Coucou, ô chers lecteurs, aussi peu nombreux soyez vous!... xD
Milles excuses pour le temps qu'il aura fallu avant de mettre la fic à jour, surtout que nombreux chapitres ont été écrits depuis la dernière édition… Alors voilà, tous d'une traite, les chapitres VIII à XV. :)
Merci à ceux qui nous lisent, et qui ont pris le temps d'écrire un review… Ça fait toujours énormément plaisir, et surtout pris en compte.
Ceci étant dit...je vous invite, une fois de plus, à jeter un oeil à notre forum régulièrement mis à jours...où les chapitres sont postés en premier, et où, je crois qu'il n'est pas mauvais de le préciser, la présentation est on ne peut plus agréable. ;)
De plus, si vous voulez communiquer avec nous, voici une adresse qui pourrait vous être utile, et ainsi, cela devrait faciliter la communication.
('rokuseru' sur h0tMa1L.c0m) . Excusez la censure, le terme réel est interdit :(
Voici donc le chapitre VIII! Enjoy. :3
チョウ-たん ト シャマンミモ。
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Chapitre VIII
Vous constaterez, à mesure que mon récit progressera, que j'ai un don effarant de me mettre dans le pétrin : trop souvent au mauvais endroit au mauvais moment - une véritable farce. Je sais, c'est pathétique, mais vous devrez vous y faire. Quel effort cela vous demande-t-il, après tout? Vous tenez tant à moi... N'est-ce pas?...
Parce que mon histoire est réaliste - en comparaison à d'autres, du moins, et que, puisque ce n'est pas que de la banale fiction, il nous arrive à nous, qui faisons partie d'une histoire vraie, d'aller à la salle de toilette - voilà donc où nous nous trouvions. Le hic : une magnifique créature du nom de Vexen nous y tenait cernés, planté devant la seule sortie. Il nous observait, les mains sur les hanches dans l'espoir fou de donner un peu plus de crédibilité à son air sévère, j'imagine et semblait attendre une explication quelle qu'elle soit. J'ai alors fait mes adieux à ma seule chance d'évasion.
"Voilà donc ce qui vous amuse tant", a fait remarqué Vexen, constatant le dégât, par terre.
Demyx a poussé une longue plainte, plus terrifié que déstabilisé. Retenez que dans de telles circonstances, il faut vite agir et penser intelligemment. J'ai donc rapidement évalué la situation : je me trouvais dans une pièce quasi-inondée dont la seule issue était l'ouverture que bloquait Vexen. Ensuite, mon seul allié ne pouvait m'être d'aucune utilité étant donné que je m'attendais à le retrouver évanoui dans les minutes à venir. Mis à part deux jeunes individus pour l'instant impuissants, il y avait dans cette salle de toilette des cabines, des cuvettes, un lavabo et un miroir ; je ne pouvais donc pas faire grande chose avec de l'eau, sinon l'ébouillanter ou encore lui trancher la gorge à l'aide d'un morceau de la glace - ce que je tenais à éviter puisqu'un meurtre ne me serait d'aucun atout et que de toute façon, je n'en aurais jamais trouvé le courage.
J'ai finalement jeté un oeil d'abord à mon scientifique favori, puis j'ai regardé derrière lui : Xaldin n'était pas dans mon champ de vision alors j'en ai déduit qu'il n'était plus dans les parages. Le plancher de la pièce, recouvert d'eau, me semblait être fait de céramique ou d'un matériau semblable, soit plutôt solide ; il était donc préférable de ne pas faire usage de violence à l'aide d'une dalle de céramique, au risque de lui défoncer le crâne. Pas que je n'en avais pas envie, vous comprenez. De plus, la porte de la pièce s'ouvrait vers l'extérieur, alors je n'y avais aucun accès et ne pouvais la refermer de l'intérieur de la pièce pour m'y barricader - ce qui, de toute façon, n'aurait été bien sage de ma part. Enfin, il y avait juste en face de moi, de l'autre côté du corridor, cette chaise que j'avais aperçu un instant plus tôt. Hélas, tout cela n'avantageait pas tellement ma situation.
Sauf si...
Soudain, je me suis replié sur moi-même, adoptant la posture de quelqu'un qui aurait particulièrement mal au ventre. Pour rendre la chose un peu plus spectaculaire, je me suis jeté à genoux par terre, malgré l'eau sur le sol, tout en imitant un cri de douleur. Vexen a tout de suite mordu à l'hameçon - Demyx aussi, en fait - et s'est approché de moi, s'inclinant à mon niveau.
"Numéro huit, qu'est-ce qui t'arrive?" s'est-il affolé sans trop élever la voix, s'efforçant tout de même de démontrer qu'il avait la situation, je l'avoue ; reste qu'il était dégoûtant.
Mise à part ma maladresse, il faut m'accorder une chose : je suis drôlement malin - dans les deux sens du terme. Règle première : en cas de détresse, profiter de la moindre occasion se présentant pour sauver sa peau. C'est ce que j'ai fait ; avec une étonnante agilité, je suis parvenu à me faufiler sur son côté pour ensuite me relever, me retourner et le pousser dans la salle de toilette de toutes mes forces. Cette inutile brusquerie a malgré tout eu l'effet escompté : il a trébuché et s'est écrasé en plein milieu de la pièce, face contre le sol, aux pieds d'un Demyx scandalisé à l'image de Vexen qui gisait dans la flaque d'eau. Moi-même ébranlé par la vue qui m'était offerte, je me suis empressé de refermer la porte, non sans regret du fait que je n'aurais pas l'opportunité de me payer leur tête - sans toutefois penser à éviter de la claquer, fidèle à ma mauvaise habitude. Finalement, j'ai saisi la chaise d'en face et j'ai bloqué la porte, laissant derrière moi un Vexen plutôt contrarié et un Demyx en pleine crise d'hystérie qui, tous deux, frappaient à grands coups dans la porte.
Victorieux, je n'ai malheureusement pris le temps de savourer cet instant de gloire et j'ai pris la fuite dans la direction opposée à la bibliothèque et au grand escalier, puisque le fait de regagner le hall me serait plutôt risqué. Petit embarras : je ne resterais pas incognito bien longtemps vu leur agitation. Il me fallait donc faire vite et trouver refuge plus loin, sinon espérer tomber sur un autre chemin qui me conduirait à l'extérieur de cette maison de fous.
J'ignorais où je m'en allais et ne savais non plus si j'allais trouver une autre issue sans me faire surprendre, mais j'ai cru que ça ne pouvait être pire que de rester planté devant Vexen en imitant le cri de mort de Demyx - qui, le pauvre, s'attendait sans doute à ce qu'on le torture sans merci. Seulement, c'est ma nature individualiste qui m'a permis d'échapper temporairement, hélas à cet ignoble Vexen, alors j'ai passé par-dessus ma conscience et j'ai laissé Demyx derrière, me faisant la fausse promesse de revenir le chercher si je trouvais une quelconque porte de sortie. Vous prenez Demyx en pitié? Et puis quoi encore? Vous ne pensez pas plutôt à moi, pauvre gamin en quête de liberté que j'étais, laissé à lui-même et dépendant seulement et uniquement de son courage et ses espoirs démesurés? Ah, ce que vous êtes durs sur votre jugement! Vous n'êtes bel et bien que des humains.
J'avais enfin trouvé moyen de me débarrasser de Demyx, c'est vrai ; néanmoins, je dois admettre que d'agir en solo, surtout quand la situation était loin d'être sous mon contrôle entre autres parce que j'aurais d'ici peu plusieurs individus à mes trousses et que je ne connaissais aucunement les lieux - tout cela m'effrayait. Sans parler du fait que j'étais de moins en moins convaincu, à mesure que je progressais aléatoirement dans les corridors vides et tous identiques - pour ne pas dire que je me croyais dans un labyrinthe - que je trouverais moyen de m'échapper. Cependant, je n'ai jamais été du genre à baisser les bras à la moindre résistance ; si je me trouvais ce jour-là dans une impasse, peut-être allais-je avoir à nouveau l'occasion de faire une tentative d'évasion...
...Ah, si seulement c'était si facile. Enfin.
Après un bon quart d'heure de course sans qu'on m'ait repéré, je me suis arrêté pour reprendre mon souffle, nerveux. Je me trouvais au beau milieu d'une nouvelle allée, bien que semblable à toutes les autres que je venais de traverser, pour finalement constater qu'au bout de cette dernière se trouvait un escalier qui menait visiblement à un étage inférieur. Sur le coup, je me suis découragé. Combien d'étages y avait-il ainsi? À ce rythme-là, il me faudrait des heures afin de déboucher sur une sortie!
Seulement voilà : je n'avais d'autre choix. Puisque c'était tout ce qu'il me restait, alors autant tenter ma chance.
