-ci put les voir s'humidifier.
« Hee-chan » Paniqua-t-elle avant de le prendre dans ses bras. « Merde. . .Parle moi Heero. . .Je peux pas comprendre » Se plaignit-elle en lui caressant la tête. « Je peux pas comprendre si tu dis rien ».
Heero passa ses bras autour de son cou et pleura contre son épaule.
« Je ne comprends pas Noin. . .Je suis heureux et triste à la fois. . .J'aime et en même temps je déteste une situation. . .Je suis perdu, je n'arrive pas à me contrôler ».
« Tu en parle avec Duo ».
« Non. . .Je ne veux pas l'inquiéter ».
« T'es con ou quoi ? » Demanda Noin en haussant la voix. Puis elle se rattrapa « Il est toujours là quand ça ne va pas. Il s'inquiète déjà, mais il te laisse venir plutôt que de te brusquer. . .Heero, y a pas que moi qui m'inquiètes, je ne suis plus la seule ».
Heero ne bougea pas. Il se mordit la lèvre inférieur tandis que sa sœur lui caressait la tête.
« Ca va. . .T'inquiète pas. . .Je suis juste perdu. . .Juste. . .Perdu ».
« Tu nage surtout en eaux troubles. . .C'est brouillard complet là ».
Noin s'appuya contre le mur et continua de passer ses doigts dans la chevelure indiscipliné du brun. Trop de chose le tourmentait. Il paniquait avec tout. Un rien le préoccupé. Même une simple sonnerie de téléphone songea-t-elle en voyant Heero bondire à la première note émise par son portable.
Elle en profita pour s'éclipser. Heero, lui, s'appuya le front contre la fenêtre, appréciant la fraîcheur et regardant au loin, droit devant lui.
« T'es où ? » Demanda-t-il à son interlocuteur.
« A ton arbre ».
« J'arrive, bouge pas ».
Le brun sortit de la maison non sans avoir vu sa sœur, assise sur le canapé, les jambes repliés contre elle, en train de réfléchir ou sûrement de s'inquiéter. Il courut jusque dans les parcs et retrouva Zechs à son arbre. Il s'approcha de lui et resta à distance raisonnable. Il ne savait pas comment agir à cause du début d'après midi. Zechs s'approcha et l'attira à lui pour faire courir ses lèvres sur sa nuque jusqu'à son oreille.
« On va manger un kebab dans un coin ? » Proposa Zechs d'une voix douce.
« Pourquoi pas » Répondit Heero soulagé.
Il prit la main du blond dans la sienne et ils partirent ensemble dans le centre ville, pour manger face au port, l'un contre l'autre.
« Ca te tente un ciné ? ».
Heero hocha vigoureusement la tête. Tout lui allait. Pour Zechs, il ne savait pas pourquoi, il ferait tout et n'importe quoi. . .Enfin, presque tout. En fait, si il savait pourquoi. . .Il était amoureux.
Ils rentrèrent aux alentours de minuit. Zechs raccompagna Heero jusqu'à chez lui.
« Tu veux dormir là ? » Demanda Heero en baissant les yeux.
Zechs sourit et embrassa le brun.
« Tu commence à quelle heure demain ? ».
« 13 heure ».
« . . .».
Zechs ne répondit rien. Heero le fixa pour savoir ce qu'il allait faire. Le blond hocha la tête.
« Ok. . .Mais je te préviens, tu vas pas dormir ».
Heero esquissa un sourire. Pourquoi dormir ? Il serait avec Zechs toute la nuit. Il y avait pleins d'autres choses à faire après tout . . .
Ils entrèrent en silence dans la maison. Noin était toujours sur le canapé, endormit contre Treize qui lui caressait doucement la tête. Heero fit signe à Zechs de monter et s'avança dans le salon.
« Elle travaillait pas ce soir normalement ? » S'enquit Heero.
« Si, mais j'ai préféré la retenir ».
« Pourquoi ? Elle est malade ?» S'inquiéta le brun.
« Oui. . .Elle ne dort plus pas souci. . .Elle se fait un sang d'encre en permanence. . .Elle flippe quand le téléphone sonne et que tu n'es pas là. . .Elle a besoin de repos et de tranquillité ».
« Emmène là en vacances » Suggéra le brun.
« Bien sûr » Ironisa Treize. « Elle sera encore plus malade. . .Et toi. . . ».
« Je sais me débrouiller ».
« Ouais, tu sais, ça c'est certain, mais. . .Le feras-tu ? » Heero fronça les sourcils. « Soyons honnête, tu mange pas contrainte, mais après, sincèrement, combien de temps tu les gardes tes repas ? ».
Les deux regards se croisèrent dans la pénombre. Heero serra le poing, tourna les talons, et partit vers sa chambre. Zechs s'était assit sur le lit et regardait les CDs.
« Je peux en mettre un ? ».
« Bien sûr. . .Fais comme chez toi, j'arrive tout de suite ».
Le brun entra dans la salle de bain, s'appuya contre la porte et se laissa glisser contre celle-ci. Les larmes vinrent à ses yeux sans qu'il s'en aperçoive. Voilà que sa sœur était dépressive à cause de lui. . .C'était le bouquet. Pourquoi était-il ici, si c'était pour faire autant de mal autour de lui ? Pourquoi les gens s'inquiétaient-ils pour lui ?
« Heero ? Ca va ? » Demanda le blond en frappant à la porte.
« Ca va » Répondit le brun en tentant de maîtriser sa voix.
Zechs força un peu la porte mais le poids d'Heero la bloquait.
« Heero, ouvre-moi s'il te plait ».
Le brun se décala. Zechs entra et le regarda. Il s'accroupit devant lui et prit sa tête dans ses mains.
« Heero. . .Qu'est ce qu'il y a ? ».
« Rien. . .C'est bon. . .Juste un coup de blues ».
Zechs le fixa, pas convaincu du tout.
« Viens, tu seras mieux sur ton lit que sur le carrelage froid ».
Heero secoua la tête.
« Deux minutes s'il te plait. . .Laisse moi juste deux minutes ».
Zechs hocha la tête et sortit de la pièce refermant la porte derrière lui. Il entendit un vague bruit couvert par celui de l'eau dans le lavabo.
Deux minutes après, Heero sortit de la salle de bain, blanc comme un linge, autant que ce fut possible avec son teint mate et le visage humide, ses mèches de devant collées à son fronts.
Zechs assis sur le lit, collé au mur, fit signe à Heero qui vint se blottir contre lui. Il lui caressa la joue et déplaça les mèches humides derrière ses oreilles. Il lui embrassa le front et le serra contre lui. Puis il passa ses doigts sous son vêtements et le lui retira. Heero se laissa faire, fixant les yeux de Zechs qui le détaillait en tout point sans gêne apparente. Le brun, lui, était gêné. Il n'aimait pas son corps et se sentait mal à l'aise à l'idée que quelqu'un d'autre le contemple. Zechs releva les yeux après avoir longuement caressé le corps fin. Il embrassa Heero, le couchant sur le matelas. Le brun tenta de lui retirer sa chemise mais Zechs avait décidé de jouer.
Au bout de quinze minutes, le brun parvenu enfin à ses fins. Il se pressa contre le torse musclé, couleur crème et surtout, chaud. Entre plusieurs caresses, les yeux du blonds se posèrent involontairement sur les nombreuses, -trop nombreuses-, cicatrices du bras gauche. Il décida alors d'éteindre la lumière. Se cachant à lui aussi ce qu'il ne voulait pas voir.
OoO
« Zechs » Murmura Heero, la tête sur son torse comme oreiller.
« Hm ? » Demanda le blond sans ouvrir les yeux et en continuant de faire glisser sa main sur le dos du brun.
« T'es ici juste pour les vacances, non ? ».
« Oui. . .Et ? ».
« Et après les vacances, tu vas retourner chez toi, non ? ».
Zechs repoussa la main d'Heero posé sur son ventre et qui caressait son nombril.
« J'ai pas envie de penser à après les vacances » Soupira-t-il.
Il se tourna sur le côté, présentant son dos à Heero. Celui-ci resta perplexe. L'été allait toucher à sa fin dans deux semaines. Cela faisait plus d'un mois qu'ils étaient ensemble et que ça se passait plutôt bien. Mis à part le départ, tout ce passait bien. Heero n'avait jamais été amoureux de qui que ce soit avant et planait actuellement sur un petit nuage. Peut être Zechs s'en foutait-il totalement. Peut être voulait-il juste quelqu'un pour l'été, pour jouer. . .
Heero secoua la tête. . .Il ne devait pas penser comme ça. Il devait profiter du peu qu'il lui restait. Il se colla au dos du blond et glissa une main suggestive le long de ses côtes et la laissa continuer à descendre.
OoO
« Bonjour Heero. . .Ton contrat prends fin ce soir à 19 heure. Tu te rappelle ? ».
« Bonjour Lady Une. . .Oui, oui, je me souviens ».
« Tu vas pouvoir retourner à ta vie de fêtard du soir » Sourit-elle.
OoO
« Eyh Tro ! Tu viens en boîte avec nous ce soir ? » Demanda Heero.
« Nous ? ».
« Duo et moi. On va fêter ma libération ».
« Ta libé. . . ? Oh. . .Pourquoi pas. . .Laquelle ? ».
« L'octogone ».
« Ca devrait aller. . .Je vous retrouve où ? ».
« A l'entrée, vers 21 h. Ça te va ? ».
« Parfait ! ».
OoO
« Dis Hee-chan. . .Noin, elle a pas l'air au meilleur de sa forme c'est dernier temps » Fit remarquer l'américain.
« Je sais. . .Elle a besoin de beaucoup de repos. . .Début septembre, je partirais avec elle dans un endroit tranquille. . .Ca lui fera du bien ».
« Et toi ? . . .T'as pas l'air bien non plus ».
« C'est rien. . .Je suis fatigué. . .C'est tout ».
« Heero ! » L'arrêta Duo en plein milieu de la rue. « Appelle moi 'Con' aussi. . .T'es pas plus fatigué que ta sœur. . .Y a des choses qui vous travaille. . .Et moi, je veux savoir ce qui TE travail ».
Heero baissa les yeux et dégagea son bras, avant de reprendre sa marche.
« C'est rien. . .Je sais juste que toute chose à une fin et je n'arrive pas à l'accepter, c'est tout. . .J'ai pas envie de voir tout s'arrêter maintenant. . .Pas envie ».
« Tu parle de toi et de Zechs ? » Demanda Duo en le rattrapant.
Le brun haussa les épaules , le regard fuyant. Duo était exaspéré.
« Pourquoi t'as toujours besoin de voir la fin de tout ? » Râla l'américain. « Pourquoi t'en parle pas avec lui si ça te démange ? ».
« Parce que lui il en a pas envie ».
« Et alors ? Il te demande toujours si tu as envie pour faire quelque chose ? » S'énerva Duo « Pourquoi tu es si passif sur ce genre de chose ? ».
« Je ne suis pas passif » Se défendit Heero.
« Ah bon ? Tu es quoi alors ? ».
« . . . ».
« Pardon Hee-chan. . .Je voulais pas. . .Mais c'est dur de voir ses mais souffrir et de ne rien pouvoir faire. . .Si le problème viens de Zechs, parles en. . .Peu importe son envie. . .T'arrête pas de vivre aux envies des autres, c'est pas comme ça que ça fonctionne tu sais ? »
Heero hocha la tête et ils repartirent en silence. Le bras d'Heero le démangeait. A 21 heure, ils arrivèrent devant la boîte. Trowa les attendait, habillé décontracté. Il termina sa cigarette et ils entèrent.
En cet fin d'été, la boîte était plutôt vide. Remplis quand même, mais pas à l'excessif. Duo repéra tout de suite le chinois qui vint à sa rencontre. Il embrassa l'américain, serra la main de Trowa en se présentant et tendis sa main à Heero qui l'ignora superbement.
« J'vais aux gogues » Justifia celui-ci.
Duo s'excusa du comportement d'Heero, tout en le suivant des yeux.
Le brun s'enferma dans une cabine. Il sortit son porte-feuille et récupéra la lame qui était caché entre deux cartes. Il s'assit à côté de la cuvette et regarda son bras. Les cicatrices avaient laissés des traces blanches sur sa peau mate. Il n'en restait plus que quelques unes, mais elles dataient déjà de plus d'une semaine et ne risquaient pas de se rouvrir. Il serra le poing, posa la lame sur une veine au début de son poignet et l'enfonça de quelques millimètres. Déjà sa vue se brouillait. Les larmes coulaient sur ses joues et remplissaient ses yeux. Le sang perlait et tombait dans la cuvette tintant l'eau à la couleur d'une grenadine. Il ramena la lame d'un geste vif jusqu'à la pliure de son coude, laissant ainsi une ouverture d'une vingtaine de centimètre de long.
Le sang lui battait les tempes tandis qu'il pleurait. Il avait mal à la tête, mal aux yeux, au bras. L'eau des toilettes était bien rouge à présent et le sang coulait abondamment. En combien de temps se viderait-il complètement ?
Mais quelqu'un avait décidé de contrer son évasion de l'enveloppe charnelle.
« Heero ? C'est Trowa. . .Heero? . . .Répond ou je passe par au-dessus ».
Heero se releva et rabaissa sa manche bleu marine. La tête de Trowa apparu au-dessus de la porte lorsque le japonais rabaissa le couvercle, cachant toute trace. Il le regarda froidement et tira la chasse d'eau.
« Je rentre. . .Je suis fatigué » Sortit-il.
« . . . ».
« Désolé Trowa » S'excusa Heero. « Je suis pas vraiment dans mon assiette ».
« Je te raccompagne. . .Les boîte c'est pas mon truc ».
Heero hocha la tête. Ils sortirent des toilettes. Heero fit signe à Duo. Celui-ci voulu le rejoindre mais le temps de traverser la salle, le japonais avait disparu.
Les deux hommes marchaient dans la rue.
« Je suis désolé de t'avoir entraîné ici alors que finalement, je ne reste pas ».
« Sans problème. J'ai pas payé, ma sœur bosse ici et elle voulait le voir au moins une fois. . .Ca m'arrange bien de partir maintenant».
Ils continuèrent leur chemin en silence. Trowa s'arrêta trois rues avant celle d'Heero. Ils se saluèrent.
« Heero. . .Prends soin de toi ».
« T'inquiète. . .Je passerais te voir après la rentrée ».
OoO
Arrivé chez lui, Heero retira se chemise et la jeta au sol. Elle était poisseuse de sang. Il s'assit à terre, contre la porte de sa salle de bain, bloquant ainsi l'entrée. Puis le brun fixa la lame qu'il tenait encore dans sa main. Soudain, d'une kyrielle de mouvement vifs, il s'entailla tout l'avant bras dans le sens verticale à sa première cicatrice de la soirée. Il déposa son bras sur sa cuisse, paume vers le ciel et appuya sa tête contre la porte, reprenant son souffle. La lame toujours dans sa main droite, coupant à divers endroit la chaire qui la pressait.
OoO
Le brun fixa le plafond bleu ciel. Il cligna des yeux pour s'habituer à la lumière. Il avait la flemme de se lever et n'était pas sûr d'y arriver. Sa tête était lourde et les idées tourbillonnaient à l'intérieur. Il voyait successivement Duo avec Wufei et Zech, seul. Puis Noin apparaissait. Le visage de Treize aussi. Catherine. . .Trowa. . .Puis de nouveau Duo et Wufei. Il ferma les yeux. Zechs était rentré chez lui depuis trois jours et il ne l'avait pas appelé. Heero n'osait pas le faire de peur de le déranger. Et là, il attendait que son portable sonne. Mais au lieu d'être son portable, ce fut la sonnerie d'en bas qui retenti. Heero ne bougea pas, mais la sonnerie insistait. Il décida alors de verrouiller sa porte et de nettoyer la flaque de sang. Il retira aussi ses vêtements qu'il mit en boule dans la baignoire et fit couler l'eau par dessus. Le brun se rassit au sol, collant ses membres à son corps, les bras encerclant ses jambes. Il perdit l'équilibre et s'affala sur le côté. Mais ne bougea pas. Il resta allongé, recroquevillé sur lui même, contre le carrelage froid de la pièce d'eau. La lumière éteinte lui reposait les yeux qui n'arrêtaient pas de verser des larmes.
Quelqu'un frappa à la porte. Heero ne bougea pas plus et n'ouvrit même pas les yeux. Il n'essaya pas d'émettre un son, sachant très bien qu'il n'y parviendrait pas.
« Heero, c'est moi. . .Zechs. . .Ouvre-moi s'il te plait » Demanda le blond. « Ta sœur m'a dit que tu étais là depuis plus de 22 heures. . .Je sais que tu m'entends malgré l'eau qui coule, alors réponds moi… ».
Heero resserra ses jambes contre lui et renifla doucement, les larmes affluaient encore plus.
« Ecoute. . .Il faut qu'on parle. . .Ca m'emmerde de le faire à travers une porte. . .Heero. . .Je me suis déplacé pour venir te voir alors ne fuis pas. . .Heero. . .».
Le brun entendit Zechs faire quelques pas dans la chambre puis une seconde voix.
« Il n'ouvre pas ? » Demanda Noin peu rassuré, Heero la devinait dans son chandail trop grand pour elle et les bras croisés comme pour se rassurer.
« Non. . .Et il ne réponds pas…Faut enfoncer la porte ».
« Ça ne sert à rien, elle est verrouillée et très résistante, tu le blesserais et toi aussi. Il est juste derrière. . .Attends quelques minutes, je crois savoir comment faire ».
Heero pouvait entendre sa sœur parler hors de la chambre. Zechs, lui, essayais de le convaincre d'ouvrir la porte. Le brun se repliait de plus en plus et les larmes ne voulaient pas s'arrêter. Le sang, avait coagulé. Il hésita à presser les plaies pour les rouvrir, mais il ne pouvait même pas ouvrir les yeux. Il voulait dormir. Ne plus penser. Ne plus entendre les voix.
Il voulut disparaître encore plus quand il su ce qu'avait fait sa sœur. Plusieurs minutes s'écoulèrent dans le silence puis Zechs revint frapper à la porte, plus doucement.
« Heero. . .On flippe ! Noin flippe ! Tu peux pas faire ça à ta sœur. Fais un signe ! N'importe quoi ».
Heero releva la tête, il avait froid, il avait faim et il avait mal.
« Hee-kun. . .? » Appela la voix du natté.
Heero se mordit la lèvre jusqu'au sang. Il ne voulait pas voir Duo paniquer, s'inquiéter pour lui. Lui encore moins que les autres. Le natté l'appela plusieurs fois calmement.
« Pourquoi est-ce qu'il te répondrais plus qu'à moi ? » Demanda Zechs avec énervement.
« Parce que moi, je ne le fais pas souffrir, je ne joue pas avec lui, moi ! » Répondit Duo avec mordant.
« Parce que je joue peut être ? ».
Heero mis ses mains sur ses oreilles pour ne pas les entendre se disputer. Il serra fortement les yeux aussi et sentit la tête tourner. Mais les voix ne s'arrêtaient pas. . .
« Oui ! Tu joue ! . . .Tu passes le temps. . .T'es sortit avec lui juste pour l'été. . .Tu ne le connais pas. . .Tu ne sais pas à quoi il pense à chaque fois qu'il est seul et qu'il t'attends. . .! ».
« Justement, je ne le connais pas, je ne suis pas comme toi…Je ne peux pas tout prendre sur moi. . .Tu ne me connais pas ! Tu m'as jugé dès le départ. Désolé de ne pas être aussi parfait que toi, mais je ne peux pas vivre en me remettant en cause à chaque cicatrice. . .Toi peut être, moi pas. C'est au dessus de mes moyens. Je. . .Ne me juges pas ! » Zechs soupira et passa sa main dans ses cheveux puis se rassit.
Le natté était debout devant la porte de la salle de bain. Il était tout blanc, faisant la liaison entre le mot « cicatrices » et chaque détail inhabituel du brun. Il ferma les yeux, porta sa main à sa tête et se laissa à son tour glisser contre la porte.
« Hee-kun » Pleura Duo.
Heero avait agrippé son propre bras et avait serré du plus fort qu'il le pouvait aux mots de Zechs. Ainsi, toutes les cicatrices s'étaient de nouveaux ouvertes. Ne nouvelles apparaissaient sous ses ongles s'enfonçant dans sa chaire.
« Tu ne le savais pas ? » Demanda Zechs d'une voix calme que Duo qualifia de supérieure
« Dégage » Répondit le natté en se retenant de crier.
Zechs ne bougea pas.
« T'as pas entendu ? » Demanda alors l'américain en relevant la tête. « J'ai dis « DEGAGE » C'est clair non ? ».
Zechs ne bougea pas plus ce qui mit Duo hors de lui.
« DEGAGEEEEEEEEEEEEEE » S'égosilla-t-il en se retenant au sol.
Noin arriva en courant. Elle vit Duo au sol, en larme, criant face au blond qui ne bougeait pas d'un centimètre, plus par surprise que par provocation. Elle le tira par le bras et le raccompagna jusqu'à la porte d'entrée.
« Je suis désolé Zechs. . . Je crois qu'il vaux mieux que tu repasses plus tard. . .Beaucoup plus tard. . . » Noin avait des sanglots dans la voix.
« Tu en le savais pas non plus ? » Demanda Zechs se sentant de plus en plus coupable d'avoir gardé ce secret.
La brune fondit en larme. Il la prit alors naturellement dans ses bras.
De son côté, Duo pleurait contre la porte, frappant rageusement de son poing contre celle-ci. Heero était appuyé contre cette même porte, redressé, pleurant lui aussi.
« Hee-kun. . . » Murmura une fois de plus Duo.
Il entendit la porte d'entrée se refermer. Les pas dans l'escalier, puis il vit Noin. Elle s'agenouilla à côté de lui et le pris dans ses bras. Il se remit alors à pleurer. Cachant sa tête dans le sweet de la brune qui était comme sa soeur.
OoO
Heero ouvrit les yeux. Ils lui faisaient mal. Il avait la gorge sèche, la tête lui tournait toujours. Il ne savait pas qu'elle heure il était ni depuis combien de temps il était ici. Il réussis à se déplacer jusqu'à la baignoire et coupa l'eau. Il se redressa, se rattrapant au radiateur mural et attendit que la pièce arrête de tourner autour de lui. Il entendait des sanglots à côtés. Noin ? Duo ? Il s'en voulait de les avoir fais pleurer. Il se déplaça doucement et déverrouilla la porte qu'il ouvrit délicatement. Heero se rapprocha de la masse informe, allongée sur son lit. Il attrapa entre ses doigts la tresse et la caressa. Duo se redressa et regarda Heero. Ce dernier le pris dans ses bras et se remit à pleurer.
« Pardon, pardon, pardon, pardon » Les mots sortaient à peine de sa bouche dans un son aigu, une voix cassée.
Duo se cramponnait à lui, lui caressant le dos, la tête pour le rassurer. Il repoussa doucement le brun et lui tendit la bouteille d'eau. Heero s'assit sur le lit et but. Il reposa la bouteille et se serra dans les bras de son ami.
« Arrête de pleurer Duo-chan. . .J'aime pas quand tu pleures » Implora Heero.
« Alors ne me fais pas pleurer, baka ! » Répliqua Duo.
OoO
Il était au chaud et n'avait pas envie de bouger sa tête l'élançait encore un peu, mais beaucoup moins qu'avant. Qu'avant quoi ? Il ne savait pas. Il sentait une présence à côté de lui. Heero ouvrit les yeux et attendit que sa vue s'adapte à l'obscurité. Noin était assise et le regardait.
« Ça va ? » Demanda-t-elle avec un sourire.
Heero hocha la tête, ne se sentant pas la force de parler. Elle lui ébouriffa un peu les cheveux et se leva.
« Je reviens ».
Il la regarda sortir de la chambre. Il regarda sa main droite qui était bandée. La lame l'avait coupée lorsqu'il l'avait serrée. Son bras gauche aussi était bandé. Il ne portait qu'un caleçon et avait deux couettes sur lui pour le réchauffer. Noin revint avec un plateau. Elle le déposa devant lui et alluma la lampe de cehvet.
« Tu as dormis deux jours. . .Le docteur a dit qu'il fallait que tu manges petit à petit. . . » Murmura Noin.
Heero vit ses yeux s'emplirent de larmes. Il décala le plateau et la pris dans ses bras.
« Pardon Noin. . .Je voulais pas te faire de peine. . .C'était pas voulu, je te le jure ».
« Je sais Hee-chan, je sais. . .Explique-moi. . .Pourquoi t'as rien dit ? ».
Elle repoussa le brun contre ses oreillers, ramena les couette et le plateau. Enfin elle essuya ses larmes.
« J'ai cherché, j'ai pas compris. . .Est ce que j'ai fais quelque chose de travers ? Dis le moi. . .S'il te plait ».
« Non. . .Rassure-toi. . .Ce n'est pas toi qui est la cause. . .C'est moi qui débloque. . .Je dois vraiment manger tout ça ? » Noin hocha la tête. « Tu sais. . .C'est la faute de personne tout ça. . .C'est moi, QUE moi. . .Je supporte pas mes réactions. . . ».
« Lesquelles ? ».
« Celles que je retenaient. Tu sais. . .Dès que je te voyais avec Treize. . .J'ai pas le droit de te refuser ça. . .Tu m'as élevé comme ton frère. . .Tu as le droit d'aimer qui tu veux. . .Alors je réfrénais les sentiments d'amertume envers lui. C'est pareil avec Duo. . .J'ai toujours peur qu'il s'éloigne. . .Alors Wufei. . .Je l'ai pris comme un ennemi. . .Je le connais pas, mais je le déteste. Il m'éloigne de Duo. . .Peu à peu. . .J'ai l'impression qu'il va disparaître. . .Alors j'ai envie de les voir rompre. . .Mais. . .Je suis heureux avec Zechs, donc je sais que Duo est bien avec Wufei et j'ai pas non plus le droit de lui refuser ça par égoïsme. . . J'ai pas le droit. . . J'ai pas le droit de lui interdire quoique ce soit. . .J'ai pas le droit. . .Et quand tous ses sentiments ont été entassé dans ma tête. . . ».
Heero s'arrêta. . .Pas besoin de dire la suite à Noin, pas besoin de le lui expliquer ce qu'il avait alors fait. C'était clair.
« Heero. . .Pourquoi t'en a pas parlé avec nous ? ».
« Parce que je peux pas. . .Tu as envie d'entendre ça ? Tu as envie d'entendre que je prefereais que tu sois seul plutôt que de te voir t'éloigner ? ».
« Moi oui ! » Répondit Duo en entrant. « Je préferais entendre ça, plutôt que d'apprendre de la bouche de la personne que je hais le plus, ce que mon meilleur ami ce fait subir » Il embrassa Noin et vint s'asseoir face à lui. « A quoi tu t'attendais ? » Cracha Duo. « T'es con ou quoi ? C'est pas en gardant tout pour soi que ça aide. . .T'as vu où ça t'a mené ? Qu'est ce que je fais moi maintenant ? ».
« Ce que tu m'a toujours promis ».
« J'attendrais un peu pour ça. Mange ! ».
Heero grimaça. Il coupa cependant la tranche de jambon en petit morceau et la mangea bout par bout. Noin sourit, se leva, embrassa Heero et sortit de la chambre, laissant les deux adolescents seuls.
« Hee-chan. . .Les cicatrices. . .La scarifications. . .Je comprends un peu. . .Mais. . .L'anorexie, pas vraiment ».
« . . . » Heero avala le jambon qu'il mâchouillait. « . . .La bouffe, c'est le seul truc que je contrôlais. . .Tu sais, tu en fais ce que tu veux. . .Tu la prends, la prends pas. Tu la gardes, tu la jettes. C'est toi qui choisis ».
« C'était juste pour avoir une impression de contrôle ? Être maître de toi-même ? ».
Heero hocha la tête et baissa les yeux. Duo bougea du lit et s'assit à côté d'Heero.
« Ecoute Hee-chan. . .Je sais que tu as toujours peur, tu crains de voir les gens t'abandonner, mais moi, je suis là et j'ai pas l'intention de partir. Je t'aime et j'ai pas envie de t'abandonner ou de te voir te faire la male. Même avec Wufei, tu restera en première place, et ça, il devra l'accepter. . .Il a pas le chois. . .Si jamais il s'y oppose, c'est lui qui dégage, pas toi. . .Alors, cesse de douter de moi » Duo termina sa phrase en serrant Heero contre lui.
Le brun pouvait sentir de l'eau sur ses épaules. Duo pleurait encore. Il sentit un goût de fer dans sa bouche. Il avait de nouveau mordu sa lèvre. Duo se dégagea et regarda Heero dans les yeux.
« Promets moi que c'est fini, s'il te plait ».
« . . . » Heero fixa Duo, il lécha le sang qui coulait de sa lèvre. « Je te le promet ».
« Merci. . . » Duo soupira de soulagement. « . . .Je dois y aller. . .On a dit que tu te reposerais. . .Je repasserai demain ».
Duo se leva et quitta la pièce. Heero suivit des yeux la natte.
« Duo-kun. . . ? » Appela-t-il. Le natté recula de trois pas et le fixa. « Je t'aime ».
« Moi aussi Hee-chan et s'il te plait, crois un peu en toi, juste un peu ».
Heero fixa son mur jusqu'à ce que la porte d'entrée claque, et porta alors son regard sur son plateau. Il avait tout mangé. Il se leva et chancela. Il lui fallu quelques secondes pour retrouver l'équilibre et surtout pour ne pas le perdre. Il prit son plateau et descendit à la cuisine d'un pas lent et mal assuré.
« Heero » Grogna Noin. « Tu devais rester couché" Le réprimanda-t-elle en lui prenant le plateau des mains et le poussant sur une chaise.
« Je sais. . .Mais j'avais envie de bouger, j'ai des fourmis dans les jambes » Il s'assit « Dis Noin ? ».
« Hm ? ».
« T'as jamais regretté de m'avoir pris sous ton aile ? ».
Noin arrêta sa main en pleine action. Elle tourna la tête vers lui, les yeux exorbités.
« Tu pense que je devrais regretter ? » Demanda-t-elle.
« Je sais pas. . .Mais je me dis que. . .Que je ne t'apporte que des soucis ».
« Tu sais Heero, quand je t'ai pris avec moi, je savais que tout ne serais pas rose. . .Mes parents me l'ont assez répétés, et ça c'est confirmé. Tu as été très chiant au début, mais même ça je ne le regrette pas, ce sera pareil quand j'aurais des enfants. . . ».
« Dans ta phrase tu sous-e,ntend que tu regrettes quelque chose. . .Qu'est ce que c'est ? ».
« Tu veux vraiment le savoir ? ».
Heero hocha la tête. Il voulait savoir mais il avait peur. Le regard de Noin, portait dans le vague quelques secondes avant qu'elle ne réponde, l'angoissait terriblement. Noin reporta son attention sur lui et croisa les bras dans un frisson.
« Ce que je regrette c'est. . . Que tu m'es moi comme tutrice plutôt qu'une autre personne qui ce soit plus préoccupé de toi. . . Je t'ai négligé au point de ne pas voir que tu souffrais. . .Au point de ne pas voir ce que tu te faisais ».
Heero se leva et vint prendre sa sœur dans ses bras.
« Moi je ne suis pas d'accord. . .Je n'aurais jamais pu avoir de personne plus compréhensive que toi comme tuteur. . .Tu ne m'as jamais négligé. . .Tu n'as simplement pas vu ce que je cachais. . . ».
Noin resserra ses bras autour des épaules d'Heero.
« J'aurais voulu voir ce que tu cachais dans ta tête pour pouvoir t'aider. . .Pour t'empêcher d'arriver jusqu'ici. Tu aurais dû en parler. A quoi ça sert de nous avoir si tu dis jamais rien ? ».
« Ça sert à voir des gens heureux, qu'on aime, sans les inquiéter ».
« Pourtant, tu le savais que je m'inquiétais. . .Et que Duo aussi ».
Le silence retomba dans la cuisine. Jusqu'à ce que la sonnette retentisse.
« Remonte te coucher, je vais ouvrir ».
« Je dors si c'est pour moi » Déclara Heero une main sur la rampe de l'escalier. « Sauf si c'est Duo ».
Il grimpa les escaliers et se colla à sa fenêtre. Il regarda discrètement la rue, caché derrière son rideau. Il vit Zechs partir, s'arrêter et fixer sa fenêtre puis reprendre son chemin. Heero retourna dans son lit et remonta sa couverture jusqu'à son nez.
Qu'auraient-ils pu se dire ? Que tout était finis ? Il le savait déjà. Et lui, qu'aurait-il pu lui dire ? Qu'il l'aimait encore ? Qu'il ne voulait pas que tout s'arrête ? Peut être, mais il n'était pas du genre à courir après des chimères. Le blond en avait assez de son jouet. Il s'était lassé. Les vacances s'étaient finis, alors pourquoi s'encombrer plus longtemps ?
Il fut tiré de ses pensées peu joyeuses par Noin venu lui apporter une tisane.
« Noin. . .Ca te dirais une semaine ou deux, loin d'ici ? Rien que nous deux ? ».
La brune lui fit un grand sourire et s'assit sur le bord du lit en le fixant.
« Rien ne me ferais plus plaisir. . .Je crois qu'on a beaucoup de chose à se dire tous les deux ».
Heero posa ses lèvres sur la tasse fumante. Il aspira la vapeur en fermant les yeux. Réfléchissant au lieu de vacances improvisés. Lorsqu'il rouvrit les yeux, Noin lui tendit une lettre plié en deux.
« Zechs me l'a laissé pour toi ».
Heero hésita à la prendre. Puis fébrilement, il tendit la main et l'attrapa de ses doigts tremblants. Il la fixa intensément, essayant de deviner les mots qu'il y avait à l'intérieur.
« Pourquoi pas Tolède ? » Proposa Noin pour le tirer de ses pensées.
Heero acquiesça en fixant toujours le bout de papier.
« Je vais réserver » S'enthousiasma Noin en se levant du lit et en allumant le pc.
Elle ouvrit une page internet. Le silence était lourd. L'atmosphère aussi. Noin se retourna et regarda son frère qui fixait sa feuille, l'air horrifié comme s'il s'agissait d'une mise à mort.
« Hee-chan ? » L'appela-t-elle. Le brun ne cilla pas. Elle l'appela une seconde fois en posant sa main sur sa jambe. Il sursauta. « Eyh, ça va ? » S'enquit-elle.
Il hocha la tête vigoureusement alorsq ue ses yeux s'emplissaient de larmes. Noin se leva et le prit contre elle.
« T'es pas obligé de l'ouvrir tout de suite. . . Demain si tu veux. . . Ou après les vacances. . .Quand tu veux. . . Et puis t'es même pas obligé de la lire. . .C'est toi qui vois ».
Il secoua la tête et essuya ses larmes. Noin retourna à sa réservation tandis qu'Heero s'endormait. Elle sortit de la pièce en prenant soin d'éteindre la lumière et de fermer la porte.
Aussitôt dans l'obscurité, Heero se redressa, tira une boîte à chaussures de dessous son lit et y glissa la lettre. Plus tard. . . Quand il serait près, il la lirait. . . Pas avant.
OoO
« Tiens, salut Heero » Lança une voix joviale avec une tape amicale dans le dos du brun.
Heero se retourna pour voir Wufei.
« Ca va bien ? Il paraît que tu étais malade, tu as l'air en forme ».
« . . . ».
« Pas très causant à ce que je vois. . .Moi je vais retrouver Duo. Dans quinze ou vingt minutes ».
Heero fronça les sourcils, tourna les talons et foutu le camp. Wufei le rattrapa par le bras.
« Eyh ! Pourquoi t'es froid comme ça avec moi ? » Demanda Agressivement le chinois. « Dis-le moi, réponds moi, pourquoi ? ».
« Pourquoi ? » Demanda Heero sur le même ton. « Parce que je ne t'aime pas. Tu représente pour moi une source d'emmerde et de déprime. Tu es ce que je qualifie d'ennemi. Je te hais tout simplement ».
« Mais tu ne me connais pas » Se défendit Wufei.
« C'est juste. . .Et je n'en ai pas envie. . . Ca changera rien. . . J'ai toujours évité de me retrouver face à toi et je vais continuer. . .Et si tu faisais de même peut être te détesterais-je un peu moins, mais c'est pas sûr. Adieu ».
Heero reprit son chemin. Il s'arrêta quelques minutes avec Trowa puis rentra chez lui ranger ses affaires.
OoO
« Heero, on y va » Hurla la voix de Noin du bas de l'escalier.
Heero grogna et ouvrit les yeux. Il entendit un bruit d'éléphant dans l'escalier et vit débarquer le natté qui sauta sur son lit pour s'asseoir sur ses jambes. Duo lui fit un grand sourire.
« Près ? Ta sœur t'attend ».
« Hn. . . Je me réveille » Heero se frotta les yeux.
« Ca va ? T'es en forme ? ».
« Ouais, j'ai la pêche ! ».
« Tant mieux » Déclara Duo avant de gifler le brun.
Heero ferma les yeux pour analyser la douleur. La joue en feu. L'américain avait frappé fort. Très fort.
« Chose promise, chose dû. Je cours, je me cache mais je ne ment pas » Justifia Duo en prenant Heero dans ses bras.
« En tout cas, ça passe l'envie d'en prendre une seconde ».
« J'espère bien, j'ai plus de main. Bon habille-toi, ta sœur braille ».
Heero se leva. Duo tourna la tête à la vue de son ami entièrement dénué. Il sourit intérieurement. Il était au moins sûr qu'il n'y avait plus d'auto mutilation physique.
Duo accompagna Heero jusqu'à la voiture et les regarda partir. Tolède les attendait avec son soleil pendant que d'autres partaient à l'université.
« Dis donc Heero ! Ta joue est vachement rouge. Qu'est ce que tu as fais ? » Demanda la brune en contournant la trace du doigt.
« Oh, c'était une promesse ! « Répondit Heero indifférent, les pensées sur sa conduite, un étrange sourire aux lèvres.
OWARI
Réponses aux reviews :
Sahad : Mais non, je ne me pends pas ! Et ooui, je vais continuer de te faire des câlins…Voilà la suite, que tu connais déjà, mais qu'importe, ne ? Quelques variations, mais rien de bien différents… Gros bisous ma puce.
Sahad : Lol ! Tu as mis deux fois la même review, alors je te mets deux fois la même réponse. Mais non, je ne me pends pas ! Et ooui, je vais continuer de te faire des câlins…Voilà la suite, que tu connais déjà, mais qu'importe, ne ? Quelques variations, mais rien de bien différents… Gros bisous ma puce.
Florinoir : Voici la fin qui a beaucoup tardé, j'espère qu'elle te plaira. Bisous.
Neko : Voici la suite et la réponse à ta question. Bonne lecture. Biz.
Gwenaelle : Et bien la voilà la suite, moi aussi j'aime bien Heero et Duo quand ils sont ensembles… C'est super une amitié comme ça, quoique, un peu ambiguë quand même. Enfin, bonne lecture.
Youkai : Contente que ça te plaise toujours autant… Voici enfin la fin… J'espere que ca te plaira…Merci pour tes reviews…Biyouxx.
Aele : Ah l'histoire entre Duo et Heero est compliqué. Oui ils s'aiment, mais pas comme tu le pense… C'est bizarre…Mais je pense que tu comprendra à la fin de ce chapitre. Bonne lecture.
Voilà, c'est finis. . .Enfin ! Heureux ? Oui ? Tant mieux, Non ? Il vous reste l'épilogue...
Review ? La corde ? Je vais me pendre ?
A plus les gens
Dstine.
