Bonjour bonjour . C'est encore moi, j'espère que je ne vous lasse toujours pas car le meilleur reste à venir (enfin je crois…) Merci pour les reviews mais je ne serais franchement pas contre le fait d'en recevoir plus. Ne vous inquiétez pas (pour ceux qui suivent) je ne vais pas vous faire des menaces du genre : « je ne posterai pas le prochain chapitre tant que je n'aurai pas au moins10 reviews. » mais j'avoue qu'elles seraient plus que bienvenues.
Ah oui, j'ai oublié de dire qu'il y a une partie songfic dans cette fanfic. La chanson, c'est numb de Linkin Park.
Bonne lecture
Chapitre 3 Hisoka
L'atmosphère était brûlante, l'horizon rougeoyante… Mais où pouvait-il bien se trouver ?
Cet endroit lui était étranger et à la fois familier.
Et quelle chaleur !!!
Il décida d'avancer. Il n'apprendrait rien sur cet endroit en restant collé sur place de toute façon.
A mesure qu'il avançait, il faisait de plus en plus chaud, de plus ne plus suffoquant. Une vraie fournaise.
Ses poumons brûlaient littéralement. Tout ce qu'il était capable de respirer, c'était du souffre et du carbone.
Il y eut un rugissement et il leva la tête.
Au-dessus de lui, un serpent de flammes tournoyait en incendiant tout ce qu'il touchait.
Il baissa immédiatement la tête en percevant une silhouette au milieu des flammes.
Tsuzuki…
Il voulut avancer vers lui mais une partie du toit se détacha, incandescente et lui barra le passage. Il se protégea le visage contre ces flammes corrosives qui tentaient de le consumer jusqu'aux os. Tel était le pouvoir du feu de Touda. Brûler tout, jusqu' à l'éternité de la vie.
Il cria son nom mais le shinigami ne réagit pas.
Par Enma, pourquoi cet imbécile ne bougeait-il donc pas. Il finirait brûlé vif s'il ne fuyait pas cet enfer.
Il héla son idiot de partenaire une seconde fois, mais celui-ci ne fit aucun mouvement.
Bien, il allait devoir aller le chercher.
Il disparut et réapparut devant Tsuzuki. Il lui tendit la main et lui demanda de bouger avant que les flammes ne les dévorent tous les deux.
Mais étrangement, Tsuzuki ne réagissait même. C'était comme si il ne l'entendait pas pire que ça, c'était comme s'il ne le voyait pas.
Hisoka décida alors de l'agripper par les épaules et de le secouer pour le ramener à la réalité.
Mais quand il voulut poser ses mains sur Tsuzuki, il passa au travers lui, comme s'il était transparent.
Hisoka réessaya une seconde fois, il le résultat fut le même. Hisoka était condamné à assister impuissant à ce qui allait suivre.
Les flammes se mirent soudainement à tourbillonner autour de Tsuzuki se muant en une tornade incandescente. Elle se courba d'un coup vers le Shinigami immobile et fonça sur lui en mugissant comme une bête tenaillée par la faim. Elle le frappa de plein fouet.
« NOOON ! » hurla Hisoka en tombant à genoux au milieu du brasier.
Tsuzuki n'avait même pas essayé de l'éviter. A présent, tout ce que l'on pouvait voir de lui était sa silhouette qui se tordait de douleur, consumée par les flammes dévorantes de Touda. Son corps se disloquait en milliers de petits débris noircis comme un morceau de papier qui s'effrite lorsqu'on le met au feu.
Douleur, peine, souffrance, regret… Il ne s'agissait là que d'une infime partie des sentiments que l'empathe pouvait percevoir du corps qui se calcinait au milieu des flammes.
Hisoka continuait à crier, les larmes inondant son visage, les mains plaquées sur les yeux refusant d'affronter le spectacle qui se déroulait devant lui. Mais l'image de Tsuzuki brûlant dans les flammes avait imprégné sa rétine et il n'avait plus besoin de la voir pour qu'elle s'impose à ses yeux.
Il sentit alors des mains froides et avides parcourir son corps. Il ouvrit les yeux et se rendit compte qu'il n'était plus au milieu des flammes mais allongé sur le sol, sous un cerisier du japon dont les fleurs mouraient en l'inondant de pétales roses. Deux yeux argent le dévoraient.
« Non, pas encore. » gémit-il en essayant de se débattre, mais toutes ses forces l'avaient abandonné. Les lèvres de Muraki se pressèrent violemment sur les siennes et il ne bougea pas, il ne fit rien pour se dégager.
« Oh, pauvre petit pantin… Tu as mal ? »
Les larmes d'Hisoka continuaient de couler sans qu'il ne puisse rien faire.
« Tu es tellement belle, ma chère poupée. Et tu es encore plus belle maintenant que tu es brisée. »
Muraki commença à déboutonner sa chemise.
« NONNNN ! » cria Hisoka.
Encore une fois, il se réveilla en sursaut, baigné de sueur, le corps secoué de spasmes. Il lui fallut quelques minutes pour retrouver ses esprits et pour identifier où il se trouvait. Il était bien dans son appartement, dans sa chambre, dans son lit. Tout ça n'avait donc été qu'un rêve.
Quelques instants passèrent encore avant que sa respiration redevienne normale ainsi que son rythme cardiaque.
Il regarda le réveil : 4h40. Cette nuit-ci avait été plus longue que les autres. Il décida de se lever. La tête encore remplie de cauchemars, il ne saurait de toute façon pas se rendormir.
Il se prépara du thé et revérifia pour la dixième fois que ses bagages étaient correctement faits. Il n'avait pas envie d'oublier quelques choses d'important.
Son regard se porta alors sur son téléphone. Il mourait d'envie d'appeler Tsuzuki, juste pour être sûr qu'il allait bien… Où alors était-ce pour entendre sa voix rassurante ?
Il secoua la tête comme pour chasser cette idée de son esprit.
« Hisoka no baka, pensa-t-il. Bien sûr qu'il va bien, puisque ce n'était qu'un rêve. Tu es aussi idiot que lui parfois. »
Il soupira et retourna dans sa petite cuisine pour boire son thé.
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Hisoka arriva au bureau de bon matin comme à son habitude. Il était un moins une bonne heure à l'avance.
Il pénétra dans le hall d'entré et alla directement à son bureau pour y déposer ses affaires. En passant devant le bureau de Tatsumi, il vit de la lumière sous la porte. Le secrétaire était déjà là ce qui ne l'étonnait absolument pas. C'était certainement une habitude pour lui d'arriver si tôt. Il faudrait sans doute attendre encore un moment avant de voir débarquer Watari, quant à Wakaba et Terazuma, ils arrivaient généralement pile à l'heure. Saya et Yuma seraient peut-être un peu en retard. Elles n'étaient pas franchement ponctuelles. Hisoka sentit un frisson le parcourir à l'idée de passer des vacances en leur compagnie.
Et Tsuzuki… En fait, ça serait vraiment un miracle s'ils partaient à l'heure prévue.
Il soupira, lui et ça manie d'arriver toujours bien trop à l'avance… Il allait encore devoir attendre des heures avant de partir.
Mais au fond, il s'en moquait car il trouvait cette idée de vacances complètement stupide. Il n'en avait pas envie. Il n'avait pas envie de faire la fête et il savait pertinemment que dés lors que Konoe, Watari et Tsuzuki était ensemble, ils vidaient bouteilles sur bouteilles en chantant et en dansant.
Il n'avait pas non plus envie d'être collé mais savait que c'était impossible puisque Saya et Yuma les accompagnaient.
Il pourrait toujours passer ses journées à broyer du noir en compagnie de Terazuma… Non, en fait ça non plus ce n'était pas possible puisque le Shinigami se transformait en chimère même avec Hisoka.
Il soupira très profondément. Cela allait probablement être les pires vacances de son après-vie.
Il décida alors d'aller se chercher un café pour passer le temps.
Il se retrouva de nouveau devant le bureau de Tatsumi. Des éclats de voix lui parvenaient. Il y avait celle du secrétaire, ce qui était somme toute assez normal mais il fut particulièrement surpris d'entendre celle de son partenaire. Comment se faisait-il qu'il soit au bureau de si bonne heure. Peut-être que l'idée d'aller s'empiffrer à Okinawa avait stimulé son réveil.
Hisoka allait passer son chemin quand il entendit son prénom. Il s'arrêta net. Tatsumi et Tsuzuki étaient en train de parler de lui.
Hisoka n'était pas du genre curieux mais la colère qu'il ressentait à l'idée que ces deux-là puissent parler de lui dans son dos était telle qu'il décida d'écouter la conversation. Il prit soin de bien lever une barrière mentale car il savait que Tatsumi possédait quelques notions de télépathie.
Diverses émotions lui parvenaient. Elles étaient très denses et enchevêtrées et il avait du mal à les dissocier. Il crut reconnaître dans le lot de la déception, de la peine, de la colère, de la compréhension, de l'incompréhension… En fait, cela n'avait pas de sens. Dans ce méli-mélo émotionnel se brassaient les sentiments de Tatsumi et de Tsuzuki ainsi que les siens et il ne pouvait rien en retirer. Il ne lui restait donc plus qu'une solution : écouter.
Il s'approcha donc d'avantage.
« Je crois que tu prends trop les choses à cœur… lança la voix de Tatsumi. C'est d'ailleurs un grand problème chez toi.
- Je ne crois pas que ce soit ça le vrai problème, soupira Tsuzuki. C'est encore pire qu'avant, tu peux le croire toi ?
- Ce que je crois c'est que tu dramatises. Peut-être que Kurosaki-kun ne s'est pas encore totalement remis de cette épreuve. »
« ah, enfin quelqu'un qui me comprends » pensa Hisoka.
« Je ne sais pas… Il est toujours de mauvaise humeur, distant, il ne sourit jamais. On dirait que tout l'ennuie, que je l'ennuie, que de travailler ici l'ennuie… Il ne sort jamais et ne s'intéresse à rien d'autre qu'à ses bouquins…
-Tsuzuki-san, je ne crois que tu vas un peu loin dans tes critiques. Chacun a le droit de faire ce qu'il a envie de faire.
- Tu sais, j'aime être le partenaire d'Hisoka mais c'est une association qui va droit dans le mur.
- Et où voudrait-tu qu'elle aille cette « association » comme tu dis, demanda Tatsumi.
- Je voudrais qu'il s'ouvre plus à moi, qu'il me dise quand il ne va pas bien, qu'il me raconte ses cauchemars pour que je puisse le consoler. Je voudrais qu'il sourit, qu'il s'autorise à être heureux… Bon sang, qu'il me fasse confiance quoi ?! Je ne comprends rien à ce gamin. » grogna Tsuzuki.
Hisoka en avait plus qu'assez, il s'éloigna du bureau la tête basse, perdu dans ses pensées. Dans le couloir, il heurta Watari qui le salua chaleureusement mais il ne répondit pas il alla à la bibliothèque, là où il savait que personne ne viendrait l'ennuyer. Il salua brièvement les deux frères Gushoshin et alla s'asseoir dans un coin sombre pour réfléchir.
I'm tired of being what you want me to be
(Je suis fatigué d'être ce que tu veux que je sois)
Feeling so faithless, lost under the surface
(Je me sens si inconfiant, perdu en dessous de la surface)
Il ne comprenait vraiment pas pourquoi les gens voulaient qu'il soit différent de ce qu'il était réellement. Pourquoi devrait-il rire s'il n'en avait pas envie ? Pourquoi devrait-il sortir s'il ne voulait pas voir le monde ?
I don't know what you're expecting of me
(Je ne sais pas ce que tu attends de moi)
Put under the presure of walking in your shoes
(Mis sous la pression de marcher dans tes pas)
Tsuzuki le poussait toujours à s'interroger sur lui-même. Ne pouvait-il donc pas simplement l'accepter comme il était ? Il ne savait même pas finalement ce que son partenaire attendait de lui. Ou si plutôt, il ne le savait que trop bien. Être quelqu'un qu'il n'était pas, c'est ce que Tsuzuki voulait qu'il soit.
Every step that I take is another mistake to you
(Chaque pas que je fais est une nouvelle erreur à tes yeux)
De toute façon, quoiqu'il fasse finissait par lui être reproché, même le fait d'avoir voulu que Tsuzuki vive.
I've become so numb
(Je suis devenu tellement insensible)
I can't feel you there
(Je ne peux plus te sentir près de moi)
Become so tired
(devenu tellement fatigué)
So much more aware
(tellement plus conscient)
I'm becomming this
(C'est ce que je suis ne train de devenir)
All I want to do
(Tout ce que je veux faire)
Is be more like me
(c'est être un peu plus comme moi)
And be less like you
(Et un peu moins comme toi)
Pourquoi ne le laissait donc pas être ce qu'il voulait être, c'est-à-dire lui-même ?
Can't you see that you're smothering me
(Ne vois-tu donc pas que tu m'étouffes)
Holding too tightly, afraid to lose control
(Me tenant trop fort, effrayé de perdre le contrôle)
Les sentiments que Tsuzuki lui portaient étaient bien présents et il savait au fond de lui que ce que voulait son partenaire s'était son bonheur mais il l'étouffait à force de gentillesse et de témoignage d'affection, lui qui n'en avait jamais reçu durant toute son enfance. C'est comme s'il avait peur qu'Hisoka s'évapore, disparaisse s'il ne s'occupait pas de lui.
'Cause everything that you thought I would be
(Parce que tout ce que tu pensais que j'aurais pu être)
Has fallen apart, right in front of you
(Est tombé en miettes juste devant toi)
Tsuzuki voulait qu'il soit quelqu'un qu'il n'était pas, probablement le garçon qu'il aurait pu être s'il n'avait pas été empathe, si ses parents l'avaient aimé, s'il n'avait pas vécu enfermé au sous-sol et surtout s'il n'avait jamais croisé le chemin de Muraki. Mais voilà, le monde ne se construit pas avec des « si ».
Every step that I take is another mistake to you
(Chaque pas que je fais est une nouvelle erreur à tes yeux)
And every second I waste, is more than I can take
(Et chaque seconde que je gaspille est plus que je ne peux supporter)
Il avait déjà gaspillé énormément de temps à essayer de se faire aimer de ses parents, à essayer de leur faire oublier qu'il n'était pas normal et tout cela s'était soldé par un lamentable échec. Maintenant, son temps il le passait à panser ses blessures, à vivre avec son passé sans pourtant l'oublier afin être capable, enfin, de ne plus regarder derrière lui, de ne plus avoir de regret pour pouvoir affronter l'avenir la tête haute, pour pourvoir présenter le nouveau Hisoka, non pas une nouvelle personne mais un être réparé et solide. Mais puisque même Tsuzuki ne voyait pas les efforts qu'il faisait pour exorciser ses démons, pourquoi perdait-il encore sont temps dans ce genre de chose ?
I've become so numb
(Je suis devenu tellement insensible)
I can't feel you there
(Je ne peux plus te sentir près de moi)
Become so tired
(devenu tellement fatigué)
So much more aware
(tellement plus conscient)
I'm becomming this
(C'est ce que je suis ne train de devenir)
All I want to do
(Tout ce que je veux faire)
Is be more like me
(c'est être un peu plus comme moi)
And be less like you
(Et un peu moins comme toi)
Ne pouvait-on pas le laisser être ce qu'il avait envie d'être ?
And I know I may end up failing too
(Et je sais que je vais peut-être finir par échouer aussi)
Il voulait s'en sortir seul, pour être fier de lui-même pour pouvoir montrer au monde entier qu'il n'était pas si faible qu'il en avait l'air, pour gagner le pari qu'il avait conclu avec lui-même de réussir à vaincre ses peurs sans l'aide de personne et surtout pour honorer la promesse qu'il s'était faite de ne plus jamais se reposer sur quelqu'un pour s'en sortir. Etait-ce tellement insensé d'être renfermé sur soi-même après avoir vécu ce qu'il avait vécu ? Etait-ce si surréaliste de ne faire véritablement confiance à personne quand tout les gens que vous aimiez vous ont tourné le dos ?
But I know you were just like me
(Mais je sais que tu étais tout comme moi)
Je sais que tu veux faire ton possible pour que je me sente bien, Tsuzuki. Mais tu n'as pas le droit de faire de moi ce que je ne suis pas. Tu n'as pas le droit de me forcer à changer au rythme que tu souhaiterais. Parfois, tu ressembles à Muraki… Tu veux diriger mon destin comme si j'étais un pantin et toi, un marionnettiste me faisant marcher, parler, et rire quand bon te semble. Non pas pour mon propre bien, mais avant tout pour le tien…
With someone disappointed in you
(Quand quelqu'un était déçu de toi)
Je sais que je te déçois souvent et tu dois me pardonner de ne pas te laisser diriger ma vie et de lutter contre le changement que tu veux m'imposer. Mais je sais que tu comprends car il y a eu aussi des gens que tu as déçu et à leur égard, tu étais tout comme moi, fatigué d'exister et insensible à leurs appels, à leur présence. Alors comprends-moi maintenant, quand je suis insensible à la tienne.
L'aîné des Gushoshin héla Hisoka. Tout le monde était là et l'attendait pour partir à Okinawa…
Voilà c'était une petite introspective dans le cerveau d'Hisoka, qu'en avez-vous pensé ? Laissez des commentaires.
Aerith : Enfin, Hisoka, comment peux-tu comparer Tsuzuki à Muraki, c'est une honte !!!
Hisoka : Tu dis ça parce que c'est pas toi qui l'a toute la journée sur le dos
Aerith : Mais non, tu ne comprends pas que Tsu-chan fait ça pour ton bien ?
Hisoka : Oui et l'enfer est pavé de bonnes intensions.
Aerith : Oh hé, ne me fais pas de leçon de morale, tu veux, tu n'es qu'un personnage de manga !
Hisoka : Peut-être mais j'en ai marre qu'on veuille que je sois différent de ce que je suis, nah !
Aerith : On veut juste que tu te sentes bien dans ta peau, Hi-Chan
Hisoka : Tu ne vas peut-être pas le croire, mais je me sens bien comme je suis et ne m'appelle pas comme ça, c'est un nom ridicule.
Aerith : Comme tu voudras… 'Soka-Chan.
