L'appel de l'amour

Chapitre 16

« Georgie ouvre son cœur »

La petite Gwendolyne était maintenant une petite fille contente et en bonne santé. Tant que Georgie et Candy s'en occupaient, elle mangeait sans problème. Georgie l'amenait chez le docteur chaque semaine pour qu'il suive son évolution. Le docteur lui dit que l'amour que la petite recevait était le meilleur des remèdes.

- Si vous pouvez lui apporter une atmosphère familiale complète avec un père dans le portrait, tout serait parfait, dit le docteur

Georgie rougit et dit au docteur.

- Elle est avec moi temporairement… C'est une petite orpheline, que j'ai recueillie…, dit Georgie

- Oh… Mais je vous conseillerais de la garder le plus longtemps possible… Car vous avez un effet très bénéfique sur elle… L'atmosphère familiale, avec vous, est le meilleur remède pour cette enfant …

- Bien sur docteur, je ferai de mon mieux pour rendre cette situation permanente, dit Georgie en souriant, pour le bien de Gwendolyne… Je vais parler à mes avocats…

- Tant mieux, Mme Bateman… Alors, continuez ce que vous faites, et cette enfant continuera à être la plus heureuse au monde…

- Merci, docteur dit Georgie, tu viens ma puce ? On doit y aller…

Gwendolyne éclata de rire et elles quittèrent le bureau du docteur ensemble.

Candy était allée à l'hôpital pour voir s'il y avait des gens pauvres incapable de payer pour leurs soins et s'en charger. Elle le faisait chaque semaine et elle avait apporté des formulaires pour donner au personnel de l'hôpital pour que les soins des pauvres soient couverts par le Centre Abel et Arthur. C'était une sorte d'assurance médicale pour les pauvres. Pendant qu'elle se trouvait à l'hôpital il y eut un contingent de blessés d'Europe, une partie des blesses furent mis dans la salle ou se trouvait Candy. Elle regardait les pauvres blessés et elle se sentit impuissante. Elle aurait tant voulu les aider. Un blessé en particulier attira son attention, il était blond avec un pansement à la tête. Elle s'approcha et son cœur sauta. Elle essaya de l'imaginer avec des lunettes noires et une barbe et moustache….oui, c'était bien lui ! Son ami, qui lui avait sauvé la vie jadis… Monsieur Albert ! Oh mon Dieu, il était blessé… Elle devait dire au personnel qu'elle le connaissait, car M. Albert était inconscient.

- Excusez-moi, dit-elle au docteur qui venait d'entrer…

- Oui ? Nous avons du travail ici… Ce groupe doit partir pour Chicago le plus tôt possible…

- Oh, mais je voulais vous parler du malade-là…

- Oui, qu'y a-t-il ? Demanda le docteur impatient

- Je le connais, c'est…. Mon frère ! Dit Candy rapidement

- Vraiment ?

- Oui, il est grièvement blessé et je ne pense pas qu'il doive aller à Chicago

- Mais…

- S'il vous plait docteur, il doit rester ici pour que je puisse m'en occuper, il n'y a personne à Chicago pour s'en occuper…

- D'accord, remplissez donc ses papiers d'admission et laissez-nous faire notre travail, infirmière, veuillez transférer le frère de mademoiselle dans une chambre s'il vous plait

- Bien docteur dit l'infirmière

- Merci, docteur dit Candy soulagée

Candy remplit les formulaires. Elle devait mettre un nom de famille pour Albert et comme elle ne le connaissait pas et qu'elle avait dit que c'était son frère, elle écrivit donc ; « Albert André »… Ce dernier fut transféré dans une chambre individuelle et il reçut le traitement adéquat. Candy alla le voir, mais il était toujours endormi. Elle continua ses courses du jour et retourna l'appartement voir Georgie et Gwendolyne.

- Allo Gwendolyne ! Dit Candy en souriant

Gwendolyne éclata de rire.

- Comment vas-tu Georgie ? Demanda Candy, tu te reposes bien ?

- Oui, m'occuper d'un bébé, c'est sublime

- Surtout qu'elle t'aime beaucoup, dit Candy, qu'a dit le docteur ?

- Que nous devons garder la situation de Gwendolyne avec nous permanente…

- Oh… Je suis désolée…

- Mais non, Candy. J'aime cette petite et l'avoir avec nous est un délice et si nous sommes celles qui la rendent si heureuse, pourquoi la ramener à l'orphelinat ?

- Que veux-tu dire ?

- Que j'ai parlé à mes avocats, ils vont entamer les démarches pour l'adoption de Gwendolyne…

- Tu vas l'adopter ? Oh mon Dieu, c'est merveilleux ! Dit Candy en se jetant à son cou…

- Les models de ton cousin Archie aussi sont en train de se faire… Il a fait du beau travail…

- Il sera content de l'apprendre…

- Et Annie est finalement d'accord de continuer à travailler, elle va s'occuper de la boutique de Chicago avec le manager qui va lui montrer les rennes…

- Tout va bien, Gwendolyne va rester avec nous, il ne manque plus que mon Terry…

Georgie éclata de rire, elle était de très bonne humeur. Elle avait reçu des nouvelles de son détective privé, il avait fait du progrès. Elle était devenue plus gentille avec Laurent depuis l'arrivée de duc de Grandchester, et aussi depuis qu'elle avait appris qu'il ne sortait pas avec Eleonor. La seule chose qui la chagrinait, c'est qu'elle ne pouvait pas partager cette joie avec ses deux frères. Ils étaient morts sans avoir pu vivre dans le luxe que Georgie aurait pu leur offrir….

Candy parlait avec Georgie pendant qu'elles prenaient le thé. Elle lui parla de la visite à l'hôpital et de Monsieur Albert.

- Il va bien ? Demanda Georgie

- Oui, mais il n'avait pas encore repris connaissance. J'irai demain le voir, encore

- Tu as dit que c'était ton frère ?

- Oui, ce n'est pas tellement faux, c'est mon grand frère. Il m'a sauvé la vie et il m'a toujours aidé…

- Si tu lui fais confiance ; c'est suffisant pour moi

- Merci Georgie. Je vais prendre Gwendolyne et toi tu vas t'apprêter, tu as rendez-vous avec Laurent non ?

- Oui, merci. Je viens avec vous. Allons dans ma chambre…

Elles se rendirent dans la chambre ou il y avait maintenant un lit de bébé pour Gwendolyne. Comme Gwendolyne était encore faible au début, Charlotte avait commandé les habits de bébé par téléphone et tout avait été livré quelques heures après, avec tout le nécessaire pour bébé.

- Je vais dormir avec elle aujourd'hui, dit Candy, maman a un rendez-vous important… Maman… Oh Georgie !

Georgie sourit en se changeant pour son rendez-vous. Elle avait un bébé… Et elle allait bientôt retrouver son enfant. Elle allait voir Laurent et elle allait lui dire qu'elle l'aimait et qu'elle voulait être avec lui…. Finalement. Elle devait aussi lui dire qu'elle allait adopter un bébé.

Laurent vint la chercher pour leur rendez et il trouva Georgie ravie et joyeuse.

- Georgie ? Tu as l'air contente…, dit-il

- Laurent, je suis très heureuse de te voir dit-elle en souriant

- Ok, dit Laurent ravi, allons-y…

- Bonsoir Laurent, dit Candy avec la petite dans les bras…

- Candy… Et…. ? Dit Laurent étonné

- Gwendolyne, dit Candy en souriant, c'est ma sœur de la maison Pony…

- Oh et que fait-elle ici ? Demanda Laurent

- Elle est venue nous rendre visite et recevoir les soins dont elle avait besoin…

- Oh…

- Viens Laurent, dit Georgie après avoir embrassé le bébé, je vais te raconter…

- D'accord, dit Laurent…

Ils allèrent dans la voiture pour se rendre à leur rendez-vous.

- Où allons-nous ? Demanda Georgie

- Voir quelque chose de nouveau

- Oh…

- Oui, ça s'appelle un film… On va voir des images bouger

- Ça a l'air fascinant, dit Georgie…

Laurent était content de voir Georgie de si bonne humeur. Pour la première fois depuis leur nuit de nouvel an, il avait de l'espoir. Ils regardèrent les films ensemble. C'était surtout des publicités en dessin animé et il y avait aussi des vraies personnes et Georgie trouvait ca magnifique. C'est une industrie qui promettait de devenir une des plus rentables du monde dans le futur… Tout aurait été magnifique ce soir là, pour Georgie. Ils marchèrent ensuite au parc au clair de lune et ils s'assirent sur un banc pas très loin d'une fontaine. Il y avait d'autres personnes entrain de se promener, d'autres entrain de promener leur chien…

- Laurent, dit Georgie, j'ai quelque chose à te dire…

- Oui…, dit-il en retenant son souffle

- Voilà, je vais adopter le bébé que Candy avait dans ses bras…

Laurent était déçu, il s'attendait à une déclaration d'amour de sa part…

- Le bébé ?

- Oui. Tu vois Candy l'a ramené de la maison Pony parce qu'elle refusait de manger avec les autres. Ses parents venaient de mourir et personne n'arrivait à la nourrir, elle était en train de mourir de faim littéralement… Candy est parvenue à la nourrir, alors elle a demandé à l'amener ici avec elle… Quand je l'ai vu, j'en suis tombé amoureuse et elle m'a aussi adopté… Alors au lieu de la rendre à la maison Pony, je vais la garder…

- C'est très bien dit Laurent un peu déçu… Tu es très généreuse…

- Laurent, je voulais aussi te dire que…

- Oui…

- Je t'aime, Laurent. Je sais, je viens maintenant avec un bébé… Mais je suis sure que tu l'aimeras aussi… Si tu veux encore de moi. Je veux être avec toi…

Laurent poussa un soupir de soulagement. Ce n'était pas trop tôt ! Mais elle venait avec un bébé… Un bébé qu'elle sauvait de l'orphelinat et qui avait besoin d'elle. Elle était si généreuse et c'est une des raisons pour lesquelles il l'aimait tant.

- Georgie, je suis amoureux de toi depuis ce jour ou tu m'as déshabillé et que tu te souciais de tes pains…

Georgie éclata de rire.

- Ta générosité est épatante. Il n'y à qu'a voir ton centre communautaire, tu aides tous ceux qui viennent te demander de l'aide… Si tout se paie vraiment ici bas, tu seras récompensée… On retrouvera notre enfant. Je t'aime tellement Georgie… Et le bébé, oui je l'accepte. Je serai son père…

- Son père ?

- Georgie… Je veux profiter de ta bonne humeur… Veux-tu m'épouser ?

- Profiter de ma bonne humeur ? Tu n'as pas peur que je change d'avis demain ?

- Non… Car je sais que cette fois-ci ça y est…

- Oui, Laurent, je veux t'épouser, dit-elle en souriant…

- Oh, Georgie ! Dit-il en prenant ses lèvres

Il l'embrassa longuement sur les lèvres. Il était tellement heureux.

- Georgie dit-il quand ils s'arrêtèrent, je n'ai pas de bague à te donner, ici. Tu veux venir chez moi pour que je te la donne…. ?

- Oh le romantique…

- Ma demande en mariage était plutôt spontanée…

- Je sais, mon amour, dit Georgie, tu n'as pas besoin de me convaincre que tu m'aimes avec une bague, je sais que tu m'aimes inconsciemment depuis notre première rencontre

- Oh Georgie… Si tu savais combien tu m'as manqué pendant toutes ces années… J'ai essayé de faire marcher mon mariage, mais Elise avait raison. Elle avait perdu d'avance car je n'aimais que toi…

- Tu crois qu'on y arrivera cette fois-ci ?

- Cette fois-ci, nous sommes adultes et nous n'avons pas de devoir à remplir ou des familles qui veulent que nous leur obéissions… Et rien, je dis bien rien, ne m'empêchera d'être avec toi, cette fois-ci…

- Allons chez toi, dit Georgie en souriant

- Ok, chérie.

Ils allèrent chez Laurent qui avait une grande maison sur la 5eme avenue.

- C'est la première fois que je viens chez toi… dit Georgie

- Tu évitais toujours de venir chez moi…,dit Laurent

- Je sais, je ne voulais pas être tentée… Et j'étais jalouse de ton amitié avec Eleonor…

- Tu m'en vois ravi…

Laurent ouvrit la porte et il se mit à embrasser Georgie à l'entrée. Il l'entraînait vers un le grand salon, toujours en l'embrassant quand ils entendirent un bruit ;

- Hum hum…

Laurent arrêta d'embrasser sa bien-aimée et ouvrit les grands yeux.

- Maman, papa ? Que faites-vous ici ? Dit-il surpris

- Laurent, dit sa mère, comme je suis heureuse de te voir !

Elle s'approcha de lui et le serra dans ses bras.

- C'est bon de te voir, maman, dit Laurent, et toi aussi papa

Il le serra aussi dans ses bras. Georgie était restée à l'entrée du salon.

- Papa, tu connais Georgie, maman je te présente Georgie…

- Enchantée de rencontrer celle qui a volé le cœur de mon fils il y a toutes ces années et qui lui a fait remettre toute sa vie en question…

- Mme Grey, M. Grey, dit Georgie en souriant

- Bonsoir Georgie, comment va Candy ? Demanda M. Grey

- Euh très bien, dit Georgie un peu surprise

- Georgie, j'arrive, dit Laurent

Il sortit du salon, laissant Georgie seule avec ses parents.

- Georgie, dit Mme Grey, vos robes en Australie font ravage

- Merci. C'est là que j'ai grandi. J'y retournerai peut être un jour…, dit Georgie

- C'est très beau…

- J'aime l'inverse des saisons, j'ai eu du mal à m'adapter au début de ce côté de l'hémisphère…

- Moi aussi dit la mère de Laurent en souriant

- Mais j'ai aussi perdu toute ma famille, alors l'Australie…

Laurent revint au salon.

- Vous ne l'avez pas mangé ? Plaisanta-t-il

- Tu nous prends pour qui ? Demanda son père en riant

- Vous avez dîné ? Demanda Laurent à ses parents

- Oui, ne t'en fais pas pour nous dit sa mère, on va vous laisser… Viens chéri. Au revoir Georgie

- Au revoir Georgie, dit M. Grey

- M. Grey, Mme Grey…, dit Georgie

Ils se retrouvèrent seuls au salon. Laurent s'approcha de Georgie et lui mit la bague au doigt.

- Maintenant tout est presque parfait…, dit-il

- Presque parfait ?

- Oui, mes parents sont arrivés à l'improviste…

- Je comprends…, dit Georgie

- Et toi et tes filles…

- Mon appartement a plusieurs chambres très loin de celle de mes filles, dit Georgie doucement…

- Je t'accompagne chez toi…

Ils éclatèrent de rire et sortirent de là pour se rendre à l'appartement de Georgie.

Le lendemain, Candy était a table avec Georgie qui était toujours en congé et qui nourrissait Gwendolyne.

- Tu es rentrée tard, dit Candy

- Oui, je le sais. Excuse-moi…, dit Georgie en souriant

- Mais qu'est-ce que je vois à ton annulaire ? Dit Candy en souriant

- Oui, je suis fiancée à Laurent

- Félicitations, dit Candy en se levant pour l'embrasser…

- Merci… Je suis tellement heureuse.

Candy se rendit à l'hôpital pour voir M. Albert. Elle le trouva réveillé mais…

- Albert, appela-t-elle, pour ne pas que les infirmières se doutent de quoi que ce soit, Albert…

Il regardait par la fenêtre et ne bougeait pas.

- Albert, dit Candy

Une infirmière entra avec des médicaments.

- Oh, vous êtes sa sœur, Melle André ? Demanda-t-elle

- Oui, pourquoi ne répond-t-il pas ? Demanda Candy

- Parce qu'il a perdu la mémoire…

- Oh mon Dieu ! Alors il ne me reconnaîtra pas…

Albert se retourna et regarda Candy. Qui était cette belle enfant ?

- Albert, je suis ta sœur, Candy André et toi tu t'appelles Albert André…

- Ma sœur ?

- Oui, tu ne vois pas nos cheveux blonds… ? Dit Candy en souriant

- Oui, en effet…

- Ne te fatigue pas Albert, je vais m'occuper de toi… Rétablis toi et ensuite tu viendras avec moi à la maison…

- Avec toi ? Oh…

- Oui, tu ne te souviens de rien, alors ce n'est pas mieux de venir vivre avec moi, jusqu'à ce que ta mémoire revienne, non ? Je n'habite pas seule, je suis avec ma patronne et sa mère et sa petite fille. Il y plusieurs chambre et c'est grand et tu pourrais rester dans ton coin sans déranger personne et sans que personne ne te dérange…

Albert n'avait pas tellement le choix, il ne savait pas où aller alors autant aller chez sa sœur et se faire soigner.

- D'accord… Je ne sais pas où aller de toute façon, ma tête est vide et c'est très énervant…, dit Albert

- Je ne peux pas prétendre que je sais ce que tu ressens…, dit Candy

- Sans blague !

- Mais je ferai tout ce qui est en mon pourvoir pour t'aider, d'accord ?

- Merci… Candy, dit Albert.

Eleonor Baker était en train de sortir du théâtre pour retourner chez elle. Elle trouva le duc avec un bouquet de roses.

- Richard…

- Ça c'est pour toi…

- Pour moi ? Pour quelle occasion… ?

- Parce que tu es belle… Tu veux déjeuner avec moi ?

- Non, je retourne chez moi…

- Je peux t'accompagner

- Non merci. Je peux y aller seule avec mon chauffeur…

- D'accord. La prochaine fois alors…

- Peut être… dit Eleonor en partant.

Le duc la regarda partir. Elle le faisait marcher et il adorait ça, car ça allait rendre la conquête que plus satisfaisante encore…

A Chicago, Annie continuait a fréquenté le jeune Gloucester à la grande joie de ses parents. Elle avait complètement sorti Archie de sa tête. Aimer celui qui nous aime, est tellement plus simple et plus facile et moins douloureux.

Candy avait appelé Archie pour lui annoncer que ses models étaient en train de se faire. Il lui dit qu'il viendra à New York pour voir à quoi ressemble son travail. Il essayait aussi d'annoncer la nouvelle à la grande-tante, ce qui n'était pas du tout évident. Eliza ne pouvait rien dire, mais elle ne voulait pas manquer le grand aveu d'Archibald.

La tournée de la troupe de théâtre était presque finie et la troupe devrait être de retour pour commencer les auditions pour Roméo et Juliette. Terry avait surtout hâte de retourner à New York, dans la même ville que sa bien aimée. Il ne savait pas bien sûr que son père y habitait désormais, avec son frère et sa sœur…