L'appel de l'amour
Chapitre 12
« Du bon temps au manoir »
Georgie se réveilla et elle s'apprêta pour aller au bureau, mais elle appela Candy à Chicago d'abord.
- Candy ?
- Maman… Comment vas-tu ?
- Je vais bien, tu as bien dormi ?
- Oui et toi ?
- Très bien… Je suis en route pour le bureau
- Je vais faire les arrangements pour les billets de théâtre pour les démunis, toutes les places du poulailler en fait… Car les autres places seront occupées par la haute classe de Chicago…
- D'accord. Un des associés m'a téléphoné et il dit avoir été très impressionné par ma fille…
- J'ai eu un bon professeur…
- Mais, chérie. Ne te fatigues pas. Si tu veux t'amuser, amuses-toi au maximum. On n'est jeune qu'une fois dans la vie…
- J'aime travailler, Georgie et tu le sais…
- Oui, je le sais. Bon passe une bonne journée
- Dis bonjour à grand-père et grand-mère pour moi
- Tu leur manques beaucoup à eux aussi
- Comment va Laurent ?
- Il va bien
- Georgie, n'oublies pas toi aussi, qu'il n'y a qu'une seule vie…
- Merci, Candy. Bonne journée
- Bonne journée à toi aussi.
Quand elle raccrocha, elle eut un sourire. Les recherches sur son enfant continuaient et Laurent était un des célibataires le plus en vue de New York, mais tout le monde savait qu'il était intéressé par Georgie Bateman. Mais ça n'empêchait pas certaines jeunes filles et femmes divorcées ou veuves d'essayer. Elles ne savaient pas évidemment que Laurent n'avait d'yeux que pour Georgie, depuis la première fois où il avait posé ses yeux sur elle…
Georgie appela Laurent et elle l'invita à déjeuner. Oui, elle devait retrouver son enfant, mais Laurent était là et il était très patient. Il y avait une rumeur qui circulait au sujet de Laurent et Eleonor Baker…
Eleonor et Laurent étaient de bons amis, sans plus. Il passait son temps à parler de Georgie lorsqu'il était avec Eleonor. Mais le fait qu'ils passaient beaucoup de temps ensemble, fit les gens se mirent bien évidemment à spéculer. Georgie n'était pas inquiète, mais elle avait quand même un petit peu mal au cœur.
Le duc de Grandchester avait commencé à remettre sa vie en question. Son mariage arrangé ne marchait évidemment pas. En vérité depuis qu'il avait vu Candy à la réception si amoureuse de son fils, il s'était souvenu sa propre jeunesse avec Eleonor… Comme il l'aimait ! Il l'avait laissé pour remplir son devoir… Son fils avait montré l'amour qu'il éprouvait pour Candy en se rabaissant d'abord pour l'aider et ensuite en faisant un marché avec les sœurs. Candy était amoureuse, rien qu'à la voir quand elle parlait de Terry, ses yeux brillaient et son visage était rayonnant. Il avait oublié ce que c'était que l'amour… Jadis son devoir avait été plus important, mais maintenant, il avait rempli son devoir et il se sentait plutôt vide… Il alla parler à sa femme.
- Chérie, dit-il… je dois te parler. J'ai des affaires en Amérique…
- En Amérique ? A New York tu veux dire… Tu veux la rejoindre n'est-ce pas ? Tu veux en faire ta maîtresse ?
- Je ne sais pas de quoi tu parles…
- Eleonor Baker la fameuse actrice et l'amour de ta vie… Mais qui n'était pas digne d'être la femme du Duc de Grandchester…
- Mais toi tu l'étais…
- Oui, mais ce mariage d'affaire et de convenance était une erreur, car à la longue, vivre sans amour n'en vaut pas la peine… Si tu vas à New York, je vais partir aussi, je prendrais les enfants et j'irai dans le petit château que tu m'as donné pour notre mariage… Nous ne sommes pas encore vieux et édentés, on peut encore sauver quelque chose…
- Tu es entré en contact avec ton ancien prétendant, n'est-ce pas ?
- Il n'est pas trop tard Richard. On a fait ce que voulaient nos parents… Maintenant, je crois qu'on a droit a un peu de bonheur… Tous les deux…
- Mais…
- Eleonor Baker ne restera pas célibataire éternellement, il paraît qu'elle sort avec Laurent Grey… Encore un autre qui était prisonnier d'un mariage arrangé, c'est l'ex-mari de mon amie Elise et elle va tellement mieux depuis son divorce, elle croyait que Laurent serait avec Georgie Bateman, la femme qu'il aimait… Bon les ragots de la haute société, ne t'intéressent pas, de toute façon … Va et fais d'Eleonor une femme honnête, si elle veut toujours de toi… Avant que Laurent Grey ne s'empare d'elle…Bonne Chance
Et elle quitta la pièce. Elle ne le savait pas, mais Richard était très intéressé par les ragots ; si Georgie Bateman était la femme que Laurent Grey aimait, c'est qu'il n'était pas sérieux avec Eleonor… Richard resta un peu perplexe. Sa femme était toujours amoureuse de son prétendant d'antan, comme lui était toujours amoureux de la mère de son fils. Laurent Grey ? Il n'était pas question qu'il laisse Eleonor s'échapper encore. Elle n'était pas mariée. La guerre en Europe n'arrangeait pas les choses. Il décida de transférer ce qu'il pouvait de son patrimoine en Amérique en attendant que la guerre cesse. Sa femme vint le voir pour lui dire que l'Angleterre était trop dangereuse pour ses enfants.
- Tu peux les amener avec toi en Amérique… Je me suis occupé du fils d'Eleonor, elle peut s'occuper aussi des mes enfants
- Tu veux qu'elle te rende la pareille, qu'elle les traite comme tu as traité son fils… ?
- Richard… Je m'excuse pour mon comportement envers ton fils… Mais à chaque fois que je le regardais, je la voyais, elle, que tu aimais tant… On m'a forcé à t'épouser et toi tu as forcé ton bâtard à vivre avec moi…
- Il n'était qu'un enfant…
- Oui, le fruit de tes amours avec ton actrice… Mais je suis désolée pour tout…
- Je prendrais les enfants, ils seront plus en sécurité avec moi en Amérique… Et te laisseront un peu libre. Mais si la situation se détériore, tu peux venir aussi en Amérique… Je peux t'acheter une maison là-bas…
- Merci, Richard.
Le duc de Grandchester fit donc des arrangements pour aller en Amérique avec ses enfants, sans sa femme. Ils entamèrent les procédures de divorce.
Annie vint chercher Candy le matin. Elle trouva Candy prête à sortir.
- Candy, tu veux que je commande le petit-déjeuner ? Demanda Annie
- Non, Annie, nous avons un rendez-vous d'affaires pour le petit-déjeuner
- Oh… C'est vraiment amusant de travailler
- Quand on fait le travail qu'on aime…
- Tu as raison, il faut aimer ce que l'on fait… Merci encore Candy pour l'opportunité que tu me donnes…
- De rien Annie. Allons-y…
Candy alla à son rendez-vous d'affaires dans un restaurant chic avec Annie et leur rendez-vous leur offrit le petit-déjeuner. L'associé en question était un jeune homme qui venait d'hériter de la fortune de son oncle, il s'appelait Trent Gloucester, troisième du nom ; il se faisait appelé Trey. Il trouva Candy charmante et flirta avec elle pendant tout le rendez-vous. Annie était étonnée de voir avec quelle habilité, Candy le rabrouait sans l'offenser. Mais Trey était tenace, même s'il avait vu la bague de fiançailles à l'annulaire de Candy.
- Je peux vous inviter à dîner ce soir, Candy
- Non, malheureusement, je suis occupée ce soir, Trey…
- Je peux vous inviter au théâtre dans quelques jours ? La troupe Stratford va venir pour le jouer le « Roi Lear »…
- Je suis déjà invitée, je vous verrai là-bas alors…
- Je peux venir vous chercher à l'hôtel
- J'ai un chauffeur à ma disposition merci, Trey. Je dois y aller. Mais ce fut un plaisir de vous rencontrer, au revoir.
Elle quitta le restaurant avec Annie avant que Trey ne puisse répondre. Dans la voiture Annie éclata de rire.
- Mon Dieu Candy, tu es devenu experte pour rabrouer les mecs…
- Il suffit que je pense à Terry… Et Georgie m'a bien enseigné. Elle a rabroué tellement d'hommes… En affaires il faut parfois être intransigeante…
- Je vois et j'apprends, dit Annie en souriant
- Bon maintenant nous allons dans les écoles de la ville et les centres communautaires pour leur offrir des billets pour le théâtre… Le poulailler est vide, il n'a que les riches qui peuvent voir la pièce qui ironiquement est soit disant pour une œuvre de charité…
- Tu es très bonne Candy, dit Annie.
- C'est Terry qui m'en a donné l'idée. Pour lui, tous ces riches ne sont pas vraiment intéressés par le théâtre et ceux qui veulent vraiment voir la pièce et s'enrichir intellectuellement c'est surtout ceux qui n'ont pas les moyens…
- Il a raison, dit Annie, mes parents seront incapables de te dire de quoi parlaient la plupart des pièces de théâtre qu'ils ont vu…
- Allons, je dois envoyer un télégramme à Terry au théâtre de Philadelphie… J'ai hâte qu'il vienne ici…
- Tu lui as dit que tu serais ici à Chicago ?
- Non, je vais lui faire la surprise…
Elles firent le tour des centres communautaires et des écoles publiques pour offrir des billets pour le théâtre à ceux qui étaient intéressés. Elles se rendirent au manoir des André. Elles trouvèrent les jumeaux Legrand à la porte avec leur mère.
- Regarde ce que le chien a ramassé, dit Eliza
- Les orphelines de la maison Pony… dit Daniel
Candy et Annie sortirent de la voiture. Candy se retourna et parla au chauffeur.
- M. Smythe allez chercher nos robes à la gare, ma mère a envoyé un colis avec le train de 14 heures, amenez le colis à l'hôtel et ensuite venez nous chercher, nous resterons ici à déjeuner avec mes cousins…
- Bien, Mademoiselle, dit M. Smythe.
Il entra dans la voiture et démarra.
- Georgie n'est pas ta mère ! Dit Eliza entre ses dents
- Ah oui ? Et bien le monde pense différemment, dit Candy en passant, Eliza, Daniel, Mme Legrand…
Alistair et Archibald arrivèrent à la porte.
- Georgie Jr ! Dit Archie en souriant, bienvenue chez nous ! Salut Annie… Vos robes sont magnifiques
- Georgie Jr ! Fit Alistair pour provoquer les Legrand, ton chauffeur est parti ? Salut Annie…
- Le chauffeur vient me chercher tout à l'heure, dit Candy
- Allez viens, dit Alistair, on a tes pâtisseries préférées…
Candy éclata de rire avec Annie et elles entrèrent dans le manoir avec les frères Cornwell. Eliza et Daniel étaient en colère, Mme Legrand était frustrée de voir Candy si bien habillée avec les modèles de Georgie.
- Maman, il faut faire quelque chose, dit Eliza, elle vit mieux que nous ! Il faut que tu ailles parler à Georgie Bateman pour lui dire la vérité et pour qu'elle jette Candy à la rue…
- J'ai des choses à faire Eliza, mais ne t'en fais pas, quand j'aurai fini avec cette sale petite orpheline, Georgie Bateman, ne voudras même pas la voir en peinture…
Eliza éclata de rire et Daniel fit semblant de sourire. Chaque fois qu'il voyait Candy il tombait de plus en plus amoureux d'elle… Mais il continuait à être méchant avec elle devant sa sœur.
Pendant ce temps là au manoir…
- Tu as vu la tête d'Eliza et sa mère ? Dit Archie
- Je les ai un peu provoqué, dit Candy
- Je ne comprends pas pourquoi ça les ennuie que Candy soit prise pour la fille de Georgie… dit Annie
- Ils sont sans cœur, dit Archie, ils veulent que tout le monde soit malheureux à part eux…
- Ok, assez avec ces deux idiots, dit Alistair, venez voir ma nouvelle invention…
- Oh oh... dit Archie, attention, on risque de se faire tuer… Abritons-nous !
- Assez frérot ! Dit Alistair venez voir !
Ils allèrent au jardin pour voir la nouvelle invention d'Alistair. C'était une espèce de planche à roulettes avec un petit moteur. Alistair se mit dessus et mit le petit moteur en marche avec une ficelle qu'il tira. La planche démarra en trombe et Alistair failli tomber en perdant un peu l'équilibre, il se déplaça et alla tout droit vers la tour, Alistair n'arrivait pas à faire tourner la planche et il dut sauter pour ne pas se cogner sur la tour et il tomba par terre. La planche quant à elle se cogna sur la tour et revint vers les autres qui étaient debout dans le jardin. Ces derniers s'enfuirent dans tous les sens en poussant des cris et riant aux éclats. La planche finit par se fracasser contre le tronc d'un gros arbre.
- Je vous avais dit de vous mettre à l'abri… dit Archie en riant
- Alistair tu vas bien ? Dit Candy
- Oui, au moins toi tu te soucies de ma santé…, dit Alistair
- Et, si tu veux te casser la gueule libre à toi ! Dit Archie, j'en ai assez de te décourager moi !
- Et bien moi je trouve que c'est très ingénieux de ta part d'avoir inventé quelque chose qui fonctionne, c'est pas évident du tout… dit Candy
- Merci, Candy pour le compliment, dit Alistair
- Maintenant allons manger, dit Annie la table est prête.
Ils allèrent se restaurer. Il y avait des sandwiches de toutes sortes, des salades, du poulet frit, de la viande grillée, du poisson grillé, du riz, des pommes de terre, de la salade de fruit et finalement des la pâtisserie comme Candy les aimait. Ils mangèrent comme il faut avec appétit. Annie parlait de l'habilité de Candy à rabrouer les mecs.
- Annie, ce n'est pas un don, il suffit d'être amoureuse…
- Ah oui, Terry, dit Alistair, il en a de la chance de t'avoir rien qu'à lui…
- Tu penses à Patricia ? Demanda Candy
- Non, dit Alistair en rougissant…
- Ne l'écoutez pas, Patricia devrait arriver dans quelques semaines, il est au courant des tous ses faits et gestes… dit Archie
- Patricia va bientôt venir ? Dit Candy, Superbe ! Au moins on ne s'inquiétera plus pour elle.
- Candy j'ai des sketches pour ma collection pour hommes… Tu veux les voir ?
- Oui, après le repas….
Daniel et Eliza arrivent et les trouvèrent à table. Malheureusement, Eliza entendit la dernière phrase d'Archie.
- Archie, tu dessines des sketches de mode ? Dit-elle, que va penser ma tante ?
- Rien parce que tu ne vas rien lui dire ! Dit Archie en colère
- Oh, mais pourquoi je ferai ça ?… Je veux qu'elle soit au courant de la situation… Comment Candy t'entraîne dans le monde décadent de la mode…
- Il n'y a pas de sot métier, Eliza, il n'y que de sottes gens, dit Alistair
- Oui, dit Candy, il n'y a que de sottes gens, gens de petite vertu, qui se moquent du tailleur, et se veulent bien vêtues.
- Tu crois que tu es en mesure de coudre la robe que tu portes, Eliza ? dit Annie, ça demande beaucoup d'adresse et de finesse, tu peux en faire autant ?
- On peut te donner un morceau d'étoffe pour voir ce que tu vas faire… dit Alistair
- Mais donne en un à Archie et il te sortira la meilleure des robes, dit Candy
- Tu devrais être plus gentil avec lui, car s'il réussi, tu peux avoir une ristourne en tant que membre de la famille, dit Annie
Eliza resta silencieuse pour un petit moment… Mais non, ils disaient tous des sottises ! Archie ne pouvait pas faire des vêtements !
- Vous êtes tous devenus fous, Candy a une très mauvaise influence sur vous… Toutes ces belles toilettes lui sont montées à la tête, ce n'est pas de sa faute, elle n'y était pas habituée à l'orphelinat… Elle n'arrive pas à se débarrasser de ses modestes origines…
Candy secoua la tête. Eliza n'en manquait pas une.
- Eliza, arrête, dit Annie, en réalité tu ferais n'importe quoi pour être à la place de Candy… Avoue, tu l'envie, elle est fiancée à ton cher Terrence et elle a toute ces belles toilettes que tu n'as pas !
Eliza était en colère, très en colère.
- Je vais dire à ma tante que Archie veut faire de la couture comme métier…
- Tu vas la rendre malade, dit Alistair, délibérément, comment peux-tu être aussi cruelle ?
- J'annoncerai la nouvelle à ma tante moi-même, dit Archie, et si tu ouvres ta bouche, je vais t'enfermer dans la tour…
- Oui, sérieusement dit Alistair, tu ne diras rien Eliza sinon, gare à toi…
- Daniel, dit Eliza, tu les laisses me menacer ?
- Si tu bouges Daniel j'envoie Candy te tabasser… dit Archie
Les autres éclatèrent de rire. Daniel rougit et baissa la tête.
« C'est vraiment un froussard » dit Candy dans sa tête.
Comme s'il avait entendu la pensée de Candy, il redressa la tête et dit ;
- Eliza, laisse la tante tranquille, elle apprendra la nouvelle bien assez tôt, dit Daniel
- Traître ! Dit Eliza entre ses dents…
Elle s'avoua vaincue et elle fut contrainte à garder sa bouche close. Ils continuèrent à parler de tout et de rien, et Eliza boudait dans son coin. Daniel prit son courage à deux mains et s'approcha de Candy.
- Salut, Candy… Tu as une très belle robe
- Oh et moi je ne suis pas belle ? Fit Candy
- Oui, bien sûr…
- Mais c'est ma robe que tu complimentes…
- Oui… Non… je voulais dire toi…
- Alors la robe n'est plus belle ?
- Si… Mais toi aussi…
- Qu'est-ce que tu veux Daniel ?
Annie avait assisté à la scène bouche bée. Elle finit par intervenir.
- Il veut te faire un compliment on dirait… dit Annie
- Oui, tu es très belle dans ta robe Candy, finit par réussir à dire Daniel
- Euh, merci Daniel… dit Candy sceptique…
Il s'éloigna et alla parler avec ses cousins.
- C'était quoi ça ? Dit Candy
- Un compliment de la part de Daniel Legrand, dit Annie
- Justement Annie, Daniel ne m'a jamais fait de compliment…
- Il y a un début à tout… Il était tout rouge pendant qu'il te parlait
- Oh mon Dieu, Annie ! Tu crois qu'il aurait un faible pour moi… ?
- Il s'est peut-être rendu compte que tu t'es transformée en une belle rose…
- Si c'est le cas, il apprendra que les roses ont des épines…, dit Candy en riant
- Après tout ce qu'il t'a fait, il va se piquer, là j'en suis sûre… fit Annie en riant aussi
Candy et Annie prirent congé quand le chauffeur arriva pour les chercher.
- Je dois y aller les gars… dit Candy
- Oui, dit Annie on doit aller essayer les robes que Georgie a envoyé…
- Ok, les femmes d'affaires, dit Alistair…
- Et on est invité à une réception ce soir, dit Candy
- Vous n'arrêtez pas de travailler on dirait, dit Archie
- Non, Archie, la réception c'est pour le plaisir. Je verrai tes dessins demain, ok ? Dit Candy… Au revoir
- Ok, dit Archie, je vais en faire encore ce soir…
- Au revoir, dit Annie
- Bye les filles, dirent les frères Cornwell en même temps
Candy et Annie se rendirent à l'hôtel pour voir les robes. Elles étaient plus belles les unes que les autres. Annie devenait folle devant toutes ces toilettes. Les robes étaient en double exemplaire, une pour Candy et une pour Annie.
Candy parlait avec un contact de Georgie pour les travaux de la maison Pony. Elle allait faire des achats pour la maison Pony le lendemain et y aller le surlendemain.
Georgie était avec Laurent dans un restaurant pas trop loin de son bureau. Ce dernier était un peu surpris par l'invitation de Georgie, elle jouait l'indifférente depuis des mois.
- Georgie, dit Laurent, j'étais surpris par ton invitation
- Pourquoi, je suis ton amie non ?
- Oui, mais tu as repoussé mes avances depuis des mois…
- Pourquoi est-ce que ça doit être sentimental, deux amis peuvent déjeuner de temps en temps non ?
- Tu as entendu les rumeurs sur Eleonor et moi et tu veux savoir si c'est vrai…
- J'avoue avoir été un peu…
- Jalouse ? Tu es jalouse Georgie…
- Un peu…
- Mais tu me repousses… Si ça ne tenait qu'à moi, je t'aurai déjà épousé…
- Laurent…
- Ecoute, Georgie, tu sais que je t'aime plus que tout au monde, mais… Je dois mettre ma vie en attente pendant que tu arrives à résoudre tes problèmes… ?
- Je ne peux pas te demander ça… Laurent, je ne suis pas prête…
- Georgie, je ne te presse pas. Dis-moi quand tu seras prête…
- Mais pour le moment tu sors avec Eleonor…
Laurent savait qu'il ne se passait rien de romantique avec Eleonor, mais pour une étrange raison, il laissa Georgie le croire.
- J'espère qu'elle sera toujours une de tes clientes préférées…
- Je suis une professionnelle Laurent… Je ne mélange pas affaires et vie privée…
- Je n'en doutais pas, dit Laurent en souriant. Comment va ta fille ?
- Candy est à Chicago…
- Oh… Elle doit te manquer beaucoup…
- Tu n'as aucune idée ! On s'appelle tous les jours
- Que fait-elle à Chicago ?
- Des affaires, mais elle est aussi avec ses amis…
- Oh… J'espère qu'elle reviendra bientôt, car je vois combien son absence te rend triste
- Merci Laurent, dit Georgie en souriant
Ils continuèrent à manger en parlant de tout et de rien. Ils ne parlèrent plus de leur relation amoureuse.
