Avant dernière partie... Je sais, c'est court comme fic, mais pour certaines choses, pas besoin de faire long! ;-)
- Pour la vingtième fois : je n'ai pas tenté de tuer Sheppard!

Assis dans le bureau du docteur Weir, Rodney semblait dans une colère indescriptible.

Derrière, Radek et Teyla se regardèrent, avec un regard qui signifiait que, bon sang, qu'est-ce qu'il pouvait gueuler fort!

- Dans ce cas, demanda Elizabeth, pourquoi Carson a-t-il dit que vous l'aviez vu se promener, alors que vous disiez être au mess? D'ailleurs, personne ne vous y a vu!

- Et pourquoi ce serait moi qui mentirait, hein? Pourquoi ça ne pourrait pas être ce fichu écossais ou même le docteur Stumble McStupide(1)? Pourquoi moi?

- Parce que vous étiez le seul à avoir une dent contre Sheppard!

Le ton redescendit d'un cran. Rodney semblait tout à coup ne rien comprendre.

- Une dent contre Sheppard? Mais enfin, tout le monde a une dent contre Sheppard!

- Suffit, Rodney, je me suis renseignée! Vu ce qui s'est produit lors la dernière mission, je crois que c'est on ne peut plus clair! Vous voulez que je vous rafraichisse la mémoire?

Dieu merci non, il n'en avait pas besoin!

Lors de cette mission, ils avaient dragué la même fille. Sheppard l'avait coiffé sur le poteau. Le lendemain soir, complètement ivre, Rodney avait juré de tuer le militaire. Qui l'avait entendu. Qui était saoul aussi. Et ils avaient fini par se battre comme des chiffonniers.

- Mais c'était des paroles en l'air!

- C'est ce que vous dites, et je ne demande qu'a vous croire, mais dans ce cas, dites-moi où vous étiez!

Le canadien faillit répondre. Lorsque Carson entra.

- John s'est réveillé.

- Alors, demanda Teyla, qu'a-t-il dit?

- Il ne sait pas qui l'a frappé… Il n'a pas eu le temps de voir quoi que ce soit.

Le cœur du scientifique se serra instantanément. Il ne savait pas si c'était une bonne ou une mauvaise nouvelle.

- Carson, dit alors Elizabeth, répétez-nous ce que vous avez dit…Lors de l'interrogatoire…

- J'ai… dit…

Il jeta un regard désespéré à Rodney. Un regard qui demandait : "ta liberté ou ta fierté?".

Ils se regardèrent ainsi pendant un long moment. Le médecin eut l'impression que toutes les images de la soirée passée défilaient dans sa tête. Et le regard de Rodney était si… Tellement… Oh et puis zut!...

Carson abdiqua : il ne pouvait pas mentir une deuxième fois.

- J'ai menti.

Ronon fit un bond de deux mètres et Weir ouvrit de grands yeux.

- Quoi? Carson…

Il soupira et s'assit.

- Je suis désolé, Elizabeth. Mais je ne savais pas quoi dire… Je me sentais tellement au dépourvu… Mon alibi était tellement pourri…

- Mais enfin Carson, où étiez-vous, que s'est-il passé?

McKay soupira. Un soupir à fendre l'âme. Le médecin se dit qu'après tout…

- J'étais…avec Rodney.

Regard foudroyant du scientifique.

- Il m'apprenait… à jouer à Warcraft. (2)

Silence perplexe.

Tous se regardaient, ne sachant que dire.

- A Warcraft?

Carson ne put réprimer un sourire.

- Oui, je m'y suis intéressé il y a peu et… Comme Rodney s'y connaît mieux que moi…

- Vous vous rendez compte que vous auriez pu le faire arreter?

- Ah ça oui! Rajouta McKay. Merci l'amitié!

- Je sais mais… Je ne savais pas quel alibi il allait donner… Donc…

- Et vous Rodney? Pourquoi n'avoir rien dit?

- Vous trouvez ça glamour, vous, d'apprendre à Beckett comment tuer des morts-vivants?

Personne ne répondit et Zelenka eut un sourire amusé en direction de Weir.

- C'est vrai que ce n'est pas un alibi de première classe, ironisa-t-il avec son fort accent.

- Oui, je l'avoue… Mais alors, qui a pu faire ça?

- A moins, proposa Ronon, que vous ne mentiez tout les deux.

Un silence troublé emplit la salle.

- Mais enfin, cria Rodney, vous allez me lâcher avec ça oui ou non?

- Ma foi, soupira Teyla, bien que ce soit déplaisant, c'est une éventualité à prévoir.

- Il n'y a qu'un moyen de le savoir, résuma Elizabeth. Appelez le SGC et demandez-leur s'ils ont toujours l'appareil des Tok' Ra… Celui qui permet de repérer si on ment ou pas… Nous allons refaire passer chacun devant cet appareil cette fois. Toute la base y aura droit, mais je veux le fin mot de l'histoire. Pendant ce temps, Rodney, Carson, vous êtes sous surveillance armée… Et aucun rapport entre vous, même pour demander l'heure, ne sera toléré. Suis-je assez claire?

Soupirs prononcés, puis: "Oui, Elizabeth."

Rodney pensa que cette journée était vraiment pourrie.

Et le pire, c'est qu'elle n'était pas finie…

Carson, lui, se dit que plus jamais il ne ferait passer la fierté de Rodney en premier… Même s'il devait passer pour un gay.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

John s'énervait sur son lit.

- Doc, je vous dis que je vais bien!

- Oui, mais moi je vous garde en observation pour le moment! Ce n'est pas rien un coup de couteau! Vos plaies ne sont pas totalement refermées!

- Doc…

- J'ai dit! Désolé l'ami.

Le colonel Sheppard était réveillé depuis un peu plus de trois heures maintenant.

Beckett lui avait exposé vite fait la situation (le coup de couteau dans le dos, les recherches… tout en évitant de mentionner les problèmes qu'il avait avec Rodney McKay).

John avait bien percuté, mais il ne comprenait pas pourquoi le doc devait rester sous surveillance. Et il avait beau le lui demander, Carson trouvait toujours un moyen de changer de conversation.

Ce dernier finit par s'enfermer dans son bureau. Il avait besoin de décompresser un peu.

Tout ça s'était enchainé un peu vite pour lui… Et il avait fait une bourde. Il avait fait accuser Rodney à tort.

Celui-ci ne lui pardonnerait pas de sitôt!

Mais autre chose l'inquiétait…

L'appareil Tok' Ra.

Il n'y aurait aucun moyen de mentir, et tout le monde saurait la vérité. Il était amoureux d'un homme.

"Et de Rodney en plus…" pensa-t-il.

Il rit pour lui même : ça n'aurait pas pu être pire.

Il imaginait déjà le regard de Laura lui disant "Tu m'as menti?"

Aie aie aie… Mon Dieu que c'était pas bon!...

Le seul point positif qu'il trouva était que le beau canadien (il rougit cruellement à cette pensée) semblait partager ses sentiments.

"Un autre baiser peut-être…?"

Carson se sentit fondre comme glace au soleil.

Oui. Ca ne lui déplairait pas. Un autre baiser. Puis deux, puis trois, puis…

Il manqua d'oxygène en pensant à ce qui pourrait se produire ensuite.

"Faire… l'amour…?"

Aie aie aie… Ca y est, quelque chose dans son pantalon avait répondu présent! (3)

A court de souffle et rouge comme une tomate, il décida de penser à autre chose.

Mais à quoi?...

Il sortit de son bureau et prit la direction des toilettes.

Il ne pouvait pas rester comme ça. Donc…

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Dans son labo, Rodney tournait en rond.

Radek le regardait en soupirant. Deux heures qu'il bougeait sans cesse. Il n'avait pas regardé une seule fois son ordinateur, il avait passé son temps à marmonner et à soupirer, tout en faisant des allers-retours entre le bureau et… Et bien, à vrai dire, le reste de la pièce.

- Rodney, vous devriez vous asseoir…

- Laissez-moi réfléchir, laissez-moi réfléchir, il faut que je trouve une solution, un génie comme moi doté d'un diplôme en astrophysique doit pouvoir trouver une solution, il faut que je trouve, il faut que je trouve…

- Quelle solution…?

- A… heu… Vous ne pouvez pas comprendre.

- Rodney, soupira Radek pour la énième fois, si vous avez un problème, vous pouvez m'en parler…!

Le scientifique pila net, eut son sourire sarcastique, et finit par s'asseoir.

- Ok, monsieur-je-peux-aider, voyons voir… Disons que vous avez échangé un baiser passionné avec une personne, que vous n'êtes pas sensé aimer, et que comme vous ne voulez pas le dire, vous vous retrouvez en prison pour le meurtre de votre meilleur ami… Vous faites quoi?

- Pourquoi n'êtes vous pas sensé aimer cette personne?

- Disons qu'elle est déjà prise…

- Et pourquoi le meurtre de votre meilleur ami?

- Parce qu'il a été tué pendant que vous étiez avec elle.

- Pourquoi ne pas dire la vérité?

- Parce qu'aussi non cette personne serait corrompue, et parce que son conjoint actuel nous ferait la peau.

Le tchèque enleva ses lunettes et fixa McKay droit dans les yeux.

- Vous étiez avec une femme hier soir?

Oups. Il avait deviné trop vite.

- Oui… Enfin non… Enfin… Répondez à la fin, vous feriez quoi?!

Radek remit ses lunettes et sembla étudier la question.

- Déjà, si elle vous aimait vraiment, elle se serait dénoncée d'elle-même.

- Vous croyez?

- C'est ce que j'aurais fait.

Rodney soupira. Alors Carson ne l'aimait pas vraiment?

- Aaaaarggghhh…

- Qu'y a-t-il?

- Oubliez, Radek, oubliez…

La pensée qu'il venait d'avoir l'horripilait tout en l'intéressant.

Bon, il était amoureux, ça, il se l'était avoué. Mais avoir un mur en face de soit aurait été plus simple que d'aimé Carson Beckett.

Parce que c'était un homme.

Parce que c'était un sorcier vaudou.

Parce que c'était la faute à Cadman.

Oui. C'était ça. C'était la faute à Cadman! Quelle idée elle avait eu de l'embrasser, elle aussi...?

"Si je l'attrape, je la tabasse…" (4)

Rodney sourit à cette idée. Il était bien incapable de faire du mal à qui que ce soit, encore moins à une femme.

Et, tout à ses pensées, il se remit à tourner en rond.

Et Radek se remit à soupirer, murmurant en tchèque qu'il allait le tuer s'il continuait comme ça…


(1) surnom que Roro donne à Radek dans "Duet" (ça m'a marqué, désolée...)

(2) ça vous rappelle rien??? ;)

(3) je vous laisse deviner quoi... XD

(4) désolée Laura...

voilà, vous pouvez reviewer si vous voulez (lol, v'la que j'me met à faire de la pub maintenant!...)


Special reviews!

Laura : merci encore! ;-)