Le marionnettiste
Titre Le marionnettiste
Auteurs : Kris & Stellar
Genre : Slash HP-DM en 7 chapitres
Résumé : Qu'est-ce qui excite Harry ? Que ses amants portent des uniformes de fille. Maintenant, qu'est-ce qui excite Draco ? Harry Potter et ses fétichismes. Ajoutez un prof un peu voyeur…
Rating : M
Spoilers : Aucun
Disclaimers : Persos de JK Rowlings
Playlist écoutée au moment de l'écriture : Chris Isaak – Wicked game, Shivareeh – Goodnight moon, 10cc – I'm not in love, Madonna – Push, Royal Gigolo's - Self Control, Depech Mode - A Pain that I'm Used To, Sneaker Pimps – Spin Spin Sugar.
Note : Utilisation des termes anglais : Slytherin (Serpentard), Gryffindor (Gryffondor), Hufflepuff (Poufsouffle), Head Boy (Préfet en chef), Snape (Rogue)
Note 2 : Merci d'avoir laissé des reviews pour le chapitre précédent :-) c'est super encourageant ! Espérons que vous aimerez ce chapitre... K & S
- Sur les coussins -
Draco n'avait pas vu le mot tout de suite. C'est Zabini qui lui fit remarquer qu'un papier venait de tomber de son livre de potions. Le blond fronça les sourcils. Comment un papier était-il arrivé là et qui l'y avait mis ? Il le ramassa.
« On ne sait pas ce que l'avenir nous réserve. Peut-être en aurons-nous une idée ce soir, 23h55, salle de divination, même tenue. Tendresse… plus si affinités. »
Pas de signature mais étant donné les événements récents un seul avait pu écrire ça. Potter n'était qu'un petit con arrogant et trop sûr de lui. Et… 23h55… Pourquoi pas minuit ? Ces Gryffindors étaient vraiment tordus et illogiques. Pourquoi reviendrait-il la queue entre les jambes vers le Sang-Mêlé ? En jupe en plus. Il avait été humilié une première fois, il ne le serait pas une seconde. Blaise le tira de sa rêverie.
« Ça va Draco ? »
Le Head Boy le dévisagea froidement. Et pour qui il se prenait lui aussi à se faire baiser sans dignité par l'Ennemi ? Mais les autres Slytherins présents dans la Salle Commune le regardaient aussi. Quand il réalisa qu'il serrait convulsivement le bout de papier en tremblant il tourna les talons et partit dans sa chambre. Bien sûr qu'il rejoindrait Potter. Il avait conservé l'uniforme de Pansy. Il l'essaya et s'admira dans sa psyché. Il était magnifique, encore plus que d'habitude. Il grimaça et secoua la tête. Il était malade ! C'était Potter le pervers, pas lui. Quelle idée de fantasmer sur un mec en jupe ! Il était vraiment pas fini ce connard ! Mais ça en était d'autant plus excitant. Au lieu d'enlever le vêtement féminin, il chercha dans sa commode, bien caché, un petit shorty en dentelle couleur gris perle. Il enleva son boxer et le mit. Il sourit. Il pourrait enfin s'en servir. Il l'avait acheté pour l'offrir à Pansy mais il n'avait jamais pu s'en séparer. Il avait alors acheté du parfum pour son amie et avait dissimulé son trésor au fond d'un tiroir, enveloppé dans un papier de soie rose pâle. Il se mira à nouveau en soulevant sa jupe. Cette couleur lui allait à la perfection ! Il s'assit sur le bord de son lit et glissa voluptueusement la main dans le shorty. Il commença à se masturber, imaginant que cette main était celle de Harry. Il s'allongea pour être plus confortable et poursuivit sa caresse jusqu'à l'orgasme. Draco resta étendu quelques minutes pour profiter des dernières vagues de plaisir et reprendre haleine. Enfin, il se changea et appela un elfe de maison pour que le shorty soit propre à 20h45 dernier délai, juste avant qu'il commence sa ronde.
23h : Draco termina sa ronde. 23h15 : il avait fait son rapport au professeur Snape. 23h21 : il prit une douche rapide. A 23h41 il mit le manteau sur l'uniforme de Pansy et alla à son rendez-vous clandestin. A 23h55 précises, il poussa la porte de la salle de Divination et rentra en silence, refermant soigneusement la porte derrière lui. Le Head Boy fronça imperceptiblement des sourcils. Il ne s'attendait pas à ça. Harry le salua d'un sourire chaleureux et l'invita à le rejoindre à la petite table qu'il avait spécialement aménagée pour la soirée. Bougies, musique douce, vin.
Qu'est-ce qu'il me fait, Potter ? se demanda le blond, toujours immobile.
« Salut, qu'est-ce que tu voulais, Potter ? demanda-t-il
- Un verre... Pour me faire pardonner, » répondit Harry en servant du vin dans les deux verres.
Le Slytherin le rejoignit, tranquillement, et hésita à prendre la boisson :
« T'as mis quoi dedans ? Du GHB ou un autre truc des frères belettes ? »
Harry but dans le verre de Draco une gorgée du nectar doré et le reposa :
« Ne bois pas si tu n'as pas confiance mais installe-toi au moins. Sauf... si tu comptes repartir. »
Le Gryffindor se rassit, imité par son compagnon qui huma toutefois le vin avant de le boire.
« Du Sauternes, l'informa Harry.
- Je ne pensais pas que tu étais du genre à apprécier le vin... Je suis... agréablement surpris. Au fait... Qu'est-ce que tu veux te faire pardonner au juste ?
- Mon comportement grossier.
- Et c'est pour ça que tu m'as demandé de venir habillé comme ça ?
- Ça ne te plait pas ? ronronna Harry.
- De porter la jupe ou de porter la jupe pendant que je sais que tu regardes dessous ? »
Harry écarta doucement les pans du manteau et sourit à la vue de la petite jupe plissée. Draco était-il nu dessous comme l'autre jour dans les vestiaires ? Un début d'érection pointa. Il avait le temps pour connaître la réponse à cette question. L'heure était aux babillages.
« Oui, ça me plait, concéda enfin Draco, un peu à contre-cœur, le regard fuyant.
- Tes jambes sont tellement belles... Quel dommage de les cacher, le complimenta le rouge et or en les effleurant.
- Plains-toi à Dumby, il changera l'uniforme des garçons...
- Un mini-short ? Quelle bonne idée !!
- Quand j'étais petit, ma mère me mettait souvent des bermudas... mais je trouvais que j'avais les genoux cagneux, j'aimais pas...
- Ils sont doux », susurra Harry en les caressant.
Le blond s'enfonça dans le fauteuil et glissa ses fesses vers l'avant pour faciliter la caresse :
« Pourquoi tu es gentil aujourd'hui, Potter ?
- Quelqu'un comme toi ne se défonce pas vulgairement dans un placard à balai. Tu mérites... mieux.
- Tu défonces beaucoup de monde dans les placards, toi ? Ça ne m'étonnerait même pas...
- Ne parlons pas de moi, ronronna le brun. Le sujet serait vite épuisé.
- Tu préfères qu'on parle de moi ? »
Le gryffy présenta un assortiment de petits macarons de toutes les couleurs et à toutes les saveurs :
« Ils viennent de France.
- De Paris ?
- Non, Boulay-Moselle en Lorraine. C'est là qu'on les créa au XVIIIème siècle. »
Draco en prit un à la noisette et le croqua.
« Tu m'as fait venir en jupe à minuit dans la salle de Divination pour m'offrir des macarons ? Moi qui me croyais ravagé, j'ai trouvé pire...
- Si tu n'apprécies pas... la tournure de la soirée terminons-en là, il est tard.
- Non, je suis curieux... J'attends la suite.
- La suite ?? Tu crois que je suis du genre à préméditer quelque chose ? demanda Harry d'un rire clair. Non, ce soir une dégustation de... mets français me suffira. »
Un éclair d'étonnement passa dans le regard gris.
« Tu es décidément... très imprévisible. Moi qui pensais que... »
Mais le brun l'interrompit :
« Tu avais raison l'autre jour. Nous devrions... attendre. »
Le Head Boy sourit. Son rival était mignon quand il était… gentil. Gentil ? Harry Potter, gentil ? Draco avait soit glissé dans une dimension parallèle sans s'en rendre compte, soit il était en train de rêver. Cette situation avec le prince de Gryffindor lui échappait totalement. Mais au fond de lui… il aimait ça. La prévisibilité le lassait. Là, ça l'occuperait quelques temps, quelle que soit l'issue.
« Ta ronde s'est bien passée ? Pas de petits cabotins au détour d'un couloir ?
- Non, même Blaise est calme en ce moment, c'est pour dire...
- Et pourtant les examens n'approchent pas encore. C'est le froid qui doit rendre casanier. »
Le Slytherin rit. Oui, il aimait cette soirée. La discussion tournait autour de son sujet de prédilection (à savoir : lui) et le petit con de Gryffindor semblait avoir ravalé sa langue de pute. Il prit un autre macaron et sirota son verre. Il s'installa plus confortablement dans le fauteuil en croisant les jambes. Son pied balançait légèrement. Il y avait pourtant quelque chose qu'il ne comprenait pas. Il marqua une pause : Harry semblait hypnotisé par le mouvement de son pied. Il cessa de le balancer et l'absence qui avait envahi le regard vert à mesure qu'il avait suivi le pied, s'évapora.
« Mmmmoui ? demanda Harry ?
- Je disais que je ne comprenais pas quelque chose. Je vous ai surpris plusieurs fois au cours de mes rondes, Blaise et toi... Et c'est sur... TOI que j'ai commencé à fantasmer. Pas sur Blaise… Pourtant, il est beau comme un dieu... et tu es mon pire ennemi. Tu crois que je suis maso ? »
Deux facteurs avaient joué. Snape et Zabini.
La première fois qu'il avait surpris Blaise et Harry, évidemment qu'il l'avait consigné dans son rapport à son directeur de Maison. C'était une trop belle occasion d'enfoncer Potter. Le maître de Potions avait eu une réaction étrange. Il avait marmonné dans un rictus : « Ces empotés de Gryffindors seraient-ils bons à quelque chose ? » Puis il avait aussitôt ordonné à son Head Boy de ne pas ébruiter l'affaire. Ça serait dramatique pour l'image de la Maison. « Je m'occuperai personnellement de Monsieur… Potter. » Un sourire mauvais s'était dessiné sur les lèvres minces du professeur. Le lendemain, Harry avait été convoqué dans le bureau de Snape. Il en était ressorti trois heures plus tard, vidé. Mais ça ne l'avait pas empêché de revoir Blaise deux soirs après. Draco n'avait rien dit cette fois. C'était son petit spectacle. Ce soir-là il s'était masturbé en les regardant. Le soir d'après aussi. Ce n'est qu'au bout de deux semaines que Draco était passé à l'action en rejoignant Harry dans le local à balai. Il sourit. C'était lui qui dégustait ce délicieux vin blanc et ses merveilleux macarons, pas Blaise. Zabini avait pourtant été le second facteur. Il n'avait pas arrêté de rabâcher à Draco qu'il avait un amant merveilleux mais jamais il n'avait révélé son identité. Le blond avait compris en les voyant et les revoyant.
Pauvre Blaise, il doit bouquiner dans son lit comme un pauvre malheureux alors que moi…
Encore un sourire de victoire et de satisfaction.
Harry le tira de ses pensées.
« Tu ne crois pas ? demandait le rouge et or.
- Mmmmh… Pourquoi pas ? répondit évasivement le blond qui n'avait rien suivi à la conversation mais s'en fichait comme de son premier balai. Pour l'autre jour... ça devrait être à moi de m'excuser... Je t'ai allumé comme la dernière des putains et je t'ai repoussé juste derrière... »
Il sautait du coq à l'âne et alors ? Si Potter ne s'en accommodait pas, c'était pareil. Il ne s'excuserait pas une autre fois.
« Même la... dernière des putains a le droit de dire non. »
Harry l'approuvait. Incroyable ! Draco décroisa les jambes et se pencha vers sa Némésis :
« Je vais te dire un secret... J'adore t'allumer... ronronna-t-il.
- Je vais te dire un secret… Tu fais ça très bien… »
Le Slytherin soupira en se renfonçant dans le fauteuil :
« Si je m'écoutais... je serais déjà collé contre toi à te dévorer la langue... Je déteste ce genre de pulsion.
- Ça n'est pas… un peu… tôt pour ce genre de... familiarité ? » se moqua gentiment l'Attrapeur rouge et or.
Le blond plissa les yeux. Il n'apprécia pas l'humour de son camarade. Il s'était fait sucer quelques jours auparavant et semblait refuser un baiser ? Il se leva du fauteuil et se posta en face de Harry, menaçant :
« Ecoute-moi bien, parce que je ne le redirai pas : tu n'as pas à t'excuser de quoi que ce soit. Dans cette histoire, c'est moi qui suis à blâmer... et pitoyable. Mais si tu parles de quoi que ce soit à quelqu'un... je te tue. Si quelqu'un dans cette école apprend que je suis vierge, je saurai que ça vient de toi et je te tuerai. C'est bien compris ?
- Quelle que soit la situation, un... Malfoy n'est jamais pitoyable, » lâcha Harry pour toute réponse.
Il se leva et prit Draco par la main. Il s'allongea dans un coin rempli de coussins moelleux :
« Si tu veux t'installer plus confortablement... » l'invita-t-il.
Draco resta interdit devant le compliment et la douceur du brun. Il se laissa mener aux coussins puis s'assit à côté de lui.
« Tu n'as pas trop froid ? Ça va ? s'inquiéta le Gryffindor.
- Tu me fais presque plus peur quand tu es gentil comme ça que... Il s'arrêta et fronça les sourcils. Tu me fais la cour, Potter ?
- Les grands mots, Draco... s'insurgea théâtralement Harry, les grands mots ! Je me conduis... mieux, je dirais. Comme il sied à quelqu'un comme toi !
- J'adore la flatterie... continue.
- Qui parle de flatterie ? « Flatterie » ne te rendrait pas justice. Des fois, il faut reconnaître l'évidence, » ronronna Harry en caressant la jambe du mollet à la bordure de la jupe.
Draco soupira et s'allongea sur le dos, offert :
« Tu me trouves beau ? demanda-t-il, le regard doux et sensuel comme du velours.
- Non, tu n'es pas beau, tu es... resplendissant, Harry répondit en fermant les yeux comme pour s'imprégner de l'essence de Draco. Depuis l'autre jour je rêve de me perdre dans... ta fragrance, la sentir m'envelopper et m'amener dans un champ éternellement fleuri et ensoleillé, » murmura-t-il en ouvrant ses yeux.
Le Head Boy tendit la main vers Harry et laissa ses doigts courir sur l'intérieur de son bras.
« Pourquoi tu es comme ça avec moi... demanda-t-il alangui, le regard argenté bordé d'une fine ligne dorée de cils blonds.
- Pour coucher avec toi, bien sûr, rit le gryffy en se resservant du vin.
- Vas-y, alors... Je ne me défilerai pas cette fois.
- Non, le coupa Harry en buvant une gorgée de vin. Jouissons de cette soirée paisible, » ajouta-t-il en croquant dans un macaron.
Il s'allongea sur le dos et avec sa baguette, lança un sort au plafond qui devint transparent.
« Regarde cette belle nuit hivernale. »
Draco chercha à tâtons la main de Harry et la posa sur son ventre.
« Je ne te comprends pas, Potter. Et… ça m'énerve.
- Ne cherche pas à me comprendre. Ressens-moi…
- Pfff... Fais gaffe, on dirait un Hufflepuff quand tu dis des conneries comme ça. »
Pendant un long moment les deux adolescents observèrent ainsi le ciel à travers le plafond transparent.
« Tu es censé te foutre de moi et crier sur tous les toits que je suis une pucelle qui fait la pute au premier venu pour se faire défoncer... Alors pourquoi t'es gentil ?
- Je te l'ai dit. Pour coucher avec toi. »
L'Attrapeur Gryffindor se tourna vers le Slytherin. D'un coup de baguette, il éteignit toutes les bougies et déposa un baiser papillon sur les lèvres frémissantes de Draco.
« Tu es encore plus beau sous la lune. »
Malfoy le regarda en silence, se redressa pour l'embrasser et se perdit dans le baiser. Harry l'enlaça et répondit à l'étreinte. Il caressa les cheveux fins qui brillaient sous la lune et s'enivra de leur parfum. Draco relâcha doucement les lèvres de son ami et posa son front contre sa tête.
« Mais qu'est-ce que tu me fais... murmura-t-il. Je... ne veux qu'une relation sexuelle... tu comprends pas ça ? Surtout avec toi. »
Mais quelque chose sonnait faux dans ce qu'il venait de dire. Il n'aurait pas su dire quoi.
« Je sais ce que tu veux mais tu ne veux pas que ça se passe bien ? demanda gentiment Harry.
- Si… Bien sûr… Le truc... C'est que je ne suis pas sûr de ce que toi tu veux.
- Depuis quand un Malfoy se soucie-t-il de ce qu'un Potter veut ?
- Dit comme ça... ça me va… Fais de moi ce que tu veux... susurra-t-il dans un souffle et en se collant. A chaque fois qu'on se verra comme ça, en cachette... à chaque fois qu'on partagera ce secret... je serai ta chose si tu le veux. Tout ce que je demande, c'est la discrétion absolue.
- Je l'emporterai dans la tombe... » promit Harry qui vit en cette « déclaration » le signal de départ des… festivités.
Il s'immisça entre ses cuisses et se frotta en l'embrassant. Draco se laissait faire avec délice, frémissant sous les caresses. Quand Harry glissa une main sous la jupe, il fit sa vierge effarouchée en resserrant un peu les cuisses avec un petit gémissement qui ressemblait plus à un appel au viol qu'à une plainte. Il se doutait que ça exciterait Potter. Le brun sortit la main, se redressa et recula un petit peu, agenouillé au niveau des genoux qu'il écarta doucement. Pour le principe, Draco posa un brin de résistance et se cacha le visage dans les mains. Mais quand Harry effleura le creux du genou gauche, il geignit de plaisir et le regarda entre ses doigts.
« Tu aimes ? » demanda le brun qui continuait à titiller le creux du genou.
Le gryffy souleva délicatement la jambe gauche et baissa son visage dans le creux du genou. Il lapa doucement. Draco écarta ses mains et fit sa petite chose innocente tout en dévorant Harry du regard. Ça le fascinait de le voir ainsi, leurs querelles incessantes depuis six ans semblaient à des années-lumières.
« J'aime quand tu fais ça... J'aime ta langue. »
Alors le Gryffindor concentra toute son attention à cette petite partie de chair tendre. Le Head Boy se lova davantage dans les coussins et laissa un petit rire clair s'échapper.
« Ça t'amuse ? lui demanda étonné Harry.
- Non... J'aime bien ça, tu me fais penser à un chaton qui déguste une gamelle de lait frais. »
Il se redressa sur les coudes et jeta un regard chaud :
« T'aimes ça, me déguster ?
- Plus que tu ne le crois... » répondit Harry avec un petit sourire concupiscent. Et il retourna à sa tâche.
Le vert et argent gémit doucement à mesure que la langue devenait aventureuse. Harry remonta peu à peu vers l'intérieur de la cuisse, avec de petits baisers. Il allait enfin avoir la réponse à la question qui l'obsédait depuis le début de la soirée. Accueillant, Malfoy écarta lentement les cuisses pour lui laisser l'accès. Arrivé là où il voulait, il se redressa et effleura la dentelle. Draco aussi était surprenant. Jamais il n'aurait cru trouver le rigide Head Boy en sous-vêtements féminins. Ceci dit, jamais il n'aurait cru trouver Draco entre ses cuisses en jupe. La vie réservait bien des surprises. Celle-ci était plus qu'agréable. Il sourit et glissa les deux pouces dans le shorty en dentelle. Il le fit glisser le long des jambes presque religieusement. Une fois ôté, il sentit le précieux bout de tissu et le posa à ses côtés.
La porte s'ouvrit et une ombre se dessina sur le seuil. La silhouette croisa le regard lubrique du Head Boy, les jambes écartées, avec Potter qui reniflait sa culotte. L'homme resta immobile, ne pouvant détacher son regard de la scène.
Draco se raidit imperceptiblement quand il aperçut le professeur Snape dans l'embrasure de la porte. Comment allait-il réagir ? Draco jeta un coup d'œil à Harry. Le pauvre gryffy était bien trop occupé pour se rendre compte de quoi que ce soit. Le blond sourit et regarda à nouveau le professeur de potions qui n'avait toujours pas bougé. Cette soirée est décidément cool ! pensa Draco en glissant sa main dans la chevelure hirsute. Après avoir lapé le gland comme il l'avait fait précédemment avec le creux du genou, Harry lécha Draco dans toute sa longueur et l'enfourna. Le Slytherin se cambra et gémit mélodieusement. Savoir que Snape les observait l'excita davantage. Il ondula contre Harry, réclamant plus. Le Gryffindor le lâcha un instant et lui tendit son index pour qu'il le suce. Le blond le prit entre ses lèvres gourmandes et joua avec en le mordillant.
« C'est pas pour mordiller, suce-le... » gloussa Harry, amusé.
Obéissant, le vert et argent enroula sa langue autour du doigt avec un petit sourire. Il le suça comme il avait sucé autre chose quelques jours plus tôt. Harry gémit. Cette « autre chose » lui faisait mal et se sentait à l'étroit dans le pantalon, mais il ne fit rien pour calmer ça, cela faisait partie des petits jeux pervers qu'il affectionnait. Il reprit Draco en bouche et glissa le doigt humide. La pénétration était lente et progressive. Draco se raidit et retint un petit cri. Harry suçait plus ardemment pour faire oublier le doigt le temps qu'il s'adapte.
« Oh putain... couina Draco. Mmmmh... Ta laaaangue... »
L'index de Potter progressa vers le feu intérieur du blond. Heureusement pour Draco, Harry avait eu un bon professeur ès rapports sexuels et pour une fois, il avait bien appris ses leçons et les appliquait à merveille. Quand tout fut en place, il entreprit quelques va-et-vient et se prépara pour une tâche tout aussi délicate. Draco couina.
« Merlin ! C'était quoi, çaaa... Recommence, bordel ! » haleta Draco.
Bingo ! Visiblement Harry avait visé juste. Le Head Boy se mordit les lèvres mais ne retint pas ses miaulements de plaisir, histoire de faire profiter leur petit voyeur :
« Ouiiii... Lààààà... Mmmmmmh... Oh ouiiiiiiiii… »
Malfoy se tortillait de plus en plus frénétiquement, animé d'une nouvelle flamme, mais il n'en put plus et jouit dans une jolie mélodie, presque sanglotante. Harry avala la semence alors que Draco ondulait encore contre la main, épuisé par son orgasme. Il venait de découvrir son point G et se dit qu'une nouvelle ère commençait en matière de sexe. C'était au tour de Harry de se libérer à présent. Il défit son pantalon et descendit son boxer. Il se masturba, toujours agenouillé entre les cuisses de Draco. Pour pimenter sa caresse, il prit le shorty gris perle, l'enroula autour de son sexe et jouit dedans.
« Ça va mieux, petit lion ? ronronna Draco, cajoleur.
- Et toi... petit serpent ?
- Tu peux recommencer ça quand tu veux... » répondit Draco, un sourire épanoui aux lèvres.
En regardant par-dessus l'épaule de Harry, il constata que Snape était encore là.
« Je sais pas, le taquina Harry. Je verrai mon emploi du temps... »
Draco se raidit, contrarié :
« Comment ça ? »
Il se radoucit, prit la main du brun et la glissa sous sa jupe :
« Ça va pas te manquer, ça ? Dis-le si tu ne veux vraiment pas me revoir... »
Harry déglutit.
Serpent, va, songea Snape qui observait toujours les deux garçons.
« A.. après-demain ? bégaya le rouge et or.
- C'est mieux. Tu serais presque vexant, petit lion... » ronronna le blond, se regardant les ongles.
Il retira la main du gryffy de sous sa jupe et la porta à sa bouche. Il y déposa un baiser dessus et suça l'index. Il le relâcha dans un petit bruit mouillé. Il fixa Harry avec un regard dont lui seul avait le secret : distant, déterminé mais… aguicheur.
« N'oublie pas le lubrifiant, la prochaine fois... »
Il repoussa la main et se leva. Il lissa la jupe et récupéra le sous-vêtement en dentelle qu'il jeta aussitôt à Harry avec une petite moue :
« Et nettoie ça... »
Le brun se leva à son tour et rejeta le shorty à son propriétaire.
« Je suis pas ton elfe de maison, cracha-t-il. T'as qu'à lécher si ça te gêne. »
Le Head Boy plissa les yeux mais ravala son insulte. Il fourra le shorty sale dans la poche de son manteau.
« Je t'attendrai ici à partir de minuit. 23h55… Y a que les lionceaux pour être autant… illogiques. »
Toujours dos à la porte Harry se reboutonnait le pantalon. Draco, lui, sortit, passant bien évidemment devant le directeur de sa Maison.
« Bonne nuit, professeur Snape ! » roucoula-t-il.
Le Slytherin aurait tout donné pour voir la tête de Potter. Ça allait barder. Le Sang-Mêlé gryffindorien avait souillé le prince des Serpents, le chouchou du prof. Le bébé de Narcissa Black. Draco ricana en rentrant au Donjon. Il avait déjà raconté à Snape les ébats Potter-Zabini mais cette fois ça serait mieux. Harry avait été pris en flagrant délit de détournement de Slytherin. Evidemment que toute la responsabilité retomberait sur lui… La punition serait terrible. Quelle excellente soirée, songea le Head Boy, une fois dans sa chambre et se demandant quel châtiment Potter allait recevoir.
Dans la salle de Divination, Harry se retourna, avec un air arrogant, face à Snape qui sortit de l'ombre, un regard dur et froid comme la glace. Comme si de rien n'était, l'étudiant servit du vin dans son propre verre et ondula félinement vers l'homme en noir.
« Vous voulez un verre… Professeur ?
- Je devrais vous faire virer de l'école pour ce que je viens de voir, M. Potter...
- Vous avez aimé… » affirma Harry.
Il s'avança d'un pas menaçant vers le gryffy et prit le verre proposé. Il détailla Harry avec un regard de prédateur :
« Vous seriez donc doué en quelque chose... »
Il savoura le vin français.
« Et je suis ravi que vous... soyez à la hauteur, poursuivit-il. Je commençais à désespérer de voir que personne n'arrive à le contenter et je commençais à le croire frigide. »
Snape esquissa un rictus d'ennui et but une autre gorgée.
Harry ramassa ses affaires :
« Il reste des macarons. A après-demain… professeur. » minauda-t-il.
Mais Snape n'entendait pas les choses ainsi. Il bloqua la sortie.
« Qui vous a dit de partir, Monsieur Potter ? » ricana-t-il en refermant la porte derrière lui et fondant sur Harry comme un oiseau de proie.
Prochain chapitre : Sur la chaise
