Titre : J'ai épousé un mec
Chapitre : 10
Autrice : Sialeeds (Avec la participation de Megami :D)
Fandom : Naruto
Genre : Romance, UA (en quelque sorte …), Drame, Fin plutôt sadique, légèrement OOC
Couples : SasuNaru, ItaShika
Rating : K+
Disclaimer : À Kishimoto jusqu'à preuve du contraire.
Note : Le premier passage avec Itachi et Shikamaru, n'est malheureusement pas de moi (ma version était triplement pourrit …), il est de Megami (que je remercie de tout cœur d'accorder quelque minutes … allez disons une heure XD … à un passage de ma fic).
Note 2 : Je pense que si je fais une fic après celle-là, ce sera une suite à celle-là. Avec Itachi et Shikamaru comme personnages principaux. J'ai fait un essai de début hier soir et c'est plutôt inspirant. Comme il ne reste qu'un chapitre à cette fic …
Je ne sais pas si je suis sincère quand je parle d'amour car ce mot n'a plus aucun sens pour moi.
Je me laisse guider par des flots de parole qui même étant incohérent à tes yeux, sont pour moi une chaleur sans égal.
''Je rêve d'un monde meilleur que je n'obtiendrai qu'en éliminant ceux qui se mettent sur mon chemin, me suivras-tu Itachi ?''
J'ai accepté. Par égoïsme, certes. Je voulais l'obtenir, cette chimère qu'il m'avait présagée. Il ne m'a réclamé qu'une chose qui me paraissait infime par rapport à sa promesse. ''Tues ceux qui te tienne à cœur pour te séparer de ton monde actuel. ''Le pourras-tu Itachi ?''. J'ai presque ri à sa requête car il savait que je le pouvais. Il a tout de même ajouté que même en tuant tout mon monde, je devais m'imposer des obstacles, affronter la rage de mes fantômes, prouver ma force par ma souffrance et ma cruauté.
J'ai renoncé depuis longtemps au monde dans lequel tu vis, acceptant un univers où le seul combat est celui d'un nouvel univers créé de mes mains et de ceux qui partagent ma conception de la perfection. Le sang et la souffrance des autres, ce n'est rien.
Je m'oppose à l'univers de Tsunade, elle ne cherche qu'une bagarre sans fin pour les profits, nous fait croire à un Dieu qu'elle a créé de ses mains, qui préconise les combats pour l'argent. Mon monde préconise le combat contre ceux qui combatte. Il n'y a pas de Dieu ou d'être supérieur. Il y'a une paix où un shinobi de six ans n'est pas obligé de se brûler les joues à apprendre un jutsu qui ne fera que tuer son monde. J'ai laissé mon frère cadet sur ma route pour me rappeler les fantômes de ma cruauté, j'éprouve ce plaisir malsain à savoir que sa propre vie sera gâchée d'une vengeance qu'il n'obtiendra qu'en tuant son propre frère.
Peut-être que tu ne comprends pas mon comportement ou mon opinion, je ne t'y oblige pas, je t'ai déjà infligé le pire et même si cela te parait improbable, je m'en excuse.
Je t'aime sans en savoir le sens, je t'aime d'être qui tu es. J'aime ta naïveté. Toi, tu pars en mission, l'accomplies sans te poser de questions. Moi, je ne peux pas et me désole à ne pas pouvoir faire parti de ton monde. Si je pars en mission, les questions se bousculent dans ma tête ''Pourquoi ? Accomplir des tâches que les autres sont tout à fait capables de faire ? Tuer, massacrer ceux qui n'ont pas la même mentalité ?''. J'ai commencé à haïr cet univers en acceptant un autre, qui te parait sûrement dénué de sens.
Je voudrais te prouver que j'ai raison, que tu me suives et ne te sépare jamais de moi mais je t'aime trop pour le faire.
Je ne te demande pas de me comprendre ni de me suivre, seulement de me pardonner de t'avoir fait souffrir.
Je ne sais pas si je t'aime car l'exemple de l'amour qu'on m'a donné n'est pas glorieux et mon sens de l'amour est sûrement loin du tien mais je sens que j'ai besoin de toi …
Shikamaru l'avait découvert le soir de sa sortie de prison, cette lettre qui exposait clairement la réponse à ses ''pourquoi''. C'était dans un endroit qu'il ne soupçonnait pas l'Uchiwa de connaître. Une brique du mur de son domicile se détachait. Elle était au deuxième étage, à côté de la fenêtre de sa chambre. Étant petit, il y cachait ce qu'il voulait que ses parents ne découvrent pas et autres choses qu'il considérait comme précieuses au temps de son enfance. Depuis, il ne jetait plus rien derrière la brique défaite mais jetait parfois de brefs coups d'œil à son contenu, se remémorant quelques souvenirs de son enfance. Avec tous les regards et les préjugés qu'on avait maintenant à son égard dans les rues de Konoha, il avait voulu se réfugier un peu dans son passé en cherchant sous cette brique, quelques babioles. Il y avait trouvé la lettre d'Itachi. Sans un mot à ses parents, il avait prit du papier et un stylo et était parti au calme pour concocter une lettre de réponse. Il s'était assis devant ce lac de velours sombre que personne ne venait visiter, il avait fait le vide en lui, avait cherché les mots justes puis avait laissé les mots couler sur le papier …
Je ne peux ni t'approuver ni feindre te comprendre car même mes mots me trahiraient.
Tu dis vouloir te battre pour un monde meilleur. Tes intentions sont bonnes mais tes convictions ne le sont pas car ce n'est pas en éliminant ce qui ne te plaît pas que tu imposeras ton point de vue. Tu ne créeras qu'une énième guerre qui ne se finira pas forcément par ce que tu appelles la perfection. J'ai toujours été lucide, n'aime pas ma pas naïveté car elle est inexistante.
Je me bats pour mes propres convictions, créer un monde meilleur mais ma manière d'y arriver est loin de la tienne.
J'ai beau éprouver moi aussi quelque chose à ton égard, je ne peux plus le définir. Je te hais et je peux en conclure qu'il n'y a pas une once d'amour dans mes sentiments.
Tu ne peux pas t'excuser de ce que tu ne comprends pas, pas t'excuser de la souffrance que tu me causes. Tu m'as fait croire à un monde meilleur toi aussi mais tu n'as jamais tenu ta promesse silencieuse. Je n'avais pas non plus besoin que tu me comprennes, ni besoin que tu m'approuves. J'avais besoin que tu sois là, que par tes simagrées et mots maladroits, me prouve que je n'étais pas comme les autres pour toi. J'atteignais avec toi un certain équilibre, un bonheur si fragile que tu as émietté en te servant de moi. Nous n'avons pas la même notion du mot amour, ni la même notion du bien ou du mal. Nos mondes sont si éloignés que je ne peux pas comprendre les convictions du tien, tout comme les convictions du mien te sont inconnues. Je voudrais persister à croire aux paroles que tu m'as dites mais je n'y arrive plus. J'ai envie de te suivre, de te comprendre mais je ne le peux plus.
Tu dis ne pas croire en Dieu mais tu crois toi aussi en quelque chose de plus grand et plus beau, une promesse tenue depuis des millénaires que tu espères réaliser de tes mains. Tu y crois même si tu ne peux pas lui donner un nom ou une signification, ne dis pas le contraire. Moi aussi, je rêve mais je ne pense pas avoir la même manière de rêver que toi. J'ai besoin de m'accrocher et de croire en quelque chose même si ce n'est qu'une illusion. Peut-être pourras-tu comprendre que nos buts sont à la fois lointains et proches ?
Je peux dire avec certitude que je n'ai pas besoin de toi, gâcher des années à attendre que tu ouvres les yeux sur ton idiotie ou à essayer de te comprendre, ce ne serait qu'une perte de temps.
Ne me reproche pas le fait que mes mots soient crus à ton égard, je ne fais que terminer ton travail inachevé, je brise les derniers fragments de mon cœur, j'arrache à mon âme, ses dernières larmes et ses ultimes sanglots par une lettre qui me confectionne une nouvelle image de ta personne. Je préfère te voir comme un meurtrier cruel plutôt que comme la personne que j'aime.
Les larmes coulaient silencieusement sur les joues de Shikamaru, traçant des sillons humides contre ses joues blêmes. La brise fraîche de la nuit venait figer les rainures mouillées, les séchant avant qu'elle ne s'engouffre dans le cou du shinobi. Il ne prit pas le temps de les essuyer. Son corps tremblait, c'était l'impression d'avoir froid mais il n'avait pas froid, du moins pas physiquement. Il plia la lettre en quatre et la fourra dans sa poche, faisant de même avec le stylo à l'encre bleue. Elle semblait prendre un poids énorme dans sa poche, le poids de ses adieux à celui qu'il aimait. Il marcha jusqu'à chez lui, gagna sa chambre et déposa la lettre derrière la brique beige. Il venait de tourner la page sur Itachi. Même si cette lettre n'allait peut-être jamais être découverte par le nukenin, il avait eu l'impression de s'adresser directement à lui, avait sorti tout son chagrin et sa rage dans des mots tremblants. Cette nuit là, il mit un temps fou à s'endormir. Le lendemain, il n'y avait plus rien derrière la brique …
« Naruto … »
Sasuke était en mauvaise position pour dire un ''Je peux tout expliquer'', si bien utilisé dans les films américains. À moitié allongé, nu et Sakura dans la même position, juste derrière lui. Naruto se tenait droit et tremblant devant l'aboutissement de son plan, le regard triste et embarrassé de Sasuke contre lui. Le blond avait un faible sourire sans explication, seulement, il avait subit tout ces assauts, d'un passé par très glorieux à un amour impossible. Il s'avouait vaincu. Il en avait marre de pleurer, marre d'encaisser le fruit de ses propres erreurs. Il quitta sa chambre en marchant rapidement, sans courir. Il entendait Sasuke prononcer son prénom avec insistance puis plus rien. Il quitta sa demeure, marcha et marcha encore. Juste pour ne pas craquer aux sanglots qui brûlaient sa gorge. Non, il était heureux … pour Sasuke, du moins. Sasuke avait trouvé mieux, il avait trouvé une fille qui le méritait et qu'il méritait. Une fille qui le rendrait heureux, qui plus est une vraie fille. Son cœur battait si fort dans sa poitrine et ses tempes qu'il craignait de réveiller les voisins de ses pulsations violentes. Il dut s'arrêter tout en s'empêchant de craquer. Il entendait quelqu'un courir derrière lui et ne doutait même pas de son identité. Il sentit les mains de Sasuke empoigner ses épaules, il entendit son souffle saccadé.
« Naruto, s'il te plaît …
- …
- Je m'excuse, je ne sais pas ce qui m'a pris ! C'était stupide ! Je n'aime pas, Sakura !
- C'est bon, Sasuke … »
Naruto se tourna vers son mari, il avait peur de paraître abattu, il voulait sourire, prouver à Sasuke qu'il s'en foutait, qu'il était content pour lui mais c'était compliqué et Sasuke voyait bien que le rictus facial du blond était forcé. Naruto continua tout de même.
« C'est mieux ainsi, tu ne penses pas ?
- Non ! Je ne sais pas ce qui m'a pris, c'était idiot ! Je m'excuse, Naruto, je m'excuse …
- Ça ne tenait plus entre nous, Sasuke, tu le sais bien.
- Mais je t'aime encore ! Plus que tout au monde, Naruto, je t'aime !
- Tu viens de coucher avec Sakura, tu lui as déjà promis ton amour. Tu ne peux pas lui faire ça.
- Je me fous de Sakura, c'est toi que je veux !
- Ça ne tient plus entre nous, Sasuke.
- Laisse-moi te prouver le contraire, laisse-nous une chance ! Je ferai tout pour me faire pardonner, je t'en supplie, Naruto.
- Arrête, tu es pitoyable, Sasuke. Je ne peux pas te rendre heureux, je ne t'apporte que des emmerdes. Tu viens de me prouver que ça ne pouvait pas durer entre nous ! T'as couché avec Sakura et moi … moi, ça ne fait rien du tout !
- Tu dis ça mais je vois bien que tu mens, que tu m'aimes encore malgré tout, Naruto. Je ne suis pas pitoyable, je veux juste me raccrocher à la dernière personne qui me reste au monde.
- Relègue ce poste à Sakura.
- Je ne peux pas ! Je n'aime pas Sakura !
- T'es attiré par elle, tu ne peux même pas le dénier alors … tu peux bien tomber amoureux d'elle !
- Je ne réussirai jamais à tomber amoureux de cette fille, Naruto ! C'est toi que j'aime, personne d'autre !
- C'est en couchant avec elle que tu me le prouves ?
- Je ne voulais pas …
- Tu l'as fait !
- Je m'excuse … »
Ce n'était pas seulement Naruto qui était sur le point de craquer, c'était aussi Sasuke mais Naruto ne pouvait même pas en avoir pitié. La seule chose qu'il percevait, c'était Sakura qui remontait un drap an haut de sa poitrine de manière innocente. C'était d'elle dont Sasuke devait s'éprendre, pas de lui.
« Je t'aime, Naruto. Quoi que tu puisses en penser, c'est toi que j'aime ! Même si tu m'en veux encore pour longtemps, je n'abandonnerai pas. C'est toi que je veux et personne d'autre.
- Tu dis ça mais si je te laisse en plan maintenant, tu vas aller rejoindre Sakura.
- Pour lui dire d'aller se faire foutre !
- Ça, c'est déjà fait et t'es bien placé pour le savoir. »
Sasuke tenait toujours aussi fortement les épaules de Naruto de ses mains moites. Il ne voulait pas qu'il s'échappe, il le retiendrait même jusqu'à ce qu'il lui pardonne, même si il devait y passer la nuit. Le blond avait penché la tête vers l'avant pour contenir sanglots et pleurs mais il craqua au bout d'un moment. Les mots prirent leur place, la vérité explosa.
« Tu ne m'aimes pas, Sasuke ! Tu ne m'aimes pas ! Tu ne sais même pas qui je suis réellement. C'est pour ça que je veux que tout finisse entre nous ! C'est pour ça que je t'ai poussé dans les bras de Sakura ! Je voulais partir d'ici, que tu m'oublies et que je t'oublie mais je ne peux pas, je ne peux pas ! Parce que tu m'aimes encore, même si je fais tout pour te rejeter, tu m'aimes encore comme un dingue et moi … merde … moi, je t'aime comme il n'est pas permis d'aimer !
- …
- Sasuke, je suis … je ne suis pas … pas du tout la personne que tu penses aimer …
- …
- Il y'a une partie de mon passé que tu ignores …
- …
- Quand j'ai été adopté par Masaharu et Umeka, ils m'ont … il ne m'ont pas accepté comme j'étais … ils ont préféré … me … travestir en fille … »
Les mains de Sasuke glissèrent contre les bras de Naruto et se séparèrent brusquement. Il recula du blond, une expression confuse et dédaigneuse au visage. Il réalisa l'étendu du secret de Naruto, réalisa la fausseté de ses sentiments. Il n'aimait qu'un mirage ?
« Tu veux dire que …
- T'as épousé un mec, Sasuke. »
L'Uchiwa se recula vivement de Naruto, encore plus, mettant une grande distance entre eux. Il n'arrivait pas à le croire. Les questions se bousculaient dans son esprit, se mêlaient dans une bouillie qui n'arrivait qu'à sortir de sa bouche en paroles confuses.
« Mais tu … tu … quand on a couché ensemble et que … tu … tu étais enceinte … Naruto, tu …
- Un jutsu … »
Sasuke se recula encore, son visage n'avait qu'une expression ahurie mélangée à une sorte de dédain. Il semblait sortir d'un rêve ou plutôt d'un cauchemar. Il n'osait plus regarder Naruto en face.
« Désolé, Naruto. Je peux pas … »
Ce fût ses dernières paroles avant qu'il ne parte à la course …
Les semaines avaient passé mais Sasuke n'acceptait pas Naruto, avait refusé catégoriquement de lui parler. Le blond n'en avait pas fait un drame. Il avait déjà affronté trop de malheur, celui-là avait beau le rendre triste, il ne se laissait pas abattre … ou plutôt, il ne donnait pas l'image d'un être abattu. Il avait parlé longuement avec Shikamaru. Il avait réussi à tirer de son coéquipier, plus qu'un monosyllabe. Ils avaient eu une vraie discussion mais leurs situations similaires étaient sûrement propices au fait qu'ils aient autant parler car autrement, le Nara n'était pas très bavard. La nouvelle avait fait le tour de Konoha et bientôt, l'équipe 16 fut des plus mal vus. Entre Naruto qui avait révélé être un mec et Shikamaru qui était l'ancien petit-ami d'un nukenin, les rumeurs courraient et les gens grinçaient des dents mais bon, Shikamaru s'en foutait et Naruto avait déjà vu pire. Ce qui le chiffonnait légèrement, c'était les rumeurs autour de Sasuke. Il était dit que l'Uchiwa collectionnait les conquêtes, pestait contre Naruto, sombrait de jour en jour et préparait la mort de son frère aîné avec un sadisme qu'on ne lui connaissait pas.
Naruto s'était installé chez Kiba, il avait bien essayé chez ses parents mais rien à faire. Masaharu et Umeka lui en voulaient du fait que Sasuke n'ait rien donné comme argent. Ils avaient dit clairement que si Naruto souhaitait se réinstaller chez eux, il devait payer la somme que Sasuke aurait du donner après leur mariage. Bien sûr, le blond n'avait pas les moyens et même si ils les avaient eu, il n'aurait pas payé ses propres parents pour une telle connerie. Kiba l'avait accueilli à bras ouverts, soutenant le fait que Naruto serait toujours le bienvenu et qu'il pouvait rester indéfiniment si il le souhaitait.
Chez Kiba, tout était relativement calme et il sentait qu'il pouvait échapper aux sentiments qui lui lacéraient le cœur. Il se confiait parfois au maître-chien et celui-ci prêtait toujours une oreille attentive. L'Inuzuka était vraiment le meilleur ami que Naruto puisse avoir.
Ce jour-là, Naruto et Kiba avaient décidé de regarder un film. Un truc qui passait tous les ans sur la même chaîne et qu'ils avaient vu une centaine de fois mais ça devenait une tradition au fil des années. Ils avaient fini par s'endormir devant, comme la plupart des années auparavant. Au milieu de ses songes, Naruto avait entendu un son strident et s'était aussitôt réveillé. Il fut étonné de voir que Kiba dormait toujours, la tête appuyée contre le ventre d'Akamaru. La sonnette retentit de nouveau mais Kiba n'émit qu'un gémissement plaintif contre celui qui dérangeait son sommeil. Naruto se dépêcha d'aller ouvrir avant que le sommeil de Kiba soit encore troublé. Son cœur fut prit d'un long vertige quand il vit Sasuke en ouvrant la porte. Il s'était attendu à voir la mère de Kiba qui amenait son ixième plat pour que ''son bébé adoré'' se nourrisse bien mais c'était bien Sasuke, qui le toisait de manière impassible du haut de son un mètre quatre-vingt.
« Sa … Sasuke, bredouilla t'il. »
C'était la première fois que l'Uchiwa le voyait habillé en mec, la première fois qu'il voyait ses cheveux blonds fraîchement coupés. Il n'en semblait pas surpris outre mesure. Il tendit une enveloppe brune à Naruto. Le blond se dépêcha de l'ouvrir pour en sortir des papiers blancs mais sa mine se décomposa à la vue des papiers de divorce.
« Si tu pouvais les signer maintenant, ça m'éviterait de repasser. »
Les yeux de Naruto repassaient inlassablement sur ces lettres … ''Annulation de mariage''. Il voulait juste hurler à Sasuke qu'il l'aimait, qu'il ne pouvait pas se séparer de lui, qu'il était prêt à tout pour revenir à ses côtés mais il ne le pouvait pas. Il adressa un sourire triste à son mari et l'invita à entrer, le temps qu'il appose sa signature contre la feuille blanche, le temps qu'il déchire leur mariage d'une marque de stylo bleu. Kiba qui s'était réveillé entre temps, eut à peine le temps d'apercevoir la mine déconfite de son coéquipier qu'il comprit. Il lui arrivait d'haïr profondément Sasuke.
Naruto prit un stylo qui traînait sur la table entre sa main tremblante puis il chercha où apposer sa signature. Le paquet de feuille était immense. C'était à la dernière page. Sasuke avait déjà marqué son nom. Les larmes se recueillaient au coin des yeux de Naruto mais il ne pleurait pas. De sa main tremblante, il traça la première lettre de son prénom … mais le reste ne venait pas. Sa main tremblait trop, son cœur battait trop vite. Il inspira, expira puis finit sa signature avec un effort surhumain. Il tendit les feuilles à Sasuke et celui-ci partit comme il était venu, gardant un air froid et distant et calculant à peine les deux autres personnes qui se trouvaient dans la pièce. La porte se ferma en un léger claquement au même moment où Naruto éclata en sanglot …
