Harry ouvrit difficilement les yeux. Un mal de tête atroce le fit presque pleurer, il était complètement désorienté. Il se leva avec peine et se mit en quête d'un caleçon ou du moins d'un vêtement à se mettre. Il rampa littéralement jusqu'au milieu de la pièce et ne reconnu rien. Il se rallongea à même le sol et ferma un moment les yeux. Il réalisa que si Ron venait à rentrer dans la chambre, il trouverait risible de trouver son meilleur ami nu sur le sol en train de chercher un vêtement à se mettre ainsi qu'un point de repère. Il avança d'encore quelques centimètres (effort insurmontable après une veille de fête aussi arrosée) et trouva enfin quelque chose à enfiler. Il passa une jambe puis une autre et se retrouva coincé au niveau des cuisses. Le morceau de linge qu'il essayait vainement d'enfiler, au lieu d'être comme il l'avait espéré un caleçon était en fait une culotte ou plutôt un string (Harry aurait eu du mal à faire la différence même si ça avait été un sèche-cheveux, mais ça c'est autre chose). Il parvint à se redresser et à tenir sur ses pieds pendant un petit moment avant de se retrouver étalé sur le sol, le tapis amorti le choc et Harry ne fit presque pas de bruit. Il progressa jusqu'au lit qu'il avait quitté juste avant et essaya de remonter en s'accrochant aux draps blancs. Il s'affala sur une boule qui gigota et le repoussa violemment.
-Ho…
La voix féminine ne pouvait pas être celle de Ron, ni la sienne puisque ce n'était pas lui qui s'était parlé à lui-même. Harry ferma les yeux et se concentra. Le blanc, c'est ce blanc qui le choquait. C'était trop blanc. La chambre de Ron ne portait pas le moindre blanc. Soit la chambre avait été repeinte en blanc dans la nuit, soit il n'était pas dans la chambre de Ron. La première solution étant assez improbable, il en vint donc à la conclusion qu'il n'était pas dans la chambre de Ron. Dans un deuxième effort de concentration qui manqua de lui arracher les tempes, Harry chercha à qui pouvait appartenir la voix. Il chercha une fille, au Terrier cela aller de soi, qui avait soit repeint la chambre de Ron et subtilisé son lit, soit installé Harry dans le sien… Ginny ! Un éclair frappa Harry, il sortit subitement du brouillard. Tout lui revenait maintenant, la soirée où il avait bu, trop peut-être, la discussion avec les Weasley, celle avec Ginny et… et la nuit…
Il trouva son caleçon jeté sur la lampe. Il l'enfila en vitesse. Il commençait à réaliser la portée de ses actes. Il avait… et avec… Non, il n'avait pas pu. Que dirait Ron ? Le lui cacher. Oui, c'était la meilleure idée. Mais Hermione finirait par s'en rendre compte, que lui dirait-il alors ? Qu'il avait abusé de sa meilleure amie après une soirée de fête ? Qu'il regrettait ? Mais regrettait-il au moins ? Harry ferma les yeux et tenta de se remémorer sa nuit. Non ! Non, il ne regrettait pas. Que faire ? Que dire ? Comment agir ? Et Ginny, que dirait-elle ? Harry fit la première chose qui lui passa par la tête (donc la plus idiote), il attrapa toutes ses affaires et sortit en courant de la chambre de Ginny. Tout le Terrier semblait encore dormir et toujours ce mal de tête.
Harry ouvrit la porte de la chambre de Ron. Il entra et ferma la porte tout doucement pour ne pas faire de bruit. Il s'avança sur la pointe des pieds jusqu'à ce qu'un « hum » féminin ne le fige. Il resta un moment sur un pied, l'autre à quelques centimètres du sol, sans bouger. Ron était avec une fille, cela ne plairait sûrement pas à Hermione. Harry se fit la remarque intérieure de ne rien lui dire. Il ressortit doucement et referma la porte. Il tenait toujours ses vêtements à la main, ne savait pas où aller et était totalement déboussolé par une migraine abominable. Il enfila son pantalon. Il ne pouvait quand même pas retourner chez les Dursley quand même. Si Sirius avait été là… Sirius. Le 12 Square Grimmault. Harry descendit au rez-de-chaussée. Il fut soulagé de ne pas y trouver Mme Weasley. Il enfila une chaussure et se dirigea vers le salon. Il attrapa une poignée de poudre de cheminette, la jeta dans la cheminée et dit « Square Grimmault ».
Il arriva dans le salon du 12 Square Grimmault, avec un pantalon enfilé à l'envers, une chaussure et le reste de ses vêtements dans les bras. Il fut surpris de se retrouver face à Lupin qui se réveilla à son arrivée. Il sursauta et regarda Harry bouche-bée. Il se redressa de son fauteuil (dans lequel il semblait avoir passé une assez mauvaise nuit).
-Harry ?
-Euh… oui…
-Hum… C'est une fille ?
Harry se sentit rougir.
-Euh…
-T'en fait pas, je serai muet… si tu l'es aussi…
Il baissa un peu la voix.
-… je suis ici pour les mêmes raisons que toi…
-Ha, je vois…
-Je sais bien que c'est chez toi, maintenant, mais ce matin quand je me suis réveillé, un mal de tête atroce, dans le lit d'une ravissante jeune femme que je connais trop, je me suis posé plein de question, trop… Je me suis demandé ce que je devais faire et… c'est fou, mais la première idée qui m'est venu et que si Sirius avait été là, je serai allé le voir… et ça m'a fait penser à… enfin, à ici, quoi…
-Oui, je… je connais, répondit Harry en essayant de s'habiller convenablement. Euh… professeur…
-Je ne suis plus ton professeur depuis longtemps, Harry…
-Oui, je… vous n'auriez pas une aspirine ?
Remus Lupin se leva et l'amena à la cuisine où il lui servit une potion dégrisante. Harry l'avala dans une moue et se retourna.
-Harry ?
-Oui ?
-Qui était ta jeune fille ?
-Et vous professeur ?
Lupin sourit.
-Ça va, j'ai compris.
Harry se retourna de nouveau.
-Et Harry.
-Oui ? demanda Harry sans se retourner cette fois.
-Je ne suis plus professeur…
Harry rigola et alla s'installer dans un fauteuil près de celui où il avait trouvé Lupin plus tôt. Harry se rendormit très vite et ne se réveilla que vers onze heures. Il se leva avec une douleur au cou et constata que Remus n'était plus là. Il soupira et commença à se masser le cou pour faire passer sa douleur quand le visage de Molly Weasley apparu dans la cheminée.
-Ha Harry ! Tu nous as fait une peur bleue…
-Je suis désolé Mme Weasley, je… je n'y ai pas pensé…
-Pourquoi es-tu parti ?
-Je… je voulais revisiter ma maison, mentit Harry.
-Ha… et maintenant que tu as « revisiter » ?
-C'est encore plus en ruine…
-Oui… euh… tu as déjà déjeuné ?
-Euh… pas encore.
-Ben, viens alors. Après, il faudra que vous alliez au Chemin de Traverse, vos lettres viennent d'arriver…
-Ha ! Oui. J'arrive.
Mme Weasley disparu de la cheminée et Harry prit de la poudre de cheminette. Que ferait-il une fois au Terrier ? Une fois face à Ginny ? Il prit la résolution de lui parler et passa la cheminée.
Tout le monde était à table quand Harry arriva. Il entra sous le regard mi-inquiet mi-coléreux d'Hermione, celui (compréhensif ?) de Ron et enfin, celui de Ginny. Son regard lui fit mal au cœur, elle semblait perdue, partagé entre la peur et la tristesse. Il s'assit face aux deux filles, à côté de Ron.
-Tu veux quoi, Harry ? demanda Mme Weasley brisant l'inconfortable silence qui s'était installé entre eux.
-Euh… Je… je n'ai pas faim en fait… Je crois que je vais aller prendre une douche…
Harry se leva. Il sentit le poids de la culpabilité peser sur son estomac (ou était-ce les restes d'alcool). Il marcha pitoyablement jusqu'à la salle de bains où il s'enferma avant de se laisser glisser contre la porte. Jamais il ne pensait pouvoir se sentir aussi mal. La douleur crânienne revint à la charge. Il se releva et se glissa dans la douche. L'eau chaude sur son corps eut l'effet de le détendre et il commença à réfléchir à toute vitesse. Première chose à faire était d'arriver à parler à Ginny seul à seule. Deuxièmement, s'excuser d'être parti comme un sauvage. Et enfin, troisièmement, encaisser tous les coups, injures, sorts et autres de Ginny. Harry arrêta l'eau. Il était resté suffisamment dans l'eau à ne rien faire, à repousser l'échéance au maximum. Harry ouvrit le rideau de douche et constata que la porte était ouverte et que ses vêtements avaient disparus. Il attrapa une serviette et s'en couvrit. Il sortit de la salle d'eau et se dirigea vers la chambre de Ron (où il dormait), il entra et trouva Ron couchait sur son lit. Harry se dirigea vers son lit.
-Où est ma malle ? demanda t-il surpris.
-Par la fenêtre, répondit Ron énigmatique.
Harry regarda par la fenêtre et eut la désagréable surprise de voir sa malle, ainsi que son contenu dans le jardin du Terrier.
-Qu'est-ce qui t'as pris ? s'énerva Harry.
Ron se leva d'un bond et regarda Harry de haut. Il fronça les sourcils et ferma les poings.
-Tu me le demandes ?
-Oui.
Harry ne vit pas le poing arriver et se retrouva sur le sol. Il se releva, s'attendant à un autre coup.
-QU'EST-CE QUE TU LUI AS FAIT ? gueula Ron.
-De quoi tu parles ? demanda Harry en se massant la joue.
-De ma sœur ! Ce matin, tu n'étais pas là et elle s'est enfermé dans sa chambre avec Hermione. Et tout à l'heure quand tu es monté te laver, elle a fondu en larmes ! Qu'est-ce que tu lui as fait ?
Ron attrapa Harry par le col et le souleva contre le mur. Harry sentit l'adrénaline envahir ses veines. Il tourna violemment la main de Ron de manière à le faire le lâcher. Sous la douleur, Ron lâcha prise et Harry atterrit sur ses pieds. Il reçut un deuxième coup sur la joue avant de comprendre ce qui lui arrivait. Jamais il n'en était venu aux mains avec Ron. Il évita un troisième coup et se jeta sur Ron, il le plaqua au sol en évita le plus de coups possibles. La porte s'ouvrit. Hermione et Ginny entrèrent. Harry réalisa qu'il ne portait qu'une serviette (qui heureusement avait tenu) et laissa quelques secondes à Ron pour retourner la situation. Il se retrouva sur le ventre, étranglé par Ron.
-RON LÂCHE-LE ! ordonna Hermione.
Ron s'exécuta et Harry se remit à respirer.
-Merci, dit Harry.
Hermione lui lança un regard glacial.
-Ron viens, dit-elle en laissant Ginny seule avec lui.
-Je… commença Harry, ne sachant pas comment s'excuser.
Ginny s'approcha d'Harry et lui tendit sa baguette.
-Tu l'avais oublié dans ma chambre, dit-elle.
Il la prit, ouvrit la fenêtre et appela ses affaires grâce à plusieurs « accio ». Un silence contraignant s'était installé entre eux et Harry hésitait à le briser. Il se décida enfin à commencer, se retourna et vit Ginny en sanglot sur son lit. Il s'approcha d'elle.
-Ginny, ne pleure pas, tenta t-il.
-Que je… ne… pleure pas ? demanda t-elle entre deux sanglots.
-Oui, je suis désolé…
-Tu es désolé pour quoi ?
-Ben pour… euh…
-Tu vois ! Tu ne sais même pas pourquoi tu devrais être désolé !
-Je…
-Non ! Je vais te le dire moi, pourquoi tu devrais être désolé. Pour m'avoir lâchement abandonné au matin, pour être partis comme un lâche alors que moi je venais de te donner ce qu'il y a de plus précieux ! Encore une fois, tu n'as pas pensé au mal que tu me ferais ! Et maintenant, je suis partagée entre l'amour que j'éprouve pour toi et la haine que tu m'inspire…
-Ginny, je suis désolé… je… je n'ai pas réfléchi… et…
Elle allait encore le couper, mais il fut plus rapide et posa sa main sur sa bouche.
-…attends, avant de ma couper encore… Je suis désolé pour m'être conduit comme ça… Je… C'était la première fois pour moi et… et je n'ai pas su comment réagir… j'ai paniqué, je me suis demander comment tu allais réagir… j'ai cru que j'avais tout détruit, que j'avais détruit ce qu'il y avait entre nous… Alors, Ginny, s'il te plait, pardonne-moi… pardonne-moi pour t'avoir tan pris sans rien en retour… pour ne pas avoir compris que c'était important pour toi… pour ne pas avoir su partager.
Une larme coula le long de la joue de Ginny, Harry posa sa main sur sa joue et essuya la larme du pouce puis il se leva et se retourna. Il allait passer le pas de la porte quand la voix de Ginny retentit lente et émue :
-Je… je te pardonne…
Harry se retourna, il retenait difficilement les larmes.
-Il me faudra du temps pour oublier complètement, mais… mais tu peux encore te rattraper…
-Merci, répondit Harry en baissant la tête.
Il sortit (toujours en serviette) et passa devant ses deux meilleurs amis qui le regardèrent sévèrement.
-J'espère pour toi qu'elle ne pleure plus, sinon je ressors pour t'en mettre une autre, dit Ron en entrant dans sa chambre.
Hermione regardait Harry, avec un mélange de pitié et de compassion.
-T'as trouvé les mots justes ? demanda Hermione.
-Je sais pas… et toi, avec Ron ? changea de sujet Harry.
-Hum… C'est… ouais, répondit Hermione en rougissant violemment.
Harry sourit mais son sourire se brisa quand il se souvint de son passage rapide dans la chambre de son ami.
-Hermione… euh… est-ce que… est-ce que tu sais si une autre fille à passé la nuit au Terrier ? demanda t-il en hésitant.
-J'en sais rien, pourquoi ?
-Pour rien…
Trois jours s'écoulèrent à partir de la « réconciliation », mais Ron restait toujours à l'écart de Harry et le trio qu'ils avaient toujours formé semblait se dissoudre. Harry fut satisfait de voir que sa relation avec Ginny s'améliorait, certes il ne l'avait plus embrassée ou serrée dans ses bras depuis, mais elle lui parlait comme avant. Harry remarqua aussi que Ron et Hermione se comportaient bizarrement. Lui restait le plus loin possible d'elle, il restait assez souvent seul puisque il ne parlait presque plus à Harry. Et elle, elle rougissait à chaque fois que leurs regards se croisaient ou alors semblait embarrassée quand on parlait de Ron. Harry tentait de se réconcilier avec Ron, mais il restait quand même une tension.
-Ron ? appela Hermione.
-Hum ? répondit-il sans lever la tête.
-On va faire une partie de Quidditch, ça te dit ? demanda Ginny.
-Ouais, bof… pas trop envie…
Ils s'éloignèrent rapidement de Ron et rejoignirent le terrain où ils jouaient habituellement. Harry s'envola et oublia subitement tous ses problèmes, ils oublia instantanément toute la tension qui régnait autour de lui depuis quelques jours. Il voltigea durant une dizaine de minute avant de retourner près des filles. Elles étaient toujours au sol et Ginny était dans une discussion avec Hermione. Harry se reprocha rapidement.
-…mais, je sais… c'est juste que j'ai peur, conclut Hermione.
-De quoi vous parlez ? demanda Harry.
-Hermione a peur de voler…
-Et alors ? Tu dois bien avoir peur de quelque chose toi aussi, non ?
-Pff…
Ginny monta sur son balai et décolla. Hermione hésita un instant et s'appuya lentement sur le manche de son balai. Elle donna une impulsion dans le sol et décolla lentement. Elle se dirigea doucement en prenant soin de ne pas basculer dans le vide. Harry l'observa, il lui semblait étrange qu'une fille aussi brillante qu'Hermione est du mal à faire une chose qui lui semblait si simple, si naturelle. Il s'approcha d'elle et se laissa glisser à côté d'elle.
-Alors, c'est comment ? demanda Harry.
-Effrayant.
-T'exagères, je suis sûr que ça t'éclate…
-Oui, c'est vrai que c'est pas mal, mais c'est quand même effrayant !
Après un quart d'heure d'adaptation, Hermione commença à voler relativement bien, même si ce qu'elle faisait paraissait ridicule comparé aux pirouettes de Ginny et encore plus comparé à celles d'Harry. Il commencèrent une partie où Hermione et Ginny faisait équipe contre Harry. N'étant que trois, les règles avaient été quelque peu modifié : il fallait toujours faire passer le souafle dans les cercles, mais il n'y avait pas de gardien, pas d'attrapeur, pas de batteurs et pas d'autres balles. Harry était mené deux cents trente à vingt quand Ron arriva près du terrain. Ils les regarda jouer un moment (trois buts de plus pour Ginny et Hermione) et se décida enfin à monter sur un balai.
-Je peux jouer ? demanda t-il.
-Oui, bien sûr, répondit Ginny. Tu te mets avec Harry.
Il sembla hésiter et se décida finalement. Il attrapa la balle des mains de sa sœur et l'envoya brutalement à Harry, qui la rattrapa d'extrême justesse. Harry partit comme une flèche en direction des buts adverses, mais Ginny lui piqua la balle et l'envoya à Hermione. Ron intercepta la balle et l'envoya à pleine puissance vers Harry, qui cette fois ne parvint pas à l'avoir. Harry se tordit de manière impressionnante, il lâcha son balai et se jeta sur le souafle, il le rattrapa et resta suspendu dans les airs, rattrapé par les pieds à son balai. Il tira la balle vers Ron qui ne fit que la détourner dans les buts de Ginny et Hermione. Harry remonta sur son balai en un coup de rein et se rapprocha à toute vitesse de son camp.
-T'as faillit rater le souafle, critiqua Ron.
-T'as même pas réussi à arrêter la passe que je t'ai fait…
Ginny remit la balle en jeu, elle fit une passe à Hermione. Celle-ci se dirigea vers les buts, elle vit Ron arriver sur elle, surprise, elle ne fit pas la passe immédiatement. Quand elle se décida enfin, Ron se mit debout sur son balai, attrapa le souafle en l'air et retomba agilement sur son balai. Il monta en piqué avant de retomber en prenant de la vitesse. Il n'envoya pas le souafle, il se contenta de le lâcher. Dans un bruit métallique, il marqua un but.
-Avoues qu'il était plus beau que le tien, railla Ron.
-Verras… marmonna Harry.
Hermione fit une passa rapide à Ginny. Elles progressèrent rapidement en se faisant de plus en plus de passes. Harry s'éleva subitement et rata son interception de peu. Il se laissa retomber en chandelle vers l'arrière et attrapa le souafle avant qu'il ne parvienne à sa destinataire. Harry envoya le souafle vers Ron. Il le bloqua difficilement, déjà Ginny était sur lui. Il plongea vers le sol, remonta en chandelle, enchaîna des tonneaux, rien n'y fit, Ginny l'empêcher de progresser plus vers les buts. Harry était en position parfaite pour marquer. Ron feinta une passe et tira vers l'anneau de droite. Hermione bloqua la balle avec une adresse qui surpris tout le monde (y compris elle). Elle tira à son tour vers les buts désormais vide de Ron et Harry. Le souafle passa dans un anneau et Ginny et Hermione se jetèrent l'une sur l'autre dans un cri de joie.
-T'aurais du faire la passe !
-Et toi tu avais largement le temps d'intercepter le souafle !
-Si tu joues comme ça, je te prends pas cette année !
-ARRÊTEZ ! hurla Ginny.
Elle vola vers eux.
-DESCENDEZ ! TOUT DE SUITE !
Ils s'exécutèrent. Ils atterrirent près des deux filles.
-On dirait des bébés, je m'attendais à mieux de vous deux !
Elle s'éloigna. Hermione jeta un regard noir à Ron.
-Ça donne presque envie de devenir lesbienne ! dit froidement Hermione avant de s'éloigner.
-C'est Hermione, qui a dit ça ? demanda Ron très surpris qu'un telle mot sorte de la bouche de sa petite amie (voire ex-petite amie, si elle appliquait ses paroles).
-Je crois qu'il nous l'on changée, rigola Harry.
-Ouais, c'est quand même inquiétant… imagine qu'elle le devienne vraiment…
-Je vois ça super bien : « Hermione Granger embrasse Ginny Wesley, par Rita », répondit Harry dans une caricature de théâtre.
Ron éclata de rire et Harry aussi. Ils en tombèrent au sol et restèrent un moment avant de réussir à se relever. Ron s'essuya les larmes et regarda Harry.
-Tu m'excuse de mettre comporté comme un idiot ? demanda Ron en lui tendant la main.
Harry esquissa un sourire et empoigna sa main.
-Bien sûr. Et j'espère que tu me pardonnes de mettre conduit comme je me suis conduit avec ta sœur.
Ron soupira et fit une moue hilarante signifiant une intense réflexion.
-Je suppose que si elle t'a pardonné, je dois le faire aussi…
Voilà, j'espère que ça vous a plu... Je sais, je sais... mais je trouvais qu'il manquait un peu de réalisme vis à vis des relations amoureuses dans cette histoire, donc voilà...
J'espère que c'est bien écrit parce que ça devrait (comprenez ce que vous voulez, lol)...
A+ pour un prochain chapitre (que je tarde à pondre...)
