SE REFILER LE SEVY CHAUD

Chapitre 5


Poursuite et confrontation

Désolée du retard, je ne m'étais pas rendue compte… Et pour la peine, je vais poster toutes les semaines pour être sûre de ne plus être en retard… Cette semaine une nouvelle zautrice ; je lui laisse la parole.
Z

Mais non je ne suis pas mouru (et pas non plus "morue", pour ceux qui doutaient... --) ! Un peu couverte de poussière peut-être, mais sinon, ça va ! Et je profite de ce défi génial pour faire un petit retour !


Auteur :
Imajica
(Imajicain sur LiveJournal)
Pairing
: héhéhéhéhé...
Disclaimer : que JKR soit canonisée pour avoir inventé de tels persos !
Mots : 2283... J'espère que je n'ai pas fait trop progressé l'histoire d'un seul coup... Mais que voulez-vous ! Moi quand je commence sur Sevy, je ne m'arrête plus ! (sauf quand il est arrivé dans mon lit, peut-être... humhum... poursuivons...)

J'ai écris la suite plus vite que je le pensais, et j'avoue être satisfaite de ne pas avoir manqué d'inspi.

Un héros, il serait un héros !

Et pas seulement ! Car comme la plupart des jeunes pucelles stupides qui affriolaient dans le monde entier admiraient la renommée, il serait le Casanova du siècle ! Le coureur de jupon qui marquerait l'univers à tout jamais! L'homme qui illustrerait la couverture de tous les livres d'histoire du siècle prochain ! Le sorcier dont chaque poil serait l'ingrédient essentiel aux potions aphrodisiaques !

Une créature exceptionnelle. Et seul lui, Severus Snape, était digne de l'être.

Perdu dans ses rêveries, l'homme marchait d'un pas aérien vers ses appartements…

Mais ce qu'il ne savait pas, ou plutôt, avait oublié, c'est que Potty-potter, lui, atteignait en ce moment même, suivit de toute sa clique gryffondorienne, le haut de la tour d'astronomie :

- Rien, il n'y a RIEN ! se lamenta Harry en se laissant tomber à genoux sur le sol.

- Prévenez-moi quand il faudra rigoler, surtout, dit Neville, qui apparemment n'avait pas compris la situation.

- Il n'est peut-être pas venu, émit Ron d'un air dubitatif.

- Impossible, se ressaisit Harry en se remettant debout. Snape n'a pas eu de relation avec une créature du genre féminin depuis qu'il est sorti du ventre de sa mère. Il EST venu, c'est sûr. Pour voir. Pour savoir. Et il a du avoir une belle révélation, termina Potter dans un gloussement sadique.

- Donc, il a été prévenu, fit Seamus, en balançant le long de son épaule l'appareil de Colin Creevey.

Un petit gémissement saccadé parvint à leurs oreilles.

- Qui va là ? fit Harry, en tentant de cacher la peur qu'il ressentait.

Il devait tenir son rang de Survivant, tout de même.

Alors que Ron se serrait contre Dean, Seamus recula en direction de l'escalier, tout en calculant le nombre de pas qu'il lui faudrait pour se jeter à l'intérieur de la tour, de préférence, sans tomber.

Au cas où, il pourrait toujours pousser le couple savamment enlacé Ron-Dean vers la gueule du monstre, ce qui, vu la bedaine de Ron (qu'il entretenait à chaque repas), l'occuperait un petit moment.

- Win… Winky ? Qu'est-ce que tu fais ici ? s'étonna Harry.

- J'étais avec le professeur, gémit l'elfe. Le bon professeur de potion.

Ron ne put retenir un sourire salace en entendant le mot « bon ». Si il avait le même sens que le mot « bonne » qu'il disait parfois en pensant à Hermione, les choses advenues ici devaient être croustillantes à souhait.

Les cinq jeunes conspirateurs se rapprochèrent de l'elfe.

- Et alors, Winky ? Que c'est-il passé ? demanda Dean d'un air avide.

- Je… je l'avais entre les doigts, et puis… et puis… Pchuiiiit !

- Eurk, fit Harry en allant rapidement vomir par-dessus les remparts.

Hagrid ne se reprocherait jamais assez d'être sorti se promener dans le parc ce soir là.

- Il y en avait beaucoup ? demanda Seamus en tirant la langue.

Après avoir vu l'air choqué de ses compagnons, il prit un air dégoûté pour faire bonne mesure.

- Mais… Mais non ! Je n'ai pas eu le temps. Elle était petite, et…

- Mon dieu, quelle horreur ! gémit Ron.

- J'étais entrain de la réchauffer et puis… Pchuiiiit !

- Ça t'a explosé à la figure ? suggéra Dean.

- Non ! Disparue ! Envolée ! gémit Winky.

A ces mots, unis par leur solidarité masculine, les cinq compères se signèrent, par respect pour « la bête curieuse Snapienne », qui avait disparue ce soir là.

- Il est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! hurla Winky.

- Qui ça ? interrogea Harry, en rompant ainsi, la minute de silence collective.

- Le professeur ! Winky lui a fait maaaal !

- Pourtant, elle n'a pas de si grandes dents, chuchota Seamus à Dean.

- D'autant plus qu'il n'y a pas grand-chose à mordre, apparemment.

Ils se regardèrent. Et se mirent à glousser.

Harry et Ron échangèrent un regard consterné. Neville, lui, regardait les étoiles, en se disant que l'on voyait bien Mars ce soir.

Le problème était que ce n'était pas Mars, mais Saturne. Cependant, Firenze n'étant pas là pour lui faire comprendre son erreur, Neville continua à se complaire dans sa béatitude astrale.

- Par où est-il parti, Winky ? la pressa Harry.

- Par la porte, évidemment, lui dit l'elfe en le regardant comme si elle parlait à un fou.

Toute à son innocence elfique, elle ne pouvait deviner que son interlocuteur ne rêvait que d'une chose : du suicide ou de la déchéance de son bien-aimé, le professeur de potions Severus Snape.

- Vite, rattrapons-le ! Il ne doit pas être bien loin ! rugit Harry en attrapant d'un bras les deux glousseurs, et de l'autre, le rêveur et le goinfre.

- JE NE SUIS PAS GROS ! s'énerva Ron.

- Mais je n'ai rien dit ! s'étonna Potter.

- Mouais, fit le rouquin d'un air dubitatif.

Au détour d'un couloir, ils virent une forme défoncer avec entrain une armoire.

- Peeves, chuchota Harry. Il va falloir ruser.

- Laisse moi faire, dit Ron d'un ton important.

Il s'avança, et avec toute la discrétion dont il était capable, il demanda… :

- Bonjours Peeves, ça va comme tu veux ?

Les 4 autres Gryffondors, ou plutôt les trois, car le dernier n'avait toujours pas compris la situation, se lamentèrent simultanément. Décidément, le rouquin était un crétin congénital fini.

Mais l'avenir leur donnerait tort. Par chance, uniquement.

De petits râles de plaisir provenait de l'énervé qui se râpait à présent le dos avec une porte sortie de ses gonds (comme le serait sans doute McGonagall si elle apprenait leur escapade).

- Co… Colin ? Qu'est-ce que tu fais ? demanda Ron d'un air inquiet.

- Je… Me… Punis… dit entre deux respirations et trois râles le jeune blondinet, que quelques heures plutôt, la quasi-totalité de Poudlard (Malefoy inclus, et je ne donnerai pas de raison à cela) aurait qualifié d'angélique.

- Euh… Qu'est-ce que tu as fait ? continua Ron en regardant d'un air abasourdi le blondin se frapper le crâne contre une paroi du placard.

- Eh bien… Je ne sais plus… Ah si ! J'avais le professeur Snape à côté de moi, et je l'ai serré un peu trop fort… Et il m'a menacé de me punir, puis a refusé de le faire, se lamenta le blond. Alors, je le fais moi-même.

A ces mots, il reprit la porte de l'armoire, qu'il avait lâché quelques instants auparavant, et entreprit de se fesser.

- Nous sommes sur la bonne piste ! Continuons ! Vers les cachots ! s'écria Harry, en entraînant toute la troupe à sa suite.

Partant d'une allure digne d'un hippogriffe en plein galop, il courut le long d'un couloir, puis… s'écrasa contre une masse molle.

- JE NE SUIS PAS MOU ! JE SUIS PLEIN DE MUSCLES ! protesta une voix.

- Mais je n'ai rien dit ! s'étonna Harry pour la deuxième fois, tout en se massant le crâne.

- Mouais, fit la voix d'un ton boudeur.

La silhouette émergea de l'ombre, et nos jeunes héros eurent le… hum… plaisir… d'admirer Dumbledore, en costume de nuit, son bonnet de nuit, sur le crâne.

- Rose bonbon professeur ? demanda Ron.

- Vous avez quelque chose contre, Weasley ? tonna le directeur.

- Et c'est quoi ces fourrures ? interrogea Dean en soupesant les pluches qui garnissaient les manches et le col de la chemise de nuit de Dumbledore.

- Les bigoudis dans la barbe, c'est vraiment nécessaire ? demanda Harry avec un air consterné.

- Evidemment. J'ai une réputation à tenir, MOI, Potter, dit Dumby en prenant un ton important.

Les jeunes échangèrent un regard dubitatif, mais préférèrent s'abstenir de commentaires, pour le bien-être de leur maison, et de leur enveloppe corporelle, car Hermione avait la taloche facile.

- Alors, que faites-vous dans ce couloir à cette heure ? demanda le directeur.

Connaissant le caractère de Dumbledore, Harry préféra avouer la vérité, et lui fit un rapide résumé de la situation.

- Ainsi, nous poursuivons Snape ?

- Nous? demanda Harry, anticipant ce qui allait venir.

- Bien sûr, je vous accompagne ! Allons-y ! Et tant pis pour mon arthrite !

Ainsi, la bande poursuivit son épopée, qui menait tout droit dans les cachots de Snape.

Celui-ci, flânait toujours, et… se perdit. En vérité, il atterrit dans la Grande Salle, sans même s'en rendre compte.

Alors qu'il essayait de se souvenir comment il avait pu arriver en ce lieu de débauche (il n'avait jamais oublié le Bal de Noël dernier, où Dumbledore l'avait forcé à danser avec Ombrage, et ensuite à l'embrasser sur la joue, prétextant une coutume).

- Coutume idiote, d'ailleurs. S'embrasser sous le gui ! Et pourquoi pas sous un saule cogneur pendant qu'on y est ?

Seuls de véritables amoureux auraient pu lui rétorquer qu'il est tout de même un peu moins confortable et un peu plus risqué de s'embrasser sous cette espèce de saule, mais Severus était seul.

Seul avec ses sarcasmes.

Cette pensée le fit sangloter.

- Bouinnnnn…

- Severus ! Que je suis content de vous voir ! s'exclama une voix que le professeur de potion identifia immédiatement.

- Ce n'est pas mon cas, rétorqua-t-il d'un ton haineux.

- Pardon ? C'est dommage, je venais vous donner vos salaires en retard, et…

- Oooohhh ! Monsieur le directeur ! Quelle bonne surprise ! fit Snape, obséquieux.

- C'est trop tard. Je suis peut-être vieux, mais pas idiot, le morigéna Dumby.

Snape émit un regard qui en disait long sur ses pensées, et Dumbledore préféra l'ignorer, pour sa bonne estime personnelle.

- Regardez qui j'amène avec moi ! fit le gérant des fonds de Poudlard, d'un ton enjoué.

Snape sentit son estomac gargouiller et ses yeux sortir de leurs orbites à la vue de Potter, Thomas, Londubat, Finnigan et Weasley-la-belette (un petit surnom affectueux qu'il lui avait donné dès sa première année), qui lui faisaient de petits signes moqueurs de la main.

Il sortit sa baguette.

- POTTTEEEEEEEERRRR ! éclata Snape.

- Wahou, je ne savais pas que ton nom était si long, commenta Ron à l'oreille de Harry.

- A mes bottes ! ordonna le professeur de potions.

- Je ne suis pas un elfe de maison ! protesta Harry.

- Non ! Vous êtes pire !

- C'est sûr, je n'ai pas, leurs… talents ! ricana la taupe gryffondorienne avec un sourire salace.

Severus se sentit virer au rubicond.

Il sait. Il sait, il sait, il sait. Heureusement, il n'a pas de photos. Et le vieux fou sait aussi. Je suis fini, fini, fini.

Tout en essayant de ne pas céder au désespoir avant d'avoir fait disparaître de la terre celui qui l'avait toujours prodigieusement énervé, Snape se redressa et fit étinceler l'extrémité de sa baguette.

Mais non ! Pas celle-là ! Bande de perverses !

- Severus, vous m'avez promis de ne jamais lever la main sur Harry… dit gravement Dumbledore (voir Ch. 2).

- En effet. Mais voyez-vous, sous le choc de vous voir dans une telle tenue, j'ai subitement et fortuitement perdu la mémoire, fit ce dernier, en adoptant un ton dégagé.

Dumbledore partit bouder dans son coin. Neville essaya de le réconforter en lui parlant d'astrologie, mais le directeur l'envoya, poliment et simplement, se faire cuire un œuf sur la tête de Hermione.

Tout en sachant que celle-ci n'apprécierait sans doute pas la plaisanterie, Neville partit, en bon petit Gryffondor obéissant, à sa recherche. Il la trouva bien plus tard dans un endroit que la décence m'empêche de citer.

Quoique…

Il la trouva dans un chaudron de Snape, prête à jaillir au troisième « Fouettez-moi professeur ! », que dirait le petit réveil, programmé à sonner dès que Severus rentrerait dans son bureau.

Mais chut… Revenons à notre histoire…

Snape s'approcha, l'écume aux lèvres, en direction du Potter larmoyant, qui s'humectait le front avec son mouchoir, et son pantalon… avec quelque chose que la décence m'empêche une nouvelle fois de citer.

Quoique…

Non, je vais m'en tenir à la censure et à la décence cette fois ci. Ne prenez pas cet air surpris, voyons !

- Alors potty-potter ? qu'est-ce qu'on dit ? jubila Snape.

- Pitié ?

- Non.

- Mansuétude ?

- Non.

- Apitoiement ?

- Non.

- Indulgence ?

- Non.

- Humanité ?

Snape ricana.

- Cessons de rire, Potter, dit Severus en se ressaisissant.

Harry se garda bien de lui faire remarquer que dans la pièce, seul lui riait.

- FLAGELLIUS ! hurla le professeur aux chaudrons nauséabonds (et Hermione en connaissait quelque chose).

Aussitôt, des mains invisibles et armées de fouets divers, ainsi que de martinets, commencèrent à flageller le dos et tous le corps du pauvre Survivant, dont l'honneur, lui, ne survivrait pas.

- NOON ! éclata une voix.

Une petite comète portant une perruque blonde fonça et protégea Harry des coups.

C'était Creevey.

- Ouf, merci Colin, soupira la taupe-à-lunettes en s'essuyant le front.

Il croyait sans doute que son ami avait voulu le protéger, mais la vérité était toute autre.

En faisant protection de son corps aux mains armées de fouets, Creevey recevait les coups. Avec jouissance. Avec plaisir. Avec ravissement.

Harry s'écarta prudemment de celui-qui-était-autrefois-son-ami, et contre qui le sort s'était visiblement retourné.

Non pas, que Harry était contre la liberté sexuelle. En tant que Survivant, il était pour l'unification des races et la réalisation des fantasmes divers.

Enfin, ça, c'était ce qu'il disait quand on lui posait la question.

Après avoir réajusté ses lunettes, qui glissaient toujours dans les moments cruciaux, Harry jeta un regard à Snape.

Et il comprit que tout n'était pas fini en voyant la silhouette baveuse en face de lui.

Oh non. Loin de là.

Vous trouverez le lien vers le profil d'Imajica dans les auteurs favoris de SevyS Now the Community. Et le week-end prochain un nouveau chapitre des folles aventures de Sevy Snape !!!! A moins que vous veniez faire un tour sur notre communauté sans attendre jusque là…

Mici de nous avoir lues et gros zoubis
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