L'appel de l'amour

Chapitre 6

« Le temps des fêtes à New York »

Le 24 décembre 1913, la veille de Noël, était la dernière avant les quatre années de guerre, de terreur et d'effroi. Si les chefs d'états savaient ce qui se préparait, la population, quant à elle n'en n'avait aucune idée, ou ceux qui le soupçonnaient l'avaient oublié pour cette dernière semaine de l'année de paix. Il neigeait légèrement et un jeune homme regardait les flocons de neige tourbillonner dans les airs avant d'aller se poser soit sur les vitres, les toitures des maisons et des buildings, les voitures en stationnement, sur les bancs publics, soit sur les passants ou tout simplement sur le sol. Mais il ne voyait pas la neige, il voyait des collines ensoleillées en Ecosse au bord d'un lac ; une jeune fille aux cheveux blonds ondulés, espiègle, qui grimpait aux arbres, qui courrait et qui riait aux éclats… Il voyait ses beaux yeux vert émeraude et les taches de son sur son nez. Comme il regrettait de ne pas l'avoir amené avec lui ! Il ne s'était pas passé un jour ou un instant, sans qu'il ne pense à elle, il aurait tant voulu la voir encore. Mais il était désormais de l'autre coté de l'Atlantique, elle était restée en Angleterre. S'il était toujours là bas, il serait allé la chercher dans ce collège froid et glacial et il aurait épousé, contre vents et marées, c'est-à-dire contre l'avis de son père. Mais ça ne servait à rien de regretter… ça ne changerait rien à la situation. C'était la veille de Noël. Noël se fêtait en famille… Famille… Il rêvait de fonder une famille avec elle… Mais pour le moment, la seule famille qu'il avait, c'était sa mère. Il eut une envie subite de la voir en cette veille de Noël. Il prit son manteau, il se rendit en ville lui acheter un cadeau de Noël, juste avant la fermeture. Tout le monde fermait plus tôt pour aller réveillonner en famille. Il arriva devant la villa de sa mère. La dernière fois qu'il y était venu, elle l'avait renvoyé chez son père… Il sonna à la porte. Une employée de maison ouvrit la porte… Elle sourit.

- Oh… c'est M. Terrence ! Entrez M. Terrence. Joyeux Noël !

- Madame…Joyeux Noël, dit Terry

- Laissez-moi prendre votre manteau…

Terrence Grandchester entra dans une des salles de séjour et il y trouva sa mère vêtue de rouge, une des couleurs portée à Noël. Elle se retourna et un sourire illumina son visage.

- Terrence ?

- Maman ! Joyeux Noël ! Dit Terrence en s'approchant d'elle

- Joyeux Noël mon chéri, dit-elle en le serrant dans ses bras.

Ils prirent place sur le canapé.

- J'ai reçu une lettre de ton père. Il te cherchait…dit-elle

- Il ne t'a pas accusé de kidnapping ? Fit Terrence ironiquement

- Oh, c'est tout comme ! Comme d'après lui, l'idée saugrenue de devenir acteur te vient de moi…

- Vraiment ? Je suis étonné que la police internationale, ne soit pas déjà là à ta porte pour t'arrêter…

- Pas plus étonné que moi…

Ils éclatèrent de rire.

- Alors tu veux vraiment devenir acteur ? Demanda-t-elle

- Je viens d'être engagé par la troupe Stratford…, dit Terry

- De Robert Hathaway ? C'est une bonne troupe. Je suppose que personne ne sait que je suis ta mère…

- Non, je veux percer seul, maman. Ne m'en veux pas…

- Terry tu veux devenir acteur ! Je suis la femme la plus heureuse du monde et en plus tu habites désormais dans la même ville que moi ! Plus d'océan entre nous !

Le regard de Terry devint triste tout à coup. Il pensa à celle qu'il avait laissé de l'autre côté de l'océan Atlantique et sa mère remarqua son air triste.

- Terry est-ce que ca va ? Demanda sa mère, tu es devenu triste tout à coup… Tu penses à elle ?

Terry la regarda étonné, sa mère était au courant à propos de ses sentiments. Mais depuis quand ? Etait-il tellement transparent ?

- Terry, Candy a réussi à te convaincre de me donner une nouvelle chance… Tu dois l'aimer beaucoup pour suivre son conseil… Et j'ai remarqué la façon dont tu la regardais… Que s'est-il passé entre vous ?

- Je suis sidéré par ta perspicacité… Oui, j'aime Candy maman, je l'aime à la folie…

- Alors pourquoi l'as-tu laissé en Angleterre ?

- Avais-je le droit de l'enlever de ce prestigieux collège où sa famille l'avait envoyée ? Je me suis posé la question mille fois…

- « En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis », si tu l'aimais, oui. Tu lui a demandé de partir avec toi ?

- Je vais te raconter ce qui s'est passé…

Il lui raconta en détail l'incident de la grange et tout ce qui suivit…

- Oh, mon pauvre Terry, tu es allé demander de l'aide à ton père ? Tu étais vraiment désespéré c'est pour ça que tu t'es sacrifié pour elle ? Et tu ne l'as plus revu depuis l'incident de la grange ?

- Non, et je n'arrête pas de penser à elle…

- J'espère que tu la reverras bientôt…

- Si j'étais en Angleterre, je serai allé l'enlever de ce collège froid et glacial…

- Le temps des fêtes, c'est le temps des miracles et des vœux et des souhaits exaucés. J'ai eu le mien, tu es ici près de moi et avec moi pour Noël. Ton vœux va s'exaucer aussi tu verras…

- Merci maman. Je t'ai apporté un cadeau

- Oh, merci mon chéri, je vais le mettre en dessous de l'arbre de Noël. Le tien aussi y est, tu passes la nuit ?

- Oui… Si ça ne te dérange pas…

- Tu plaisantes j'espère ? Si ça ne tenait qu'à moi, tu habiterais ici avec moi ! On va enfin pouvoir ouvrir nos cadeaux ensemble le matin…

- Tu ne sais pas combien j'ai rêvé de faire ça avec toi, maman

- Autant de fois que moi ? Je suis tellement heureuse. J'ai des invités dans l'autre salon pour dîner. Allons les rejoindre…

- Tu veux qu'on leur dise qui je suis ?

- Tu fais ce que tu veux, mon chéri. Ils sont dignes de confiance…

- D'accord, allons-y…

Elle se leva et mit le cadeau en dessous de l'arbre. Terry attendait sa mère et il regarda au dessus de la cheminée et vit un bas de Noël avec son nom dessus, « Terry ». Sa mère pensait à lui…

- Maman, tu as un bas pour moi ? Demanda-t-il ému

- Bien sûr, tu es mon bébé…

- Oh maman, dit-il en l'étreignant sincèrement avec des larmes aux yeux

Eleonor Baker était aux anges. Elle avait son fils, son bébé, pour les fêtes. Elle pleurait de joie. Quand ils terminèrent de s'attendrir, ils rejoignirent les invités dans l'autre salon pour le réveillon.

Georgie et Candy décidèrent d'aller réveillonner chez les Santini. Ils trouvèrent plusieurs invités, dont Laurent.

- Laurent, dit Georgie en souriant

- Georgie et Georgie Jr… plaisanta-t-il

- Joyeux Noël, dit Candy

- Joyeux Noël, Candy, Georgie… fit Laurent

- Joyeux Noël Laurent, dit Georgie

Dorothée arriva pour les saluer.

- Georgie ! Vous êtes venu, merci ! Joyeux Noël ! Et ça c'est Georgie Jr., dont tout le monde parle tant ? Demanda-t-elle

- Je m'appelle Candy, Joyeux Noël !

- Joyeux Noël, dit Dorothée, amusez-vous bien…

Ils passèrent une très bonne soirée. Candy avait plusieurs garçons qui s'intéressaient à elle. Les 7 frères Santini, avaient tous une très grande famille, il y avait plusieurs jeunes garçons entre 16 et 19 ans… Et de jeunes filles aussi. Candy ne s'ennuyait pas. Mais par moment, elle était à la fenêtre et regardait les flocons de neige tomber sans les voir… Mais ses yeux voyaient l'Ecosse, le collège, la colline retrouvée, Terry… Si elle avait fait plus attention au passant dehors, elle aurait distingué la silhouette d'un jeune homme qui marchait doucement dans la neige…

- Candy, viens, dit une petite fille qui s'était attachée à elle, viens nous conter une histoire de Noël…

- D'accord, dit Candy

Elle s'en alla avec la petite fille, sans savoir que le jeune homme qu'elle cherchait était là à quelques mètres de là à peine.

Le matin de Noël à la maison Pony, les enfants se réveillèrent pour trouver plein de cadeaux. Ils étaient dans la joie totale. Melle Pony et Sœur Maria, firent une prière pour bénir la jeune Candy, leur fille, elle avait été si généreuse et le chèque allait les aider jusqu'au printemps…

- Mlle Pony, Sœur Maria, dit la petite Emma, le Père Noël est passé et il a été très généreux…. On va lui écrire pour le remercier ?

- Oui, Emma, il été très généreux…dit Melle Pony

- Il sera toujours gentil comme ça avec nous ?

- Si vous êtes sages, dit Sœur Maria, bien sûr…

- Que Dieu bénisse le Père Noël….dit Emma avec un sourire

« Oui, pensa Melle Pony, que Dieu rende à Candy au centuple… »

Terry se réveilla le matin de Noël. Il s'apprêta et descendit les escaliers à la hâte, comme un petit garçon… Comme un petit garçon ? Ce matin-là de Noël, il était un petit garçon, un petit garçon qui avait été privé de passer Noël avec sa mère beaucoup trop jeune pour qu'il puisse se souvenir du peu de temps qu'il avait passé avec elle. Eleonor était déjà là, au salon.

- Terry, Joyeux Noël !

- Joyeux Noël, Maman…

Il alla sous l'arbre prendre son cadeau… Mais, on dirait qu'il y avait pas autant de cadeaux hier soir…

- Mais d'où viennent tous ces cadeaux ?

- Le père Noël est passé… dit sa mère

- Tout est pour moi ?

- Tu vois quelqu'un d'autre ici ? C'est pour tous les Noëls que nous avons perdus…

Terry se mit à ouvrir les cadeaux et trouva des jouets, des livres, des vêtements, tout ce qu'il avait manqué en vivant loin de sa mère. Il s'amusa comme un fou avec les jouets parmi lesquels il y avait un train électrique. Il passa aussi beaucoup de temps à lire. Sa mère lui avait offert toutes les œuvres de Shakespear qu'elle avait elle-même reçu de son grand-père.

- Maman, c'est merveilleux, c'est le plus beau Noël de ma courte vie !

Il se leva et alla la serrer longuement dans ses bras. Il passa le reste des vacances de Noël chez sa mère.

Candy se réveilla le matin de Noël, prit une douche et descendit les escaliers en courant. Elle trouva Georgie et son père déjà levés.

- Georgie ? Joyeux Noël « Maman » ! Joyeux Noël, « Grand-père » !

- Joyeux Noël, Georgie Jr., dit Earl.

- Joyeux Noël « ma fille chérie », dit Georgie en souriant

- Georgie, je n'ai pas besoin de cadeau, j'ai tout ce qu'il me faut… dit Candy

- Je sais, mais je t'ai quand même acheté un cadeau, tiens, ouvre-le, dit Georgie

Candy ouvrit et elle découvrit des bijoux en émeraudes !

- Oh mon Dieu ! s'écria-t-elle Georgie… C'est beaucoup trop coûteux…

- Tu vaux bien plus que des pierres précieuses, dit Georgie, je suis contente que tu sois dans ma vie

- Merci, Georgie dit-elle en lui sautant au cou, maintenant à mon tour…

Elle lui donna un paquet emballé. Georgie l'ouvrit et y découvrit une photo prise sur le bateau, elle était avec Candy et Laurent, et le cadre était en or… Mais pour Georgie, la photo était bien plus importante qu'un cadre coûteux.

- Tu étais très heureuse ce jour là sur le bateau, je voulais que tu en gardes un bon souvenir

- Une photo avec toi et Laurent… Merci Candy

Earl aussi avait des cadeaux pour elles.

- Voilà, pour ma fille et ma petite fille… dit-il

- Merci papa, dit Georgie

- Merci grand-père, dit Candy

Elles ouvrirent leurs boites et trouvèrent chacune une chaîne en or avec un pendentif qui disait ; « Georgie » et « Georgie Jr »

- Merci Papa, dit Georgie

- Merci grand-père, dit Candy en souriant.

Ils continuèrent à ouvrir les autres cadeaux et ils passèrent la journée à chanter les chansons de Noël, raconter leurs expériences passées pendant les fêtes et mangèrent le bon festin que leur avait fait la cuisinière.

Les jours qui suivirent furent plus relaxants. Entre Noël et Nouvel An, la plupart des gens se reposaient. Candy en profita pour enfin écrire à ses cousins et ses amies restés à St. Paul. Elle leur dit qu'elle était en Amérique sans trop donner de détails. Elle écrivit aussi à Melle Pony et Sœur Maria. A l'Oncle William, elle écrivit une longue lettre dans laquelle elle expliquait les raisons de sa fuite du collège royal de St. Paul. Elle espérait qu'il comprendrait. Il avait eu la bonté de l'adopter et de l'envoyer dans un collège prestigieux qui s'était avéré être froid et glacial. La presence de Terry pourtant lui avait fait voir les murs de ce collège avec d'autres yeux… La présence d'une seule personne avait fait toute la différence.

Le 31 décembre 1913, le dernier jour de la dernière année de paix, arriva sous une pluie de flocons fondant au début mais plus ferme vers l'après-midi. Candy pensait à une autre fête de nouvel an, sur le bateau, le soir où elle avait rencontré Terry…

- Candy, appela Georgie la tirant ainsi de sa rêverie, il y a une soirée au Waldorf Astoria ce soir, tu veux y aller ?

- Bien sûr, pourquoi pas ?

- D'accord, soit prête à 21h 30 et ta robe arrive tout à l'heure

- Ok, Georgie…

La fête de nouvel an… Terry. Ça faisait un an qu'ils s'étaient rencontrés…

Terry était à table avec sa mère en train de prendre le petit-déjeuner.

- Terry, il y a une soirée pour la nouvelle année, tu veux m'accompagner ?

- Etre avec la crème de la société de New York…

- Pour une soirée seulement je veux être avec toi à minuit, Terry

- D'accord maman, pour toi, pour la nouvelle année…

- Merci Terry. Soit prêt à 21 heures…

- 21 heures… Ma troupe aussi a une soirée, c'est peut être la même…

- Certainement… Tu pourras voir tes collègues

- Ouais, ouais…

Terry pensait à une autre soirée de Nouvel An, il y avait un an exactement. Il avait rencontré une jeune fille aux taches de son… Candy.

L'hôtel Waldorf Astoria était un des hôtels les plus luxueux de New York. La fête de Nouvel An était un événement. Le menu ne comprenait des plats fins, des plats légers, des salades etc.… Le buffet serait chaud et froid. Les serveurs qui avaient la chance d'être engagé pour cette grande soirée, seraient non seulement payé double, mais ils auraient un bonus et l'opportunité d'amener les restes de nourriture à la maison.

Candy et Georgie arrivèrent à la soirée, il y avait déjà beaucoup de monde. Les dames étaient très élégantes en robes de soirée et les hommes en smoking. Candy et Georgie portaient la même robe pour l'occasion. Elles se ressemblaient encore plus avec la même robe de couleur turquoise.

- Georgie, ça ne t'ennuie pas ? On va te prendre pour ma mère

- Pour ne rien changer de l'ordinaire… Georgie Jr… J'aime qu'on me prenne pour ta mère

- Et moi j'aime qu'on me prenne pour ta fille. Je n'ai jamais eu de mère et grâce à toi, je sais ce que c'est… Merci, Georgie, merci pour tout.

- Merci à toi, dit Georgie en souriant… Tu m'as apporté tant de joie, Candy

- Vous vous complétez, dit Earl qui venait d'arriver pour les amener à la soirée… Dieu savait ce qu'il faisait en vous mettant ensemble… Maintenant allons célébrer la nouvelle année !

Les robes que Candy et Georgie portaient étaient un modèle que Georgie avait créé et qui était un peu osé. Le buste serrait à la taille et avait de fines bretelles qui mettaient leurs poitrines en évidence. Georgie utilisait cette pratique pour vendre les models un peu osé. En le mettant elle-même, les autres femmes trouvaient cela beau et venait dans sa boutique pour acheter ses robes. Elle fut abordée par plusieurs dames de la haute société. Elle leur donna ses cordonnées et les adresses des boutiques où elles pourraient se procurer ses modèles.

Candy parlaient avec de jeunes hommes qui semblaient être très intéressés et très attirés par elle. Il y en avait un qui s'appelait Jeremy Roth et qui ne voulait pas la lâcher d'une semelle.

- A minuit Candy, je peux vous embrasser ? Vous êtes tellement belle…

- Euh… Non, dit Candy

- Mais c'est la bonne année, tout le monde s'embrasse

- Peut être, mais pas moi…

- On vous a déjà embrassé sur les lèvres ?

Candy rougit légèrement en pensant au baiser volé par Terry.

- Vous rougissez, c'est oui, n'est-ce pas ?

- Ça ne vous regarde pas

- Alors vous n'êtes pas aussi prude que ça…

- Comment osez-vous ?

- Je vous trouve très belle Candy

- Merci. Mais je ne vais toujours pas vous embrasser à minuit

En réalité, Jeremy avait fait un pari avec ses camarades qu'ils auraient tous une fille dans les bras pour les embrasser à minuit…

Terry était à la soirée de Nouvel An avec sa mère. Il y avait effectivement rencontré les membres de sa troupe, dont M. Hathaway et Susanna Marlowe, Karen Cleese et les autres.

- Terry ! Dit Susanna en souriant

- Tu es seul ? Demanda Karen

- Je n'ai pas de cavalière si c'est ce que tu veux dire, répondit Terry

- On va te tenir compagnie, dit Susanna, n'est-ce pas Karen ?

Karen regarda Susanna et secoua la tête. Elle était amoureuse de Terry et elle arrivait à peine à le cacher. Karen se demandait comment Terry ne se rendait compte de rien. Elle ne savait pas que Terry ne voyait qu'une femme, Candy.

- D'accord, dit Terry, mais ne vous en faites pas pour moi, je vais me débrouiller…

- Mais non, Terry, dit Susanna, c'est un plaisir pour nous…

Elles ne lâchèrent pas Terry d'une semelle. Eleonor vit son fils avec les deux filles et elle sourit intérieurement. Terry était très beau, mais toute l'attention de des filles était en vain. Terry n'avait qu'une seule fille en tête… Il s'approcha d'Eleonor toujours suivie par ses deux accompagnatrices.

- Ça va ? Demanda Eleonor à Terry

- Ça pourrait aller mieux, dit Terry

- Eleonor Baker ? Dit Susanna, Terry tu ne m'as pas dit que tu connaissais Eleonor Baker…

- Je suis une amie de son père, dit Eleonor, Terry ne parle pas beaucoup de sa vie privée…

- C'est Susanna et Karen, dit Terry

- Enchantée de vous connaître Mme Baker, dit Susanna

- Enchantée, dit Karen en souriant

- Mesdemoiselles, dit Eleonor

- Tu t'amuses bien ? Demanda Terry

- Oui, dit Eleonor, la modéliste célèbre, Georgie Bateman est ici, je voulais lui parler. Il paraît qu'elle est toujours avec sa fille, Georgie Jr

- Georgie Jr ? Répéta Terry

- On dit que c'est son portrait craché, continua Eleonor

- Et elle est belle ? Demanda Terry

- Georgie, oui, c'est vraiment une très belle femme… fit Karen

- Alors si sa fille est son portrait craché, dit Terry

- C'est qu'elle a une très belle fille, dit Eleonor… Attends tu vas les rencontrer aussi…

- Ok, dit Terry, j'aimerai bien la voir, cette Georgie Jr

Susanna boudait et Karen souriait. Terry se fichait d'elles complètement, il voulait rencontrer une autre fille… Pauvre Susanna…

Eleonor se dirigeait vers Georgie qui parlait avec d'autres dames. Georgie sourit en voyant Eleonor.

- Eleonor Baker, Georgie Bateman, dit-elle en souriant et lui tendant la main droite, c'est un honneur de vous rencontrer…

- Non, Mme Bateman tout l'honneur est pour moi, dit Eleonor en souriant, vos modèles deviennent légendaires

- Appelez-moi Georgie et merci pour le compliment, Mme Baker

- Appelez-moi Eleonor…

- D'accord, fit Georgie en souriant

- Où est Georgie Jr ? Demanda Eleonor, vous formez une belle équipe dit-on, on dit que c'est votre portrait craché…

- Oui, dit Georgie en riant, elle doit être occupée à rabrouer les prétendants

- Tu auras de la concurrence, dit Eleonor à Terry…

- Oh, dit Georgie, elle est derrière moi justement. Chérie, viens que je te présente…

- Oui, bien sûr, dit « Georgie Jr »

« Georgie Jr » se retourna et resta bouche-bée.

- CANDY ! Dirent Terry et Eleonor en même temps

- TERRY ! OH MON DIEU ! Cria Candy en se jetant à son cou en fermant les yeux

Terry lui rendit son étreinte en se croyant dans un beau rêve. Candy était accrochée au cou de Terry et comme elle était plus petite que lui, ses pieds ne touchaient plus le sol…

- Oh Terry, tu m'as tellement manqué !

- Oh Candy, je n'arrive pas à croire que tu sois dans mes bras !

Ils riaient ensemble pendant que Terry tournait avec elle dans ses bras, ils étaient aux anges tous les deux. Tout le monde regardait la scène avec autant d'étonnement que nos deux tourtereaux. Susanna avait le cœur brisé en mille morceaux. D'ou sortait-elle cette jeune fille ? Karen souriait et intérieurement elle se disait qu'il aurait été un peu ridicule que Terry soit libre… Georgie et Eleonor souriaient. Les deux amoureux arrêtent de s'étreinte, et se tenaient par la main.

- Georgie, dit Candy, inutile que je présente Terry

- En effet, dit Georgie en souriant, bonsoir

- Bonsoir, dit Terry en souriant

- Bonsoir Mme Baker, dit Candy

- Bonsoir Candy, dit Eleonor en souriant

- Taches de son, « Georgie Jr » ? Dit Terry

- C'est une longue histoire, dit Candy en riant

- J'ai tout mon temps, dit Terry en la regardant amoureusement. Excusez-nous, dit-il en s'adressant aux autres.

Il amena Candy hors de la salle de fête, vers les vestiaires. Quand ils se retrouvèrent seuls, Candy se rapprocha de Terry et prit ses lèvres en un baiser fougueux. Elle noua ses bras autour de son cou et l'embrassa passionnément. Il fut surpris pour une fraction de seconde, mais répondit au baiser avec la même passion. Toutes les sensations du premier baiser multipliées par dix, fut ce que Candy éprouva. C'est tellement différent quand on en meurt d'envie depuis des mois ! Lorsqu'ils s'arrêtèrent enfin après une éternité, ils étaient à bout de souffle. Candy mit sa tête sur la poitrine de Terry.

- Whoooa ! Taches de son, pour une surprise, ça en est une !

- Tu parles de notre rencontre ou du baiser ?

- Les deux… Que fais-tu ici ?

- Tu m'as tellement manqué Terry… Pourquoi m'as-tu laissé ?

- Je ne voulais pas que tu aies des problèmes avec ta famille adoptive…

- Alors tu m'as laissé ? Dit-elle tristement

- Et j'ai regretté chaque seconde de ma vie de l'avoir fait. Je voulais t'amener avec moi… Je voulais t'épouser

- Oh Terry… Alors pourquoi ne l'as-tu pas fait ?

- J'avais bouleversé ta vie, je ne voulais pas être la cause de ton renvoi…

- Tu n'en étais pas la cause, c'était Eliza

- Mais ce n'était pas juste que tu sois renvoyé et moi pas… Nous étions deux dans cette grange… Je suis même allé demander de l'aide à mon père…

- Je sais…

- Comment le sais-tu ?

- Je vais te raconter, après… Mais continues

- Alors j'ai fais un marché avec les sœurs…

- De partir pour que je puisse rester… Mais Terry, tu ne sais donc pas que ce collège ne me dit rien sans toi ? On s'est rencontré sur le bateau, ce soir de Nouvel An et notre vie n'a plus jamais été la même. Il y a un an exactement aujourd'hui…

- Oui, il y a un an exactement… Bon anniversaire de notre rencontre, Candy

- Bon anniversaire de notre rencontre, Terry. Tu m'as manqué pendant ma punition

- J'étais de l'autre côté des murs mais tu ne pouvais pas m'entendre…

- Oh, quand je suis sortie, la première chose que j'ai faite, c'était d'aller te voir et j'ai trouvé ton mot… Je n'en croyais pas mes yeux ! Je t'ai suivie jusqu'au port, mais je suis arrivée trop tard… Le bateau était déjà parti… J'ai crié ton nom aussi fort que je le pouvais…

- Tu as crié mon nom ? Alors je ne rêvais pas ?

- Tu m'as entendu ?

- Oui, je croyais que je rêvais… Oh Mon Dieu Candy !

- Je ne voulais pas retourner au collège sans toi… J'étais au parc à Londres et je pleurais quand Georgie m'a trouvée. Elle m'a engagé comme assistante-junior…

- Assistante-junior ?

- Je sais… Elle a créé ça pour moi. Elle m'a prise sous son aile, elle est superbe

- Et « Georgie Jr » ?

- Les gens disent qu'on se ressemble, ils nous prenaient pour mère et fille…. Alors on a tout simplement cessé de les corriger…

- Je vois, « Georgie Jr ». Quand je pense que ma mère voulait que me la présenter sans savoir que c'était toi…

- Vraiment ? Et tu voulais rencontrer « Georgie Jr » pour flirter avec elle ?

- Euh… je voulais juste la voir car on parlait souvent de la beauté de Georgie et comme on disait que sa fille était son portrait craché… Je ne m'attendais certainement pas que ce serait toi…

- Hum hum…

- Taches de son, tu ne vas pas être jalouse de toi-même ?

- Je ne sais pas, tu ne savais pas que c'était moi…ta mère te présentera peut-être à d'autres filles…

- Ma mère sait qu'il n'y a que toi qui m'intéresses…

- Alors c'était qui les deux autres demoiselles ?

- Susanna et Karen des collègues du théâtre…

- Collègues ?

- Ça va, Taches de son, Georgie a dit que tu étais en train de rabrouer des prétendants…

- Justement, « en train de rabrouer », pas flirter…

- Taches de son, tu es jalouse…dit-il d'un ton moqueur

- Et bien te retrouver avec deux cavalières, m'a fait un peu mal…

- Oh Taches de son…

- Raconte ton histoire…

- Je suis arrivé en Amérique il y a plusieurs mois et je suis allé voir la Maison Pony et ta colline…

- Quoi ? Tu es allé voir ma colline ?

- Elle est très belle, même si elle était recouverte de neige…Je voulais voir là où tu avais grandi…

- Oh Terry ! Dit-elle en se blottissant contre lui

- Ensuite je suis revenu ici et j'ai été engagé par la troupe de théâtre Stratford…

- Tu vas faire du théâtre… Ton rêve…

- J'ai un petit appartement, mais pour le moment, je suis chez ma mère pour les fêtes. Et toi ?

- Candy

Candy lui raconta ses aventures à Londres, comment elle avait rencontré le Duc de Grandchester, le clochard…etc.

- Oh mon Dieu ! Dit Terry, tu ne t'es pas ennuyée… Tu crois avoir réussi à convaincre mon père de me laisser poursuivre mon rêve ?

- Oui, on s'est entendu…

- Tu es un ange, Candy ! Merci !

- Il n'y a pas de quoi…

- Alors Georgie est ici à la recherche de son enfant. Et tu n'es pas retourné à la Maison Pony ?

- Non, je ne veux pas quitter Georgie. Je veux la soutenir pendant ses recherches et c'est ma patronne

- Ta « mère »…

- Et j'espérais tomber sur toi…Après les fêtes, je voulais littéralement faire le tour de tous les théâtres de New York pour te retrouver

Terry la regarda avec tant d'amour.

- Pourquoi ? Demanda-t-il, pourquoi m'as-tu suivi au port ?

- Pourquoi t'es tu sacrifié pour moi ?

- Je t'ai demandé d'abord…

- Parce que je t'aime, Terry

Voilà, elle lui avait finalement dit les paroles qu'il voulait entendre !

- Je l'ai compris quand tu es parti et que je t'ai manqué…

- Candy, je t'ai aimé dès la première seconde où j'ai posé les yeux sur toi, il y a exactement 1 an, jour pour jour aujourd'hui. Je t'aime Candy

- Il y a un an je t'ai rencontré et je n'ai plus jamais cessé de penser à toi…Je t'aime Terry

Leurs lèvres se collèrent pour sceller leur déclaration d'amour. Ils s'étaient rencontrés, il y a exactement 1 an et ils étaient tombés amoureux sans s'en rendre compte. Il leur avait fallu un an et mille et une péripéties pour en arriver là où ils étaient.