TITRE : Révélation
AUTEUR : Lucie

La pendule affichait 12h00. « On va bientôt manger ! » Pensa Tony qui ne put empêcher un sourire de naître sur son visage.
« Toi, tu prépares un mauvais coup ! »
Le jeune agent se tourna vers Kate qui fronçait les sourcils. « Pas du tout ! Je me disais juste qu'on allaient bientôt manger. »
Mais, apparemment, cette excuse ne suffisait pas à Kate qui continuait de hausser les sourcils, elle finit tout de même par lever les épaules. « Au moins tu n'as pas mangé mon déjeuner ! »
Tony la regarda quelques minutes, avant de répondre avec un sourire éclatant : « Si, mais ça ne m'a pas complètement rassasié ! »
Kate lui jeta un coup d'œil exaspérée, puis ouvrit son sac et en sortit une boîte contenant normalement son déjeuner. Elle constata avec frustration, que, en effet, la boîte était vide. « TONY ! »
Elle balança de toutes ses forces la boîte dans la direction du jeune homme qui se baissa de justesse en riant. La boîte finit sa course dans le café du gourmand qui poussa un juron en essayant de sauver quelques feuilles.
Au même moment, Gibbs fit son apparition. Son regard s'attarda sur Tony et Kate, chacun pointant son doigt vers l'autre, puis sur le bureau de Tony où le café avait coulé. Contre toute attente il se contenta de hausser les épaules et de se diriger vers son bureau mais Tony l'interpella : « Abby veut te voir ! Elle a dit qu'elle avait quelque chose pour toi ». Tout en regardant Gibbs partir, Tony se dirigea vers Kate.
« Il est vraiment bizarre en ce moment, depuis... » Réfléchissant « Depuis le coup de téléphone d'hier ! Tu ne trouves pas, Katy ? »
« Arrête de m'appeler comme ça ! Oui, je dois l'admettre, c'est vrai qu'il est un peu bizarre ! »
« D'après toi, c'était l'une de ces ex-femmes ? »
Kate ne put s'empêchait de sourire. « Franchement, Tony, je ne pense pas ! »
Le jeune agent leva les épaules et fit la moue.
Un peu plus loin, Gibbs marchait en direction du labo de Abby. Ses pas le menaient sûrement instinctivement car, en faite, il n'était plus du tout dans ce monde mais plutôt dans ses pensées, et ses questions : Jusqu'où Dumont était prêt à aller pour faire éclater la vérité ? Qu'est qu'il y gagnerait dans l'histoire ? La vengeance ? Gibbs soupira en se disant que Dumont avait bien changé depuis quatre ans.

Flash-back
Gibbs était assis sur son bureau, et cherchait, comme toujours depuis 23 ans, une piste. Même minime, mais une piste. Il en avait besoin, pour recommencer à vivre, pour combler ce puissant et grand vide en lui, cette partie qui lui faisait tant mal. Même s'il avait depuis longtemps abandonné l'idée de le retrouver. Il leva la tête au moment où la porte de l'ascenseur laissait sortir un vieil ami. Dumont s'avança vers lui tandis que Gibbs le saluait.
« Qu'est-ce que tu fais ? » Demanda Dumont en s'approchant.
« Je cherche ! » Dit simplement Gibbs.
« Tu veux de l'aide ? »
Gibbs refusa gentiment, puis après quelques minutes, poussa un grand soupir. Finalement, il accepta, ce qui lui valut une tape amicale de la part de Dumont qui affichait un grand sourire. Comme s'il savait que Gibbs finirait par céder, il sortit un dossier de la poche intérieure de sa veste et le tendit à Gibbs.
« J'ai pensé que ça pourrait t'intéresser ! »
Avec un air interrogateur, Gibbs saisit le dossier et l'ouvrit en haussant les sourcils. Après quelques minutes, son visage s'illumina et une lumière parut renaître dans ses yeux.
« On l'a retrouvé ! » Finit par dire Dumont.
Fin du flash-back

Gibbs arriva, enfin, dans le labo de Abby qui comme toujours était habillée en gothique avec des couettes.
« Il parait que tu as quelque chose pour moi, Abby ? »
« J'ai toujours quelque chose pour toi ! » Dit Abby avec un grand sourire, puis elle se lança dans des explications, qui pour Gibbs ne voulaient rien dire, tout en agitant les mains dans tous les sens.
« Abby ! Va droit au but ! »
« J'ai retracé l'appel mystérieux que tu as reçu et j'ai découvert qu'il a été lancé depuis la cabine téléphonique juste en face du NCIS. Ton interlocuteur était à 500 mètres tout au plus de toi quand il t'a téléphoné. C'est trop cool, tu ne trouves pas ? »
Mais Gibbs ne l'écoutait plus, il ne pensait plus qu'à une seule chose : Dumont n'était pas loin est la situation devenait de plus en plus dangereuse.