Allez, voilà la suite. Notre Neko Roy va avoir affaire à des gens vraiment pas ... fréquentables. Brrm. Estomacs sensibles, passez votre chemin, mais laissez-moi une review quand même.
Roy rentra de sa promenade nocturne. A présent, il ne se rendait plus dans des bars, à la recherche d'une compagne pour la nuit. Déjà parce qu'il ne tenait pas à se faire rermarquer avec sa nouvelle apparence, et puis parce qu'il préférait vadrouiller un peu partout. Le brun se prépara donc pour aller dormir. Les voisins d'en face faisaient une petite fête. Roy essaya de ne pas y faire attention, mais avec une ouïe comme la sienne ... pis le volume avait l'air à donf en face. Excédé, Roy se leva et ouvrit la fenêtre de sa chambre.

" OH ! Pourriez pas faire un peu moins de bruit non !" s'exclama-t-il.

Les gens sur la terrasse rentrèrent, et fermèrent la porte. Mais Roy entendait toujours le vacarme. Il enfila un pyjama sans trou et camoufla sa queue dans une jambe, et ses oreilles sous une casquette. Après quoi, il se rendit chez ses voisins. Il frappa à la porte.

" C'est une fête privée ici mon gars." lança le proprio.

" Désolé de vous déranger, mais pourriez-vous baisser un peu le ..." fit Roy.

L'autre venait de lui claquer la porte au nez.

" J'ai pas dû être assez clair."

Roy dégonda la porte d'un coup de pieds, et entra à la surprise générale.

" Bon : je crois que je vais devoir vous montrer ce que je veux." dit-il.

Il sauta sur le bar, sous le regard étonné des convives. Puis Roy attrapa une jet qui distribuait de l'eau, et entreprit de griller un haut-parleur.

" Hé qu'est-ce qui vous prends, ça va pas non ?" s'exclama le gars de tout à l'heure.

Roy lui aspergea le visage d'eau.

" Hein quoi ? J'entends rien, la musique est trop forte !" dit-il en mettant une main là où aurait dû se trouver son oreille.

Après quoi il inonda l'autre enceinte. Le gars voulut le déloger, Mais Roy lui sauta dessus et le fit asseoir dans un fauteuil.

" T'entends ça mon gars ? Ca s'appelle le silence. C'est tout ce que je voulais. Que tu t'éclate avec tes potes, je veux bien, mais en respectant les autres. A l'avenir tâche de t'en rappeler, autrenment je ferais encore plus de dégâts, compris ?" avertit Roy, toujours sur le type.

Il hocha la tête.

" Parfait !"

Roy exécuta un salto arrière, et se dirigea vers la porte.

" Sur ce bonsoir."

Il rentra chez lui, et ôta son pyjama. Avoir la queue cachée comme ça l'avait plus gêné qu'autre chose. Il la remua un peu histoire de la dégourdir, puis remit le pyjama avec le trou. Roy se pelotonna sous sa couette, ravi de ne plus entendre un bruit. Le lendemain, alors qu'il se rendait à sa cuisine, son regard tomba sur l'aquarium de son salon. Il s'approcha pour regarder les poissons nager avec fascination comme s'ils ne les avaient jamais vu avant. Et puis ...

" Bonjour colonel ? Comment allez-vous ce matin ?" demanda Riza en croisant son supérieur.

" A part que j'ai bouffé tous les poissons de mon aquarium bien." répondit le brun.

" OO !!!! Vous quoi ?" reprit Riza.

" Z'avez très bien compris lieutenant."

" Mais, mais mais ... comment est-ce arrivé ? Je veux dire ... pourquoi ?"

" J'avais faim, et ce fichu instinct a pris le dessus. Pas pu résister." raconta Roy en poussant la porte de son bureau.

Il ôta sa casquette et son manteau. Ses subordonnés arrivèrent après lui, pour une fois, et le saluèrent.

" Ca va colonel, vous vous adaptez bien à votre condition ?" demanda Havoc.

" Ouais, c'est pas si terrible enfin de compte. Juste l'instinct qu'est pénible." répondit Roy en s'asseyant à son bureau.

Riza se leva pour lui approrter son travail. Elle guetta un signe de mauvaise humeur, qui se traduisit simplement par des oreilles en arrière. Enfin, il s'attela à sa tâche. Après la dernière pause, Riza constata qu'il avait une nouvelle fois disparu. Elle regarda vers l'armoire, personne. Elle demanda à Havoc s'il savait où était le colonel. Le blond répondit par la négative.

" C'est embêtant ça. Il va être en retard pour déjeuner, et ce midi y'a du poisson." lança Riza l'air de rien.

Au mot poisson, deux oreilles pointèrent derrière le bureau de Roy. Havoc et Riza réprimèrent un rire.

" Sortez de sous votre bureau, colonel." reprit la blonde.

" Comment avez-vous su que j'étais là ?" demanda Roy en émergeant.

" Vos oreilles vous ont trahies."

Roy grommela, et s'assit. Riza déposa son travail, et s'en fut. Chacun revint et se remit au travail.

" Mia ... lieutenant, pourriez-vous me rappeler quand le FullMetal a dit qu'il rentrait ?" fit Roy.

" Aujourd'hui en principe." répondit Riza.

Quelqu'un toqua à la fin de sa phrase.

" Chuis pas là !" fit Roy en disparaissant sous son bureau.

" Mais ..."

La porte s'ouvrit, dévoilant Edward et son frangin tout en fer.

" Le colonel n'est pas là ?" demanda le blond en entrant.

" Non il est ... malade." répondit Riza.

Ed afficha un sourire plus grand que lui. Le colonel pas là ! Ô joie !

" Bon ben je dépose quand même mon rapport." dit-il.

Le blond s'avança et posa son dossier sur le bureau, puis repartit. Roy sortit quand il entendit la porte claquer.

" Ouf !" dit-il en s'asseyant.

" Pourquoi ne pas avoir voulu le recevoir colonel ?" demanda Kain.

" C'est pas compliqué ! Il n'aurait pas manqué de se foutre de ma tronche, et j'aurais fini par lui sauter dessus."

" Judicieuse remarque."

Pour déjeuner, Riza décida d'inviter le colonel chez elle. Elle lui avoua lui avoir menti pour le poisson à la cantine. Roy grimaça, mais accepta.

" Je vous en ferai chez moi." ajouta-t-elle.

" Avec plaisir !"

Et le voilà chez elle, mettant le couvert pendant qu'elle s'activait aux fourneaux.

" Miaou ... euh Riza, où sont vos verres ?" demanda Roy.

" Le placards là en face."

" Merci."

Roy attrapa les verres, confus. Ca faisait deux fois qu'il miaulait pour l'appeler. N'importe nawak. Riza servit le poisson, qu'il mangea avec une gourmandise évidente, sous l'oeil amusé de Riza. Il l'aida ensuite à débarrasser, et comme il leur restait encore une demi-heure avant de retourner bosser, ils s'installèrent sur le canapé. Roy se rapprocha d'elle, hésitant. Riza le regarda, se demandant bien ce qu'il voulait. Le brun posa simplement la tête sur ses cuisses, et s'allongea.

Riza sourit en entendant un fin ronronnement. Timidement, elle passa une main dans la chevelure ébène, puis descendit vers la joue en le voyant sourire les yeux clos. Riza passa sans s'en rendre compte la main sur son ventre. Roy ronronna alors comme un moteur, et se mit sur le dos. Il adorait qu'on lui caresse le ventre visiblement. Elle rejeta la tête en arrière, contente qu'il soit là. Hélas, le temps passa trop vite, et elle dut lui rappeler qu'ils devaient y retourner.

" Juste quand je commençais à m'endormir." maugréa Roy.

Il s'étira, et se releva. Tous deux se rendirent à la caserne, déçus que la magie de l'instant d'avant se soit rompue. Havoc leur annonça qu'ils avaient une nouvelle mission. Apparemment, d'horribles meurtres avaient lieu dans un quartier défavorisé de Central. Chaque fois on retrouvait les corps presque entièrement dévorés.

" Quelle horreur ! " commenta Riza.

" Je préfère que vous ne voyiez pas les photos. J'ai failli rendre mon repas." dit Jean.

" Bon, allons tout de même y faire un tour." dit Roy.


C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent sur le dernier lieu du crime. La trace d'une mare de sang était encore visible, et rien que ça suffit à leur donner des sueurs froides.

" C'est tout récent ça." fit Roy.

" Ca date de ce matin. Mais comment le savez-vous ?" répondit Kain.

" L'odeur du sang est encore fraîche. Mais y'a pas que ça ... y'en a une autre, une odeur fauve."

Roy s'accroupit, et huma l'air. La piste était fraîche elle aussi. Peut-être qu'en la suivant, ils arriveraient au repaire de ... cette chose. Le colonel s'avança, pas très loin du sol d'où il pouvait suivre la piste. Ses subordonnés échangèrent un regard un bref instant puis le suivirent. Roy les conduisit assez loin de l'endroit où le cadavre avait été retrouvé. Une autre odeur, plus forte attira son attention.

Il s'approcha d'un pylône.

" Hmmm ... odeur mâle, faite y'a un moment déjà. On dirait un humain et un animal à la fois. Je crois qu'on a de nouveau affaire à un patient de Torello." pensa Roy près du pylône.

Il reprit celle qu'il sentait depuis tout à l'heure. Bien plus loin, le même genre d'odeur que celle du pylône se manisfesta.

" Ca ressemble à un marquage. On doit être sur son territoire. Mais ... y'en a une autre. C'est pas tout à fait la même, celle-là c'est une odeur féminine. Donc doit y avoir une autre personne."

L'équipe de militaire arriva près d'un terrain vague. Roy s'arrêta, percevant les bruits de respiration. Des grondements d'origine animale se firent entendre.

" Tiens tiens tiens les gars ! Regardez ce qui s'amène." fit une voix de femme.

" De la viande fraîche !" ajouta une autre voix, masculine cette fois.

Cinq personnes les encerclèrent. Roy émit un grondement à son tour. Les individus avaient de grandes oreilles, rondes, à la place de celles des humains. Leurs mains étaient pourvues de griffes, et ainsi que les militaires le constatèrent de dents particulièrement pointues. Leur ricannement les renseigna sur ce avec quoi il avaient été croisés. Des hyènes. Quatre gars et une femme.

" Avec tout ça on va être peinards pendant des jours !" fit un des types.

" T'as l'air rudement appétissant toi !" fit son voisin à Breda.

" Fsssshh ! " feula Roy en se dressant entre eux.

" Ben ça alors ! T'as eu affaire à Torrello toi aussi ! Dire qu'on se croyait les seuls dans le coin !" fit le type qui avait parlé à Breda.

" Ouais ! Vous avez été croisés avec des hyènes je parie." répondit Roy.

" Bingo. Et toi c'est quoi mon tout beau ?" demanda la femme-hyène.

Roy grimaça en sentant son haleine pestilentielle. Elle sentait le sang et la chair.

" Un chat. C'est donc vous qui avez commis ces carnages." répondit-il.

" Ben faut bien se nourrir, on est des carnivores." répondit-elle en s'approchant davantage.

Il gronda pour lui faire comprendre qu'elle ferait mieux de s'éloigner. Ses compagnons firent la même chose en entendant le déclic des armes à feu. En même temps ce fut le signal de l'attaque. Les hyènes bondirent sur les militaires. Riza essaya de tirer sur l'une d'elles, mais son adversaire fit voler son arme d'un coup de patte. Roy lui vit en aide et mordit le gars au cou. Ils roulèrent sur le sol, et l'homme-hyène faillit morde le brun. Ce dernier lui flanqua un puissant coup de queue qui l'envoya au loin.

Jean essaya de tirer un coup de fusil. Mais la hyène qu'il avait en face de lui mordit l'arme et tordit presque le canon. Kain se fit mordre à l'épaule. Roy lui vint en aide en lacérant le dos de son ennemi. La hyène se prit plusieurs coups de griffes du brun. Ce dernier était plus rapide et agile. Hélas ça ne suffit pas. La bande des hyènes finit par l'emporter, et les assoma tous.

" Allez on les embarque ! J'espère qu'ils sont tous vivants." fit la femme.

" Bah oui mais pourquoi ?" demanda un type.

" Parce qu'on va pas tous les bouffer en même temps ! S'ils sont vivants ils se conserveront mieux. Je te rappelle que le frigo est en panne."

Ils les traînèrent derrière le terrain vague, dans une cave où ils les mirent dans une cage. Quelques instants plus tard, les soldats reprirent connaissance.

" Ah mon épaule !" gémit Kain.

Son épaule gauche était en effet inondée de sang. Vato et Breda déchirèrent leur veste pour lui faire un pansement de fortune.

" Pourquoi ne nous ont-ils pas tués ?" demanda Riza.

" Oh ils vont le faire. Quand ils auront faim." répondit son supérieur.

" Ce docteur a l'air d'avoir fait pas mal de croisements." remarqua Havoc.

" Ouais. Et certains comme ceux-là se sont laissés contrôler par leur instinct. Je les comprends quelque part, c'est vraiment difficile." reprit Roy.

" J'ai pas envie de finir en jambon moi. Comment on sort de là ?" demanda Breda.

Roy s'approcha de la serrure, qu'il étudia un moment. Puis il fit pousser ses griffes, et entreprit de crocheter la serrure. Après quoi, il ouvrit doucement la porte. Ses subordonnés le suivirent. Roy farfouilla dans ses poches, et en retira ses gants. Il ne les avait pas mis pour éviter que ses griffes les déchirent. Mais là, il devait les utiliser sinon ils finiraient en pâtée pour hyène.

" Comment êtes-vous sortis ?" entendirent-ils.

Breda s'interposa, et repoussa l'homme-hyène d'un coup de ventre. Son cri avait hélas alertés le reste de la meute, qui se précipita vers eux. Roy claqua des doigts, et dressa un mur de feu. Les hyènes derrière couinèrent de peur. Finalement ils se décidèrent à le contourner.

" On est mal ! Nous n'avons pas d'armes !" fit Falman.

" Et moi alors ?" rétorqua Roy en ôtant ses gants.

Les hyènes grondèrent, prêtes à se jeter sur eux.

" MIIIIAAAAOOOORRRRR !" s'exclama Roy en leur sautant dessus.

Il rebondit sur plusieurs d'entre eux. Les hyènes se mirent à le poursuivre. Le colonel les entraîna le plus loin possible de son équipe. Il sorti de la cave, la troupe de hyènes à ses trousses. Roy se retrouva à l'extérieur, dans la cour d'un immeuble. Il fonça dans les plantes environnantes.

" On l'tiens !" s'exclama la femme-hyène.

Ils commencèrent à fouiller les buissons.

" OURG !" s'exclama l'un d'eux en tombant.

Vite les autres arrivèrent, puis le découvrir out.

" Oh par ici tas d'abrutis !" lança Roy, perché sur un poteau.

Les hyènes se sortirent de là pour venir le chercher. Roy s'accrocha à une branche juste en face et en percuta deux de plus. Ne resta plus que la fille. Il lâcha la branche pour atterrir devant elle. Roy esquiva un premier coup de griffes, et la balaya avec sa queue. Il vit les deux types de tout à l'heure se relever. Roy se sauva, les entraînant vers une balançoire dont il attrapa deux sièges. Il les leur balança à la figure.

La fille de tout à l'heure revint à la charge.

" Je vais te dépecer !" cria-t-elle.

" Ah vous le prenez comme ça ! On voir voir si t'es aussi bien armée que moi. FSSSHHHHHH !"

La queue de Roy se gonfla, ses oreilles se mirent en arrière et il dévoilà ses canines et ses griffes. Puis c'est avec la dernière sauvagerie qu'il leur sauta sur le râble. Etant bien plus souple qu'eux, il parvenait à éviter leur attaque sans trop de mal. Lui en revanche, distribuait coup de griffes sur coup de griffes, en plus des coups de pieds et des coups de queue. Les hyènes couinèrent, et se sauvèrent loin de cette furie. Ils se retrouvèrent face aux militaires, qui les neutralisèrent d'un bon crochet.

" Bien joué les gars !" commenta Roy en les rejoignant.

" Vous n'étiez pas mal non plus colonel ! Un vrai tigre !" fit Breda, qui avait ramené le dernier membre de la meute.

D'autres militaires vinrent embarquer la meute, et la team Mustang put rentrer à la base. Ils rédigèrent le rapport de cette mission, et chacun regagna ses pénates tranquillement. Un peu plus tard, alors qu'elle était seule, Riza entendit un bruit venant de son balcon.

" Miaou !"

Elle se tourna, et découvrit Roy en équilibre sur la rampe. Elle se leva vite pour lui ouvrir. Il descendit de la rampe et s'approcha d'elle.

" Je passe vous dire un petit coucou. " dit-il.

" Oui je vois ça ! Mais venez entrez." répondit Riza.

Hayate fila dans la chambre de sa maîtresse en l'apercevant.

" Vous voulez boire quelque chose ?" proposa Riza.

" Non merci ça ira. Je ne vous dérange pas au moins ?" demanda Roy.

" Du tout, je ne faisais rien de spécial. Installez-vous, je vous en prie." dit Riza.

Roy se posa sur le canapé, elle vint s'asseoir à côté.

" Vous lisiez à ce ce que je vois." remarqua-t-il.

" Oui, un roman." répondit-elle en prenant le livre.

" Eh bien continuez." fit-il d'une voix sensuelle, en posant la tête sur ses cuisses.

Riza sourit, et reprit sa lecture avec un Roy ronronnant sur les genoux. Deux heures plus tard cependant, elle baîlla. Ce qui réveilla le chat humain dormant sur ses genoux.

" Fatiguée ?" demanda-t-il.

" Voui. Je vais aller me coucher." répondit Riza en s'étirant.

" Bonne nuit dans ce cas, mon Chuui." fit Roy en l'embrassant tout près des lèvres.

Il se leva et sortit sur le balcon. Riza lui fit au revoir de la main, et il s'en alla.