L'appel de l'amour…

Chapitre 3

« La belle et le clochard »

Quelques jours plus tard, Candy était chargée d'aller donner un chèque à un foyer pour les sans abris. Elle rencontra la directrice du foyer qui l'accueillit chaleureusement.

- Merci infiniment et dites Merci à Mme Bateman, dit la directrice

- Je n'y manquerai pas, dit Candy

- Vous voulez visiter un peu ?

- Oui, bien sûr, si vous avez le temps

- J'ai tout le temps qu'il faut

La directrice lui fit visiter les lieux, il y avait plusieurs chambres, une grande salle de séjour, une grande salle à manger et une grande cuisine.

- Vous avez besoin d'aide ? Demanda Candy

- Où ça ? Demanda la directrice

- A la cuisine par exemple…

- Oui, on a toujours besoin de volontaire

- Superbe ! Je peux venir vous aider de temps en temps ?

- Bien sûr. Les volontaires sont toujours les bienvenus

- Merci, beaucoup

- Non, c'est moi qui vous remercie Melle, s'il y avait plus de gens comme vous, le monde serait meilleur

Candy termina la visite et sortit en marchant dans le quartier qui était peu recommandé ; car à quoi servirait à un foyer de sans abris dans les quartiers où tout le monde avait un abri ? Si Mahomet ne va pas à la montagne, la montagne va à Mahomet. Il y avait plusieurs pauvres et des clochards qui étaient déjà en état d'ébriété. Un des clochards, sale, crasseux et puant, vit Candy et il s'approcha d'elle. Son haleine empestait l'alcool et Candy voulut s'éloigner, mais le clochard se mit à parler

- Attendez Georgie… Hic… C'est vous… Georgie, je voudrais m'excuser… Hic pour… Le bébé… J'étais fauché… Je devais le tuer… Mais j'ai pas eu le cœur… Si adorable, je l'ai vendu… Pardonnez-moi… Hic !

Candy ne comprenait rien à ce que disait le clochard. Georgie, bébé? Georgie avait eu un bébé ? Le clochard s'accrocha à elle. Il empestait l'alcool et la saleté, mais Candy se dit que Georgie voudrait peut être lui parler.

- D'accord Monsieur, dit-elle, voulez-vous venir avec moi ?

- Vous allez me donner à boire ? Dit-il

- Si vous promettez de vous comporter comme il faut…

- D'ac… Hic… Serai… Ssage… Comme une image… Hic

Le chauffeur de Georgie l'attendait au coin de la rue. Il semblait étonné de voir Candy avec un homme crasseux et puant, mais il ne fit aucun commentaire. Candy était la « fille » de Georgie et ils avaient l'ordre de lui obéir. Il aida le clochard à entrer dans la voiture. Candy s'assit devant avec le chauffeur.

- Vous êtes sûre de ce que vous faites, Melle Candy ? Demanda le chauffeur

- Pas tellement, mais ne n'ai rien à perdre… Enfin, peut être la confiance de Georgie… Mais quelque chose me dit que ce n'est pas pour rien…, dit Candy

Ils arrivèrent chez Georgie et Candy amena le clochard à l'arrière chez les domestiques. Elle donna l'ordre aux jardiniers de le laver, le coiffer et de lui mettre des vêtements propres et surtout de le nourrir. Les domestiques trouvèrent la requête un peu bizarre mais ils obéirent. Ils croyaient que Candy était la fille de Georgie qui était au college St.Paul, elle lui ressemblait tellement… Et la presse la surnommant « Georgie junior »… Elle leur dit aussi de préparer un copieux déjeuner pour Georgie et elle.

Candy alla ensuite voir Georgie à son bureau. Cette dernière venait de finir un appel téléphonique, sourit en voyant sa protégée.

- Candy ! Bonjour ! Comment ça été au foyer des sans abris ?

- Bien, très bien. Ils étaient très contents. Et je leur ai dit que je voulais aller les aider de temps en temps…

- Tu es très bonne, ma chérie. Tu penses toujours aux autres

Candy resta silencieuse. Comment aborder un sujet aussi délicat avec Georgie sans l'offenser ? Georgie sentit qu'elle avait quelque chose sur le cœur. Candy voulait déjà partir ? Son cœur bondit dans sa poitrine. Allait-elle perdre sa protégée déjà ?

- Candy ça va ? Tu as quelque chose à me dire ? Demanda Georgie

- Oui, mais d'abord, allons déjeuner à la maison, fit Candy

- D'accord, dit Georgie sceptique, je…

- Demande à Claudia d'annuler tous tes rendez-vous pour le reste de la journée

- Pourquoi ?

- Tu risques d'être retenue… Fais-moi confiance, ok ?

Georgie regarda Candy et elle se revit à cet âge… Elle avait confiance en elle.

- D'accord Candy, je suis à toi, dit-elle en prenant ses affaires en sortant du bureau avec Candy, Claudia annulez tous mes rendez-vous…

- Bien, Georgie, répondit Claudia

Les deux blondes se rendirent chez elle et un copieux déjeuner les attendait. Elles mangèrent en bavardant gaiement. Après le repas, elles allèrent dans un des salons pour se reposer. Candy prit une expression sérieuse. Georgie s'inquiéta.

- Candy, qu'est-ce qui ne va pas ? Tu veux me quitter déjà ?

Candy eu chaud au cœur. Georgie ne voulait pas qu'elle parte. Candy ne voulait pas non plus la quitter, mais c'était inévitable. Elle devait regagner l'Amérique, retrouver Terry, l'homme qu'elle aimait.

- Oh Georgie… Non. Je ne pars pas encore.

Georgie poussa un soupir de soulagement et elle sourit.

- Merci, tu me rassures

- Mais Georgie, tu sais que c'est inévitable ?

- Oui… dit-elle tristement, je t'aime Candy

Candy s'approcha d'elle et lui fit un gros câlin.

- Je t'aime aussi Georgie, dit-elle les larmes aux yeux

Elles restèrent ainsi pendant un moment à s'attendrir.

- Tu avais quelque chose à me dire ?

- Oui, c'est très personnel et j'espère que tu ne vas pas te fâcher contre moi

- Jamais, Candy. Vas-y, quoi que ce soit…

Candy tourna sa langue sept fois dans sa bouche avant de finalement se mettre à parler.

- Georgie en sortant du foyer pour les sans abris, j'ai rencontré un clochard saoul qui m'a abordé. Il empestait l'alcool… Je voulais m'éloigner mais il m'a appelé par ton nom…

- Mon nom ? Mais il y a plusieurs Georgie…

- Oui, je sais. Mais c'est ce qu'il a dit qui m'intrigue

- Qu'est-ce qu'il a dit ?

- Il me demandait pardon, pour l'histoire du bébé…

- Bébé… dit Georgie dans un souffle

- Georgie, tu as eu un bébé ?

Georgie se mit à pleurer en silence. Qu'est-ce que c'était que cette histoire ? Qui voulait lui retourner le couteau dans la plaie ? Candy vit ses larmes et elle fut choquée.

- Georgie, oh… Tu pleures. Je ne voulais pas te faire pleurer… Pardonnes-moi, s'il te plait

- Non, Candy… Je t'ai dit que tu pouvais tout me demander, mais je n'aurai jamais pensé que c'était au sujet de mon bébé…

- Ton bébé ? Alors tu as bien eu un bébé…

- Oui, mais il était mort-né…

- Mort-né ? Tu en es sûre ?

- Oui, j'en suis sûre

- Excuse-moi, je sais que c'est un sujet douloureux. Mais le clochard était peut-être incohérent mais il disait qu'il était fauché, qu'il était obligé de le faire…

- Faire quoi ?

- Tuer ton bébé…

- QUOI ! Oh mon Dieu ! Mon bébé… Il a tué mon bébé ! C'est quoi cette histoire ? Pourquoi ? Mon Dieu, ce n'était qu'un pauvre bébé… Mais…

- Georgie, Georgie ! Calme-toi ! Laisse-moi finir

Georgie voulait continuer à parler, elle était blessée, hors d'elle, mais elle décida d'écouter Candy et elle finit par se calmer

- D'accord, dit-elle doucement, continue

- Il dit qu'il n'a pas pu le faire, il a vendu le bébé…

- Vendu ?

- Oui…

- Candy si cet homme parlait de moi… Alors mon bébé serait vivant ?

- Oui…

- Candy ! Il faut trouver ce clochard, le dégriser pour qu'il me donne plus de détails… ! Tu as dit que c'était près du foyer des sans abris… ?

- Georgie, j'ai une longueur d'avance sur toi… Je reviens tout de suite. Attends-moi ici, dit Candy en sortant.

Georgie ne savait pas ce qui se passait dans sa tête, son bébé, le bébé de Laurent serait vivant ? Mais qui avait pu lui faire une chose aussi cruelle ? Lui faire croire que son bébé était mort ? La blesser ainsi au plus profond d'elle-même ? C'était monstrueux, diabolique et méchant…

Candy revint au salon avec le clochard, qui était maintenant, lavé, coiffé et bien habillé. Il s'appelait Sherman Woods.

- Georgie, voici, M. Woods, dit Candy

- Bonjour, dit Georgie

- Melle Georgie… Oh… J'ai honte, dit M. Woods

- Ne vous en faites pas. Je ne vais rien vous faire… Dites-moi tout depuis le début

Sherman regarda Candy, elle avait tenu sa promesse après l'avoir nettoyé, elle l'avait nourrit et donné un peu d'alcool, pas trop, mais c'était de l'alcool quand même.

- Faites-lui confiance M. Woods, dit Candy, elle est la bonté même.

- Comme vous ? D'accord, dit M. Woods, de toute façon je n'ai plus rien à perdre… Voilà, c'était il y a 15 ans à peu près je crois. Un homme est venu me voir et il m'a dit qu'il me donnerait une grosse somme d'argent si je faisais quelque chose pour lui. Cette chose était de tuer votre bébé…

Candy et Georgie, poussèrent un cri. M. Woods continuait son récit.

- Je n'avais pas d'argent, alors j'ai accepté. J'avais pour mission de vous filer jusqu'à ce que vous ayez votre bébé, ensuite, le voler et le tuer… J'ai volé le bébé, mais je n'avais pas le cœur de le tuer. C'était un petit ange… Alors je l'ai vendu à une dame qui trafiquait les bébés au marché noir…

Georgie était au bord de la crise de nerfs, incapable de parler. C'est Candy qui prit la parole ;

- Vous vous souvenez du nom de la dame ?

- Oui, bien sûr, Cloris Buxton, dit-il

- Merci. Encore une chose, vous savez qui a donné l'ordre de tuer le bébé ? Demanda Candy

- Je ne suis pas sûr, mais je crois qu'il travaillait pour les Grey…

- Les Grey ? Dit Georgie, la famille de Laurent ? Mais Pourquoi ? Comment ont-ils su que c'était le bébé de Laurent ?

- Je ne saurais répondre à ça Melle Georgie, il faudra le leur demander…

- Croyez-moi, je vais le faire ! Comment ont-ils osé ? Je leur ai rendu leur précieux fils ! Je ne les ai plus jamais dérangé, même quand je me suis retrouvée enceinte ! Non, mais… Comment ont-ils osé jouer les Dieux avec ma vie et celle de mon pauvre bébé ? Pourquoi ? Pour ne pas que je ternisse leur soit disant lignée de sang royal ?

- Merci, M. Woods. Je vais vous accompagner à la porte, dit Candy

- Candy, attends, dit Georgie

Candy s'arrêta avec M. Woods. Georgie alla chercher son sac à main, prit l'argent, beaucoup d'argent et le donna à M. Woods.

- Vous feriez mieux de vous cacher, car les Grey risque de vous chercher, on ne sait jamais, dit Georgie

- Merci, Melle Georgie. Je sais que je ne le mérite pas, mais pardonnez-moi pour tout…

- Vous m'avez dit la vérité… ça veut dire que les remords vous rongeaient… Je vous pardonne. Et merci pour les renseignements, dit Georgie

- Merci, Melle Georgie et bonne chance, dit-il

Il quitta la pièce avec Candy et Georgie qui resta seule, éclata en sanglots. Candy demanda au chauffeur d'amener M. Woods à la gare pour qu'il prenne le train et quitte la ville. Elle retourna au salon et prit Georgie dans ses bras qui continuait à pleurer. Georgie s'accrocha à Candy comme à une sangsue. Candy la laissa pleurer et se soulager. Il y a quelques semaines, c'était elle qui pleurait dans les bras de Georgie. Elle voulait l'aider, elle était prête à reporter son voyage en Amérique pour aider sa bienfaitrice. Quand Georgie se calma, Candy prit la parole.

- Georgie, je vais rester jusqu'à ce que le problème de ton bébé soit résolu, dit-elle

- Vraiment ? Candy ça peut prendre des mois…, fit Georgie

- Je sais, mais je ne peux pas t'abandonner dans cet état…

- Oh Candy tu es gentille, mais tu as des projets, retrouver celui que tu aimes

- Je peux le retrouver plus tard. Je ne veux pas te laisser comme ça

- Merci, Candy. J'ai besoin de toi ! Tu veux savoir ce qui s'est passé ?

- Seulement si tu veux en parler…

- Tu dois connaître toute l'histoire…

Georgie lui raconta toute son histoire avec Laurent depuis le début, jusqu'à ce qu'elle se soit rendue compte que c'était le bébé de Laurent et non d'Abel comme elle le croyait.

- Tu aurais voulu que le bébé soit d'Abel ? Demanda Candy

- Oui, il est mort. J'aurai voulu avoir son bébé, son héritier pour lui laisser mon empire. Abel n'a pas eu la chance de vivre avec moi, la femme qu'il aimait. Ça aurait été magnifique d'avoir son bébé… Il aurait eu la femme et le bébé pendant notre trop brève union…

- Tu regrettes que ce soit Laurent ?

- J'aime Laurent de tout mon cœur. Je savais qu'avoir son bébé aurait créé des problèmes… La preuve… Ils l'ont découvert et ils ont fait volé mon bébé. C'est seulement à cause de sa famille qui était contre notre amour… J'aimais mon bébé de tout mon cœur…

- D'accord…A propos, on parle du « bébé » c'était une fille ou un garçon ?

- Un garçon… Mais avec tous les mensonges que l'on m'a raconté… Je ne crois plus rien, c'est peut être une fille…

- Tu ne l'as pas vu ?

- Non, j'étais tellement bouleversée, je croyais que j'allais mourir… Charlotte a été un ange. Elle m'a adoptée et aider à monter ma compagnie

- Tu veux qu'on aille la voir pour lui annoncer la nouvelle ?

- Oui, allons-y, elle va tomber des nues !

Elles allèrent se rafraîchirent ; après toutes les larmes versées. Et elles se rendirent chez Charlotte qui les accueillit très chaleureusement, comme d'habitude.

- Oh… Ma fille et ma « petite fille », dit-elle

Georgie et Candy éclatèrent de rire.

- Les rumeurs, n'en finissent pas, dit Candy

- C'est incroyable comment on crée une situation à partir de presque rien… dit Georgie

- Et comme on se ressemble, dit Candy

- Oui, c'est vraiment incroyable, dit Charlotte

- Charlotte… dit Georgie

Georgie appelait Charlotte par son prénom. Charlotte l'avait adoptée adolescente et puis « maman » lui rappelait Mme Bateman qui la détestait. Elles lui racontèrent les événements de la journée. Georgie n'avait pas dit à Charlotte que le bébé était de Laurent.

- Mais qui a pu ordonner la mort de ton bébé ? Demanda Charlotte

- Les Grey… dit Candy

- Les Grey ? Pourquoi les Grey voudraient-ils tuer ton bébé ? Demanda Charlotte

- Oh, Charlotte, dit Georgie, je ne te l'ai jamais dit, je m'excuse. Mais le bébé n'était pas de mon mari, il était de Laurent…

- Laurent Grey ? Dit Charlotte

- Oui…

- Oh Georgie ! Dit Charlotte, tu l'as dit à quelqu'un ?

- Non à personne, je te le jure… répondit Georgie

- Pense Georgie, pense, dit Charlotte

Georgie resta pensive un moment. Elle n'avait dit à personne que son bébé était de Laurent. Elle savait que ça serait un problème, même un très gros problème, si quelqu'un l'apprenait

- Tu ne l'as même pas dit à ton père ? Demanda Charlotte

- Non, je n'avais confiance en personne qu'à moi-même. C'était mon secret… Quand je suis allée chez le docteur ; c'est toi qui m'as envoyé d'ailleurs, je ne savais pas que… Oh mon Dieu ! Cria Georgie

- Quoi ! Demandèrent Candy et Charlotte en même temps

Georgie avait l'air horrifié. Le docteur…

- Le docteur… fit Georgie

- Quel docteur ? Demanda Charlotte

- Le docteur chez qui tu m'as envoyé…

- Le docteur Wallace ? Dit Charlotte

- Oui. Quand il m'a dit de combien de semaines j'étais enceinte, j'ai crié « Oh mon Dieu Laurent ! Ce n'est pas possible… !»

- Tu crois que le docteur a dit quelque chose ? Demanda Candy

- C'est un docteur très réputé, dit Charlotte, il avait toute la crème de la haute société de Londres comme patient

- Les Grey aussi ? Demanda Candy

- Oui, évidemment… Vous ne croyez pas que… Mais ce serait briser la confidentialité d'une patiente…, dit Charlotte

- Georgie a dit qu'elle n'avait rien dit à personne à part la pensée à haute voix dans le cabinet du docteur Wallace, dit Candy

- Tu as raison Candy, dit Georgie, il doit avoir averti la famille de Laurent. Oh mon Dieu ! J'ai éclaté en sanglots. Il m'a demandé si le bébé n'était pas de mon mari. Je me suis ressaisie et je lui ai dit que mon mari était mort et que le bébé était le plus beau cadeau qu'il puisse me faire…

- Mais tu avais déjà pensé à haute voix, dit Charlotte

- Inutile d'aller le demander, il va nier, dit Candy

- En tout cas, il ne me verra plus, dit Charlotte, mais il faut aller voir les Grey… Je vais leur dire deux mots. Et ton Laurent…

- Non, dit Georgie, je suis sûre qu'il n'était pas au courant, sinon, il serait venu me chercher

- Tu es sûre ? Demanda Charlotte

- Oui. Laurent m'aimait. Il a tout abandonné pour vivre avec moi. Il n'aurait jamais accepté de tuer notre bébé… Jamais ! J'y mettrai ma main au feu.

- D'accord. Mais allons voir les Grey, dit Charlotte, ils ne l'emporteront pas au paradis…On y va !

Les trois dames se rendirent chez les Grey. Ils habitaient dans un grand château qui était dans leur famille depuis des siècles. Le majordome ne voulait pas les laisser entrer. Ses maîtres avaient des invités.

- Vous n'avez pas d'invitation ou de rendez-vous. Je suis désolé, dit-il

- Nous n'avons pas besoin d'invitation, nous ne resterons pas, dit Charlotte en bousculant le majordome pour entrer.

Candy et Georgie la suivirent.

- Mais vous n'avez pas le droit, dit le majordome en les suivant impuissant, Mesdames… !

Charlotte fit irruption dans la salle de séjour des Grey où se trouvaient , Laurent, sa femme, son père et son grand père et leurs invités. Le grand- père se leva indigné.

- Mais qu'est-ce qui se passe ? Que voulez-vous ? Cria le Grand-père

- Vous dire que nous savons ce que vous avez fait, dit Charlotte à haute voix

- Georgie? Dit Laurent en la voyant, que se passe-t-il ?

- Laurent… dit Georgie doucement

Candy regarda et vit l'homme de la réception qu'elle avait heurté.

« C'est lui Laurent pensa-t-elle, l'homme de la réception »

Le grand-père se tu pour entendre ce que Charlotte voulait dire. Le père de Laurent regardait Candy et Georgie… Etait-ce sa petite fille ? Elise regarda Georgie avec dédain. Cette paysanne n'allait donc pas les laisser tranquille ?

- Vous êtes un voleur M. Grey et un criminel ! Dit Charlotte

- Madame, dit Laurent, de quel droit vous permettez-vous d'injurier mon Grand-père ?

- Votre Grand-père est un voleur et un tueur d'enfants

- Tueur d'enfants ? Dit Laurent

- Il a fait voler et tuer le bébé de Georgie

- Georgie tu as eu un bébé avec Abel ? Demanda Laurent blessé

- Oui, Laurent, j'ai eu un bébé…

- Mais il était de Laurent, dit le grand-père

- QUOI ! Cria Laurent

Georgie resta sans voix. C'était donc vrai. Elle n'en doutait pas, mais en avoir la confirmation, lui faisait mal. Et Laurent, le pauvre…

- Georgie, tu as eu notre bébé ? Demanda-t-il

- Oui, dit-elle, et ton grand-père l'a fait voler pour le tuer, dit-elle

- Mais… commença Laurent bouleversé, Grand-père ? C'est vrai ce que dit Georgie ? Tu as fait voler notre bébé pour le tuer ?

- Laurent… dit le grand-père, essaye de comprendre… Il fallait préserver le sang de la famille

- Oh mon Dieu ! C'est vrai ! Mais pourquoi ? Hurla-t-il indigné

- Pourquoi ? Dit Georgie, je suis une paysanne et mon bébé aurait pollué votre précieux sang royal ! Je ne serai jamais venu vous demander quoi que ce soit, personne n'aurait su que l'enfant était de toi… Personne ! Mais ton grand-père n'a pas voulu courir le risque que la progéniture d'une paysanne et son petit-fils, pleine aux as, vienne chercher son père un jour…

Laurent était bouche bée. Elise était complètement malade. Le père de Laurent continuait à regarder Candy.

« Elle ressemble à ma femme, se dit-il »

- C'est trop tard, dit le grand-père, ce qui est fait, est fait !

- Vous êtes un monstre ! Dit Charlotte hors d'elle, venez Georgie, Candy, allons-nous en d'ici !

Elles quittèrent le salon et Laurent les suivit. Les invités étaient estomaqués. Les Grey était une des plus grande et plus importante famille d'Angleterre, Quel scandale! Faire tuer un enfant illégitime pour ne pas polluer leur sang ?

- Laurent ! Dit son Grand-père, reviens ici tout de suite !

- Laurent ! Dit Elise, reviens !

Mais il était déjà parti et il faisait la sourde oreille. Il courrait après Georgie… Comme d'habitude…

- Georgie ! Attends !

Il la prit par le bras quand il la rattrapa.

- Georgie…, dit-il doucement

- Laisse-moi tranquille, Laurent, retourne chez ta femme et ta famille diabolique… ! Dit-elle

- Georgie, je n'avais aucune idée…

- Je sais Laurent. Mais retourne chez ta femme. Nous n'avons rien à nous dire…

- Non, mais tu plaisantes j'espère ? Tu viens de me dire, 15 ans plus tard, que tu as eu notre bébé et que famille l'a fait voler pour le tuer et nous n'avons rien à nous dire ? Je ne pense pas !

- Laurent…, dit Georgie

- Georgie, dit Candy, tu peux reporter cette conversation, mais elle va finir par avoir lieu…

- Mais je ne veux plus rien avoir à faire avec lui ou sa famille…

- Georgie, vous avez eu un bébé ensemble, vous serez toujours liés, vous êtes liés à jamais, dit Candy

Georgie savait que Candy avait raison… Mais Laurent…

- D'accord, Laurent, tu peux venir…dit-elle d'un ton las

- Merci, Candy, dit Laurent

- De rien, dit Candy, allons-y !