Disclaimer : comme d'habitude rien ne m'appartient.
Chapitre 2
Katiouchka était levée depuis un moment quand Harry ouvrit les yeux. Habituée à se lever tôt elle était quasiment prête au départ.
- Bonjour, bien dormi ?
- Bonjour. Oui ça a été.
- Je suis désolée ce matin pas de pamplemousse. Par contre j'ai du café, du chocolat chaud, des céréales, des tartines, des croissants. Ca te va ?
- C'est plus que ce que j'espérais, merci. On part quand ?
- J'aimerais être à Stonehenge avant midi, il faudrait partir au max d'ici une heure et demi.
Katiouchka avait décidé de ne pas utiliser le mode « vol » de la voiture tant qu'ils seraient en Angleterre pour plus de prudence. Harry découvrait avec joie toutes les fonctions du break bleu.
- C'est quoi ce bouton ?
- Le toit ouvrant. Celui à côté c'est pour échanger nos sièges.
- C'est-à-dire ?
- C'est-à-dire que si je ne suis plus en état de conduire tu appuie dessus et que tu conduis.
- Celui là ?
- Il change la couleur des fauteuils. C'est un gadget que j'ai bricolé.
- C'est vous qui avez fait tout ça !
- Bien sûr. C'est interdit de bricoler des objets moldus, du moins très réglementer mais personne de l'extérieur ne peut se douter que cette voiture est bourrée de fonctionnalités magiques.
- Vous devriez rencontrer le père d'un copain, il adorerait ça. Mais la sienne avait bien moins de gadgets.
- J'ai eu bien le temps de m'en occuper. Pas de famille, pas d'amis…
- Mais vous avez beaucoup voyagé, vous avez eu une vie passionnante.
- A quoi sert une vie passionnante quand on n'a personne avec qui la partager ?
- Vous pouvez la partager avec moi si vous voulez.
- A une condition.
- Laquelle ?
- Que tu me tutoie, j'ai l'impression de prendre 10 ans à chaque « vous » que tu prononces.
- Sirius m'a dit quasiment la même chose un jour.
- C'est parce que nous étions très proches. C'est d'ailleurs nous qui avons rapproché tes parents, tu sais.
- Comment ça ?
- Sirius et moi nous sommes fréquentés au cours d'un horrible devoir sur la Potion de Soin Universel. Je détestais cette matière où j'échouais encore plus que dans les autres. J'avais pas mal de problème en cours, heureusement que Lily était là pour m'aider. Enfin, le prof avait décidé de nous faire travailler par binôme et je me suis retrouvé avec le séduisant Sirius Black. Toutes les filles m'enviaient mais moi j'avais surtout peur qu'il ne se moque de mon ignorance. Lily et moi trouvions Sirius et James si arrogants.
- Ma mère et mon père ont fait leur binôme ensemble ?
- Non, j'ai oublié avec qui ils étaient, pas ensemble en tout cas. Donc Sirius et moi avons travaillé sur ce devoir. Et il s'est montré étonnamment attentif et prévenant avec moi. Lily et moi étions sidérées. Sirius se comportait un peu comme un grand frère et cela me convenait puisqu'il me respectait. Nous sommes devenus amis et nos groupes se sont rejoint pour n'en formé qu'un. Bon, assez parlé de mes amis. Et les tiens ?
- Mon meilleur ami s'appelle Ronald Weasley et…je devrais peut-être lui écrire. Si on s'aperçoit que je suis parti ils vont s'affoler.
Harry attrapa du papier et écrivit une lettre pour Ron où il lui parlait de Katiouchka et lui disait de ne pas s'inquiéter.
- Donne-moi ta lettre, dit la sorcière une fois qu'il eu fini, Je vais l'ensorceler pour que personne à part ton ami ne puisse l'ouvrir. Si quelqu'un le fait non seulement il ne l'ouvrira pas mais en plus il aura la main engourdie pendant une heure.
Harry la remercia et envoya Hedwige, toute contente de se dégourdir les ailes, par la fenêtre. Un peu avant midi ils arrivèrent à Stonehenge, farouchement protégé par de grandes clôtures. Katiouchka soupira.
- A l'époque c'était beaucoup plus simple d'entrer.
- A quelle époque ?
- Quand ta mère et moi avions ton âge. Nous y sommes venues chaque année depuis notre arrivée à Poudlard.
- Pourquoi ici ?
- Tu ne trouves pas ce lieu magnifique ? En plus j'habitais une petite maison tout à côté.
- Et que venons-nous faire ici ?
- Nous allons déterrer des souvenirs, au sens propre, compléta la sorcière devant l'air étonné de Harry. Lily et moi avions l'habitude, chaque année scolaire terminée, de venir enterrer quelques objets qui sur le coup nous semblaient important ou juste marrants. Bon, je crois qu'on va devoir payer l'entrée.
Une fois à l'intérieur Katiouchka n'eut aucun mal pour retrouver l'emplacement mais le problème était qu'il se situait sous un dolmen bien visible.
- J'ai bien fait de prendre ma cape d'invisibilité, sourit Harry.
- Quel garçon prévenant ! Je vois que tu as l'habitude de contourner les règles.
- Que fait-on maintenant ?
- Il ne reste qu'une chose à faire : creuser.
La sorcière sortit de son sac deux petites pelles et discrètement ils se recouvrirent de la cape d'invisibilité. Ils creusèrent la terre qui était assez meuble et tant que le trou se trouvait sous la cape personne ne voyait rien. Rapidement leurs pelles touchèrent des objets en métal. Ils sortirent ce qui ressemblait à deux longs tubes de cuivre divisés en plusieurs cylindres numérotés. Sans plus les observer Katiouchka combla le trou et ils quittèrent Stonehenge rapidement.
- Chaque cylindre représente une année, expliqua la sorcière en tendant un tube à Harry. Voici celui de ta mère.
- Mais il y en a huit…
- Quoi ! Tu as raison, mais la dernière fois que je suis venue il y en avait bien sept. Lily serait donc revenue sans moi. Ouvre-le.
- Et comment je fais ?
- Déjà tu détaches le huitième en tirant dessus et ensuite tu appuies sur le huit blanc.
Le cylindre se scinda en deux dans les mains d'Harry, laissant apparaître une simple feuille de papier et une photo.
- Oh ! s'étonna Harry en reconnaissant la femme sur la photo. C'est toi.
- Et l'enfant que j'ai dans les bras c'est toi. Elle a été prise quelques jours après ta naissance il me semble. Que dis la lettre ?
- « Je soussignée Lily Potter accorde à Katiouchka Majarski le droit de tutelle sur mon fils Harry Potter si James Potter son père, Sirius Black son parrain et moi-même n'étions plus en mesure de nous en occuper. » C'est tout ce qu'il y a. Ca veut dire que si je veux rester avec toi j'en ai le droit.
- Oui. Ca m'étonne que Lily ne m'en ai pas parlé. Je suis stupide de n'être pas venue plus tôt !
- On ouvre les autres tubes ?
- Bien sûr. Commençons par la première année. Dans le mien il y a une photo de ta mère et moi, nous avions fait un bonhomme de neige. Ta mère avait réussi à ensorcelé pour qu'il dise bonjour à ceux qui passaient devant lui. Ca m'a fait rire pendant des heures. Il y a aussi un devoir de métamorphose, j'avais eu un A !
- Pourquoi avoir gardé ça ?
- Parce que j'étais loin d'être douée. Lily m'avais aidé à réviser. Ce A était ma première bonne note et le début de mon amitié avec ta mère. Qu'y a-t-il dans ton tube ?
- Une photo de ma tante et son journal intime.
- A la fin de chaque année Lily mettait son journal intime de l'année ici. Elle tirait un trait sur son passé et allait de l'avant.
- Et pourquoi a-t-elle mit une photo de sa sœur ?
- Parce qu'elle savait que Pétunia n'aimait pas le fait qu'elle soit une sorcière et cela la rendait très triste.
Pour les deux années suivantes Katiouchka retrouva une boite remplie de papiers de bonbons qu'elle avait mangé avec Lily, un portrait que sa meilleure amie avait fait d'elle et les caricatures qu'elle avait fait de ses professeurs. La sorcière rit beaucoup en revoyant ses enseignants qu'elle avait oublié. Harry lui, trouva des fleurs séchées, la liste que Katiouchka avait rédigé des amoureux de Lily et sur un post-it la liste de ceux qu'elle jugeait digne de son amie.
- Ma mère avait autant de succès ? s'étonna Harry.
- Oui, c'était un grand jeu entre nous de deviner le prochain qui allait se déclarer. Pour ma quatrième année j'ai caricaturé les élèves. Tiens, là c'est ton père.
- Ca pourrait être ma caricature, il ne manque que ma cicatrice ! Maman avait stocké deux globes de verre.
- Retourne-les, lui conseilla la sorcière.
Le globe bleu clair se mit à chanter une petite chanson sur un loup parcourant les steppes enneigées et celui rose pale émit un petit rire cristallin.
- C'est moi qui chantait et c'était le rire de ta mère. Nous avons enregistré ce que nous préférions chez l'autre. Voir ta mère rire était fantastique, je ne m'en lassait pas.
- C'est très beau cette chanson.
- Quand ta mère a découvert que je la connaissais elle n'a pas arrêté de me harceler pour que je la lui chante. C'est d'ailleurs la première chanson qu'elle t'a chanté quand tu es né, tu as souris dès les premières notes.
Harry sourit. Cette sorcière était vraiment géniale, elle comblait les vides de son histoire, elle donnait vie à ses parents dans son esprit. Il ouvrit le cinquième cylindre et y trouva dans une petite bouteille du sable et des coquillages. Katiouchka lui expliqua qu'ils provenaient des vacances qu'elles avaient passées ensemble en France. Il y avait aussi un ours en peluche, trophée que Katiouchka avait gagné pour avoir mangé le plus de Chocogrenouilles mais qui l'avait offert à Lily par la suite. La sorcière trouva dans son propre tube des photos d'elle et de son amie lors de leurs vacances et un petit bateau de bois qu'elles faisaient voguer. Katiouchka adorait ce bateau bleu et jaune avec sa grande voile, on voyait un petit capitaine tenir la barre d'une main et saluer de l'autre.
- Tu n'imagines pas les heures qu'on a passé pour le créer. Nous l'avions appelé « la fierté des océans ». Ouvre le sixième tube tu devrais aimer.
- Alors, il y a des photos de votre groupe. C'est vrai que tu as l'air proche de Sirius…
- Il adorait me prendre sur son dos alors James prenait Lily sur le sien et nous essayions de faire tomber l'équipe adverse. Sirius et moi gagnions le plus souvent.
- C'est quoi ça ? demanda Harry en lui montrant un objet fait de fils entrelacés et de bouts de bois.
- Un casse-tête offert par Remus. A la fin ça aurait dû ressembler à un chaton dans un panier mais ta mère ne la jamais résolu. Elle s'est énervée dessus pendant des semaines et finalement elle l'a mit là. Le dernier objet devrait te plaire.
- C'est une rose…
- Gardée fraîche par un sort, le premier cadeau de James que Lily a gardé. Dès ce jour là j'ai su que ton père avait gagné son cœur même si elle ne le disait pas aussi clairement. Voyons mon tube…Un autre ours en peluche, cette fois pour récompenser celle qui répondrait le plus en classe.
- Je croyais que tu n'étais pas très bonne.
- C'est exact mais le but était de répondre, pas de répondre juste. Et lorsque j'ai commencé à fréquenter Sirius je suis devenue beaucoup moins timide. Donc j'ai gagné. Il y a aussi le billet du concert où nous sommes allés avec Sirius : les Hectic Cask. Un groupe de rock super. James n'avait pas voulu venir. Pourtant je savais que ton père adorait ce groupe mais c'était à noël et Lily ne rentrait pas chez elle, il ne voulait pas la laisser seule. Il était adorable avec elle.
- Moins avec Severus Snape, soupira Harry en repensant aux examens de fin d'année qu'il avait vu dans la pensine de Snape.
- Tu connais Severus ?
- C'est mon prof de potions.
- Oups, ça n'a pas dû être rose tout les jours. Le connaissant il a dû se venger sur toi de toutes les humiliations que ton père et Sirius lui ont faites.
- Disons que c'est un euphémisme de dire qu'il ne me porte pas dans son cœur.
- Severus n'était pas à l'aise dans sa peau. C'était un garçon solitaire, la cible idéale pour les gens comme ton père et Sirius. Ils s'amusaient à ses dépends, des blagues de gosses, voilà tout. Oublie ça, cela ne te concerne pas, tu n'es pas responsable des actes de ton père. Sans compter que Severus n'était pas des plus amicales avec ta mère…
- Il l'a traité de « Sang de bourbe ».
- Comment le sais-tu ?
- Je l'ai vu l'année dernière dans la pensine de Snape.
- Je ne sais pas pourquoi Dumbledore l'a nommé professeur mais à ta place je m'en méfierais comme la peste. Bon, que dirais-tu de manger avant d'ouvrir le dernier cylindre ?
- Je dirais que c'est une très bonne idée.
Ils déjeunèrent dans une petite auberge à quelques kilomètres de là. L'ambiance était chaleureuse et ils mangèrent copieusement. Harry lui parla de ses amis. De Ron toujours là pour le faire rire et lui remonter le moral. Là aussi dans les pires moments. D'Hermione, toujours fourrée dans ses livres mais si gentille et compréhensive. De Seamus et Dean et de tout les autres qu'il avait hâte de retrouver.
- Mais je n'ai pas que des amis, avoua t-il, il y a aussi Malfoy.
- Malfoy ? grimaça Katiouchka avec dégoût.
- Drago Malfoy, il est à Serpentard.
- Rien d'étonnant. Je suppose qu'il est insupportable et qu'il te mène la vie dure.
- Tu as cerné le personnage. Il est si arrogant, si impertinent, si sûr de lui, si fier, si dédaigneux.
- Tout le portrait de son père, soupira Katiouchka puis souhaitant changer de sujet. Bon, où allons-nous ?
- Comment ça ?
- Choisi un pays et on y va.
- Comme ça ? Sans problème ?
- Bien sûr que non, par les airs nous allons où nous voulons.
- Parce qu'en plus elle vole !
- Je ne te l'ai pas dit ? sourit la sorcière. Quel oubli de ma part !
Ils quittèrent le restaurant et se dirigèrent vers la côte d'où ils comptaient prendre l'envol pour un pays plus chaud. Harry avait mit la radio et chantait une chanson des Bizarr'Sisters tout en feuilletant le 'premier tome' du journal intime de sa mère. Katiouchka, les cheveux dans le vent profitait du soleil qui lui chauffait les épaules. Soudain une grande chouette grise vint se poser sur les genoux de la conductrice qui, surmontant la surprise, arrêta la voiture sur le bas côté.
- Stupide oiseau ! s'écria t-elle. Nous aurions pu avoir un accident !
- Elle a une lettre pour toi.
Katiouchka prit le parchemin des serres de la chouette et le lut. « Melle Katiouchka Majarski, vous êtes priée de ramener au plus vite le garçon qui vous accompagne à Londres, à l'endroit qu'il vous indiquera. Nous ne tolérerons aucun manquement à cette demande. Dumbledore. »
- Ca va chauffer, sourit la sorcière malgré tout un peu décontenancée. Je suis désolée mais ce n'est pas pour aujourd'hui les plages de sable chaud.
- Tu es sûr qu'on doit y aller ?
- Ca me désole autant que toi mais je ne tiens pas à être recherchée pour kidnapping.
- Mais je suis sous ta tutelle maintenant.
- Nous, nous le savons mais pas eux. Mais si tu tiens tant à repartir avec moi nous devons y aller pour les convaincre.
- Bien sûr que je veux repartir avec toi. Aller, met la gomme sur Londres !
- A vos ordres capitaine !
Envoyez-moi vos reviews, ça fait toujours plaisir !
Ladybird : merci pour ta review, je suis vraiment très contente. Effectivement on en apprend plus sur les maraudeurs, j'espère que cela te convient. Mais tout n'a pas encore été dit, rassure-toi. En espérant que ce chapitre te plaira…
