Contente de voir que ça vous plaît. Désolée Clewilou, mais pour le Roy ronronnant ça va être dur : j'ai eu un mal fou à capturer le mien. Meric pour le scoms et amusez-vous !
Roy venait voir Riza tous les soirs à la même heure. Il l'appelait toujours de la même façon, en miaulant. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Ce soir-là donc, elle vint ouvrir en entendant le fin miaulement du brun.

" Bonsooaarrrrrrr !" dit-il gaiement.

" Bonsoir colonel." sourit Riza en refermant la porte de son balcon.

Il fit surgir une rose de nulle part, qu'elle prit délicatement en rougissant.

" Que diriez-vous d'aller au cinéma ce soir ?" demanda Roy.

" Il est un peu tard pour ça."

" Du tout, on tombera pile pour la dernière séance. C'est moi qui invite."

" Oui mais ... on travaille demain." objecta-t-elle.

" Et alors ? Ca empêche pas de s'amuser. Allez Riza, y'a un très bon film comique qui passe, ça va vous plaire." reprit Roy en souriant.

Riza baissa les yeux en se mordant la lèvre. Il était encore plus mignon que d'habitude depuis qu'il avait ces oreilles de chat.

" Bon d'accord." céda-t-elle.

" Génial ! On y va tout de suite alors !" fit Roy tout content.

" Laissez-moi au moins le temps de me préparer."

" Z'avez dix minutes pas plus, sinon on va être en retard."

Riza se sauva, et revint dix minutes plus tard et ils sortirent par la porte. Roy dissimula ses oreilles juste avant d'entrer au ciné. Et une fois dans le noir, il enleva sa casquette de civil. Riza passa une très bonne soirée. Roy la raccompagna chez elle après.

" Encore merci pour cette sortie." dit-elle doucement.

" Ah c'est moi qui vous remercie d'avoir accepté." répondit-il.

" Bonne nuit Roy. Euh ..."

" Nah c'est pas grave. Au contraire je préfère que vous m'appeliez par mon prénom en dehors du bureau. Bonne nuit Riza, faites de beaux rêves."

Il l'embrassa sur la joue comme à son habitude, et se sauva. C'est une Riza dans les nuages, voire au-dessus, qui rentra chez elle.


Le jour suivant, ils se retrouvèrent pour une mission, consistant en l'arrestation d'une bande trafiquants. Les militaires affrontaient pour l'instant une pluie de balles.

" C'est officiel, j'aime pas la pluie qu'elle soit d'eau ou d'autre chose." fit Roy.

Riza tira à son tour, et blessa un des trafiquants. Roy avait enfila un gant, et se chargea du reste.

" Maaaarrrr ! Y'en a trois qui se sauvent !" reprit-il.

Le brun s'élança aussitôt en mode quadrupède, suivi de Riza et d'Havoc en mode bipède eux par contre. Roy fit chuter un premier fuyard, et l'assoma. Il avait sentit qu'un peu plus et il le mordait à la gorge.

" Du calme Roy, c'est pas une proie." se dit-il.

Jean en chopa un deuxième, tandis que Riza filait le troisième. Elle le perdit momentanément de vue. Quand elle passa un angle de rue, le trafiquant la frappa et elle tomba à terre. Riza entendit le déclic du arme, et ne put que lever les yeux pour rencontrer le canon d'une arme. Elle perçut également un grondement sourd. Son agresseur fut assaillit par quelque chose de blond, avec lui semblait-il une queue touffue. En regardant mieux, il s'avéra ... que c'était un homme. Qui s'acharnait sur le trafiquant, grondant comme un chien.Quand le bandit fut hors d'état de nuire, il s'essuya la bouche avant de se tourner vers elle.

" Vous allez bien ?" demanda-t-il en s'accroupissant.

Plutôt jeune, l'air pétillant de malice, l'inconnu arborait deux oreilles sur le sommet du crâne avec la pointe qui retombait devant. Des yeux bleus teintés d'inquiétude la dévisageait. Il était plutôt séduisant.

" Oui, merci beaucoup. Sans vous il m'aurait probablement tuée." répondit Riza.

L'étrange individu lui tendit une main pour l'aider à se relever.

" Au fait, je m'appelle Vince. Vince Flaherty."

" Et moi Riza Hawkeye, enchantée."

Ils se sourirent, et elle vit qu'il remuait la queue. Celui-là avait dû être croisé avec un chien visiblement. Vu la couleur des poils elle aurait dit un colley.

" RIZA !" fit une voix derrière elle.

Roy venait d'arriver, et fut soulagé de voir qu'elle allait bien. Puis il remarqua la présence de Vince.

" Fssshhhh !" feula Roy, hérissé.

" Grrrrrr !" répondit Vince en montrant les crocs.

" Du calme colonel. Cet homme m'a sauvé la vie." intervint Riza.

" Roooouuuww!" fit Roy.

Si ça continuait ils allaient se sauter dessus. Mieux valait les éloigner.

" Encore merci de votre aide M. Flaherty, nous allons nous débrouiller." dit Riza en entraînant son supérieur.

Vince se décida à partir. Roy ne décoléra pas tant qu'il ne fut pas hors de son champ de vision. Enfin, il aida sa subordonnée à ramener le dernier trafiquant. Le soir venu, Riza alla promener Hayate avant que Roy n'arrive. Dans le parc, elle croisa une connaissance.

" Miss Hawkeye ! Je me demandais justement comment vous revoir :" sourit-il en remuant la queue.

" Je suis aussi contente de vous revoir M.Flaherty !" fit Riza.

" Oh appelez-moi Vince ! Hé mais vous avez un chien !"

Il se baissa et salua Hayate, qui parut ravi de faire sa connaissance. Riza l'invita à faire un bout de chemin avec eux.

" Alors comme ça votre supérieur aussi a eu affaire au docteur Barjo." dit Vince.

" Oui. Je me demande combien de personnes dans Central se promènent ainsi."

" M'est avis que Central n'est pas la seule ville touchée. Ce doc a l'habitude de déménager une fois son dernier patient traité. Sûrement pour éviter les réclamations." répondit Vince.

" Ah oui ? Comment le savez-vous ?" interrogea Riza.

" Oh je l'ai longtemps cherché. Mais maintenant j'ai appris à accepter mon état, et surtout à l'apprécier. Y'a pas mal d'avantages mine de rien."

Riza hocha la tête. Tous deux discutèrent un moment de tout et de rien. Riza riait aux éclats des blagues de Vince. Ce dernier la raccompagna chez elle.

" Pourrais-je vous revoir un de ces soirs ? J'aimerais beaucoup vous inviter à dîner." dit-il.

Riza hésita. Elle voyait déjà Roy, et il risquait de ne pas du tout apprécier cette amitié. Oh et puis, il ne s'était jamais soucié de son avis pour sortir avec des filles lui !

" Entendu, un dîner ça me va." sourit-elle.

" Demain soir huit heures ça vous va ?"

" Tout à fait !"

" Alors à demain !"

Riza rentra chez elle, plutôt contente. Elle se prépara à dîner, puis attendit tranquillement la venue de Roy. Il ne devrait plus tarder, pensa-t-elle en regardant sa pendule.

" Miiiaaaaooouuuu !"

Tiens, qu'est-ce qu'elle disait ? Riza se leva et lui ouvrit.

" C'est mwaouh ! Comment va depuis tout à l'heure ?" demanda Roy.

" Oh bien. Et vous-même ?"

" Aussi. Ca vous tente une balade ?" proposa le brun.

" Non, je préfèrerais qu'on reste au calme. Merci quand même."

" Bon d'accord."

Ils passèrent ainsi la soirée à discuter. Roy adorait venir la voir, et ça se voyait. Ou s'entendait, si vous voyez de quoi je parle. Il demanda si il y avait des nouvelles du docteur Torrello.

" Non toujours pas. A croire qu'il s'est évanoui dans la nature." répondit Riza.

" Génial. Autrement dit c'est pas demain la veille que je vais redevenir normal." supira Roy en rejetant la tête en arrière.

" C'est si pénible que ça ?"

" Ben ... oui et non. Y'a des points positifs, c'est sûr, mais y'en a aussi des négatifs. Si vous saviez le mal que j'ai à prendre une douche, ou simplement me laver les mains !" révéla Roy.

" C'est vrai que les chats n'aiment pas l'eau." concéda la blonde.

" Wai. Pis je m'aimais bien avant moi !"

" Ne vous en faites pas, on finira bien par le retrouver." assura Riza.

" Oé ben j'espère. Bon, il commence à se faire tard, et telle que je vous connais vous seriez capable de me crier dessus le lendemain, même si je passais la nuit chez vous." conclut Roy en se levant.

Riza piqua un fard à cette idée. Avoir un chat Mustang dans son lit, la sensualité par excellence, oh misère ! Il l'interrogea sur son changement de couleur, ce à quoi elle répondit qu'elle avait chaud ( Ndla : tu m'étonnes ! ). Roy sembla se contenter de cette réponse, et se pencha pour lui dire bonsoir.


Le lendemain soir, elle alla dîner avec Vince. Il était vraiment de très bonne compagnie compagnie cet homme. Etait-ce dû au fait qui'l avait été croisé avec un chien ? Nan, idée ridicule.

" Voulez-vous qu'on se revoie ?" proposa Vince.

" Avec plaisir. Demain soir."

Vince accepta. En rentrant cependant, Riza se sentait un peu mal à l'aise. Elle en comprit la raison quand Roy vint à son tour la voir. La jeune femme avait l'impression de mener une double vie, et de mentir à l'un comme l'autre. Pourtant, Vince n'était qu'un ami. Roy aussi en principe, quoique ... mais Vince lui plaisait bien également. Le colonel avait un charme dévastateur, et en avait fait souffrir plus d'une. Vince semblait être tout le contraire. Aïe c'était compliqué. Ils avaient été croisés avec le bon animal semblait-t-il, qui correspondait avec leur caractère.

Les jours passèrent, sans que Riza ne parvienne à se décider entre l'un et l'autre. Car il était clair que ce petit jeu devait cesser, pour le bien de tout le monde. Et vite, avant que l'un d'eux ne se rende compte de quelque chose. Autrement, elle rsiquait de les perdre tous les deux. Au cours d'une ses promenades nocturne, Roy aperçut Vince près de chez Riza. Il l'observa un moment. Il rêvait où il sortait de chez elle ? En tout cas, il n'avait pas intérêt à être là.

Roy descendit de son perchoir, le toit de la voisine en l'occurence, et rattrapa Vince qu'il plaqua contre un mur.

" Qu'est-ce que tu fous près de chez mon lieutenant sale clebs ?" demanda-t-il en lui serrant la gorge.

" Tiens ! Le 'ros minet ! J'ai le droit d'aller où bon me semble je te signale." rétorqua Vince.

" Partout sauf sur mon territoire ! Et cet endroit en fait partie." siffla Roy.

" Ah oui ? Ben va falloir faire des concessions mon matou ! Parce qu'on fréquente Riza et moi !" révéla Vince en se dégageant.

" Quoi ?"

" Et ouais ! Depuis un petit moment déjà."

Roy le dévisagea un moment, le temps qu'il enregistre ce qu'il venait de dire.

" NE T'APPROCHE PLUS JAMAIS D'ELLE T'ENTENDS ?" rugit-il en le plaquant de nouveau au mur.

Mais Vince le repoussa brutalement. Roy sortit ses griffes, ses crocs poussèrent et la longue queue se hérissa. Vince gronda tout en montrant les crocs lui aussi. La bagarre semblait inévitable. Ils se jaugèrent du regard un long moment, chacun essayant d'intimider l'autre. Seuls le bruit de passants arrivant près d'eux permit d'éviter que le sang coule. Après un regard noir, chacun s'éloigna.

" Je te préviens : si je te trouve encore ici je dépiaute." avertit Roy.

" Et moi je te transforme en descente de lit, chatard." riposta Vince.

Riza regarda l'heure.

" Tiens, Roy est en retard." se dit-elle étonnée.

C'était la première fois depuis des semaines. L'aiguille tourna, et toujours pas de colonel. Enfin de compte, il ne vint pas et Riza alla se coucher déçue. Le lendemain, elle trouva Roy à son bureau. Il la salua d'un voix sèche. Riza fronça les sourcils. Que lui arrivait-il ? Roy ne daigna pas lever la tête une seule fois vers elle, et semblait l'ignorer. Riza essaya de ne pas y penser. Elle avait rendez-vous avec Vince ce soir, ça lui changerait les idées. Roy la regarda partir à l'heure de la débauche.

Il décida d'avoir le coeur net concercant sa prétendue relation avec Vince. Il la suivit camouflé par la pénombre de la nuit. Riza retrouva l'homme-chien près du parc. Roy déglutit. Bon, elle le voyait bien, mais ça ne voulait rien dire. Du moins Roy essaya-t-il de s'en convaincre. Le brun les guetta toute la soirée, feulant chaque fois que Vince approchait sa main de Riza. Cette dernière paraissait résister. Ah ça y est, ils sortaient de ce restaurant. Il les suivit jusque chez la jeune femme.

Roy vit Vince se pencher vers Riza et ... il posa ses lèvres sur les siennes. La lieutenante ne le repoussa pas. Le brun sentit son coeur s'arrêter de battre. Puis il s'enfuit à toutes pattes. Il était clair qu'elle avait fait son choix. Et ce n'était pas lui. Roy n'alla pas la voir ce soir-là non plus. Il l'avait assez vue. Roy resta à se morfondre sur son lit. Riza elle, regardait par la fenêtre, essayant de le voir arriver. Elle l'attendit longtemps, puis alla se coucher le coeur gros.

Quand elle se présenta au bureau, Roy ne la salua même pas. Pas plus qu'il ne lui parla. Leur mutisme étonna le reste de l'équipe. Cela dura plusieurs jours. En dehors des missions, Roy semblait avoir perdu l'usage de la voix. Si ce n'était que ça ... mais il ignorait complètement son premier lieutenant. Et cette indifférence faisait souffrir Riza. Un jor, Roy demanda l'attention de son équipe.

" Je dois vous annoncer une chose importante. Je sais que ça va vous surprendre, et peut-être vous vexer, je m'en excuse d'avance." commença-t-il.

Les militaires se regardèrent surpris.

" Voilà : j'ai demandé à être muté à West City. Seul."

Hein quoi ? Qu'est-ce que ça voulait dire ?

" Euh ... je ne suis pas sûr d'avoir bien compris colonel." intervint Falman.

" C'est pourtant très clair. Vous allez avoir un nouveau supérieur. Mon départ aura lieu demain dans la matinée."

Ses subordonnés n'en revenaient pas. Quelle mouche l'avait piqué ? Riza sentit son coeur se déchirer. Roy s'en allait. Il la quittait. A l'heure du départ, toute l'équipe se retrouva sur la gare pour lui dire au revoir et lui souhaiter bonne chance.

" Rassurez-vous, on ne vous en veut pas le moins du monde colonel." fit Havoc.

" Ouais, vous pouvez partir tranquille." ajouta Kain.

" Merci les gars. Bonne chance à vous aussi." répondit Roy.

Il monta dans son train. Riza retint à grand peine ses larmes. Il ne lui avait même pas accordé un regard, rien, pas un mot. La jeune femme claqua la porte de chez elle, et courut dans sa chambre où elle se jeta sur son lit. A peine avait-elle touché le matelas qu'elle éclata en sanglots.

" Roy ... pourquoi ... pourquoi m'as-tu quittée pourquoi !"