L'appel de l'amour…
Chapitre 15
« Candy retourne à New York »
Le bateau accosta à New York et les nombreux passagers descendirent, heureux d'être sur la terre ferme, après des jours au milieu de l'océan. Ils étaient maintenant sauvés, non seulement de la mer, mais de l'Europe, déchirée par la guerre. Parmi les nombreux passagers, il y avait un homme aux cheveux grisonnant avec une jeune fille et un jeune garçon, accompagnés de plusieurs bagages. Ils avaient une grande maison sur Park Avenue. Le duc de Grandchester se rendit à sa nouvelle demeure avec ses deux enfants. Il avait des domestiques qui les attendaient et un assistant, qui s'étaient occupés d'inscrire les enfants une école privée locale. Les deux enfants, Richard Jr, qu'on appelait Dick, qui avait 15 ans et la fille Diana qui avait 14 ans. Les enfants étaient contents d'être en Amérique à l'abri de la guerre en Europe. Leurs parents leur avaient annoncé la nouvelle de leur divorce ensemble. Les enfants n'étaient pas trop étonnés car ils avaient senti qu'il n'y avait jamais eu d'amour entre leur père et leur mère. Le duc, lui se sentait libre depuis qu'il avait quitté l'Angleterre et son devoir. Il n'était pas trop tard il pouvait vivre comme il le voulait, maintenant, avec celle qu'il voulait, s'il n'était pas trop tard. Après avoir défait ses bagages il sortit pour aller manger dans un restaurant. Il vit Georgie arriver de loin et il se leva pour la saluer.
- Mme Bateman… dit-il en s'arrêtant devant elle
Georgie regarda et elle vit le père de Terry, elle sourit.
- Monsieur le duc…
- Appelez-moi, Richard, je vous en prie…
- D'accord, si vous m'appelez Georgie…
- Georgie, voulez-vous déjeuner avec moi ?
- Avec plaisir, dit Georgie en souriant
Ils prirent place et commandèrent leur repas.
- Je suis surprise de vous voir ici à New York…, dit Georgie
- Je suis venu, car j'avais besoin d'un changement d'air et la guerre en Europe n'arrange pas les choses…, dit Richard
- Moi, je suis venue pour affaires et je suis restée à cause de la guerre…
- Vous êtes intelligente, en transférant vos affaires ici, elles sont en sécurité… Et quand la guerre se terminera, l'Europe aura besoin de l'aide de l'Amérique.
- Vous avez fait la même chose, je vois…
- Je sais reconnaître une opportunité pour faire de l'argent…
- C'est toujours un très bon atout, dit Georgie en souriant
- Une belle femme intelligente… Vous êtes irrésistible, Georgie
En temps normal, Georgie aurait rabroué le duc, mais… Elle se sentait seule et c'était le père de Terry. Un ami lui ferait du bien.
- Monsieur le duc, je veux dire, Richard, c'est vraiment un plaisir de parler avec vous, dit Georgie en riant…
Laurent et Eleonor entrèrent aussi dans le restaurant pour le déjeuner. Laurent vit Georgie avec un homme de loin et il se demandait qui il était. Ils s'avancèrent et Eleonor ouvrit de grands yeux en reconnaissant le duc.
- Bonjour, dit Laurent en souriant
- Bonjour Laurent, dit Georgie…
- Richard ? Dit Eleonor, Qu'est-ce que tu fais ici à New York ?
- Eleonor, dit Richard en souriant, tu es plus belle que dans les journaux… J'habite New York aussi maintenant, je ne sais pas si tu le sais, mais l'Europe est en guerre…
- Oh… Tu es là avec ta famille, alors ? Dit Eleonor
- Avec mes enfants… répondit Richard
- Et ta femme ? Dit Eleonor avec un air douteux
- Ma femme et moi, avons divorcé…
- Oh…, dit Eleonor
- Oui, les mariages arrangés si vous ne tombez vraiment amoureux à la longue, ils laissent à désirer…. fit Richard
- J'aurai pu te dire ça il y a 16 ans, dit Eleonor
- Prenez place, dit Georgie, Laurent ?
- Merci, dit Eleonor en s'asseyant
Laurent aussi prit place et Georgie et lui continuaient à regarder Eleonor et Richard parler.
- Oh… Je m'excuse, dit Eleonor à Laurent et Georgie, ça fait tellement longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de parler au duc…
- Faites comme si on n'était pas là, dit Georgie en souriant
Laurent les regardait, il y avait un lien entre eux…
- Tu crois qu'il y a eu quelque chose entre eux, murmura Laurent
- Pourquoi ? Demanda Georgie
- Parce qu'ils ont l'air intime…
- Ils sont amis…
- Non, c'est plus que ça…
Eleonor qui les avait entendu chuchoter se tourna vers eux et dit ;
- Je suis la mère de Terry
- Oh… dirent Georgie et Laurent
- Oui, dit Richard et je l'ai laissé pour remplir mon devoir…
- Votre devoir ? Dit Georgie, Laurent, Richard et toi devriez comparez vos notes…
- Pourquoi pas, Elise et mon ex-femme ont déjà comparé les siennes…
- Oh Eleonor, je n'avais aucune idée… Je sais exactement ce que tu ressens…, dit Georgie
- Toi aussi ? Demanda Eleonor
- Oui, avec Laurent, j'ai même eu aussi un enfant comme toi, c'est une des raisons pour lesquelles je suis en Amérique, je cherche mon enfant…
- Georgie, j'ai tout laissé pour être avec toi, si je n'avais pas été malade… dit Laurent
- Je sais Laurent, dit-elle tendrement, je t'ai rendu à Elise pour te sauver la vie…
- Mais moi, dit Richard, j'étais aveuglé par le devoir et les responsabilités, et j'ai laissé la femme que j'aimais avec mon fils…
- Seulement pour venir me l'arracher et le rendre malheureux avec ta femme, dit Eleonor amère… J'ai eu ma part de tort avec lui, je l'ai rejeté lorsqu'il est venu me voir il y a un an, parce qu'il était malheureux et qu'il voulait rester avec moi, pour avoir au moins l'amour de sa mère… Mais il m'a pardonné grâce à Candy, Dieu bénisse cette enfant, et j'ai une autre chance avec lui. Ne viens pas tout gâcher Richard.
- Mais Eleonor, je n'ai aucune intention de vous déranger au contraire, si je peux faire partie de votre nouvelle vie je serai très heureux. Candy, Dieu bénisse cette enfant, m'a fait voir l'amour, le vrai, je me suis rappelé ce que c'était… Alors j'ai quitté ma femme pour… Essayer de recommencer à zéro avec mon fils…
Candy… Sans le savoir avait redonné de l'espoir au duc, en lui rappelant ses jeunes amours. Le duc ne voulait pas précipiter les choses, il devait d'abord obtenir le pardon d'Eleonor. Cette dernière était bouleversée.
- Georgie, dit-elle, tu peux venir avec moi ? Laissons ces messieurs comparer leurs notes…
- D'accord, à tout à l'heure messieurs, dit Georgie en s'éloignant avec Eleonor
Les deux hommes restèrent seuls et se mirent à parler.
- Tu sors avec Georgie, Laurent ou avec Eleonor ? Demanda Richard
- Ni l'une ni l'autre, nous sommes amis
- La rumeur à Londres…
- Richard, ne me dis pas que tu écoutes les ragots des commères de Londres…
- Quand ça concerne la femme que j'aime…
- Eleonor ?
- Oui…
- Tu veux la reprendre ?
- Oui, si elle veut de moi…
- Tu as beaucoup à te faire pardonner… Comme moi presque… dit Laurent
- Mais c'est elle qui t'a rendu à ta famille…
- Parce qu'elle n'avait pas le choix, sinon j'allais mourir… Mais ma famille a volé le bébé de Georgie pour le faire tuer…
- J'ai entendu les rumeurs… Travaillons ensemble pour reconquérir celles que nous aimons…
- D'accord, dit Laurent.
Georgie et Eleonor étaient dans la voiture. Elles se rendirent chez Georgie et elles prirent place dans un des salons. La bonne leur apporta du thé et des sandwiches.
- Merci, dit Eleonor, je serai incapable d'avaler quoi que ce soit…
- Eleonor, je sais ce que tu éprouves… Je vais te raconter mon histoire tu me raconteras la tienne…
Les deux dames échangèrent leurs histoires et elles se consolèrent mutuellement.
- Qu'est-ce que tu éprouves pour Richard ?
- Je l'aime toujours, mais il n'est pas question que je lui tombe dans les bras, il m'a fait très mal…
- Je sais… Fais le marcher…
- Et toi avec Laurent, pourquoi n'êtes vous pas ensemble ? Il t'aime et toi aussi…
- Je ne sais pas, dit Georgie, j'ai ce besoin de retrouver mon enfant d'abord…
- Georgie, vous avez perdu toutes ces années, ne perds pas une minute de plus. Pense à tous ces jeunes gens qui meurent tous les jours à la guerre, sans avoir accompli le tiers de ce tu as fait… La vie est trop courte, ne repousse pas Laurent. Le rêve que tu avais jeune fille de l'épouser et d'être avec lui pour le restant de tes jours, est là devant toi, ne le laisse pas passer…
- Merci dit Georgie… Ne fais pas trop marcher le duc… Il est revenu vers toi… La vie nous donne une autre chance à toutes les deux…
- Je dois le faire marcher… Mais…
Elles continuèrent à parler jusqu'à la fin de l'après-midi.
A Chicago, Candy passait ses derniers jours avec ses amis. Elle devait bientôt partir pour New York. Annie continuait à fréquenter Trey ; Archie ne semblait nullement ennuyé par ça, au contraire, il était content pour Annie. Quelqu'un d'autre s'en occupait. Annie aussi semblait avoir oublié Archie, l'attention d'un jeune et beau milliardaire était hors de prix. Candy alla à la maison Pony pour passer quelques jours avant son départ pour New York. Elle trouva la petit Gwendolyne malade car, Melle Pony et Sœur Maria n'arrivait pas à la nourrir. Le docteur était là.
- Oh mon Dieu ! Dit Candy en voyant le docteur qui examinait l'enfant…
- Melle Pony , dit le docteur, son était s'aggrave, si vous n'arrivez pas à la nourrir, elle va simplement rendre l'âme
- Elle ne veut pas manger ? Dit Candy en entrant… Mais elle mangeait bien l'autre jour avec moi…
- Oui, dit Sœur Maria, le jour de ta visite est le seul jour où elle a mangé sans problème et copieusement…
- Vraiment ? Dit le docteur, alors Candy, tu devrais rester ici pour la nourrir…
- Mais je dois retourner à New York, dit Candy, je ne peux pas rester ici…
- Comme c'est dommage, cette pauvre enfant va certainement mourir de faim et c'est vraiment très douloureux de mourir ainsi…
- Pourquoi ne veut-elle pas manger, docteur ? Demanda Sœur Maria
- Ça peut être un nombre de chose… Elle mange avec Candy parce qu'elle a senti quelque chose qu'elle sentait chez sa maman… Sa tête refuse de manger, tant qu'elle n'éprouve pas cette joie d'être avec sa maman ou Candy
- Mais ce n'est qu'un bébé, comment peut-elle réfléchir ainsi ? Dit Melle Pony
- Melle Pony, dit le docteur, les bébés ne parlent pas, alors je ne pourrais pas vous donner d'explication… La perte de ses parents à certainement été très traumatisante pour elle…
Candy avait des larmes aux yeux. Mais, elle devait retourner chez Georgie…
Le docteur s'en alla. Candy resta avec Melle Pony et Sœur Maria. Candy prit le bébé et elle alla chercher à manger pour lui donner. La petite la regarda d'abord pendant un moment ; on dirait qu'elle était fâchée, mais elle finit par sourire à Candy et se mit à manger… Melle Pony et Sœur Maria, étaient sidérées par la chimie entre Gwendolyne et Candy.
- Candy, tu ne peux vraiment pas rester ? Demanda Melle Pony
- Je dois retourner à New York chez Georgie… Mon travail… Oh… Si elle ne mange vraiment pas avec vous, je peux l'amener avec moi ? Dit Candt
- Comment ? Dit Melle Pony, mais tu dois travailler… On ne peut pas te donner un enfant comme ça, Candy… Il faut l'adopter… Et tu n'es pas mariée
- Melle Pony, je suis apparemment la seule qui puisse la nourrir et le docteur l'a dit, elle va mourir d'une mort très douloureuse parce qu'elle ne mange pas… C'est ma petite sœur, comme elle fait partie de la Maison Pony, je peux lui sauver la vie, faites une exception, je vous en prie. Je vais épouser Terry à la fin de l'année, il va falloir que je lui en parle bien sûr, mais je suis persuadée qu'il sera d'accord de sauver un bébé de la mort…
Melle Pony et Sœur Maria se regardèrent, entre laisser le bébé mourir de faim et lui sauver la vie, elles pouvaient faire une exception c'était pour la vie de Gwendolyne.
- D'accord Candy, c'est très très irrégulier, mais oui, tu peux la prendre, si ca peut lui sauver la vie…
- Merci Melle Pony, merci Sœur Maria… Je vais demander un congé à Georgie pour m'occuper exclusivement d'elle. J'aurai voulu rester plus longtemps avec vous, mais je dois voir Georgie, elle me manque beaucoup…
- On comprend Candy, dit Melle Pony, Candy tu as beaucoup de responsabilité avec Gwendolyne, en tout cas jusqu'à ce tu trouves une solution pour la nourrir ou qu'une autre personne parvienne aussi à la nourrir, elle sera sous ta responsabilité. Le travail que tu as fait dernièrement, nous a montré combien tu avais mûrie… Merci Candy.
- De rien Melle Pony…
Candy passa quelques jours avec ses deux mères et retourna à Chicago avec Gwendolyne. Annie qui était venue la chercher à la gare avec Smythe la regardait étonnée.
- Candy ? Que fais-tu avec Gwendolyne… ?
- Je l'amène avec moi à New York
- A New York? Mais…
- Annie, je l'ai trouvée affaiblie, elle ne mange rien, à part avec moi…
- Oh… D'accord. Tu dois lui sauver la vie…
- En effet, je ne pouvais pas l'abandonner…
Candy appela Georgie au téléphone la veille de son départ pour lui parler de Gwendolyne.
- Georgie, je suis allée à la maison Pony pour quelques jours pour leur dire au revoir
- Je sais, tu m'as manqué…
- Toi aussi… Et bien j'ai un service à te demander…
- Oui ?
- Tu te souviens de Gwendolyne ?
- Le bébé qui vient de perdre ses parents ?
- Oui… Je t'ai dit qu'elle avait bien mangé avec moi…
- Oui…
- Je l'ai trouvé affaiblie et amaigrie, elle ne voulait pas manger. Le docteur a dit qu'elle était en train de mourir de faim… Mais elle a mangé avec moi… Alors
- Tu veux rester à la maison Pony pour t'occuper d'elle ?
- Je veux te voir, Georgie tu me manques, alors je l'amène avec moi à New York…. Je peux ? Si ça t'ennuie, je peux l'amener dans un des orphelinats et j'irai la nourrir tous les jours…
- Ne sois pas ridicule Candy, il y a de la place pour une armée dans l'appartement. Amène ta petite protégée…
- Merci Georgie, dit Candy.
Candy se préparait pour aller à la gare. Alistair et Archibald vinrent lui dire aurevoir. Archie avait ses dessins prêts pour Georgie. Ils furent étonnés de la trouver avec Gwendolyne.
- Candy, un bébé, dit Alistair en plaisantant, tu as quelque chose à nous dire ?
- Arrête Alistair ! Je l'amène avec moi à New York, elle a besoin de soins que je pourrai lui procurer qu'à New York…
- Oh…, dit Archie, c'est bien ça Candy. Tiens-moi au courant, pour les dessins
- D'accord, je t'appelle ou appelles-moi au cas où tes adorables cousins, répondent au téléphone. Allons à la gare…
Candy fit ses adieux à ses amis et laissa Annie au bon soin de Trey Gloucester.
- Au revoir Candy, dirent les frères Cornwell
- Bye Candy, dit Annie… Merci pour le travail…
- Annie, je vais t'appeler demain, si tu veux continuer, réfléchis…
- D'accord Candy, merci… Bye Gwendolyne…
Candy entra dans le train avec des porteurs qui l'aidèrent avec ses bagages. Le trajet jusqu'à New York se passa dans le sommeil. Elles se réveillèrent à gare de New York. Candy descendit avec la petite et trouva Georgie qui l'attendait sur le quai.
- Georgie ! Dit Candy en courant vers elle
- Candy ! Comme tu m'as manqué !
Elle la serra dans ses bras avec le bébé.
- Oh… C'est elle ? Pauvre petite, viens ici, dit Georgie en la prenant, elle absolument adorable…
- Elle t'aime bien aussi, dit Candy, elle est difficile d'habitude
- C'est vrai que tu es difficile ? Dit Georgie en parlant au bébé… Non, pas avec moi, et pas avec Candy…
Le bébé riait aux éclats. Les deux dames se rendirent chez elles avec le bébé. Earl Gerald et Charlotte étaient là, et ils furent très contents d'accueillir Candy avec sa protégée.
- Wow, un bébé ? Dit Charlotte
- Oui, elle s'appelle Gwendolyne, dit Georgie sans la lâcher des yeux
- Elle a besoin de soins, dit Candy, alors… Nous allons l'aider à aller mieux…
- Tu entends chouchou ? Dit Georgie en souriant, nous allons t'aider à aller mieux ! On va te faire manger… Mais on va te changer d'abord… Candy où est son sac ? Merci… dis à la cuisinière de préparer une panade pour bébé avec des biscuits et des fruits écrasés…
Earl Gerald, Charlotte et Candy la regardèrent stupéfaits, Georgie avait totalement pris les choses en main avec Gwendolyne. Candy alla donner l'ordre à la cuisine et quelque minute plus tard, il y avait une panade aux fruits sur la table de la salle à manger. Georgie revint avec Gwendolyne, toute changée et propre toujours souriante et se mit à la faire manger ! Candy n'en revenait pas !
- Wow, Georgie, elle mange avec toi aussi… Superbe !
- Mais bien sûr qu'elle mange avec moi, on se comprend toutes les deux, n'est-ce pas Gwendolyne… ? Fit Georgie en souriant
Cette dernière éclata de rire et continua à manger. Il y a une raison pour tout dit-on. Peut-être que le destin de la petite orpheline Gwendolyne était de rencontrer Georgie par le biais de Candy. Candy eut l'impression que la petite Gwendolyne ne quitterait pas Georgie de si tôt.
- Candy, dit Georgie, il faudra aller faire des achats pour Gwendolyne demain… Les vêtements, un lit… Poussette, landau…
- Mais Georgie…dit Candy
- Je sais, elle ne devait pas rester longtemps… Mais aussi longtemps qu'elle est dans ma maison et qu'elle me rend si heureuse, je vais la vêtir et la nourrir et elle dort dans mon lit ce soir, on achètera un lit pour bébé demain…
- Comme tu veux, dit Candy… Tu devrais peut être avoir une ligne pour enfants…
- Une chose à la fois Candy, laisse-moi jouir de cette petite pour le moment…
- Je voulais te demander un petit congé pour la remettre sur pied…
- Prenons-le ensemble, dit Georgie, appelle Monica et dis lui que Charlotte s'occupera de mes affaires pendant un temps, tu es d'accord Charlotte ?
- Oui, bien sûr, dit Charlotte en souriant…
Candy et Georgie prirent donc un congé et elles s'occupèrent exclusivement de Gwendolyne à tour de rôle. Elles en profitèrent pour se reposer aussi.
- Candy, dit Georgie, le père de Terry habite maintenant New York…
- Quoi ?
- Oui, et Eleonor m'a avoué son secret…
- Qu'elle est la mère de Terry ?
- Oui…
- Oh…
- Le duc veut la reprendre, grâce à toi, d'ailleurs
- Grâce à moi ?
- Oui, il dit que tu lui as rappelé ses jeunes amours…
- Vraiment ? Le duc romantique, ça c'est la meilleure! Dit Candy en riant ! Alors Laurent et Eleonor…
- Ne sont que des amis… dit Georgie en souriant
- Dieu merci ! Car je sais que tu l'aimes beaucoup… Je me demande ce que Terry va penser…
- Il est là avec ses deux enfants, divorcé…
- La vie est vraiment pleine de surprise, dit Candy
Oui, la vie était vraiment pleine de surprises. L'amour, la plus grande puissance de l'univers était entrain d'appeler ses élus… Et ils répondaient un par un.
Georgie était avec le bébé au salon quand on lui annonça qu'elle avait de la visite.
- Qui est-ce ? demanda-t-elle
- Mme Legrand, dit le majordome
- Dites à Monica de venir prendre Gwendolyne pour quelques minutes pendant que je parle avec Mme Legrand, c'est sûrement pour les œuvres de charité…
Monica vint prendre Gwendolyne et Mme Legrand entra au salon.
- Bonjour, dit Georgie en souriant, prenez place. Vous voulez du thé ?
- Oui merci, dit Mme Legrand. Mme Bateman, je suis venue pour vous parlez de Candy Neige André …
- Candy ? Dit Georgie méfiante, qu'avez-vous à me dire sur Candy ?
- Et bien je viens vous mettre en garde. Cette petite orpheline n'est qu'une voleuse qui profite de la bonté des gens, vous l'avez aidé, et maintenant elle dit à tout le monde qu'elle est votre fille… Elle est tellement désespérée d'avoir une famille… Elle a essayé avec nous, en charmant mon mari pour qu'il l'adopte, mais ça n'a pas réussi… Elle n'a apporté que misère et désolation dans notre famille… Ensuite elle s'est faite adopté par mon frère seulement pour provoquer la mort de mon neveu… Vous devez vous en débarrasser au plus vite… Elle va ternir votre réputation. Elle est dangereuse et violente, je ne vous dis pas le nombre de fois qu'elle s'est battue avec mon pauvre Daniel…
Georgie écoutait et n'en croyait pas ses oreilles. Maintenant qu'elle entendait le récit, elle comprit que c'était Mme Legrand la mère de Daniel et Eliza, Candy lui avait tout raconté. Mais que cette femme se déplace rien que pour venir accuser Candy et dire des mensonges…
- Mme Legrand, je ne vous connais pas et je n'apprécie pas du tout que vous veniez chez moi parler mal de ma fille….
- Mais elle n'est pas votre fille !
- Qu'est-ce que vous en savez ? Elle me ressemble, non ?
- Mais ce n'est qu'une orpheline…
- Et après? Si je veux prendre tous les clochards de la rue et les héberger et les laisser m'appeler « maman », c'est mon problème, ça ne vous regarde pas ! De quel droit venez-vous ici pour insulter Candy ? Vous ne contribuez en rien à ma fortune…
- J'achète vos robes…
- Oh vous pouvez ne plus les acheter et si vous voulez, je vais vous rembourser ! Vous êtes une femme méchante et sans cœur ! Si vous n'aviez pas su vous rendre compte de la bonté et la joie qu'apporte Candy, vous êtes sans espoir ! C'était quoi ? Le fait que Candy vivait comme une princesse à Chicago ? ça change de l'écurie que vous lui aviez donnée comme lieu d'hébergement… Vous ne supportez pas qu'elle ait tout ce dont elle a besoin, tout ce dont elle rêvait, une mère… Elle croyait avoir ça avec vous pour 1 minute seulement… Au lieu de l'encadrer vous l'avez transformée en bonne ! Vous me dégoûtez !
- Mais…
- Pourquoi est-ce que ca vous ennuie que je traite mon employée comme ma fille ? C'est parce que vous, au lieu de la traiter comme votre fille, vous l'avez transformée en domestique pour l'expédier au Mexique comme un vulgaire colis ! Maintenant sortez de chez moi et n'achetez plus mes robes, elles méritent d'être portées par des personnes plus gentilles et plus chaleureuse que vous ! Votre fils est une femmelette s'il se fait tabasser par une fille !
Mme Legrand humiliée et indignée se leva et sortit en colère sans ajouter un mot. Candy entra à ce moment là. Elle fut surprise de voir Mme Legrand.
- Mme Legrand ? Bonjour… commença Candy
Cette dernière la toisa et sortit sans demander son rester. Candy regarda Georgie sans comprendre.
- Georgie, ça va ? Demanda-t-elle inquiète en voyant sa mine furieuse
- Oh Candy, dit Georgie en s'approchant d'elle pour la serrer contre elle, Candy, je suis désolée que tu aies eu à vivre avec cette femme sans cœur et si méchante…
- Merci, Georgie, mais ce n'est pas de ta faute si je suis orpheline…
- Candy ma petite, comment as-tu fait pour les supporter ? J'ai passé 5 minutes avec elle et j'étais prête à l'étrangler après la première minute…
Candy éclata de rire.
- Qui te dit que je n'avais pas envie de l'étrangler ? Dit Candy en riant, mais je me suis dis qu'elle ne valait pas la peine que je dépense toute cette énergie sur elle
- Et tu avais raison ! Oh Candy, dit Georgie en la serrant contre elle encore
- Merci de m'avoir défendu… Maman, dit Candy les larmes aux yeux, oh j'aurai tant voulu que tu m'adoptes…
- Moi aussi, Candy, moi aussi…
