Le marionnettiste
Titre Le marionnettiste
Auteurs : Kris & Stellar
Genre : Slash HP-DM en 7 chapitres
Résumé : Qu'est-ce qui excite Harry ? Que ses amants portent des uniformes de fille. Maintenant, qu'est-ce qui excite Draco ? Harry Potter et ses fétichismes. Ajoutez un prof un peu voyeur…
Rating : M
Spoilers : Aucun
Disclaimers : Persos de JK Rowlings
Playlist écoutée au moment de l'écriture : Muse – Supermassive black hole & revelations (pour les parties douces) ; Justin Timberlake – Sexy bac, Kelly Osborne – One world, Benassi Bros – Every single day , Beyonce – Naughty girl (pour les parties… plus hot )
Note : Utilisation des termes anglais : Slytherin (Serpentard), Gryffindor (Gryffondor), Hufflepuff (Poufsouffle), Head Boy (Préfet en chef), Snape (Rogue), Sprout (Chourave), DADA (DCFM – Défense Contre les Forces du Mal)
Note 2 : C'était parti pour un pur lemon mais nous sommes en train de tisser une petite toile autour des protagonistes…
Note 3 : Les diverses tenues de Draco seront en ligne sur notre blog, si ça vous intéresse.
Note 4 : Je m'excuse humblement pour le retard... Deux semaines pour écrire ce chapitre au lieu d'une seule... J'espère que vous l'apprécierez doublement Merci de rester fidèles et de continuer à nous vénérer (lol, n'ayons pas peur des mots, hihi)
RAR globale, paske à vous 8, vous avez surtout salué le côté "chaud" des chapitres précédents : peut-être un peu moins de lemon (quoi que...), mais on rentre dans le vif de l'histoire (et Harry rentre ailleurs, hihi). Des réponses, donc... mais d'autres questions, aussi
Sahada : Et euh, oui, il manquait un mot... oups, merci de l'avoir vu (ct Newts, en fait). Pour ce qui est des aveux de Draco sur ses sentiments... seront-ils si bien acceuillis ??? Pas si sûr... Mais patience, on aime les happy end.
Dramyre lovy : dsl, je ne suis pas sûre que ce chapitre réponde à tes questions sur le caractère de Harry... Mais ça vient !
Et pour vous rassurer : le chapitre suivant est déjà écrit, il sera mis en ligne vendredi prochain Bonne lecture !!!!!!!!!
- Dans le noir -
Le mardi matin, comme à son habitude, Draco était à la bibliothèque dès 9h00 pour ses recherches. Les septièmes années n'avaient pas beaucoup d'heures de cours mais devaient compenser par une somme éreintante de travail personnel. Il devait rendre des devoirs supplémentaires en Enchantements, puisqu'il avait choisi cette matière en spécialisation. Ce matin, il n'arrivait pas à se concentrer et suçotait le bout de sa plume, pensif. Evidemment, ses pensées tournaient autour d'un certain Gryffindor aux yeux verts et à la cicatrice très sexy. La veille, ils s'étaient quittés en assez bons termes… mais il n'en était pas sûr. Et encore une fois, Harry n'avait pas précisé quand ils se reverraient. Le fait que le rouge et or soit le seul à maîtriser leurs rencontres portait sur les nerfs de Draco. Il releva la tête de ses parchemins quand il reconnut la voix de la petite Granger, encore et toujours en train de faire des reproches à son… son quoi d'ailleurs ? Petit ami ? Amant ? Esclave ? Bref : Weasmoche. Pourquoi la belette rousse courait toujours après cette pimbêche en bavant ? Mouais… Certainement qu'un mec comme lui ne pouvait se taper qu'une sang-de-bourbe. Enfin, de là à choisir une chieuse comme elle !! Potter les suivait, le visage sombre et les yeux baissés. Le cœur de Draco s'emballa et il faillit sourire quand il se rappela où il était. Le trio dépassa la table du Head Boy et ils se placèrent à trois tables derrière lui. Draco attendit quelques minutes, puis se leva pour aller reposer un livre. Il alla se perdre dans le dédale des étagères chargées d'ouvrages et s'arrêta dans un coin sombre et isolé. Harry ne tarda pas à le rejoindre et le slythy lui sourit, triomphant.
« Alors, chaton, ronronna Draco, chaleureux. Je t'ai manqué depuis hier ? »
Le regard dur du Gryffindor fit taire son sourire. Sa voix était tout sauf câline quand il parla enfin.
« Ne t'attache pas à moi, c'est mieux quand ça ne dure pas avec son premier amant…
- Qu'est-ce que tu crois Potter !, s'écria Draco sur la défensive. Je ne m'attache pas à toi ! »
Le regard vert s'adoucit légèrement mais rien de ce que le slythy avait pu lire la veille, lors de leur douce étreinte dans l'eau parfumée, ne s'y trouvait. Qu'avait-il bien pu se passer pour que le petit lion soit si agressif ?
« Ecoute, continua Harry plus calmement. Je suis au courant du sens du cadeau que tu m'as fait. Si j'avais su, je n'aurais pas accepté. »
L'incompréhension recouvrit un bref instant le visage fin et aristocratique de Draco, rapidement remplacée par une moue boudeuse. Le sens du cadeau ?? Mais que s'imaginait Potter ? A moins que… Draco se remémora une espèce de légende que sa mère lui racontait quand il était petit, quand elle lui montrait des tableaux de famille où des couples avaient des bijoux en forme de serpent, et qu'elle-même avait ce joli bracelet identique à celui de son mari. Que disait-elle, déjà ?
« Mon ange, quand tu seras grand, toi aussi tu devras te marier. J'espère que tu auras une bague de la famille Black comme alliance, car alors tu ne seras plus jamais seul.
- Pourquoi cela ?, avait-il demandé du haut de ses six ans.
- Parce que ce bijou, avait-elle répondu en caressant son bracelet, ne s'offre qu'à une personne qu'on aime vraiment, à une personne digne de notre amour. Il est la marque d'une union sincère et éternelle. »
En bon héritier Malfoy, le petit Draco avait ri en disant que de toute manière, il n'aimerait jamais personne car c'était une faiblesse. Douce, sa mère lui avait rétorqué qu'il se trompait. L'amour pouvait être une force, la plus grande de toute. Dans cette bibliothèque, face à Potter, Draco fronça les sourcils. C'était de cela qu'il lui parlait ? Mais… Qu'est-ce que l'amour avait à voir avec leur relation ?
« Tu t'imagines que je crois à ce genre de conneries de famille ?, dit-il amèrement. Je t'ai juste donné ça pour te faire plaisir. Si tu ne veux pas de cet anneau, rends-le moi et arrête de faire ton gros connard de macho effrayé par un quelconque engagement… Parce que c'est pas ça !!
- Primo, je peux pas te le rendre parce que… j'arrive pas à l'enlever… Deusio : regarde-toi ! Tu t'habilles comme au XIXe siècle en dehors de l'uniforme. Alors si toi tu respectes pas les traditions, qui le fait ?
- Sûrement pas des sang-mêlés dans ton genre, c'est sûr…, lâcha Draco dédaigneux. Je me demande vraiment ce que je peux trouver d'excitant chez toi. Peut-être ton côté vulgaire et sans éducation ! »
Sur ces paroles, Draco se dégagea de Potter et sortit de la pénombre des étagères. Furieux contre Harry et contre lui-même, il fourra ses affaires dans son sac et quitta la bibliothèque, non sans un dernier regard à la table des gryffys. Le rouquin et la bêcheuse se souriaient tendrement en griffonnant leurs parchemins. Pour eux, l'orage était passé. Pour Harry et lui… c'était fini avant même de vraiment commencer. Et c'était probablement mieux comme ça. Lui, il était incapable de passer outre les défauts de Potter. Il était trop rancunier pour… pour… Le cœur lourd, Draco entra dans la Salle Commune du Donjon. Pourquoi Harry l'avait-il agressé comme ça ? Il n'arrivait pas à maîtriser ses sentiments et ses réactions quand son petit lion était dans les parages. Peut-être était-ce un test que lui avait fait passer Harry ? Peut-être avait-il dit ça pour que Draco lui dise « Oui, je t'aime et cet anneau en est la preuve. » Peut-être avait-il tout gâché. Peut-être Harry ne voudrait-il plus jamais le voir…
Anéanti, Draco laissa tomber son sac de cours à terre et s'allongea sur son lit. Il contempla longuement le plafond le regard perdu et le cœur dans la tourmente. Deux traînées salées glissaient lentement le long de ses joues.
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La semaine s'écoula comme dans un brouillard pour le Head Boy. Il ne voyait rien, n'entendait rien, ne disait rien. Ces cons de singes avaient raison. Il n'avait pas moins mal à l'intérieur, mais au moins le monde extérieur ne l'agressait plus. Au petit déjeuner du samedi matin, il reçut deux courriers : un paquet de chocogrenouilles de sa mère avec un mot et… une lettre parfumée au jasmin. Etonné, il l'ouvrit et reconnut du premier coup d'œil l'écriture de… Harry ! Le cœur battant, il la parcourut, et au fur et à mesure, son visage s'éclairait d'un sourire.
« Ma douce,
La passion est plus forte quand on ne s'y attend pas… Surprends-moi. Si je ne sais pas quand tu me demandes de te voir, je serai toujours sur le qui-vive, toujours à te désirer, toujours plus ardemment… Tu me manques…
Ton lion dévoué. »
Draco coula un regard discret vers la table des rouge et or et remarqua avec ravissement que Harry le fixait. Ainsi, le jeu reprenait et c'était lui le maître des cartes… Il répondit au regard vert insistant par un petit sourire mutin et rangea la lettre. Puis il détourna le regard et retourna à son petit déjeuner et à sa cour de serpents. Potter l'avait fait attendre quatre jours avant de lui adresser ce courrier. Lui aussi apprendrait la patience !
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Harry ne vit pas Malfoy du week-end. Il avait beau le chercher partout, impossible de ne serait-ce que l'apercevoir. Le lundi, le Head Boy ne lui adressa aucun regard ou aucun sourire pendant leurs dix heures de cours en commun. Ça le perturbait : Draco avait-il été blessé plus qu'il ne l'aurait cru par leur entrevue à la bibliothèque ? Il avait pourtant lu sa lettre, son sourire de samedi matin avait été sans équivoques. Mais alors ? Pourquoi ce silence, cette attente ? Ce ne fut que le mercredi après-midi qu'il eut enfin des nouvelles du Slytherin. Il allait prendre son balai pour rejoindre son équipe sur le terrain et enfin parfaire cette botte secrète pour écraser les vert et argent au prochain match qui aurait lieu sous peu, quand un petit rouleau de parchemin accroché au manche attira son regard. Etonné, il le décrocha et sourit en découvrant le petit serpent sur le cachet de cire qui refermait le rouleau. Draco…
« C'est con. Tu as mal au ventre et tu dois annuler ton entraînement. Viens dans la Salle 304 à côté de l'infirmerie, je te soignerai... »
Harry pesta. Il brûlait de retrouver le blond, mais…
« Harry, ça va ?, lui demanda Ron qui était venu voir dans les vestiaires pourquoi son Capitaine traînait autant.
- Euh… Je…, balbutia Harry avant de prendre sa décision. En fait… Je crois que le jus de citrouille de ce midi n'est pas bien passé… Je… Je me sens tout barbouillé…
- Merde, Harry… C'est vrai que t'es tout pâle ! »
Ron plaça sa main sur le front de son ami et fit une petite moue. Intérieurement, Harry sourit : Hermione déteignait de plus en plus sur son petit ami et lui aussi devenait une vraie mère poule à ses heures.
« Je devrais aller à l'infirmerie, même si ça n'est pas grand-chose. Je ne voudrais pas être malade pour écraser les serpents dans quinze jours.
- Ouais, t'as raison, admit Ron, un petit sourire sadique aux lèvres car écraser les slythy au quidditch était son sport préféré. Je te remplace pour cet entraînement. De toute façon, on l'a faite tous les deux cette technique.
- Je compte sur toi, Ron.
- Ouais, et toi, repose-toi bien. »
Compte là-dessus…, se dit Harry en regardant son ami repartir sur le terrain. Sans même retirer son harnachement d'Attrapeur, Harry quitta les vestiaires et se rendit salle 304. Il toqua doucement à la porte puis entra en silence. Il resta figé dos à la porte tellement la vue de Draco lui fit effet. Son regard remonta lentement le long des jambes fines revêtues de bas résille blanc, glissa sur les cuisses, caressa la dentelle qui ornait le bas de la courte robe blanche, se délecta de la taille fine et sentit son cœur fondre face à la moue outrageusement allumeuse de Draco. Il était terriblement sexy et attirant dans sa courte tenue d'infirmière, et il le savait. Il attendait Harry, assis les jambes croisées, balançant doucement du pied.
« Alors, tu as bobo au ventre ?, demanda-t-il d'une voix caressante qui finit d'exciter complètement Harry. Tu veux que je te soigne, joli Attrapeur ? »
Incapable de répondre, Harry hocha simplement la tête et rejoignit son fantasme vivant. Le Head Boy décroisa les jambes pour l'accueillir tout contre lui, enlaçant sa taille avec ses cuisses. Impatients après cette semaine complète sans se toucher, ils s'embrassèrent sauvagement, chacun dévorant la langue et les lèvres de l'autre. Draco passa ses bras autour du cou de son amant et frotta son entrejambe contre les protections de cuir du gryffy. Les doux miaulements qu'il émettait étaient noyés sous les baisers brûlants de l'Attrapeur. Harry glissa sa main le long de la taille fine, puis la glissa sous la jupe à l'exploration de la cuisse. Il glissa enfin dans la culotte de dentelle et pétrit la fesse doucement, faisant gémir sa poupée.
« Comment comptes-tu me soigner, jolie infirmière ?, ronronna-t-il
- Mmmmmmh, il parait que la salive est un remède souverain. »
Voir tant de luxure dans un seul regard fit tressaillir le brun. Il glissa ses mains contre les cuisses de Draco et les écarta doucement pour se défaire de son étreinte, puis se recula d'un pas. Le regard toujours plongé dans celui du slythy, il déboutonna son pantalon, un sourire pervers aux lèvres. La jolie infirmière Malfoy, heureuse de faire son devoir, se laissa glisser de sa table et fit pivoter son patient pour qu'il s'y appuie.
« Au travail, ma douce », lui dit Harry amusé.
Draco s'agenouilla entre les cuisses de Harry et acheva de baisser son boxer, révélant sa virilité plus qu'emballée par ce petit jeu de rôles. Sans autres préambules, il prit le sexe palpitant entre ses lèvres et le suça goulûment, arrachant un miaulement de plaisir à Harry.
Harry et Draco se séparèrent après plusieurs heures de caresses linguales et manuelles mutuelles. Le gryffy était épuisé quand Ron le trouva dans la Salle Commune rouge et or. Quand il lui demanda si l'infirmière avait été gentille avec lui et l'avait bien soigné, il avait simplement souri. Oui, le remède à ses longues heures de séparation avec son serpent favori avait été doux et agréable. Et il attendait déjà avec impatience la prochaine séance de soins.
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Le reste de la semaine s'écoula lentement, mais contrairement à son début qui avait été marqué par l'absence d'intérêt de la part de Malfoy, celle-ci fut marquée par ses petites attentions. Entre le lion et le serpent, de longs regards et quelques caresses volées s'échangèrent au détour des couloirs et dans les recoins sombres, avec un Harry toujours sur le qui-vive. Quand Draco lui donnerait-il un nouveau rendez-vous ? Il se rendit compte que l'attente était aussi agréable que le rendez-vous lui-même. Car à chaque fois qu'il croisait le beau blond, il fantasmait sur leur futur lieu de rendez-vous, la tenue que porterait le Slytherin, ses dessous coquins… La réponse vint à la fin de leur cours de Botanique du vendredi matin. Harry finissait de nettoyer ses gants en peau de dragon, qu'il avait malencontreusement tâchés avec du pus de bubobulbs, quand un petit papillon de papier vint se poser devant lui. Intrigué, il releva les yeux et vit passer Draco qui lui adressa un petit sourire très discret. Le cœur battant, Harry prit tout son temps pour ranger ses gants et le reste de ses affaires et déplia le papillon quand tous les élèves furent sortis de la serre.
« Viens m'attraper à minuit, ici même. »
Simple, efficace. Rêveur, Harry rangea le papier dans la poche de son manteau et partit rejoindre ses amis pour le déjeuner.
Un peu avant minuit, Harry sortit du château sous sa cape d'invisibilité pour rejoindre les serres. Il rejoignit celle où les cours des septièmes années avaient lieu et y rentra en silence avant de retirer sa cape. Des petits lampions étaient disséminés ici et là pour offrir une faible lumière de l'extérieur mais une ambiance féerique à l'intérieur. Il s'approcha de Draco qui l'attendait, délicieusement alangui sur le bureau du professeur Sprout, auréolé de la lumière douce et vivante des bougies. Le prince des Slytherins portait une magnifique robe en soie d'un violet profond, lacée sur le devant et recouverte de tulle noir. Il avait à nouveau des bas résille, mais noirs cette fois-ci et ses cheveux blonds étaient retenus ça et là par des petites pinces en forme de papillons violet foncé et rouge sombre. Quand il se redressa à la vue de son amant, Harry vit deux magnifiques ailes noires de papillon qui ornaient son dos. Draco était réellement éblouissant. Subjugué, le Gryffindor s'approcha de sa douce et lui tendit une rose pourpre qu'il tenait cachée dans son dos. Le blond l'accepta avec un sourire doux, et sa main fut capturée pour un baise main. Joueur, le joli papillon s'échappa de la tendre étreinte et s'enfuit en riant pour se cacher dans un coin sombre.
« Attrape-moi, petit lion ! »
Amusé, Harry fit la chasse au papillon, suivant le rire doux et clair de son amant dans la pénombre enchanteresse. Il parvint enfin à le capturer et l'attira contre lui pour être sûr de ne pas le perdre encore une fois.
« Tu m'as eu…, soupira Draco dans un sourire, un peu essoufflé après sa partie de cache-cache.
- J'ai gagné quelque chose ? », demanda Harry mutin en jouant avec les mèches aux reflets argentés.
Draco se mordit délicieusement la lèvre inférieure, à la fois aguicheur et innocent. Il déclara enfin que maintenant qu'il l'avait capturé, Harry pouvait faire de lui ce qu'il voulait.
« Tu es magnifique, avoua le gryffy dans un souffle. Je voudrais juste te regarder, ça te convient ? T'admirer, plutôt… M'enivrer de toi jusqu'à la prochaine fois… »
Il enlaça la taille fine de son compagnon et laissa ses doigts parcourir la douceur de la soie qui l'habillait.
« Tu me manques, continua-t-il comme un aveu. De plus en plus…
- Tu veux qu'on se voit plus souvent ?, roucoula Draco.
- Peut-être que oui. Tu es pire qu'une drogue, douce… et dure. »
Amusé de la comparaison, Draco effleura du bout des doigts le visage et les cheveux ébouriffés d'Harry, puis laissa glisser sa main beaucoup plus bas, à l'entrejambe. En sentant l'excitation croissante de son camarade qui devait commencer à se sentir à l'étroit dans son pantalon, il laissa échapper un rire cristallin, gentiment moqueur.
« Je connais autre chose qui est dur… Tu es sûr que tu veux juste me regarder ?
- Pourquoi, tu veux me butiner, joli papillon ?
- … Non », répondit finalement Draco en remontant sa main pour passer le bras autour du cou du brun.
Il captura les lèvres de Harry dans un baiser passionné, auquel le lionceau répondit avec plaisir. Ses mains se mirent d'elles mêmes à caresser le corps chaud du slythy, éveillant mille frissons en lui. Mutin, Draco se décolla et repoussa son gentil assaillant.
« Tu as dit que tu voulais juste m'admirer…
- C'est vrai, admit Harry. Mais passons une partie de la nuit ici. On pourrait trouver un coin où s'allonger… »
Draco le prit par la main et l'entraîna dans un petit coin de la serre au sol particulièrement moussu. Ils s'y allongèrent l'un contre l'autre, Harry couvrant son compagnon de tendres baisers et de compliments. A son grand étonnement, lorsque Draco voulut le remercier de tant d'attentions en glissant ses doigts fins dans le pantalon du gryffy, celui-ci retint sa main et lui demanda d'arrêter. Ce soir, pas de sexe, juste de la tendresse et le plaisir des yeux, lui dit-il. Ainsi s'écoula leur soirée, blottit chacun dans la chaleur et la douceur de l'autre. Le sommeil les trouva finalement, et ce fut le froid qui les tira de leur douce étreinte, vers les 4h du matin. Ils retournèrent chacun à leur dortoir après un dernier baiser. Sur le chemin du retour, ils se dirent qu'étrangement cette soirée avait été aussi agréable, voire plus agréable, que leur rencontre précédente.
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Draco se fit à nouveau délicieusement distant pendant la semaine suivante. Harry ne pouvait l'enlever de son esprit et le recherchait toujours du regard. Au grand plaisir du Head Boy qui l'observait de loin et lui accordait de rares regards et d'encore plus rares sourires. Pour ajouter à la tension du rouge et or, ce samedi, il disputait un match de quidditch… contre Slytherin ! Depuis le début de leur… relation ou quoi que ce soit qui les unissait, ils n'avaient pas joué l'un contre l'autre. Et là, Harry se doutait que ça ne serait pas de la tarte de suivre le Vif d'Or au lieu de son serpent. Et en effet, une fois sur le terrain, Harry tenta de rester focalisé sur la balle ailée, mais comme Draco suivait la même trajectoire il était constamment déconcentré. Le Capitaine vert et argent vint presque botte à botte dans les airs et tout le monde crut qu'il jouait un mauvais tour à son homologue Gryffindor alors une huée s'éleva des tribunes. Les deux Attrapeurs se séparèrent après un instant, Draco poursuivant le Vif dans une trajectoire sinueuse et Harry restant comme figé sur place dans les airs. Les mots de Draco tournaient dans sa tête… « Hé Potter… Si tu me laisses le Vif… je te laisse faire de moi ce que tu veux tout le reste du week-end. J'ai réservé à Hogsmeade. » Des cris d'encouragement le tirèrent de ses pensées et il repartit à la chasse…
Une ambiance étrange régnait dans les vestiaires quand le match fut fini. Les Gryffindors avaient gagné… mais la victoire avait un goût amer : c'était l'Attrapeur Slytherin qui avait eu le Vif d'Or ! Pour la première fois en sept ans, les slythy avaient eu le Vif face au grand Potter ! Mais les 150 points de bonus n'avaient pas suffi à leur donner la victoire. Les ricanements de leurs adversaires et les grognements de ses coéquipiers eurent raison de la patience de Harry. Il claqua la porte en métal de son casier et hurla après ses camarades :
« C'est bon ! JE suis le Capitaine, JE suis humain et j'ai le droit d'être malade. Je suis PAS parfait ! Et on a gagné quand même, alors vos gueules !!! »
Un silence de mort suivit ce coup de gueule. Bouillant de colère, Harry attrapa sa serviette et alla se doucher. Les quelques joueurs qui s'y trouvaient préférèrent déserter les lieux, au cas où. La tête sous l'eau chaude, Harry se calma enfin… Il espérait n'avoir pas fait ça pour rien, mais il devait éviter de penser à son doux serpent au risque de se payer une méga érection dans les douches communes ! Il sentit une présence à côté de lui.
« Alors, roucoula Draco en allumant sa douche, ça fait quoi de ne pas avoir eu le Vif ?
- Je comprends ce que tu ressens à chaque match contre nous, siffla-t-il.
- En tout cas, j'espère que tu as fait tous tes devoirs, parce que je ne te lâche pas du week-end… »
Toute la colère de Harry partit avec la mousse de son shampoing et il sourit. La perspective d'avoir Draco pour lui seul pendant deux jours le ravissait. Il coula un regard vers le corps nu du blond et s'en délecta. Même quand il se lavait, Draco était beau… A la fin de sa rapide douche, le Slytherin se pencha à son oreille et lui murmura :
« Dans une heure exactement, chambre 24, aux Trois Balais… »
Il caressa distraitement les fesses de Harry et rejoignit les vestiaires pour se rhabiller.
Soixante minutes exactement s'étaient écoulées quand Harry frappa trois petits coups contre la porte en bois de la chambre 24 de l'auberge d'Hogsmeade. Il s'était préparé rapidement et avait mis les petits cadeaux pour sa douce dans un joli sac en papier aux couleurs chatoyantes. Il avait acheté un bouquet de fleurs – un magnifique mélange d'iris bleu-violet mis en valeur par de jolies petites camomilles d'un blanc pur - chez le fleuriste en face des Trois Balais. Puis comme il était en avance, il avait bu une bierraubeurre pour calmer son impatience. Mais maintenant, en attendant que cette satanée porte s'ouvre, il se sentait tout timide, comme si c'était son premier rendez-vous avec une charmante demoiselle… Son cœur bondit quand le loquet tourna, puis il s'arrêta un instant à la vue de sa belle. Draco portait une véritable robe de poupée tout en dentelle rouge. Elle était évasée et s'arrêtait à mi-cuisses dans un frou-frou vaporeux et ses jambes étaient mises en valeur par des bas assortis. Ils remontaient jusqu'à la limite de la robe et les fixations élastiques étaient décorées de petits rubans rouge foncé. Ses cheveux étaient ramenés en deux petites couettes à l'aide de petits flots rouges. Il invita Harry à entrer, avec un sourire des plus ravissants. La chambre laissa le Gryffindor encore plus stupéfait. Draco avait dû passer toute la matinée à la préparer car elle ne ressemblait plus à une chambre d'auberge anonyme mais à une délicieuse maison de poupée. Le grand lit à baldaquin, les rideaux, les tapisseries… tout était en couleur pastel très douces et la pièce était parsemée de poupées en porcelaine aux robes chatoyantes et de peluches de différentes tailles. Sur une petite table ronde, reposaient le peigne, la brosse et le miroir offerts par Harry pour Noël. Harry tendit les fleurs à son amant qui s'empressa de le remercier par un baiser et de les mettre dans un joli vase en porcelaine précieuse.
« Alors, ronronna Draco, tu n'as pas eu trop de mal à quitter tes amis ?
- Non, ils voulaient encore me pendre », répondit Harry en sortant un paquet sur la table.
Il l'ouvrit et déposa l'assortiment de petits fours et de tartelettes qu'il contenait à côté du service à thé qui y était déjà. Puis il se rapprocha de sa poupée et caressa ses cheveux soyeux.
« Tu ne m'en veux pas trop ?, lui demanda Draco avec son air le plus pur.
- Non », répondit Harry dans un souffle, totalement sous le charme innocent de sa dulcinée.
Il avait de plus en plus de mal à résister aux charmes du Head Boy, mais quand il faisait sa petite fille modèle et fragile, il était complètement sous son emprise. A cet instant, Draco aurait pu faire de lui tout ce qu'il désirait. Le gryffy l'embrassa délicatement dans le cou, pour s'enivrer à la fois de son parfum et de la douceur de sa peau.
« J'ai un cadeau pour toi, lui dit Draco avec une jolie moue tendre. Tu le veux maintenant ? »
Telle une petite fée mutine, il déposa un baiser papillon sur les lèvres du brun avant même qu'il ait le temps de répondre, puis trottina dans un frou-frou de dentelles vers la commode pour y prendre un gros paquet de la taille d'un cognard, emballé dans du papier vert et argent. Tout excité, le slythy demanda à son amant de l'ouvrir. Ce qu'il fit en souriant. Il découvrit un globe de verre contenant… une petite sphère ailée, virevoltant en tout sens dans un chuintement doré.
« Un Vif d'Or ?, s'étonna Harry.
- LE Vif d'Or, précisa Draco avec un sourire timide. Celui que je t'ai volé, en quelque sorte. C'est un peu… notre Vif.
- Tu ne l'as pas vraiment volé…, répliqua Harry, ému. C'est mignon 'notre' Vif. »
Pour lui montrer sa gratitude, il l'embrassa tendrement. Aux anges, Draco le prit par la main et l'entraîna vers le canapé, moelleux à souhait. Il assit Harry et se lova tout contre lui, assis sur ses jambes repliées. Harry pouvait juste voir les beaux genoux du blond émerger des dentelles. Il enlaça sa poupée et soupira, heureux. Cette pièce aux couleurs pastel était tellement apaisante… Draco avait-il tout décoré lui-même ? Comme il l'avait deviné, c'était le cas. Quant à la robe, le Slytherin l'avait choisie pour son Lion favori.
« Tu es la plus belle fleur du jardin d'Eden, le complimenta Harry.
- C'est où, Eden ?, demanda Draco en passant sa jambe gauche en travers de celles de Harry.
- C'est nulle part, répondit le gryffy en caressant la jambe offerte avec délice. C'est le Paradis. Dans la religion chrétienne, Adam et Eve sont à l'origine de la race humaine et ils habitaient un jardin magnifique : le jardin d'Eden. C'est nulle part parce qu'on n'a jamais pu prouver son existence, mais où que tu sois, c'est l'Eden et tu y resplendis, évinçant les autres fleurs et merveilles.
- J'aime quand tu me parles comme ça », ronronna Draco en nichant sa tête contre Harry.
Celui-ci le câlina tendrement, puis ses yeux se posèrent sur la petite table où étaient ses cadeaux de Noël et le goûter. Harry lui demanda gentiment si la brosse et le peigne étaient là pour lui faire plaisir ou s'il s'en servait vraiment.
« Je m'en sers tous les jours, ronronna Draco.
- Tu m'as tant manqué cette semaine. Tu es un vilain petit furet, le gronda-t-il gentiment, provoquant un petit rire chez le slythy. Mais un furet merveilleux… et unique. »
Harry attrapa sa baguette et attira la brosse de Draco grâce à un Accio. Il défit les petites couettes du blond et commença à le brosser. Il adorait câliner son petit serpent, et encore plus jouer à la poupée avec lui.
« Mais tu as raison, dit Draco avec une petite moue. Je suis un vilain furet… J'ai fait exprès de te faire languir cette semaine parce que je… je t'en voulais pour la serre.
- Tu deviens impatient et mon corps te manques ?, demanda Harry dont le regard vert s'était un peu assombri à cet aveu.
- Oui, tu me manques trop…, soupira Draco en caressant la joue de son amant. C'est de plus en plus difficile pour moi. J'ai été dur avec toi… mais je me suis puni en même temps. »
Harry suspendit le brossage des fins cheveux blonds un court instant. Que voulait dire Draco ? Est-ce que… Est-ce qu'il était en train de tomber amoureux ?? Pour rompre le silence qui était tombé entre eux deux, Harry rassura le Head Boy en lui faisant remarquer que ce week-end n'était qu'à eux deux, ils seraient l'un à l'autre pendant deux jours et deux nuits. Un sourire lumineux éclaira le visage fin de Draco, faisant battre un peu plus fort le cœur du Gryffindor. Il attira à lui un petit écrin qu'il avait déposé sur la table en arrivant et l'ouvrit. Il contenait deux jolies barrettes tout en arabesques d'or blanc, ornées d'aigues-marines et d'émeraudes. Il le glissa dans la douce chevelure de Draco et le fit se contempler avec son miroir.
« Elles sont sublimes, s'extasia Draco. Merciii !!! Tu me gâtes !! »
Il sauta au cou de son amant et l'embrassa passionnément. Il n'avait pas tout vu : Harry lui offrit aussi deux flacons de parfum, une jolie pomme violette avec des ornementations dorées et un joli flacon bleuté, tous deux des parfums de Lolita Lempicka. Harry n'avait pas su lequel choisir et s'était finalement dit que rien n'était assez beau pour sa douce, alors il avait pris les deux. Harry se perdit à nouveau dans la contemplation de la pièce et il demanda à Draco si sa chambre était aussi douce au Manoir Malfoy.
« Mmmh, presque, admit Draco. Elle est plus grande et la vue sur le parc est magnifique.
- Il y a peut-être les jouets en moins ?, le taquina Harry.
- Les jouets…, murmura le slythy le regard un peu triste. Je ne me souviens pas en avoir eu beaucoup. Ils doivent être quelque part au grenier, ou à la cave… ou brûlés, je ne sais pas. »
Harry ressentit la tristesse de son compagnon. Pour la première fois qu'ils parlaient d'eux, il avait trouvé un sujet qui blessait sa douce… Bravo ! Il se maudit intérieurement et proposa gentiment à Draco de le prendre lui comme jouet. Cela ramena le soleil dans le regard bleu. Et une autre lueur s'y alluma… celle de la perversité. Avec un sourire allumeur, Draco retira sa jambe de Harry et se releva pour s'asseoir à califourchon sur lui.
« C'est vrai ?, ronronna-t-il chaudement. Tu veux jouer avec moi ? »
Totalement subjugué, Harry fut incapable de répondre. Ses mains le firent pour lui, parcourant avec délice les cuisses du slythy entre le haut des bas et la culotte en dentelle qu'il portait. Draco s'empara des lèvres entrouvertes de son amant et les mordilla avec gourmandise, frottant son début d'érection contre lui. Les mains de celui-ci attrapèrent la dentelle fragile du sous-vêtement et le fit descendre le long des cuisses. Draco se redressa et, debout sur le canapé devant son lionceau, il retira sa petite culotte. Il caressa du genou la joue empourprée de Harry et releva sa jambe pour le caresser avec l'intérieur de sa cuisse. Harry n'avait qu'à tendre les lèvres pour toucher le sexe en érection de son compagnon… Mais le blond, tentateur, lui refusa ce plaisir. Il lui ordonna de défaire son propre pantalon, ce qu'il fit avec empressement. Le gryffy se souleva légèrement pour faire glisser sur ses pieds pantalon et boxer, puis recommença à caresser les jambes sublimes de Draco.
« Attention…, le prévint celui-ci. A ce jeu-là, il n'y a pas de pénétrations, d'accord ? »
Harry acquiesça et, un sourire dévastateur aux lèvres, Draco se laissa glisser contre lui, le caressant de sa peau nue et de la dentelle de sa robe. Il se frotta sensuellement contre lui quelques instants, puis s'assit sur ses cuisses, son sexe venant frotter l'érection de Harry. Il attrapa une main du gryffy et la porta sur leurs deux sexes. Les doigts entremêlés, ils entamèrent une lente et délicieuse masturbation mutuelle, leurs sexes excités à la fois par leurs doigts agiles et par la peau chaude du sexe de l'autre. Draco miaulait doucement à l'oreille de son lionceau. Le plaisir monta inexorablement en eux et ils finirent par jouir en même temps, dans un baiser brûlant et passionné. Une fois les vagues de plaisir éteintes dans leurs reins, Draco se blottit, haletant, dans les bras de Harry. Ils restèrent sur le canapé le temps de retrouver une respiration normale, Harry câlinant sa douce poupée après s'être nettoyés avec un sort. Ce fut Draco qui brisa la petite bulle de douceur dans laquelle ils étaient. Il repoussa Harry subitement et se leva sans un mot pour aller se camper devant la cheminée. Le gryffy vint le rejoindre, un peu inquiet de cette saute d'humeur.
« Draco ?, demanda-t-il d'une voix douce en le prenant par les épaules. Ça va ? »
Le Head Boy le repoussa d'un geste brusque.
« Laisse-moi ! », cracha-t-il.
Troublé, Harry battit en retraite et rejoignit le canapé. Il appela un elfe de maison pour commander du thé au caramel et attendit en silence. Quand l'elfe eut déposé le plateau à côté des gâteaux apportés par Harry, celui-ci se leva et attrapa son manteau.
« Ecoute, Draco… Je… Je vais te laisser. Tu as du thé, si tu veux.
- Attends , s'écria le slythy en se jetant à son cou. Excuse-moi ! Je… Je ne sais pas ce qui m'a pris… Reste… S'il te plait…, » supplia-t-il la voix tremblante.
Harry le serra contre lui dans une douce étreinte. Si l'inconstance de Draco l'avait charmé au début de leur relation, ce genre de crise passagère commençait à le laisser perplexe. Il avait parfois l'impression qu'une force intérieure et violente prenait le dessus sur la personnalité de Draco. Mais pour le moment, il avait une jolie poupée à consoler… Ils goûtèrent donc avec les gâteaux et le thé au caramel. Puis, de nouveau d'humeur joueuse, Draco attira Harry sur le lit et lui présenta Chaud Lapin.
« Harryyyyy, ronronna-t-il. Tu connais le jeu du lapin ?????
- Nooooon…, répondit Harry dans un sourire, toute trace de l'incident avant le goûter évanouie dans son esprit.
- Hé bien, tu prends Chaud Lapin…, expliqua-t-il en posant le vibro entre eux. Tu le fais tourner sur lui-même comme ça… et celui qui est désigné par la tête de Monsieur Lapin doit l'utiliser de façon originale pour faire plaisir à l'autre ! »
Le vibro ralentit sa rotation et désigna…
« Harry… Tu commences… », ronronna Draco en se penchant en arrière et en ouvrant les cuisses.
Le week-end s'écoula ainsi au rythme de leurs jeux fripons, interrompus par de longs moments de tendresse. Ils étaient juste heureux d'être ensemble, libre de faire ce qu'ils avaient envie de faire…
ooOoOoOoOoOoOoo
Draco semblait être sur un petit nuage le lundi suivant. Il passa la journée à gratifier son amant secret de regards langoureux et amoureux. Il prépara le soir même un hibou que Harry reçut à la fin du déjeuner.
« Fais sauter ton cours de DADA et viens me retrouver à la Tour d'Astronomie. Je t'emmènerai au 7e ciel. »
Harry froissa le parchemin et essaya de capter le regard bleu de son slythy. Le mardi était le jour des spécialités. Harry n'avait que deux heures de cours et il fallait qu'il les fasse sauter ? En plus, leur professeur leur avait demandé un essai particulièrement important sur la lycanthropie et il n'allait certainement pas pouvoir le rendre en retard. Pourquoi le Slytherin ne lui avait-il pas donné rendez-vous dans la matinée quand ils avaient tous les deux études ? Ou le soir ? Il aperçut Draco quitter la table des vert et argent et partir vers son cours d'Enchantements sans un regard vers lui. Harry pesta. Draco serait furieux contre lui, car non seulement il ne pourrait pas se rendre au rendez-vous… mais il n'avait aucun moyen de le prévenir qu'il ne viendrait pas.
Effectivement, le lapin involontaire du Gryffindor contraria le Head Boy. Sa bonne humeur du lundi fut transformée en un dédain froid et intense. Ron en fut soulagé, car pour lui c'était un retour à l'état normal. Il avait malencontreusement surpris des regards enamourés de Malfoy dans leur direction et avait eu un peu peur. Etait-ce à… lui qu'ils étaient adressés ?? Il savait son cousin – très éloigné, quand même, yeark, il s'agissait de… Malfoy ! – tordu, mais à ce point ?? Ou alors, ses yeux bleus criaient leur amour à Harry ??!! Avant que le cerveau de Ron ne fasse une overdose de suppositions étranges et déconcertantes, la haine était de retour entre le Prince des Gryffindors et le Roi des Serpents. Tout allait bien. Sauf dans la tête et le cœur de Harry… Il aurait voulu s'excuser auprès de lui, mais Draco ne le laissait pas l'approcher, constamment entouré de ses gardes du corps, Crabbe et Goyle. Les seuls mots qu'ils échangèrent cette semaine vinrent de Draco. Il croisa le trio de Gryffindors à la sortie de la bibliothèque alors que lui-même commençait sa tournée de Head Boy. Il bouscula violemment Harry qui en lâcha ses livres. Le slythy ramassa un des livres, le regarda avec un air dédaigneux et le rendit à son propriétaire en crachant :
« Change tes lunettes, sinon ton surnom ça ne sera plus 'le Survivant' mais 'Taupinou'. »
La froideur du ton avait glacé Harry et énervé ses compagnons. Pour qui se prenait-il, ce Malfoy, avec ses airs supérieurs ? De retour dans la Salle Commune Gryffindor, Harry serrait toujours convulsivement ses livres. Et si Draco ne voulait plus le voir du tout ? Il posa ses livres sur une table et se laissa tomber sur une chaise. Les yeux dans le vague, il laissa son esprit vagabonder. Toutes ses pensées le ramenaient invariablement vers Draco. Pourquoi le joli blond ne comprenait-il pas pourquoi il n'avait pas pu venir ? Et si… ? Ses yeux accrochèrent un petit bout de parchemin qui dépassait de son livre de DADA. Le livre que Draco avait ramassé. Il se redressa et tira sur le parchemin. Son cœur bondit dans sa poitrine.
«Viens me gratter derrière les oreilles, Salle de Transfiguration, heure habituelle »
Un large sourire éclaira son visage, lui valant une remarque de la part de Ron, qui lui demanda d'où il pouvait sortir un air aussi benêt et que s'il continuait, il serait redirigé chez ces blaireaux d'Hufflepuffs. Hermione le gratifia d'un coup de coude et lui reprocha son manque de politesse envers une autre Maison mais Harry n'écoutait déjà plus ses amis. L'heure habituelle, c'était minuit. Il avait tout juste deux heures pour se préparer.
A l'heure dite, Harry poussa la porte de la Salle de Transfiguration couvert de sa cape d'invisibilité. La pièce était plongée dans le noir, à l'exception d'une petite bougie au centre du bureau sur l'estrade. S'était-il trompé de lieu ? Ou d'heure ? Il referma la porte et retira sa cape. Il avança presque à tâtons dans la pénombre vers le bureau du professeur MacGonagall et y déposa sa cape. Il balaya la salle du regard. Pas un mouvement. Pas un bruit. Etrange… Soudain, Harry entendit un bruit sur sa gauche et il sentit qu'on le percutait. Il tomba à terre avec son assaillant, qui le griffa au bras et au visage. Harry se débattit en criant pour se débarrasser de la furie qui l'avait attaqué quand il reconnut la voix de Draco. Une patte griffue se posa sur sa gorge.
« Alors, chaton… Je vais te faire passer le goût des lapins, moi… »
Harry resta sans voix. Draco était à califourchon sur lui et il le maintenait au sol d'une patte sur la gorge et l'autre sur son épaule gauche. Oui, patte, car le slythy avait revêtu une seconde peau qui faisait de lui… un adorable furet ! Tout y était : body moulant, cuissardes et gants montants jusqu'au coude terminés par des pattes griffues, le tout en fourrure fine et blanche. Il avait même une jolie queue touffue, grise au bout et de mignonnes oreilles arrondies. Les yeux bleu glace bouillaient de colère.
« Pourquoi tu n'es pas venu l'autre jour ?
- Je… J'ai pas pu…, s'excusa Harry. Je suis vraiment désolé… »
La patte griffue posée sur son cou relâcha sa pression et glissa sur le torse du gryffy. D'un coup de griffes, Draco déchira la chemise de Harry, lui arrachant un petit cri de douleur du même coup car il lui avait légèrement lacéré le torse. Le furet blond se pencha sur son amant et, sensuellement, lécha chaque estafilade en ronronnant. Harry en gémit de plaisir et glissa ses mains sur les fesses fermes de son compagnon. Il sourit en jouant un peu avec la queue qui ornait l'arrière-train de Draco.
« Je suis désolé…, l'implora Draco en relevant la tête. Je ne voulais pas te faire mal… mais…
- C'est rien, le coupa Harry. Si on voyait plutôt ce qu'un petit chat et un joli furet peuvent faire ensemble dans une pièce sombre, au lieu de parler ? »
Draco esquissa un joli sourire. Les mains du rouge et or caressèrent son corps et il se pencha pour capturer les lèvres douces de son assaillant. Après de longues et tendres caresses, Harry se redressa et se releva, entraînant son compagnon avec lui. Il le déposa sur le bureau de sa Chef de Maison et grimpa à ses côtés. Ils seraient mieux que par terre, au froid… Harry se débarrassa de ses vêtements qu'il laissa tomber à terre et reparti à l'exploration du corps doux et velouté de Draco. Il le retourna face contre le bureau.
« A quatre pattes, petit furet, » susurra-t-il.
Draco obéit et Harry s'assit derrière lui, écartant le bas de la tenue en fourrure. Il glissa sa langue dans le creux des fesses de son petit furet et rechercha son intimité chaude. Miaulant de plaisir, Draco se cambra et posa sa tête sur ses bras, offrant le mieux possible sa croupe. Harry glissa sa main pour caresser le sexe durci du slythy à travers le tissu doux et le pénétra avec sa langue. Il le lapa longuement, enivré par sa saveur musquée et par ses petits cris de plaisir. Harry délaissa un instant l'arrière-train du blond pour lui demander de se relever. Pantelant, il obéit et se remit à quatre pattes tandis que Harry se couchait à côté de lui, tête-bêche. Avec un sourire ravi, Draco vint se placer au-dessus de son amant, lui offrant à nouveau son sexe et ses fesses. Il pouvait maintenant rendre la pareille à son chaton adoré… Harry glissa ses doigts sous la combinaison pour masturber son furet et glissa à nouveau sa langue dans son intimité. Draco poussa un gémissement étouffé par le sexe gonflé de plaisir de Harry qu'il venait d'engloutir. Ils se dégustèrent l'un l'autre jusqu'à l'orgasme, poussant chacun des gémissements et des miaulements. Haletant, Draco se retourna et vint se lover contre son Harry, le caressant du dos de la patte.
« Tu crois qu'on a le temps de remettre ça avant d'aller se coucher, petit furet ?, demanda Harry en ronronnant.
- Mmmmmh… Ça devrait pouvoir se faire, joli chaton… Je crois que j'aime ta langue râpeuse… », susurra-t-il avant de dévorer la dite langue dans un baiser passionné.
Mais petit à petit, le baiser devint de plus en plus violent et Draco finit par mordre férocement la lèvre inférieure de son amant, lui arrachant un cri de douleur. Il se redressa et griffa à nouveau le torse nu de Harry, blessant la peau tendre. Le gryffy parvint, non sans avoir essuyé un autre coup de griffes violent sur l'épaule, à attraper les deux poignets du furet en furie et l'immobilisa.
« Mais t'es malade !, s'écria Harry. Tu me fais mal !! »
Stupéfait, il capta une lueur rougeâtre dans le regard bleu et débordant de rage de Malfoy. Etait-ce une illusion due à la faible lueur de la bougie ? Le regard de Draco s'attendrit et il esquissa un sourire.
« Tu n'aimes pas quand je suis un petit animal sauvage ?, minauda-t-il. Tu ne veux pas me… dompter ? »
Pris au jeu, Harry le retourna sur le bureau et le chevaucha pour le plaquer contre le bois dur.
« Si c'est ce que tu veux… Je vais te dresser, vilain petit furet ! »
Ils restèrent jusque très tard – ou très tôt ? – à se lécher, se mordiller et se câliner, comme un chat et un furet sauvages l'auraient fait…
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Le petit jeu de séduction recommença, entamant irrémédiablement la concentration de Harry. Qu'il soit en cours, dans le parc ou à la bibliothèque, Draco semblait toujours près de lui, à l'allumer. Mais toujours pas de nouveau rendez-vous et le goût de son petit furet lui manquait. Le dimanche matin, Draco laissa enfin un mot pour lui au coin de la table d'étude où il avait travaillé. Le gryffy se jeta dessus dès que le blond fut sorti et fit une grimace.
« Arrête de baver, les limaces ne m'excitent pas et tu pourrais te faire mal en glissant sur ta salive... »
Petit con de Slytherin ! Le rendez-vous suivant fut donné pour le lundi soir, Salle de Potions, à minuit. Mais, à nouveau, Draco resta seul à attendre dans la froideur du Donjon. Vexé, il attrapa Harry au détour d'un couloir le lendemain matin. Il voulait une bonne explication. Le gryffy ne pouvait pas prétexter un cours, ou un entraînement de quidditch. Il n'avait aucune excuse ! Mais avant qu'Harry ait pu ouvrir la bouche, Ron et Seamus arrivèrent vers eux. En bon Gryffindor, Harry envoya donc balader l'importun Slytherin, lui crachant qu'il était trop près de la Salle Commune rouge et or, et que s'il désirait un plan, il se ferait un plaisir de lui en donner un. Draco le foudroya du regard et tourna les talons.
Il ne reprit contact avec Harry que le vendredi après-midi suivant, après une semaine complète d'ignorance totale. Ni regard, ni sourire, ni baiser volé… ni même une insulte. Silence total, au grand dam de Harry. Il commençait à désespérer en cours de DADA, se disant que cette relation le rendait fou. L'instabilité de Draco menaçait sa propre santé mentale… mais il sentait qu'il était allé trop loin pour pouvoir se détacher comme ça du beau Head Boy. Un petit bruit sur sa droite, comme un froissement de papier, attira son attention. Une petite fée de papier volait vers lui. Il l'attrapa au vol et déplia l'origami enchanté. L'écriture de Draco semblait plus brouillonne que d'habitude – ce qui était un bien grand mot – comme s'il avait écrit ce message à la va-vite, ou s'il avait été très énervé.
« J'en ai assez de jouer. Si dans les dix minutes tu n'es pas devant la Salle des Requêtes pour me faire l'amour, notre relation est finie. »
Harry sentit le sang quitter son visage. Son cours de spécialisation en DADA commençait à peine. Il ne pouvait pas le rater ! Mais… Il ne voulait pas perdre Draco. Il ne pouvait pas le perdre ! Tout tourna dans son esprit, puis au bout d'une interminable et intense minute de réflexion, il rangea ses affaires dans sa besace et se leva. Le professeur de DADA le suivit du regard, interrompu en pleine phrase.
« Monsieur Potter ? Je peux savoir où vous allez comme ça ?
- J'en ai marre de ce cours, répondit effrontément le prince des Gryffindors à la grande horreur des élèves présents. Je suis le Survivant, je perds mon temps ici.
- Je vous demande pardon ?? », s'écria le professeur.
Sans même prendre la peine de répondre, Harry sortit de la salle de cours et partit en courant au cinquième étage, vers la tapisserie de la Salle des Requêtes. Il aurait sûrement droit à quelques heures de colle, peut-être même à une convocation dans le bureau du professeur Dumbledore… Mais ça valait mieux que perdre Draco ! Par contre, le joli blond lui paierait ça, d'une façon ou d'une autre… Il arriva juste à l'heure devant l'emplacement de la salle cachée et une porte apparut et s'entrouvrit. Il entra et resta stupéfait. Il était dans la chambre commune des Gryffindors, sa chambre, mais vue par les yeux d'un Malfoy. C'est-à-dire que les lits étaient à deux places, avec des draps en soie et des bougies parfumées distillaient un doux parfum dans la pièce dépourvue de l'éternel bazar gryffindorien – chaussettes, vêtements qui trainent, vêtements qui sèchent autour du poêle central, malles ouvertes, livres et cours éparpillés… bref, une vraie chambre de garçons ! Draco était assis élégamment sur le lit de Harry, dans une jolie nuisette en soie rose pâle avec des bas assortis. Sur la table de nuit reposaient un seau à champagne accompagné de ses deux flûtes et un beau gâteau à la chantilly sur un plateau en argent. Harry aurait voulu rester en colère contre Draco pour lui avoir fait sauter son cours le plus important d'une manière qui lui apporterait des problèmes… Mais face à Draco, à son regard si doux, à son corps si beau… il ne put résister et toute colère fondit comme neige au soleil. Il posa ses affaires dans un coin et s'avança vers sa douce.
« Tu as pu te libérer sans problèmes ?, ronronna Draco en se levant pour le rejoindre.
- Sans problèmes… pour le moment, répondit Harry dans un sourire. Ça viendra plus tard, probablement avant le dîner. »
Draco se colla à lui dans un chuintement de soie et passa ses bras autour de son cou. Les lèvres presque collées contre celle de son amant, il murmura sensuellement :
«Tu es très brave d'être venu comme ça, malgré les problèmes que ça va t'amener… Tu dois vraiment tenir à moi.
- Le rose pâle te va à ravir, répondit simplement Harry en caressant la taille fine du Slytherin, avant de laisser sa main se perdre sur la dentelle recouvrant la fesse rebondie.
- J'en peux plus d'attendre…, miaula Draco en se frottant lascivement contre le rouge et or. J'ai envie de toi, Harry.
- Je trouve que ça manque de spontanéité mais... tes désirs sont des ordres. »
Il souleva Draco et le porta telle une jeune mariée jusqu'au grand lit. Il le déposa délicatement et commença à se déshabiller, laissant chaussures et chaussettes au pied du lit. Il le rejoignit enfin mais fut repoussé gentiment par le pied de Draco.
« Hep ! Hep ! Hep ! Du calme, petit lion ! J'ai dit "viens me faire l'amour" mais ce n'est pas pour ça que tu dois juste venir et me grimper dessus, bouda-t-il amèrement. Je ne voulais pas que ça passe pour un ordre, mais j'ai l'impression que si je ne te l'avais pas demandé... ça ne serait jamais arrivé. Tu n'as pas envie de moi, c'est ça ?, ajouta-t-il, le regard triste.
- Si, bien sûr !, le rassura Harry dans un grand sourire. Je pensais juste que ça se passerait différemment.
- Et comment tu pensais que ça se passerait ?
- Je ne sais pas, ronronna le gryffy. Tu aurais fixé un autre rendez-vous sans parler de faire l'amour… et… on se serait pelotés… et… n'y tenant plus, on aurait conclu. »
Draco plissa ses jolis yeux dans une moue contrariée.
« La dernière fois que je t'ai fixé un rendez-vous… tu n'as pas daigné venir. Je t'ai attendu pendant une heure dans cette salle froide et glauque.
- Je… ne pouvais pas, s'excusa Harry en détournant le regard, honteux. Pardon, j'aurai dû te prévenir. C'est minable la façon dont j'ai agi. »
Il s'assit en tailleur en face de Draco et esquissa un petit sourire triste.
« C'est mon procès ? C'était une feinte cette histoire de sécher les cours de DADA ?
- Non, sauf si ta punition c'est d'être tout gentil avec moi pendant ce rendez-vous… », répliqua Draco dans un sourire doux.
Il s'agenouilla devant Harry, sa nuisette le recouvrant jusqu'à mi-cuisses et les genoux suffisamment écartés pour que le jeune homme ait une vue parfaite sur ses charmes.
« Tu ne trouves pas ça super excitant de se voir comme ça alors que toute l'école est en effervescence ?, ronronna-t-il.
- Si, bien sûr…, murmura Harry qui tendit la main pour lui caresser les cheveux. Draco, excuse-moi pour lundi. J'espère que tu étais couvert, c'est vrai qu'il fait froid dans cette salle de classe.
- Ne t'inquiète pas… Je sais maintenant que si tu avais pu être là, tu serais venu. »
En signe de réconciliation, Draco attrapa une main de Harry et la glissa sous sa nuisette, entre ses cuisses entrouvertes. Il lui proposa gentiment du gâteau, ce qui fit rire le gryffy.
« Je mangerai du gâteau uniquement si je peux le déguster sur toi…, roucoula-t-il en allongeant Draco à ses côtés. Tu es la plus douce des friandises… et la plus savoureuse, ajouta-t-il en couvrant de baisers le corps alangui du slythy offert sous lui. Et… j'ai très envie… - il mordilla le cou - …de croquer… - il lécha tendrement la mâchoire - … le plus beau fruit interdit. »
Il captura les lèvres entrouvertes de Draco, sentant contre sa langue ses gémissements contenus. Il demanda gentiment si Draco avait prévu tout ce qu'il fallait comme protections et autre. Tout était sur la table de nuit, à côté du gâteau et du champagne. Avant tout, Harry proposa à boire à sa douce. Il se servit une flûte du vin pétillant et en but une gorgée. Il s'approcha de Draco et l'embrassa, versant le champagne dans sa bouche gourmande. Excité, Draco se frotta contre son amant et glissa une main sous sa chemise, commençant à le déshabiller. Harry se redressa et s'offrit aux mains baladeuses du gentil serpent. Le regard chaud comme la braise, Draco fit glisser la chemise de Harry de ses épaules puis le long de ses bras, et sans la retirer complètement, fit basculer le gryffy sous lui. Il fit jouer sa langue et ses dents sur les tétons de Harry, le chauffant encore plus qu'il ne l'était déjà. Se laissant glisser le long des jambes de son lionceau en une longue pluie de baisers et de mordillements, il défit le pantalon et l'envoya au pied du lit. Il recommença avec le boxer, embrassant pieusement le sexe dressé du gryffy au passage. Quand il s'en fut débarrassé, il remonta s'asseoir à califourchon sur son bas-ventre, les fesses frottant à peine les poils bruns du pubis. Il posa ses mains sur les épaules de Harry pour le plaquer au matelas.
« Alors…, ronronna-t-il allumeur, tu aimes quand je te chevauche ?
- Ouiiii… »
Le joli blond ondula de façon aguicheuse pour exciter encore plus son camarade. Draco sentait le sexe tendu de plaisir effleurer ses fesses et Harry devinait la virilité du blond derrière la bosse sous le tissu fin de sa nuisette.
« Tu n'avais pas parlé d'un gâteau, tout à l'heure ? », susurra Draco.
Harry acquiesça. Draco s'enleva de sur lui et alla chercher le plateau en argent et le couteau qui accompagnait la douceur. Il se rassit à côté de Harry et trempa son doigt dans la crème. Il titilla les lèvres de son amant avec, puis se laissa sucer le doigt. Il recommença, mais le nourrit cette fois-ci en déposant la crème sur sa langue. Après le baiser au champagne, c'était un baiser à la chantilly qu'ils échangeaient… Draco s'allongea à côté du rouge et or et lui proposa de continuer. Il releva presque religieusement la nuisette et trempa son doigt dans la chantilly à son tour. Il déposa la crème sur le téton du slythy et le lécha tendrement, provoquant un miaulement de plaisir. Il recommença, mordillant le deuxième téton. Puis il orna le nombril et le dégusta. Il finit par déposer la crème sur le sexe du blond qu'il suça avidement pour le nettoyer. Draco se cambra, gémissant, et écarta les cuisses en guise d'invitation. Le gryffy introduisit un doigt, puis un deuxième. La pénétration arracha un grognement de plaisir au Head Boy. Harry titilla longuement l'intimité de Draco, se délectant de ses gémissements plaintifs, puis abandonna à la fois sa fellation et ses pénétrations. Il demanda à Draco de se mettre sur le ventre, ce qu'il fit sans hésiter. Il pouvait lire dans le regard vert que cette fois-ci, ils iraient jusqu'au bout… Harry retira la nuisette et étala du gâteau tout le long de la colonne vertébrale du Slytherin, jusqu'à la raie des fesses. Il s'installa ensuite sur lui et commença à laper la crème, léchant avec insistance certaines parties plus sensibles. Il remonta tout le long de la traînée de crème chantilly et finit en mordillant la nuque, juste à la naissance des cheveux blonds. Il caressa tendrement les fesses rebondies et murmura contre l'oreille de Draco :
« Tu veux me chevaucher, jolie amazone ? »
Dans un joli rire, Draco se retourna sous lui et caressa rêveusement ses cuisses. Oui, cette idée lui plaisait… Il repoussa donc gentiment le gryffy et se mit à cheval sur lui. Harry lui caressa les jambes, encore revêtues de leurs bas. Draco attrapa une capote sur la table de nuit et en déchira l'emballage. Il se recula pour s'asseoir sur les cuisses de son petit lion et avoir accès à son sexe. Il le caressa tendrement, rêveusement.
« Si tu savais depuis combien de temps j'attends ça…, murmura-t-il. Mais je ne regrette pas d'avoir attendu si longtemps.
- Tu vas peut-être être déçu…
- Non, répliqua Draco dans un sourire, je ne crois pas. »
Il déroula avec doigté le préservatif sur la virilité de Harry. Après leur fausse première fois dans les vestiaires de quidditch, il s'était entraîné sur Chaud Lapin afin de ne pas se ridiculiser une seconde fois au moment de passer à l'acte. Il s'avança sur le bas-ventre de Harry et se souleva légèrement, invitant son amant à le préparer encore un peu car il ne voulait pas avoir mal. Subjugué par la beauté de Draco et par l'imminence de l'acte, il recommença à doigter le beau blond qui se pencha sur lui, miaulant de plaisir contre son oreille.
« J'aurais pu… amener quelque chose pour te détendre, arriva à balbutier Harry.
- Non, haleta le Head Boy qui se tortillait contre sa main. Je veux… te sentir… Je veux… Je te veux ! »
Il attrapa la main de Harry et l'éloigna de sa croupe. Puis il s'empala sans douceur sur le sexe dur du Gryffindor. Il poussa un petit cri de douleur et de plaisir mêlés et se laissa glisser lentement pour se faire pénétrer totalement.
« Ça va ?, s'inquiéta Harry.
- Ouiiiiiiiiii », gémit longuement Draco en se soulevant pour se relaisser pénétrer profondément.
Harry le soutint aux hanches pour l'aider à bouger et Draco entama un va-et-vient erratique, tantôt lent et doux, tantôt rapide et violent. Il se cambra au maximum pour savourer au maximum ce sexe chaud et palpitant enfoui au plus profond de lui. Il aimait Chaud Lapin, mais ÇA, c'était… divin !! Et par-dessus tout, c'était son Harry qui lui faisait l'amour. SON Harry !!
« Harry…… Harryyyyyyy !!! Dis-moi… que tu m'aiiiiimes………… », gémit-il langoureusement.
Troublé par cette demande, troublé par ce corps merveilleux qui lui apportait mille plaisirs, Harry ne put rien répondre. A la place, il attrapa une main du blond et en suça le pouce sensuellement. Draco commença à s'emballer, comme s'il était possédé, submergé par une multitude de sensations et de sentiments. Il accéléra les pénétrations, gémissant de douleur. C'était tellement bon qu'il en souffrait. Mais s'il continuait comme ça, il finirait par se faire vraiment mal… Harry relâcha le pouce et posa ses deux mains sur les cuisses de Draco, lui intimant de ralentir. Le slythy le regarda, les yeux enfiévrés, puis ralentit peu à peu.
« C… C'est mieux ?, gémit-il quand il fut arrivé à un mouvement très doux.
- Oui, répondit Harry en lui caressant les cuisses. Ne va pas trop vite si tu veux faire durer le plaisir.
- Désolé… Quand je te vois comme ça… Je m'emballe…
- Ferme les yeux et concentre-toi sur ton plaisir. »
Draco obtempéra puis se laissa pénétrer complètement. Il resta un instant immobile, ressentant chaque particule de chair en contact avec lui, puis ondula lentement en petits cercles concentriques pour que le sexe dur et tendu de Harry caresse son feu intérieur. Il se mordit les lèvres et miaula de plaisir. Jamais il n'avait connu une telle plénitude.
« Tu aimes ?, ronronna Harry qui appréciait également ce traitement.
- Ouiii, laissa échapper Draco dans un souffle. C'est… merveilleux… Merci……… »
Il porta une main de Harry à ses lèvres pour l'embrasser, puis la posa contre sa joue. Il rouvrit les yeux pour contempler son amant. Le trop plein d'émotions et de bonheur le submergea et des larmes de joie s'échappèrent de son regard amoureux. Troublé, Harry les essuya tendrement.
« Harry…, murmura doucement Draco. Je t'aime… »
La déclaration laissa le gryffy bouche bée. Puis il sentit son cœur se serrer. Draco était sincère, il le sentait. Leur relation ne devait être que sexuelle et voilà où ils en étaient… Un tourbillon de pensées plus sombres et amères les unes que les autres l'envahirent. Il allait faire mal à Draco et il le regrettait déjà… Mais avait-il le choix ? Sur l'instant, il choisit l'humour comme porte de secours et attira Draco contre lui.
« On dit tous ça à notre premier amant, dit-il. Ça a intérêt à être faux.
- Moi, je le dirai à tous mes amants et je leur ferai tous croire que c'est ma première fois, répliqua Draco croyant à la plaisanterie. Ça leur donnera de l'importance.
- Ça veut dire que je ne suis pas le premier ?, fit semblant de s'offusquer Harry.
- A ton avis ? », ronronna le joli blond avec un sourire énigmatique.
Sans se retirer, il fit basculer Harry au dessus de lui et enroula ses jambes autour de sa taille pour resserrer son étreinte.
« Tu vas payer pour ton mensonge, petit serpent, gronda Harry, faussement menaçant et faisant remonter les jambes du slythy sur ses épaules.
- Ouiiii, fais-moi regretter », gémit Draco.
Harry entama un va-et-vient profond et dépourvu de tendresse, sans pour autant être trop violent car il savait que le Slytherin était réellement vierge. Draco se raccrocha à son cou, couinant de plaisir à chaque coup de rein puissant. En expert, le gryffy chercha le point de pénétration qui faisait le plus gémir le blond et garda l'angle quand il l'eut trouvé, le comblant du mieux possible. Ils partirent tous deux avec grand plaisir et de nombreux cris mélodieux de plus en plus haut vers le septième ciel. Draco jouit en premier dans un long gémissement et les spasmes de son orgasme entraînèrent Harry derrière lui. Haletant, le gryffy effectua quelques mouvements de plus en plus lents, puis se retira complètement. Il se laissa rouler sur le lit à côté de Draco qui se lova contre lui, le souffle coupé.
« Je peux te dire maintenant, pour le volume de Chaud Lapin, lâcha Harry, amusé, quand ils eurent enfin retrouvé une respiration à peu près normale. C'est Citrus paradisi. C'est le nom du pamplemousse en latin.
- C'est pas vraiment utile maintenant…, ronronna Draco en traçant des arabesques sur le ventre de son amant. J'ai trouvé mieux… Bien mieux… Ou sinon, on pourra le tester ensemble », plaisanta-t-il.
Harry se redressa, se débarrassa du préservatif et regarda Draco, presque gêné.
« Tu pourras l'essayer seul », lâcha-t-il.
Draco lui lança un regard perdu. Pourquoi le visage de son bien aimé perdait-il peu à peu toute sa tendresse ? Pourquoi sa voix se durcissait-elle ? Pourquoi ses yeux verts perdaient-ils de leur éclat ?
« Ne sois pas jaloux d'un jouet », dit-il doucement.
Mais visiblement, la jalousie n'était pas la cause du changement de comportement de Harry. Il tourna le dos à Draco et commença à s'habiller. De plus en plus troublé, Draco s'agenouilla sur le lit. Il sentait une énorme boule grossir en lui. Une boule faite de peur et de désespoir.
« Mais… où tu vas ?, demanda-t-il inquiet.
- Retrouver mon petit ami !, rétorqua sèchement Harry en se retournant pour lui faire face. Tu as eu ce que tu voulais, il me semble. Et en douceur, en plus. Alors, ne te plains pas. »
Le cœur de Draco s'était arrêté de battre. Pas physiquement, bien sûr… Mais c'était bien pire.
« Tu… quoi ? Ton quoi ?, balbutia-t-il, perdu.
- Je vais retrouver mon amant. Petit ami n'est pas le bon terme. Pour la bague… je vais faire de mon mieux pour l'enlever et… je te la rendrai. Le reste aussi… »
Harry parlait bien entendu des autres cadeaux de Draco. Mais celui-ci ne comprenait plus. Depuis que sa relation étrange avait commencé avec le Gryffindor, l'univers de Draco s'était peu à peu rétréci, de plus en plus centré sur Harry. Rien que Harry. Et cette relation était… fausse ? Il resta un long moment le regard perdu, essayant vainement de comprendre. Pendant ce temps, Harry finissait de s'habiller et se préparait à partir. Il se préparait à l'abandonner. Le visage fin de Draco passa de l'impassible à la douleur intense… puis à la haine. La boule qui brûlait en lui avait explosé en milliard de gouttelettes acides qui le rongeaient de l'intérieur.
« Depuis le début tu te tapes un mec dans mon dos ?, demanda-t-il d'une voix dure.
- Oui, c'est ça, répliqua Harry sans ciller.
- Oui c'est ça ???, répéta Draco froidement.
- Tu croyais que les papouilles d'une pucelle me suffisaient ? Tu es naïf !
- Et toi, tu croyais que c'était ta queue qui m'intéressait ? Tu croyais que je voulais juste me faire défoncer ?? »
Avant que Harry ait pu faire le moindre geste, Draco se leva et le gifla magistralement. Malgré la marque rougissante sur sa joue, il encaissa sans rien dire.
« 'Je veux juste des rapports sexuels', chouina Harry en imitant Draco. Tu étais juste jaloux de Blaise ! Tu as voulu son jouet. Tu as encore fait un caprice !
- TAIS TOI !!!! », hurla Draco en le rouant de coups.
Cette fois, Harry bloqua les attaques et saisit fortement les poignets de son agresseur. Il remarqua à peine le regard rougeoyant du slythy.
« Bienvenu dans le monde des hommes, ironisa-t-il. Tu n'es plus vierge et tu as volé le jouet de ton camarade, tu as doublement gagné. »
Il repoussa violemment Draco contre la table de nuit. Hors de lui, le slythy attrapa le premier objet et le lança à la figure du rouge et or, en hurlant qu'il n'était pas une poupée qu'on prenait, qu'on baisait et qu'on jetait. Harry esquiva la bouteille de champagne qui finit sa course contre le poêle central. Furieux et rongé par la douleur, Draco noya Harry sous une pluie d'insultes et d'objets, le faisant reculer peu à peu.
« Tu voulais quoi, hein ?, demanda Harry en évitant une flûte à champagne puis une assiette à gâteau.
- JE TE VEUX TOI ! T'AS PAS ENCORE COMPRIS !!!! »
A tâtons, la main du slythy chercha un autre projectile et saisit le long couteau qui reposait à côté du gâteau. Il le regarda un instant et s'approcha de Harry, menaçant.
« Tu es à moi !, sanglota-t-il. A moi !! A MOI !!!! »
En reculant, Harry trébucha dans le tapis et tomba sur les fesses. Il s'éloigna de Draco et de son couteau le plus possible à reculons, finissant par se heurter au mur de la chambre. Draco fit quelques pas vers lui, puis resta là, nu, son couteau à la main, des larmes de désespoir ravageant ses traits habituellement parfaits. Il tremblait de tout son corps.
« Au début, t'étais peut-être qu'une tocade… Mais tu n'as rien remarqué. HEIN ??? T'es aveugle à ce point ?
- Calme-toi, dit Harry d'une voix posée.
- NOOON !! Je me calme pas !!!
- Pose le couteau alors », proposa le gryffy sans une trace de peur dans la voix.
Il n'avait pas peur de Draco. Il le plaignait du fond de son cœur. Le slythy, secoué de sanglots, attrapa sa nuisette qui gisait à ses pieds.
« Tu n'as pas vu tout ce que j'ai fait pour t'avoir ?, pleura-t-il. Tout ce que j'ai fait pour te plaire ?? Tu crois que c'est mon trip de m'habiller en fille ? Hein ? Non… C'est TOI qui aimes ça… C'est TOI qui m'aimes comme ça… J'aurais fait n'importe quoi pour que tu m'aimes… »
Son regard tomba sur la pièce de soie et son visage se crispa de douleur. Son regard devint haineux et vira du pourpre au rouge presque sang l'espace d'une seconde.
« Et maintenant, tu m'annonces que tu te tapes une pute dans mon dos depuis le début ? »
Ivre de rage, il lacéra la pauvre nuisette avant de se refocaliser sur Harry. Le gryffy était pâle, mais pas de tant de peur que… de chagrin. Il était comme pétrifié aux pieds de Draco qui s'avança sur lui. Il s'agenouilla sur lui et plaqua la lame acérée du couteau contre la chair tendre du cou du Gryffindor.
« Tu es à moi, Harry… Je ne te laisserai à personne d'autre, tu comprends ça ?
- Tu… Tu vas me tuer ?
- Tu vas me laisser ?, répliqua Draco d'une voix faible, le regard perdu. Tu vas partir rejoindre ta pute ?
- C'est… C'est ce qu'il y a de mieux pour nous deux, répondit tout aussi faiblement Harry tandis que des larmes commençaient à s'échapper sur ses joues.
- Je ne peux pas te laisser faire ça… Je ne peux plus vivre sans toi… J'arrive à peine à supporter une journée sans que tu me touches… et tu vas partir ?
- Tu rencontreras quelqu'un de mieux… De mieux que moi… », sanglota Harry.
Draco le fixa d'un regard perdu noyé par les larmes.
« Je préfère encore te tuer et me tuer derrière… »
Il ferma les yeux et appuya la lame plus fort contre la gorge tendre de Harry, le faisant saigner. Mais il retint son geste dans un sanglot et sa main se mit à trembler.
« Je ne peux pas rester, dit Harry faiblement. Je… Je suis allé trop loin.
- Tu m'aimes ?, demanda Draco, la voix fragile comme du cristal.
- Tue-moi, mais toi ne meurs pas. Tu n'as… Tu n'as rien fait pour mourir. »
Draco le fixa d'un regard totalement vide, complètement délavé par les larmes. Quand il parla enfin, sa voix était terne.
« Sans toi… Je suis déjà mort… »
Harry avança une main tremblante vers la joue de Draco, essuyant du bout des doigts les traces de larmes sur ses joues.
« Je suis comme une marionnette à qui on a coupé tous ses fils d'un seul coup... Je n'ai plus de raison d'être...
- Je… Je suis désolé. Il… Il voulait ton bien. Il m'a manipulé », recommença à sangloter Harry.
Le regard bleu se raviva soudain et Draco augmenta la pression de la lame sur la gorge, faisant apparaître une nouvelle traînée de sang.
« Qui ça, IL ?
- Il voulait que… que tu perdes ta virginité et… était désespéré que… que personne ne te plaise. Même pas Zabini, c'est pour dire.
- QUI IL ?? », insista méchamment Draco.
Honteux, Harry détourna les yeux mais Draco enfonça la pointe du couteau contre sa gorge, risquant de le blesser dangereusement pour de bon.
« Réponds, crétin de Gryffindor !! C'est celui avec qui tu baises, c'est ça ?, hurla-t-il en le secouant. C'est ça ????
- Oui, c'est ça !, répliqua durement Harry. Celui avec qui je couche. Snape !! »
Draco plissa les yeux d'incompréhension. Il sentit à nouveau son cœur se vider de toute sensation. Il appuya la lame plus fort et demanda, une rage sans borne tapie au fond des yeux.
« Harry… Réponds. Tu m'aimes ?? »
Prochain chapitre : alors… en fait, on hésite entre 2 titres, donc on vous laisse choisir, bien-aimé(e)s lectrices/eurs.
Pour : "Quelque part, au lever du soleil" … tapez 1
Pour : "Quelque part, sous les cerisiers en fleurs"… tapez 2
((Yark ! Yark ! Si c'est pas du sadisme d'arrêter là ! ))
Non, on rigole, ne tapez pas 1 ou 2 (de toute façon, ça marcherait pas) mais… laissez-nous une 'tite review on adore ça, hihi !
