Titre : le passé déterré

Auteur : Sladana

Disclaimer : tout appartient à JK Rowling qui a ruiné ma vie avec son dernier bouquin mais ceci est une autre histoire.

Note : Je ne tiens pas compte du six d'ailleurs je ne pense pas pouvoir écrire quoi que ce soit après un pareil livre, c'est bien trop déprimant. Pour tout ceux qui ont déjà lu Harry Potter and the half blood prince j'espère que ceci leur remontera un peu le moral.

Bonne lecture

chapitre 1

Au petit matin elle avait prit une importante décision. A quoi bon fuir son passé puisqu'il vous rattrape toujours ? C'est pour cela qu'elle allait retourner en Angleterre. Elle rassembla toutes ses affaires dans sa voiture et se dirigea vers le village de ses ouvriers. Elle les paya de leur travail et vendit la mine à l'un d'eux pour une somme dérisoire. Ils ne comprenaient pas ce départ si soudain mais ils ne posèrent pas de questions. Ils étaient aussi tristes de la voir s'en aller qu'elle en avait de partir mais elle n'avait pas le choix. Elle avait une mission, abandonnée depuis longtemps qu'il lui fallait remplir. Elle reprit la route, en moins d'une heure elle avait tiré un trait sur sa vie au Ghana. Quand elle fut hors de vue du village elle fit décoller le break bleu, ainsi elle arriverait plus vite. Elle veilla à enclencher le mode « invisible » qu'elle avait elle-même installé. Il n'y avait vraiment que dans les airs qu'elle était bien, comme au dessus de ses problèmes. Elle ouvrit le toit pour profiter de la brise et du soleil. Elle vola ainsi toute la journée, l'autoradio à fond. Quelques heures plus tard, c'est en chantant à tue-tête « Yellow submarine » qu'elle parvint en Angleterre mais malgré les apparences elle n'était ni insouciante ni joyeuse, c'était juste un moyen pour elle de garder son calme. Elle fit atterrir la voiture dans un terrain vague puis se mêla aux autres automobiles. Elle savait où elle allait. Elle n'avait qu'un souhait, le voir et s'assurer qu'il allait bien. En théorie elle n'en avait pas le droit. On avait fortement déconseillé à « celle qui soutenait le traître » de le voir. Mais cela n'importait plus à la sorcière. Lily lui avait demandé de veiller sur son fils s'il arrivait quelque chose à elle, à son mari ou au parrain de l'enfant. Cela était arrivé mais on lui avait refusé de s'occuper de l'enfant. Et cette demande ayant été faite oralement elle ne donnait aucun droit à Katiouchka. A présent elle voulait honorer cette requête mais avant tout pas question d'agir sans réfléchir. Pendant deux jours elle observa donc Harry Potter et sa famille. Katiouchka n'avait jamais vraiment aimé Pétunia mais après ces deux jours elle la détestait. Comment pouvait-elle laisser son mari traiter son neveu de la sorte ? Si Harry avait été bien traité elle serait partie. Elle lui aurait peut-être rendue visite puis serait repartie, rassurée. Mais Harry était malheureux, cela ne faisait aucun doute. Elle voyait son chagrin et son manque d'affection. Durant ces deux jours aucun Dursley n'avait eu un geste amical envers lui.

C'est donc le troisième jour de son retour qu'elle frappa à la porte du 4 Privet Drive. C'est Harry qui vint ouvrir et Katiouchka remarqua sa ressemblance avec son père, c'était frappant. Elle s'arrêta un instant sur ses yeux.

- Tu as de très beaux yeux, Harry Potter. Je désirerais voir ta tante.

- Veuillez patientez, dit-il poliment, surprit des paroles de cette petite femme au teint halé.

Il revint quelques instants plus tard, accompagné de Pétunia qui pâlit en la voyant.

- Kat…Katiouchka ? bredouilla t-elle.

- Bonjour Pétunia, dit calmement cette dernière. Puis-je entrer ?

- Si vous voulez, je…suivez-moi.

Pétunia entraîna la sorcière dans le salon où un gros garçon était avachit devant la télévision.

- Dudley chéri, pourrais-tu aller regarder la télévision dans ta chambre ?

- Non, répondit sèchement le dit Dudley.

- Tu montes immédiatement !

Le garçon, surprit par ce changement de comportement quitta rapidement la pièce. Harry se tenait toujours à l'écart, observant la nouvelle venue.

- J'aimerais te parler en privé, dit Katiouchka à Pétunia qui se tourna vers Harry.

- Tu ne voudrais pas monter un instant ?

Harry ne répliqua pas mais on voyait à son visage l'étonnement de n'être pas renvoyé comme un malpropre dans sa chambre. Cela ne fit qu'augmenter sa curiosité pour l'inconnue. Une fois seules Katiouchka s'assit dans un fauteuil comme si elle était chez elle, pas question de montrer à cette femme qu'elle avait des doutes sur son droit d'être là et de lui demander ce qu'elle allait lui demander.

- Alors, qu'est-ce que vous devenez ?

- Pas de manières entre nous, Pétunia ! Je ne suis pas venu là pour faire la causette. Je veux te parler d'Harry.

- Harry va bien comme tu as pu le constater.

- Je ne le trouve pas si en forme que ça. Particulièrement hier quand il devait laver toutes les vitres de la maison pendant que ton fils jouait à des jeux vidéo. Ou bien ce matin quand il n'a eu pour seul petit déjeuné qu'un quart de pamplemousse !

- Je…écoutez…je suis désolée.

- Ce n'est pas à moi que tu dois le dire mais à Harry.

- Je l'ai recueilli chez moi. Je l'ai fait pour ma sœur et…

- Tu n'avais pas le choix ! Et ne parles pas de Lily, tu n'es pas venue à son enterrement ! Mais oublions un instant le passé. J'ai quelque chose à te proposer.

Pendant ce temps Harry était monté dans sa chambre et avait ressortit l'album photo de ses parents. Il avait déjà vu cette femme quelque part, il en était sûr. Elle avait vieilli mais c'était bien elle qui se trouvait à côté de sa mère sur la photo de mariage de ses parents. Comme Sirius elle devait être leur témoin. Un grand vide occupait son cœur depuis la mort de Sirius, et de grands remords aussi. Il se sentait terriblement responsable malgré ce que tous affirmaient. Voldemort était de retour et tous le savaient. Mais que voulait cette femme ? Pourquoi arrivait-elle maintenant ? Il devait s'en méfier. Mais la curiosité l'emportant il redescendit et écouta à la porte ce que les deux femmes se disaient.

- Je ne peux vous laisser faire ça Katiouchka. Je n'en ai pas le droit.

- Pétunia, malgré tout tu connaissais ta sœur. Tu sais qu'elle aurait été d'accord avec moi.

- J'ai des ordres. Ici il est en sécurité.

- Depuis quand t'intéresses-tu à sa sécurité ?

Harry s'était rapproché pour mieux entendre. Comprenait-il bien ? Elles parlaient de lui ?

- Mais si tu veux tranchons, dit Katiouchka, demandons lui de choisir.

- Je vais le chercher.

- Pas la peine. Harry tu peux entrer.

- Je…je ne voulais pas, tenta le jeune homme gêné d'avoir été découvert

- Ce n'est pas bien grave, on aurait tous fait la même chose à ta place. Particulièrement ton père.

- Vous connaissiez mon père ?

- Oui mais pas autant que ta mère. Lily était ma meilleure amie.

La voix de Katiouchka s'atténua en prononçant ces mots, cela faisait 15 ans mais c'était toujours dur d'admettre que Lily « était » sa meilleure amie.

- Personne ne m'a jamais parlé de vous.

- Cela ne m'étonne pas. Mais sache que j'ai toujours été amie avec tes parents.

- Comment savoir si vous n'êtes pas aussi un traître ?

- Sirius Black n'était pas un traître !

- Je sais, dit Harry surpris que cette femme prenne si ardemment la défense de Sirius, je sais que Pettigrow était le traître depuis déjà deux ans. Je sais que Sirius était innocent et mon parrain. Mais si vous étiez si proche de mes parents comment ce fait-il que vous ne soyez pas ma marraine ?

- J'étais plus proche de Lily, j'étais aussi proche d'elle que Sirius l'était de James. Quand ta mère a su qu'elle était enceinte nous nous sommes longtemps chamaillés avec Sirius pour savoir qui de nous serait ton parrain ou ta marraine. Alors tes parents ont tranchés. Si leur enfant était une fille j'étais la marraine et si c'était un garçon c'était Sirius. Le perdant aurait été le parrain ou la marraine de leur second enfant…

- Qu'ils n'ont jamais eu, termina Harry. C'est bien beau tout ça mais que voulez vous ?

- Je suis venue voir si tu allais bien, j'aurais dû le faire il y a longtemps mais…je ne suis pas vraiment la bienvenue dans ce pays.

- Pourquoi ?

- Parce que j'étais persuadée de l'innocence de Sirius et que personne ne me croyait. A l'époque j'étais vue comme « celle qui défendait le traître ». Même Remus se méfiait de moi. Alors je suis partie.

- Et que dois-je choisir ? Vous avez dit que vous me laisseriez choisir. Mais quoi ?

- Je…je voulais te proposer de venir avec moi.

- Quoi !

- Ecoute, tu n'es en sécurité nulle part. Ici encore moins. Le seigneur des Ténèbres sait où te trouver…

- Mais Dumbledore m'a dit de rester ici, j'ai confiance en lui.

- Il s'est déjà trompé de par le passé. Il ne m'a pas cru et un innocent a passé 13 ans à Azkaban. Je ne veux pas te raconter d'histoires, je n'ai aucun droit de te demander de venir avec moi. Tu ne me connais pas et j'ai passé 15 ans à l'étranger. Mais ta mère m'a demandé de veiller sur toi et j'ai peur qu'il ne t'arrive quelque chose si tu restes ici. Alors à toi de choisir.

- Sirius aurait approuvé cette décision ? Est-ce qu'il aurait été d'accord que vous m'emmeniez ?

- Oui, il aurait fait la même chose à ma place. Lui et moi t'aurions laissé si tu avais été prêt de Dumbledore mais ici tu es seul. Harry, je te propose des vacances. Nous irons où tu veux. Je sais que tu n'as pas choisi cette vie, que tu veux une enfance normale. Moi je te la propose le temps des vacances. Je te ramène quand tu veux, où tu veux. Enfin, si j'estime que tu y es en sécurité.

Harry réfléchit. Il faisait confiance à cette femme, elle ne lui inspirait que de la loyauté et de la sincérité. Elle pourrait l'emmener chez les Weasley ou au manoir des Blacks. Ron ne lui avait pas écrit mais il supposait que Dumbledore le lui avait interdit. Malgré lui il avait encore de la rancune envers le sorcier. S'il lui avait tout dit peut-être que Sirius serait encore en vie. Alors il décida d'accepter. C'était probablement inconsidéré voire à la limite du suicide que de suivre une inconnue mais il voulait en savoir plus sur ses parents et leurs amis. Sirius et Remus lui en avait peu parler ou alors surtout de son père. Mais il devait avouer qu'il en savait peu sur sa mère.

- Très bien, je pars avec vous.

- Tu ne peux pas ! s'écria Pétunia qui s'était tu pendant toute leur discussion. Tu dois rester ici !

- Est-ce que tu lui fais confiance ? demanda Harry à sa tante. Est-ce qu'elle étais bien amie avec maman ?

- Oui, admit-elle, elles étaient inséparables, jamais l'une sans l'autre. Mais tu ne peux pas partir, on t'a confié à moi.

- Allons Pétunia. Ton mari sera probablement ravi de ne plus voir Harry. S'il veut partir alors il le fait. Ici il fait une cible trop facile.

Harry fit rapidement ses valises et les rangea sur les sièges arrière du break bleu. En moins d'une demi heure Harry et Katiouchka purent prendre la route. Avant de démarrer la sorcière se tourna vers le jeune homme.

- Si tu regrettes ta décision dis le moi et je te ramène immédiatement.

- Pour l'instant ça va, sourit-il. Où allons-nous ?

- A Stonehenge, j'ai quelque chose à y récupérer.

- Vous savez que tout le site est bouclé, qu'on y rentre pas facilement ?

- Vraiment ? A l'époque s'était très facile. Nous verrons bien quand nous y serons. Alors raconte moi comment se passe la vie de Harry Potter.

- Mal en ce moment. Sirius est mort et Voldemort est de retour.

- J'aimerais parler de…la mort de Sirius mais si ça te dérange dis le et nous parlerons d'autre chose.

- Non, ça ne me dérange pas. Je…c'était la fin de l'année scolaire …

Harry lui raconta les étranges rêves qui l'avaient assaillis toute l'année, Umbridge qui avait prit le contrôle de l'école, ses amis qui ne croyaient pas au retour de Voldemort, la DA et même Grawp le géant. Il lui raconta tout, du moins presque tout, il ne voyait pas l'intérêt de lui parler de Cho Chang, et il se sentait peu à peu libéré. Elle l'écoutait, attentive, posant quelques questions. Jamais il n'aurait pensé pouvoir se dévoiler autant à une personne qu'il connaissait depuis moins de deux heures. Mais cette sorcière avait un côté rassurant, apaisant, presque maternel. Puis il en vint à parler de la mort de Sirius au ministère. Elle semblait bouleversée mais elle continuait de conduire le break bleu sur la petite route de campagne.

- Alors il est passé de l'autre côté de ce voile ? Et après, que c'est-il passé ?

Il lui parla de la prophétie, des Mangemorts qui attaquaient toujours. De Lucius Malfoy. Il remarqua son changement d'expression à ce nom mais il ne dit rien. Il lui conta la confrontation avec Voldemort et Dumbledore qui était intervenu. Quand il eu terminé il se tourna vers Katiouchka.

- Voilà, vous savez tout.

- Merci. Etre à l'écart de ce monde n'aide pas à se tenir au courant de tout.

- Pourquoi ne pas être revenue avant ?

- Parce que malgré tout je faisais confiance à Dumbledore pour ta sécurité. Tu as eu beaucoup de chance.

- Et pas que cette année.

- Comment ça ? Tu veux dire que tu t'es trouvé en danger d'autres fois ?

- A chacune de mes années à Poudlard j'ai disons…j'ai été plutôt mal. La seule année où je n'ai pas combattu Voldemort c'est quand Sirius s'est échappé. Effectivement j'ai eu beaucoup de chance.

- Parce que tu crois que la chance a à voir là dedans ? Une fois peut-être mais là tu es béni des dieux ! Tu as combattu le Seigneur des Ténèbres et t'en ai sorti vivant, crois-moi tu ne le doit qu'à toi-même.

- Vous êtes au courant de la prophétie ?

- Celle que recherche Tu-Sais-Qui ? Je ne sais que ce que tu m'en as dis.

- Vous voulez que je vous en parle ?

- Toi, tu veux m'en parler ? Si elle est si importante et que tu n'as pas totalement confiance en moi alors ne me dis rien.

- Merci.

- De quoi ?

- De voir en moi plus que ma cicatrice.

Katiouchka sourit, ce garçon lui rappelait décidément beaucoup Lily. Mais elle avait vu dans ses récits toute la fougue de James.

- Tes parents seraient fiers de toi.

Ils roulèrent toute la journée, échangeant des banalités. La sorcière supposait qu'il réfléchissait à ses paroles. Avec elle s'éclairait une nouvelle part de la vie de ses parents. A la tombée de la nuit ils étaient encore à trois heures de route de Stonehenge. Le repas de midi prit dans une auberge semblait loin à Harry et la fatigue commençait à se faire sentir.

- Où va-t-on dormir ? Dans un camping ou un hôtel ?

- Ma maison ne te convient pas ? sourit Katiouchka.

- Mais vous disiez habiter en Afrique.

- C'est exact mais mon « home sweet home » est toujours avec moi.

Elle arrêta la voiture sur le bord d'un chemin d'où ils avaient une magnifique vue sur l'océan. Elle libéra le siège arrière des affaires d'école de Harry et posa trois fois sa baguette dessus. Le garçon resta ébahi devant la porte de bois qui venait d'apparaître, comprenant ce qu'il devait y avoir derrière.

- Après toi, dit-elle en ouvrant. Bienvenu chez moi.

- C'est super, s'écria t-il en s'approchant d'une fenêtre. Personne ne nous voit ?

- Absolument personne. Ni moldu ni sorcier. Alors, que veux-tu manger ?

Katiouchka ouvrit le réfrigérateur coloré et parsemé d'aimants de toutes sortes.

- Vos parents étaient moldus ?

- Ma mère, oui. Mon père lui était sorcier. Mais ils ont tous les deux été tués.

- Je suis désolé.

- C'est pas grave. C'était un peu de ma faute. J'aurais dû tuer leur meurtrier mais je n'en ai pas eu le courage.

- Je n'ai pas non plus tué Pettigrow et je m'en veux chaque jour.

- Harry, tes parents seront un jour vengés, je te le promets. Mais ce n'est pas forcément à toi de le faire. Tu es jeune, tu t'en serais probablement voulu d'avoir tué un homme, aussi abjecte soit-il.

- Comment était Pettigrow quand vous le connaissiez ?

- Une chose à la fois, Harry. Pour l'instant il est l'heure de manger.

Katiouchka lui fit une spécialité du Ghana mais Harry n'apprécia pas vraiment et elle lui promit de faire une pizza la prochaine fois. Puis ils déplièrent le sofa pour en faire un confortable lit deux places pour Harry qui ne tarda pas à s'endormir. La sorcière remit rapidement de l'ordre dans la pièce avant de rejoindre sa chambre. Avant de s'endormir elle renforça les sorts de protection autour de la voiture. Rassurée, elle se coucha et sombra dans un sommeil profond.

REVIEWS

Anwise : je te remercie de tes encouragements mais dois-je te rappeler que tu as bien 40 pages d'avance sur le lecteur normal ? Enfin, ne t'inquiète pas j'écris la suite qui est bien plus palpitante. Biz

Ladybird : Je suis désolée mais je ne 'remplirais pas les trous' (j'en suis la première désolée car j'ai envie de le crier sur tout les toits) mais je me dois de respecter ceux qui ne veulent pas savoir (particulièrement pas savoir qui meurt et qui m'a bouleversé). Quoi qu'il en soit je compte intégrer à ma fic des évènements qui se sont produit dans HP6 mais je ne dirais pas lesquels, d'autres par contre sortent juste de mon imagination fertile ! Merci de m'avoir lu et j'espère que la suite te plaira encore plus.