L'appel de l'amour

Chapitre 9

« L'anniversaire de Candy »

Georgie avait lancé l'inauguration de sa branche américaine, avec une grande réception chez elle. Le vent de guerre commençait à souffler en Europe. Charlotte lui écrivait que la situation n'était pas très bonne et qu'il serait plus prudent de transférer la majorité des opérations en Amérique. Georgie lui dit de commencer à se préparer et en cas d'urgence et de venir aussi s'installer en Amérique. Charlotte s'exécuta, elle laissa un associé en charge des opérations et se mis à se préparer pour rejoindre sa fille en Amérique.

Les recherches de l'enfant de Georgie évoluaient. Elle eut une surprise un jour en allant voir le détective privé.

- Laurent ? Que fais-tu ici ?

- Et bien, je fais des recherches sur… commença Laurent

- Le bébé ? Dit Georgie

- Tu savais qu'il était vivant et tu ne m'as rien dit ?

- Tu peux parler ! Tu as fait la même chose !

- Je ne voulais pas te donner de faux espoirs…

- Moi non plus. Et je ne voulais pas déranger ton mariage…

- Mon mariage était déjà raté, Georgie…

- Je suis désolée…

- Moi, pas. J'ai rempli mon devoir. Mon grand-père devrait être satisfait… Je peux maintenant être avec toi…

- Laurent…

- Je ne comprends pas… depuis le jour de nouvel an, on dirait que tu m'évites… On a passé du bon temps ensemble, c'était merveilleux, mais depuis on dirait que tu fais comme s'il ne s'était rien passé…

- J'ai beaucoup de travail, Laurent, ma compagnie…

- Ta compagnie marche très bien…

- Oui, mais pour le moment, je n'ai pas le temps pour une relation amoureuse… Je veux retrouver notre enfant… Tu me comprends ?

- Bien sûr, dit Laurent tristement.

Le détective privé arriva et le trouva tous les deux.

- Mme Bateman, M. Grey…

- Vous pouvez nous recevoir tous les deux, n'est-ce pas Georgie ?

- Bien sûr, dit Georgie, mais faites deux rapports…

- Euh… ok, dit le détective

Il leur donna le progrès de ses recherches qui allaient très doucement, car il y avait très peu de choses qui étaient documentées.

Un soir, Candy était chez elle avec Terry quand Georgie arriva.

- Allô le couple ! Dit Georgie

- Salut Georgie, dit Candy

- Bonsoir Georgie, dit Terry

- Candy j'ai une proposition à te faire…

- Je suis à ton service Georgie, dit Candy

- Candy arrête, dit Georgie, si tu décides de ne rien faire, je vais te garder quand même. Mais ce n'est pas ton genre. Tu aimes aider les gens… Je l'ai vu avec Sherman Woods… Que dirais-tu d'en faire ta cause ? Pas Sherman Woods, enfin… je veux dire aider les autres

- Comment ? Demanda Candy

- Et bien, il y a le souffle de la guerre en Europe. Charlotte va bientôt venir s'installer ici

- Superbe !

- N'est-ce pas ? Alors… En Angleterre j'aidais beaucoup les œuvres de charité comme tu l'as constaté. Ici je voulais faire la même chose mais un peu différemment…

- Comment ?

- Je voudrais créer des foyers pour les sans abris, pour les orphelins, pour tous ceux qui ont besoin d'aide et… Pour les jeunes filles qui se retrouvent dans l'ennui…

- Les jeunes filles-mères ? Dit Candy

- Oui… Je sais que ce sujet te tient à cœur…

- Oui, si ma mère avait eu un endroit où aller demander de l'aide avec moi… Peut-être qu'elle ne m'aurait pas abandonnée…fit Candy

- Alors on va créer des programmes pour aider tous ceux qui viennent à nous à se remettre sur pieds, continua Georgie, en leur trouvant du travail, un logement ou des familles d'accueil pour les enfants orphelins, une clinique gratuite…

- Georgie, c'est un projet magnifique, dit Candy

- Tu voudrais m'aider à le mettre sur pied ?

- Bien sûr, dit-elle, mais au bureau ?

- Ne t'en fais pas pour ça, concentres-toi sur ces projets, si tu es d'accord évidemment !

- Mais bien sûr que je suis d'accord ! Oh Georgie, c'est merveilleux, on va pouvoir aider tellement de gens !

- C'est très généreux de ta part Georgie, dit Terry

- Je sais ce que c'est d'être sans le sou… Et je voudrais être en mesure d'aider ceux qui en ont besoin… Sinon à quoi sert l'argent si ce n'est pour aider les autres ?

- J'en connais qui ne seront pas de ton avis, dit Terry…

- Merci Georgie pour cette opportunité que tu me donnes, dit Candy

- De rien Candy, c'est moi qui te remercie. Ta bonté et ta générosité envers les autres… M'en a donné l'idée. Il devrait y avoir plus de gens comme toi…

- Et comme toi, dit Candy, je te retourne les compliments…

Georgie sourit. Oui, Candy et elle, avaient les mêmes idées en plus de leur ressemblance physique. Terry regarda Candy et Georgie et il sourit intérieurement. Candy avait vraiment eu beaucoup de chance de rencontrer Georgie à Londres…

Le projet fut donc mis en place. Georgie et Candy avaient un groupe de gens qui les aidait dans ce projet. Ils achetèrent des bâtiments pour les bureaux et les centres et aussi pour les logements. Earl Gérald, le père de Georgie avait trouve un immeuble à très bon prix, les propriétaires venaient d'en hériter, mais ne voulaient pas la responsabilité de s'en occuper. L'immeuble avait une vingtaine d'appartements. Ce que Georgie trouva parfait pour rénover et faire des appartements à loyer modéré. Candy fit imprimer des brochures pour les distribuer dans les hôpitaux et les petites cliniques, qui expliquaient leurs services. Pour le nom du centre, elle alla suggérer à Georgie son idée.

- Pour le nom du centre, Georgie, j'ai pensé à tes deux frères…

- Abel et Arthur ?

- Oui, le « Centre Communautaire Abel et Arthur »…

- C'est une très bonne idée Candy, dit Georgie avec des larmes aux yeux, je ne sais pas ce que j'ai fait pour mériter de te rencontrer Candy, mais je remercie Dieu tous les jours

- Merci Georgie, dit Candy émue…

Candy était tellement occupée qu'elle ne pensait même pas à sa famille adoptive à Lakewood, le grand-oncle William… La grande-tante Elroy… Elle resta avec Georgie, et elle travaillait, et elle se faisait materner, c'est plus qu'elle n'avait jamais eu à Lakewood.

Les travaux continuèrent en hiver et le printemps aussi arriva avec ses bourgeons et ses feuilles vertes qui habillaient les arbres dénudés par l'automne et l'hiver… Le Centre communautaire Abel et Arthur, devait ouvrir ses portes au mois de mai. Quand on a les moyens, les travaux avancent très très vite…

L'anniversaire de Candy arriva. Georgie et Terry décidèrent de lui faire une surprise. Elle revenait d'un des foyers pour sans abris où elle aidait à la cuisine. Elle était complètement épuisée. Elle voulait aller se changer pour aller voir Terry. Quand elle entra dans l'appartement tout le monde cria ;

« BON ANNIVERSAIRE ! »

Candy ouvrit la bouche et les grands yeux ! Il y avait Georgie, Laurent, Terry, Eleonor, le père de Georgie, Monica et quelques invités.

- Oh merci à tous ! Dit-elle les larmes aux yeux

- De rien Candy, tout le plaisir est pour nous, dit Georgie

Georgie lui offrit une figurine en porcelaine d'une mère et sa fille assise sur un banc. Candy comprit le message, Georgie la considérait comme sa fille. Elle lui donna aussi une enveloppe. Candy l'ouvrit et vit que Georgie lui avait offert un cheval, une jument….

- Oh mon Dieu ! Cria Candy

- Tu vas toujours faire de l'équitation avec Terry, alors j'ai pensé t'offrir ta propre monture, fit Georgie

Candy se jeta à son cou en pleurant de joie. Elle ouvrit ensuite le cadeau de Terry ; c'était dans un grand carton, elle en sortit une poupée qui lui ressemblait trait pour trait, elle avait même les taches de son. Il l'avait fait faire. La robe était la mini réplique de la celle qu'elle portait le jour où ils s'étaient embrassé pour la première fois…

- Oh Terry, elle me ressemble ! C'est superbe ! Merci…dit-elle en l'embrassant sur la joue… Et la robe de l'été en Ecosse… oh

- De rien, Taches de son

- Terry, dit Georgie, tu ne devrais pas garder ça pour toi ?

- Qui vous dit que je n'en ai pas une ? Dit-il en souriant

Tout le monde éclata de rire. Le cadeau de Laurent était une commande de gâteau pour les foyers et les orphelinats de la part de « Georgie Jr ». Ce soir-là donc, les foyers et les orphelinats où Candy se portait volontaire, mangèrent un morceau de gâteau en l'honneur de l'anniversaire de Candy.

- Laurent, tu es un ange, dit Candy en l'étreignant

- Je savais que tu aurais voulu partager ton gâteau…

- Sans blague !

Elle le sera fort dans ses bras. Eleonor lui offrit, une paire de boucles d'oreilles en or.

- Merci, Mme Baker… dit Candy en l'embrassant

- De rien Candy, dit Eleonor en souriant

Elle ouvrit le reste de ses cadeaux et ils passèrent le reste de la soirée à bavarder, à jouer aux cartes et à danser. Candy était vraiment très heureuse.

Le lendemain elle reçut une lettre de ses amis de Londres qui lui souhaitèrent tous, un bon anniversaire.

« Tu nous manques beaucoup, l'école n'est plus la même sans toi. Mais avec toutes les rumeurs de guerre qui circulent, je crois qu'on ne va pas rester longtemps ici… » Avait écrit Alistair

« La guerre pensa Candy, quelle horreur ! »

Les rumeurs et les menaces de guerre ne semblaient pas vouloir se terminer. Tout le monde sentait la tension entre les nations. La situation était très précaire ; les vases étaient pleins, il ne suffisait que d'une simple goutte d'eau pour tout faire déborder. Et ceux qui connaissaient la situation priaient de tout cœur qu'il ne se passe rien. Mais la tension était trop tendue pour baisser. Et ils savaient que la goutte d'eau était inévitable, que la goutte d'eau allait finir par tomber et faire déborder le vase. Mais ils priaient que ce soit le plus tard possible.

Candy alla avec Terry aux écuries pour voir sa nouvelle jument et faire de l'équitation avec Terry. Comme le cheval de Terry, c'était une belle jument arabe de pur sang. Terry avait appelé son cheval, qui était aussi un pur sang arabe, « Aladin ».

- Elle est très belle ta jument, dit Terry

- Oui, aussi belle qu'Aladin, dit Candy

- Il lui faut un nom, dit Terry

- Puisqu'elle est arabe et pour continuer sur le thème des milles et une nuit, je vais l'appeler, « Shéhérazade », dit Candy en souriant, salut Shéhérazade….

- Quelle bonne idée, Taches de son, Aladdin et Shéhérazade ! Allons, montres-moi ce que ta jument sait faire !

Ils firent la course en riant aux éclats tous les deux.

L'inauguration du Centre communautaire Abel et Arthur eu lieu 10 jours plus tard. Georgie organisa une grande réception qui était aussi une levée de fonds pour le centre. Certains donnaient de l'argent et d'autres donnaient de la nourriture, des vêtements, des meubles etc. Les gens furent plus que généreux. Le centre allait être un succès.

Quelques semaines après, Terry devait partit en tournée à travers le pays avec sa troupe.

- Tu vas me manquer Taches de son

- Toi aussi, Terry

- Mais je monte sur scène ce soir pour la première fois…

- Et je ne peux pas manquer ça

- Je suis heureux que tu sois là pour le voir

- Merci pour les billets, je serai avec Georgie et Laurent

- « Tes parents », dit Terry

- Avec nos cheveux blonds, le monde n'y voit que du feu….

Terry fut un véritable triomphe sur scène. Candy pleurait de joie pendant toute la représentation. Elle avait été submergée par une joie indescriptible de voir son Terry sur scène. Il était éblouissant, tout à fait brillant. Les critiques n'allaient pas tarir d'éloges à son sujet.

Georgie observa Candy pendant qu'elle regardait Terry ; elle vit le regard plein d'amour et les larmes de joie que sa jeune protégée éprouvait et versait pour Terry, l'amour de sa vie. Et Terry sur scène, il était sur scène pour sa Candy, il jouait pour elle. Ces deux-là étaient liés par un lien invisible et indestructible. S'il y avait plus d'amour au monde comme le leur, peut-être que cette horrible guerre qui menaçait de débuter en Europe, n'aurait pas eu lieu.

Mais le souffle de la guerre était bien réel et les responsables semblaient ne pas vouloir l'arrêter ou cherchaient le moindre détail pour continuer… Candy alla voit Terry dans sa loge après la pièce. Il avait dit au personnel de la laisser libre d'aller et venir dans sa loge. Quand elle entra, elle courut se jeter dans ses bras et elle le serra fort.

- Oh Terry, tu as été merveilleux ! Je suis tellement fière de toi ! Tu es un excellent acteur !

- Merci Candy. C'est pour toi que je jouais, chérie. Tu es mon inspiration, ma raison d'être…

- Merci Terry, merci de tout cœur. Je suis tellement heureuse…

- Moi aussi, je suis heureux de partager ce moment avec toi merci d'avoir été là

- Il n'y a aucun autre endroit où j'aurai voulu être

Ils s'embrassèrent longuement. Ensuite Terry se changea et ils allèrent ensemble à la réception. C'était une levée de fond pour les œuvres de charité.

- J'aurai aimé que la partie pauvre de la population puisse aussi voir la pièce, dit Terry

- J'en fais ma mission, dit Candy, avec tout le travail que je fais, je vais m'organiser pour que ton vœu se réalise. Tu vas me manquer…

- Merci, ma chérie et tu vas me manquer aussi

- Georgie… Tu as aimé la pièce ? Demanda Candy en la voyant venir avec Laurent

- Tu es un excellent acteur, dit Georgie à Terry

- Merci, dit Terry

- Tu es né pour être acteur, dit Laurent, j'ai vu le « Roi Lear », plusieurs fois avec différentes troupes et je peux te dire sans mentir tu es le meilleur Roi de France que j'ai jamais vu…

- Merci beaucoup, Laurent, dit Terry

- Ta troupe part quand ? Demanda Georgie

- Demain à midi, répondit Terry

- Que dirais-tu de venir passer la nuit chez nous ? Nous avons plusieurs chambres…Vous n'allez pas vous voir pendant des mois… dit Georgie

- Oh merci Georgie, dit Candy, Terry qu'en dis-tu ?

- Je dois passer chez moi prendre mes affaires, mais d'accord. Merci Georgie, dit Terry

- De rien…

- Allons chercher mes bagages, dit Terry à Candy

- D'accord, à tout à l'heure Georgie

Candy et Terry quittèrent la réception sur un nuage. Susanna les regarda partir tristement. Elle pensa au voyage et se dit dans sa tête ;

« Je vais en profiter pour me rapprocher de lui, pendant la tournée. Sa chère Candy ne sera pas là… »

Georgie resta avec Laurent.

- Tu es sûr que c'est une bonne idée de les avoir tous les deux sous le même toit ?

- Ils ne feront rien, Laurent

- Peut-être, mais tu leur donnes un appartement avec des chambres à revendre…

- Laurent, cesse de t'inquiéter pour Candy. On dirait que tu es son père…

Laurent ne dit rien. Le père de Candy… ça sonnait tellement bien à ses oreilles

- Je ne voudrais pas qu'il lui arrive quoi que ce soit

- Laurent, Terry s'est sacrifié pour elle et il le fera encore s'il le faut. Elle est en sécurité avec lui

- Deux jeunes gens avec des désirs…. Enfin… Si tu leur fais confiance…

- Tu t'es aussi attaché à elle ?

- Georgie…

- Tu ne peux t'empêcher de penser que notre enfant à l'âge de Candy. Je sais ce que tu ressens, c'est peut-être pour ça que je me suis attaché à elle… Je te comprends.

Pendant ce temps-là, Candy et Terry étaient chez Georgie après avoir été chez Terry chercher ses bagages.

- Je te donne notre itinéraire. Je pourrais t'écrire, mais tu ne pourras pas me répondre

- Oh… Je serai heureuse de recevoir tes lettres. Tu as choisi ta chambre ?

- Je voulais celle à côté de la tienne, mais c'est aussi celle à côté de celle de Georgie…

- Terrence Grandchester, tu as l'intention de faire des choses pas très catholiques… ?

- Non…

- Alors que la chambre de Georgie soit proche ou loin de la tienne n'a aucune espèce d'importance… dit-elle doucement

- Je te fais la promesse que nous serons mariés avant de consommer notre amour…

- Je n'en attendais pas moins d'un gentleman, dit-elle en souriant.

Mais il ne fallait pas tenter le diable… Les chambres à coucher, c'est pour dormir, mais quand on s'y trouve, notre tête se met à penser à autre chose…

Candy et Terry s'installèrent sur le canapé du salon, assis blottis l'un contre l'autre. Ils parlèrent pendant toute la nuit. Ils n'allaient pas se voir pendant longtemps et aucun des deux ne voulaient aller dormir. Ils restèrent donc dans un des salons jusqu'au matin. Georgie en revenant un peu plus tard, les avait vu et elle avait sourit. Leur amour était si pur, si innocent et si beau. Elle espérait que rien ne viendrait les déranger.

Candy accompagna Terry à la gare ; toute la troupe Stratford était présente, dont Susanna et Karen.

- Susanna, dit Karen d'un ton moqueur, regarde l'objet de ton désir avec sa petite amie…

- Je les vois, Karen, je ne suis pas aveugle, dit-elle énervée

- Apparemment, si, dit Karen, tu vois bien qu'il aime Candy et que c'est à peine s'il se rend compte que tu existes…

- Je l'aime tellement Karen que j'en ai mal…

- Susanna… Regardes-le avec elle. En fait jusqu'à ce que je le voie avec Candy, je me demandais s'il était indifférent aux femmes…

- Elle ne sera pas là, pendant la tournée, fit Susanna

- Elle n'était pas là avant, et il ne t'a pas regardé pour autant, Susanna…, fit Karen exaspérée

Susanna continuait à faire la sourde oreille. Elle regardait Candy et Terry le cœur brisé. Terry embrassa Candy sur les lèvres avant de monter dans le train.

- Je t'aime ma chérie, tu vas me manquer. Je t'écrirai…

- Au revoir, mon amour, dit Candy tu vas me manquer aussi. Bonne chance. Je t'aime.

Le train s'en alla et Candy resta sur le quai et elle essuya une larme de tristesse. Terry allait lui manquer terriblement.