SE REFILER LE SEVY CHAUD
Chapitre 3
Ce qui arriva encore plus tard à Severus
Comme promis, deux semaines plus tard voici le chapitre suivant de cette fic passablement déjantée… Cette fois-ci, la grande Annaoz aux commandes de ce chapitre, délaissant pour un temps son Ronny d'amour et ses pairings impossibles…. Allez les lire !
Severus Snape va-t-il parvenir à échapper à l'horreur de cette situation et à Colin ? C'est ce que vous allez découvrir dans peu de temps… Bonne lecture !
Auteur : Annaoz
Pairing : ah il faut lire, il faut lire, mais un Severus va avec tout :)
Rating : un gentil PG-13
Disclaimer : JK Rowling se retournerait dans sa tombe si elle n'était plus de ce monde, pourtant, tout est bien à elle... sauf la situation de départ lancée par la démoniaque de Fanette31 et redoutablement enchaînée par Benebu
Nombre de mots : 1331... Peuh, avec un p comme piètre, je sais :(
Encore une fois, avec toutes mes excuses à Severus et à ses dames de compagnie...
Une elfe tellement imbibée de boisson qu'on aurait dû lui apposer un panneau "attention inflammable" sur le front – ou le séant, si le comportement outrancier de la créature était habituel en haut de la Tour, à présent, la crevette blonde, couineuse et masochiste… qu'avait-il fait au diable pour être ainsi maudit ?
Et Potter, sur ses traces, à l'affût, horrible petit vermine acharnée, prêt à fabriquer des preuves pour le discréditer aux yeux de tous ses étudiants… de toute l'école même, professeurs y compris !
Ce n'est pas tant qu'il se souciait de sa réputation auprès de ses élèves, une bonne potion de confusion dans leur jus de citrouille et le mal serait réparé, ni vu ni connu. Pour les professeurs, par contre, la chose n'irait pas si facilement, ils lui riraient au nez pendant des mois, voire même des années… et Elles, Elles lui fermeraient leurs lits : 32 années supplémentaires à gratter sous leurs portes, à battre le sol de ses petits talons nerveux, à attendre qu'une âme, compatissante, saoule ou myope, lui donne du « Cher Severus » pour autre chose que son habilité - immense, il va sans dire - à touiller le fond de son chaudron.
32 ans, Merlin, ça marque un homme, à ce stade n'importe qui qu'il eût pu désigner d'un prénom féminin, et qui ne soit pas sa pâle mimine, aurait bien fait l'affaire… même l'elfe, finalement...
Si au moins, elle avait su s'y prendre, si au moins il n'avait pas fait si froid…
Un rendez-vous, au chaud, à l'abri des cuisines, pourquoi pas, et la face du monde s'en put trouver changée, un petit pas pour l'elfe, certes, mais un grand pas pour l'humanité !
La reconnaissance transgenre, la mixité, le progrès !
Et tout ça, en miettes, pfiuut, en fumée, l'espoir de toute une ethnie anéanti par Potter ! POTTER !
Oh comme il enrageait, ah qu'il regrettait donc d'avoir promis, juré, à Albus, de pas toucher à un cheveu de la tête du gamin. C'était insupportable de posséder un tel échantillonnage d'épatantes petites potions et de ne pas pouvoir en faire usage. Heureusement que Dumbledore avait pensé à ça en lui faisant cadeau de son Potty doudou, ensorcelé pour retrouver ses bras et ses jambes même quand on l'avait déjà mille fois démembré.
Qu'à cela ne tienne, soirée fichue pour fichue, il pourrait toujours ressortir Potty doudou de dessous son matelas pour lui faire la coupe spéciale Inquisition qui avait fait les beaux jours de Sorcière Hebdo 1499.
Tout plongé qu'il était dans ses pensées, Severus avait perdu de vue le pauvre Colin qui n'en pouvait plus de gémir contre le mur de planches du placard à balais. A se frotter ainsi, le moment ne tarderait pas où il se retrouverait avec une kyrielle d'échardes plantées dans le fondement… Ah mais, par Priape, le petit imbécile en profiterait peut-être même pour lui demander de les lui ôter avec une pince à épiler !
Le salut est dans la fuite, Severus mon vieux.
Surtout que Potter, encore lui, devait être sur le point de lancer partout les rumeurs affolantes qui n'étaient même pas vraies.
Ne pas soupirer, ne pas soupirer, ne pas soupirer…
« Creevey, mon garçon, j'ai changé d'avis, je serai magnanime ! En trahissant ainsi vos petits camarades et l'esprit tout entier de votre stup… de votre respectable maison, vous vous êtes puni vous-même bien assez fort, souffrez donc jeune homme que je vous laisse seul triturer vos boutons d'acné… Le devoir m'appelle ailleurs ! »
A ces mots, l'adolescent poussa un cri déchirant, du genre de ceux que laissent échapper les bêtes blessées quand il s'aperçoit que le chasseur ne l'abattra pas, qu'il souffrira solitaire, comme un chien galeux que le maître n'a jamais honoré de la moindre caresse.
Chien ? Maître ? Caresse ?
« Nooooooooon, Professeur, ne me laissez pas, j'ai été méchant méchant méchant, bouuuh, que j'ai été méchant ! Vous vous souvenez de la fois où la potion de Luna Lovegood vous a explosé au nez ? Eh bien, c'était moi, Professeur, moi, encore moi, qui y avais mis des fleurs d'héliopes pour la faire punir. Je suis mauvais, mauvais, mauvais, Monsieur, aah, que je suis mauvais ! »
Severus fit un pas de côté pour s'écarter de Creevey, se frottant toujours au mur comme un exzémateux à une râpe à fromage, qui, trop occupé qu'il était à marteler ses cuisses de ses petits poings, ne le vit pas se dérober.
Ayant enfin réussi à rejoindre l'atmosphère moins méphitique du hall d'entrée, Severus se permit un bref instant de contenter les dames des portraits qui, avaient-elles dit un jour, aimaient particulièrement entendre froufrouter son austère robe noire.
C'était fâcheux que seules des peintures vieilles de plusieurs siècles aient remarqué qu'il faisait toujours garnir le bas de sa tenue d'un rang de tulle, juste parce qu'il avait lu dans la méthode éducative de Théocrate Otablôt qu'il était bon d'instiller la terreur dans les tendrons, futurs plaies d'insolence, à qui on donnait cours, en se faisant toujours précéder d'un son caractéristique. D'où bottines à talonnettes et ourlet de tulle !
A posteriori, Severus s'était demandé si Otablôt n'était pas un fieffé farfelu. On avait craint plus vite ses punitions que son pas alerte et il était même certain d'avoir entendu une fois Adrian Pucey se fendre d'un « Tiens, vlà Isadora Duncan ! » quand il était venu mettre de l'ordre dans le vacarme de son dortoir.
Bandes d'abrutis irrespectueux !
Il méritait pourtant tant le respect que les palmes académiques, s'il s'écoutait (et il s'écoutait assez souvent, inconvénient notoire des corbeaux croassant pour eux-mêmes). Ah mais non, pas de palmes, pas de respect, tout ça revenait en bloc à cette vieille toupie de McGonagall, tout juste bonne à disparaître dans sa boîte de tritons au gingembre après le couvre-feu !
McGonagall… respect… couvre-feu… gingembre… Voilà qui animait les petites roues galopantes de l'esprit de Severus.
Ah non, pas de gingembre, malheureux ! Pas d'image mentale impliquant la Minerva et le gingembre, ça valait presque en calamiteux l'association d'idée « Flitwick » et « bois bandé » !
Mais, par contre, aller informer la mégère que son précieux Potter était hors de son fichu clapier après le couvre-feu, c'était une munition qui promettrait peut-être des points en moins au petit parasite. Et si en plus, il arrivait à prouver que le sacripant entraînait avec lui son troupeau de moutons bêlant, donnant ainsi non seulement le mauvais exemple mais également la voie royale à Rusard pour les punir tous d'un coup, il se ramasserait même peut-être une sacrée retenue…
Oh oh oh, Severus mon grand, voilà qui est vipèrement brillant ! Il faut organiser ton plan en trois temps : premier temps désillusion, deuxième temps prise sur le fait de Potter, troisième temps dénonciation à l'Ecossaise.
1 2 3, 1 2 3, 1 2 3, tous ces temps lui donnaient presque envie de danser la valse…
Et c'est bien ce qu'il fit, l'imprudent, se croyant protégé, tout désillusionné qu'il était par le pouvoir de sa baguette, et oubliant d'un seul coup le clac clac de ses talonnettes et le froufrou de sa tulle, s'en allant, guilleret, vers la Tour d'Astronomie où il espérait bien que Potter et sa troupe attendraient toujours, dans l'espoir de le surprendre lui.
En chemin, il pourrait décrocher le petit tableau où dormait le gai apothicaire, entre hommes de potions, ils s'étaient déjà entendus par le passé pour se servir mutuellement de témoins.
Après ça, Potter au trou, il courrait bien vite à ses appartements, y allumerait une belle flambée et ferait sonner les cuisines pour qu'on lui fasse porter une belle tranche de cake au miel et éclats de gingembre par cette petite créature au nom charmant.
La révolution marchait dans ses pas !
On lui érigerait peut-être une statue dans l'atrium du Ministère de la Magie pour le renforcement des liens d'amitié inter espèces…
Un héros, il serait un héros !
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To be continué...
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Mici de votre lecture.
Z
