Le lendemain, après une très courte nuit de sommeil, Rodney fut appelé au bureau du Dr Weir.
Lorsqu'il s'y présenta, il vit qu'il n'était pas le seul : Carson, Radek, Teyla, Ronon et le major Lorne étaient présents aussi.
- Bien, commença Elizabeth, j'ai les alibis de tout le monde sur Atlantis, grâce au travail exténuant de Teyla et Ronon. Il ne me manque plus que les vôtres… Je vais donc vous faire passer un petit interrogatoire avec l'aide de Ronon, chacun votre tour. Ce sera rapide.
- Pourquoi? Vous n'avez pas encore trouvé le coupable? S'inquiéta Rodney.
- Non, toujours pas; tout les membres de l'expédition ont un alibi en béton… D'où l'interet d'avoir le votre!
- Et pourquoi Ronon n'y a pas droit?
- Il était avec moi hier soir…
- Ah, vraiment?
- Oui, je lui apprenais à jouer aux échecs.(1)
Rodney ne sut que répondre. Il regarda les autres membres de l'assemblée, et vit au passage que Carson souriait. Il eut terriblement envie de lui demander pourquoi, mais s'en abstint.
- S'il n'y a plus d'autres questions, nous allons pouvoir commencer. Qui se dévoue pour passer en premier?...
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Deux heures plus tard, Carson était à l'infirmerie, tapant des rapports, lorsque sa radio grésilla. C'était son tour. Il se leva et se dirigea vers la salle de réunion.
Finalement, Lorne s'était dévoué pour passer en premier, parce qu'il avait des choses plus intéressantes à faire. Ensuite, Teyla y était allé, puis Radek et Rodney.
Rodney…
L'écossais espérait qu'il n'avait rien lâché. Bah, connaissant le canadien et sa fierté habituelle, il ne dirait rien.
Mais tout de même, si quelqu'un venait à apprendre ce qu'il s'était passé…
Carson sentit son cœur s'accélérer. Le souvenir était encore vivace dans son esprit…
… et dans son corps aussi!
A vrai dire, lorsqu'il avait enfin pu dormir un peu, il avait rêvé de Rodney… et au réveil il avait trouvé une certaine partie de son anatomie dans un état bien spécial…
"Oh Seigneur…"
Carson se passa la main sur le visage. Cette histoire le rendrait fou.
"Fou d'amour?" fit une voix insidieuse dans sa tête, la sienne à dire vrai.
Il soupira et pressa le pas. Lorsqu'il fut arrivé, Elizabeth lui indiqua une chaise et s'assit en face de lui. Ronon était derrière Elizabeth, appuyé sur le mur. Le médecin sentit ses mains trembler.
- Bien, alors Carson, que faisiez-vous hier soir entre 19 heures 30 et 20 heures 30…?
- Et bien j'étais en train de me promener…
Zut! Sa voix tremblait aussi…
-Vous vous promeniez?
- Ou-oui… J'étais fatigué mais j'a-je n'avais pas envie de rentrer tout de suite.
-Quelqu'un pourrait-il l'affirmer? Je veux dire : vous a-t-on vu?
Aie! Il n'avait pas pensé à ça… Il regarda la diplomate, puis Ronon, puis ses propres mains. Une idée, vite…
Qui…Qui…
- Oui, quelqu'un m'a vu. Je passais devant chez lui à ce moment-là.
- Qui?
Carson souffla et pria mentalement pour que son improvisation corresponde à ça…
- Rodney. Rodney McKay.
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Une fois Carson sorti, Elizabeth se tourna vers Ronon.
- Alors?
- Beckett ment.
- C'est aussi mon impression… A quoi l'avez-vous vu?
- Sa voix n'était pas assurée, et ses mains tremblaient comme des feuilles. Il semblait presque terrorisé…
- Oui… Mais en même temps, je ne vois pas Carson poignarder le colonel Sheppard.
- Moi non plus. Il n'aurait aucune raison de le faire.
- Je pense qu'il essaye de couvrir quelqu'un.
Ronon semblait déjà sûr de lui…
- Vous avez une idée de qui…?
- La même que vous je pense. Et puis vu que Sheppard n'est pas encore réveillé, il ne peut pas nous contredire…
Elle acquiesça et soupira.
- Oui, c'est le seul dont l'alibi est bidon et qui pourrait en vouloir à John…
- Alors?
- Faites ce que vous avez à faire, Ronon.
Un petit quart d'heure plus tard, Rodney entendit la porte de sa chambre s'ouvrir.
Lorsqu'il se retourna, il vit Ronon et plusieurs gardes. Armés.
- McKay? Il va falloir me suivre. Considérez-vous en état d'arrestation.
(1) un peu ridicule non? et pourtant tellement amusant...
bon, je sais c'était un peu court... Mais la suite va arriver!
