CE N'EST QU'UN AU REVOIR...

...Say your last goodbye


Acte 1, Chapitre 4, Partie II

...I said brother, you know, you know / Where are we now ?

It's a long road we've been walking on / I've got to let you know

Brother, you know it is, you know it is / A house still doesn't make a home

Such a long road we've been walking on / Don't leave me here alone...

Il existait certaines vérités qui ne valaient pas la peine d'être entendue, d'autres qui, quand elles étaient dites, faisaient plus de mal aux personnes qu'autres choses. Celle- devait sûrement faire partie à ce dernier groupe sans échapper à la règle.

Il y avait des fois où Michael espérait secrètement que son cerveau ne fonctionnerait pas correctement. Ces moments-là, où il aurait préféré ne pas pouvoir comprendre ce qui avait été dit, plutôt que de le saisir et de confronter ainsi la dure vérité. Malheureusement, c'étaient dans ces moments-là que son esprit parvenait le mieux à interpréter une information, étrangement. En l'occurrence, cette information en cet instant précis.

Maman n'a jamais eu d'assurance-vie, IL m'a menti, se répétait-il incessamment dans l'esprit.

Bien qu'il savait d'ors et déjà ce que cette information avait pour impact, il demanda tout de même d'une voix toujours aussi faible :

« Tu veux dire que… »

Le jeune homme s'interrompit lorsqu'il vit qu'IL s'était rassis et se tenait à présent la tête dans les mains. Il L'entendait chuchoter une phrase continuellement. En tendant un peu plus l'oreille, il réussit à entendre : « Je n'aurais pas du dire ça… Je n'aurais pas du dire ça… Je n'aurais pas du dire ça… ».

Mais il ne LUI laissa pas le temps de s'apitoyer davantage sur SON sort. Il voulait savoir et surtout comprendre. Avoir peut-être la confirmation de cette vérité qu'il refusait d'accepter et qu'il, contre toute attente, craignait.

« Tu veux dire que tout cet argent, les 90000 dollars, ce qui m'a permis toutes ces études, ce qui m'a permis d'acheter mon loft, ce qui m'a permis d'avoir ce job… Ca venait de toi ? »

« Laisse tomber ce que j'ai dit, Michael, » grogna-t-IL alors.

Cette réponse ne satisfit pas le dénommé.

« Quoi ? » commença-t-il à s'énerver en se levant brusquement de sa chaise. « Tu veux que je laisse tomber ? C'est la meilleure ! Je viens d'entendre de ta bouche que tu m'as menti à propos de l'assurance-vie de Maman. Que veux-tu que je fasse, à ton avis ? »

« Laisse tomber ! » répéta-t-IL, la tête toujours dans les mains.

« C'est de ma faute, c'est ça ? » annonça Michael, une pointe de désespoir dans la voix. « Tu vas mourir à cause de ces 90000 dollars ? A cause de moi ? »

IL se leva de nouveau et entreprit à le secouer par les bras.

« Ne dis jamais ça ! » lui cria-t-IL. « Ce n'est pas à cause de toi, ce sont mes choix, pas les tiens. En aucun cas, ce n'est de ta faute ! »

« Je n'aurais jamais du te laisser faire, » murmura Michael. « Je ne le méritais pas. Pour tout ce que je t'ai fais, je ne méritais pas que tu fasses ça pour moi. »

Il sentait le désespoir l'accabler de part en part, telle une araignée tissant sa toile autour de sa proie. IL le secoua de nouveau comme pour le débarrasser de ses mauvaises pensées.

« J'ai fais ça parce que je tenais à toi, et crois-moi tu le méritais, » affirma-t-IL avec fermeté. « Et tu le mérites toujours. »

Michael n'osait pas rencontrer SON regard. SES prunelles bleues si semblables aux siennes et pourtant si différentes en même temps.

Une révélation se dévoila alors sous ses yeux. Une révélation qu'il avant tant de fois réfuté sans vouloir chercher plus, ces trois dernières années, mais qui n'en avait plus aucune raison de l'être. A présent.

« Tu es innocent ? » demanda-t-il d'une voix faible.

C'était plus une affirmation qu'une question, au fond. A cette phrase, il sentit SES yeux se poser sur lui, et il les posa à son tour sur lui, un air déterminé sur le visage. Les expressions de SON visage passèrent de l'impassibilité à la surprise, pour finir par s'assombrir.

« Oui, je suis innocent, Michael. Je n'ai jamais tué Steadman, je te le jure. »

Le jeune ingénieur sentit les larmes lui monter aux yeux, mais les retint avec force. Sans savoir pourquoi, il savait qu'IL lui disait la vérité. Il n'y avait pas besoin de justification. Il le savait simplement au plus profond de son être, et peut-être l'avait-il su depuis le début sans vouloir l'accepter…

Ne se contrôlant pas, Michael se mit à L'étreindre de ses deux bras. IL ne réagit pas tout de suite, mais dès qu'IL le pu, IL l'étreignit lui aussi.

Il renifla bruyamment, puis dit doucement :

« J'aurais du te faire sortir d'ici. »

« Ne dis pas de bêtises, » le reprit-IL. « Comment aurais-tu pu me faire sortir d'ici ? C'est impossible, même si tu es la personne la plus futée que j'ai jamais connu. »

Michael ne dit rien. Il savait qu'il aurait pu LE faire sortir d'ici, mais il ne l'avait pas fait, et il s'en voulait pour ça. Il s'en voulait pour avoir eu un tel comportement avec LUI.

« Je veux que tu m'écoutes. Quand je ne serais plus là. Je veux que tu t'occupes de LJ pour moi. Tu es son oncle, et je te donne la responsabilité que je n'ai jamais réussi à tenir. »

Le jeune homme allait protester, mais IL ne lui en laissa pas le temps.

« Attends ! Je veux aussi que tu prennes soin de toi. Que tu continues à vivre normalement après ma mort. Vis ta vie sans jamais te retourner. Je te connais Mike, si je n'avais pas été là après la mort de maman, tu te serais sûrement laisser mourir. »

Michael ne relâcha pas pour autant son étreinte sur LUI à l'entente de cette phrase. Au contraire, il s'accrochait à LUI tel un désespéré le ferait à une bouée de sauvetage au beau milieu d'un océan de crainte et surtout d'inconnu. Pourtant, il savait qu'IL avait raison, s'IL n'avait pas été là à ce moment , il n'aurait pas eu SON soutien. Ce soutien qui l'avait aidé à surmonter cette difficile épreuve. Et il avait réussi à la surmonter, grâce à LUI. Mais, cette fois-ci serait une tout autre affaire.

Cette fois, il serait seul.

Cette fois, il devrait affronter ce mur infranchissable seul.

Car cette fois, IL allait mourir. Ce soir.

Rien que ces pensées firent s'écrouler un peu plus le monde qu'il s'était éfforcé de construire après tant d'années.

« Je ne vais pas y arriver, » dit-il alors d'une voix étranglée, le visage enfoui au creux de SON épaule.

Quelques larmes commencèrent à perler sur ses joues, mais Michael n'y accordait aucune importance. Il n'avait tout simplement plus la force de les retenir, c'était au dessus de tout ce qu'il pouvait endurer.

« Tu n'es pas obligé d'assister à- Tu n'es pas obligé de voir ça, » L'entendit-il alors dire dans son dos. « Si tu ne veux pas le faire, je comprendrais… je ne veux pas t'obliger à me voir pour ça. »

A l'entente de cette phrase, Michael effaça rageusement ses larmes de son visage, puis se redressa et LE regarda droit dans les yeux, sans le lâcher néanmoins des bras.

« Tu veux rire. Tu ne m'obliges en rien du tout, » dit-il d'une voix toujours enrouée. « Tu n'as pas à être seul pour ça. Je ne vais pas te laisser seul ici, je n'en ai pas le droit. Je ne te laisserai pas seul… »

Il L'étreignit de nouveau, un peu plus fort que précédemment toutefois, à la recherche de cette étreinte réconfortante et fraternelle qui l'avait manquée pendant tant d'années perdues qu'il regrettait douloureusement à présent.

Le fait de penser à ces années perdues lui fit monter d'autres larmes à ses prunelles bleues. Amères, cette fois-ci. C'était de sa faute, s'IL en était là. Tout était de sa faute.

« C'est de ma faute si tu es là, » déclara Michael d'un ton dur.

Le jeune ingénieur sentit une tape dans son dos.

« Hé ! On en a déjà parlé ! Ce n'est pas de ta faute. Je ne veux pas que tu vives avec ça dans la conscience quand je ne serais plus là. Tu m'entends ? Je te l'interdis ! Je veux que tu vives ta vie sans penser à moi. »

Michael ne répondit pas. Un silence s'installa de nouveau jusqu'à ce qu'IL ne l'interrompe :

« Tu aimes le docteur Tancredi ? »

Surpris par ce brusque changement de sujet, Michael ne répondit pas tout de suite, même si il sentait déjà ses joues s'empourprer légèrement sans en savoir cependant la raison.

« Quoi ? » fut tout ce qu'il trouva à dire.

« Le docteur Tancredi, » répéta-t-IL d'un ton où il commençait clairement à y déceler de l'amusement. Il n'aimait pas ça.

« De quoi tu parles ? » continua-t-il.

« Sara, » finit-IL par dire d'une voix exaspérée. « Sara. Tu aimes Sara, c'est ça ? »

Michael sentit son visage s'enflammer de plus en plus à SA question. Il ne savait pas vraiment pourquoi il se comportait ainsi ou plutôt pourquoi sa tête réagissait ainsi.

« Je ne vois pas du tout de quoi tu parles, » feignit-il de dire.

Ce fut à SON tour de se redresser pour le regarder en face. IL avait une expression vaguement amusée sur le visage.

« Oh allez, arrête ton cinéma, Mike ! Je te connais bien, tu sais, je suis ton frère. »

« Je ne vois pas du tout de quoi tu parles, » répéta-t-il d'une même voix, pourtant la chaleur qu'il ressentait à ses joues prouvait le contraire.

« Bon, puisque tu le prends comme ça. »

Sans que le jeune homme ne puisse réagir, IL le prit par le cou et lui ébouriffa ses cheveux courts avec force. Michael se débattit pour essayer de le faire lâcher mais ne parvint pas tellement à grand-chose. Pas étonnant. IL avait toujours été celui qui se battait. Lui était plutôt cérébrale.

« Linc ! Lâche-moi ! » se mit il à crier avec protestation.

« Pas avant que tu me répondes. »

« Comment veux-tu que je te répondes si tu m'étouffes comme un cinglé ?! Lâche-moi, bon sang ! »

Il LE sentit alors le lâcher. Puis, pendant un moment, Michael se massa le cou en grimaçant alors qu'IL le regardait toujours de SON air amusé.

« T'es vraiment cinglé, » rajouta le jeune ingénieur en secouant la tête.

IL croisa les bras d'un air impatient.

« J'attends toujours ma réponse. »

« Quelle réponse veux-tu de moi ? » répondit Michael, mi-agacé mi-exaspéré par SON comportement. « Je l'ai juste croisée tout à l'heure. On a discuté un peu, elle m'a donné TA grue et puis c'est tout. Comment veux-tu que je m'attache à quelqu'un en seulement quelques minutes ? »

Il LE regarda hausser les épaules.

« Oh, je ne sais pas. Parfois, il existe des personnes avec qui on tisse très vite des liens. C'est tout simplement naturel. »

« Ah oui ? Ca peut-être vrai, mais je me demande tout de même d'où tu sors ces insinuations… » marmonna-t-il. « S-le docteur Tancredi et moi ? Mauvaise idée. »

Pourtant, son for intérieur criait le contraire.

« Vraiment ? » demanda-t-IL de SON ton toujours amusé. « Tu l'as appelée par son prénom tout à l'heure, et je me demande si je n'ai pas entendu l'esquisse d'un S sortir il y a juste un instant de ta bouche. »

« Je t'en pris, Linc. Ce n'est pas parce que je l'ai appelée par son prénom que je suis amoureux d'elle. Ais un peu de jugeote. »

« Tu as rougis quand j'ai parlé d'elle, » continua-t-IL.

Michael ne su quoi répondre à cette phrase. C'était vrai, il avait rougit, mais cela ne voulait absolument pas dire qu'il avait des sentiments pour la jeune femme. Il soupira mentalement. Il n'avait jamais été doué pour ce qui était d'analyser ses propres sentiments. Aujourd'hui n'allait pas changer.

« C'est une très belle femme, tu sais, » dit-IL alors plus calmement. « Si elle te plaît, alors fonce. »

Le jeune homme eut un léger rire.

« Je ne crois pas que je vais écouter un conseil amoureux venant de ta part, » déclara-t-il légèrement moqueur.

IL lui mit un poing sur l'épaule.

« Hey ! On ne parle pas de moi là ! » protesta-t-IL d'un air faussement offusqué.

Pour toute réponse, Michael LE prit de nouveau dans ses bras, des larmes de nouveau aux yeux. Mais étrangement, ce n'était pas des larmes de tristesse, c'était des larmes de joie. De la joie de retrouver un de ces moments qui l'avaient tant manqués.

Il n'avait de mot à dire. Il n'y en avait pas besoin. L'étreinte fraternelle qu'il partageait avec LUI disait déjà tellement beaucoup plus à ses yeux.

Une chanson traînait curieusement dans sa tête.

Let me take some of the punches / ...Laisse-moi encaisser certains coups

For you tonight / Pour toi ce soir

Listen to me now / Ecoute-moi maintenant

I need to let you know / J'ai besoin de te le faire savoir

You don't have to go it alone / Tu n'as pas à supporter ça tout seul

And it's you when I look in the mirror / Et c'est toi quand je me regarde dans le mirroir

And it's you when I don't pick up the phone / Et c'est toi quand je ne décroche pas le téléphone

Sometimes you can't make it on your own... / Parfois tu ne peux pas y arriver seul...

« Tu n'aurais pas bu pas hasard ? » demanda-t-IL d'une voix rieuse.

Michael sortit de ses songes.

« Pardon ? »

« J'ai dit, tu n'aurais pas bu un peu par hasard ? » ajouta-t-IL.

Le jeune homme trouvait cette question totalement hors de contexte, mais venant de LUI, tout était extravagant. Il réfléchit toutefois à sa question. Il était vrai qu'il avait bu un ou deux verres avant de se préparer pour aller à Fox River. Il ne savait d'ailleurs pas pourquoi s'était-il autoriser cette folie. Sûrement toute cette pression.

« Oui, un ou deux verres, pourquoi cette question ? »

« Je ne sais pas... D'habitude, tu ne me manifestes pas autant d'affection... » déclara-t-IL en plaisantant.

A cette phrase, Michael lui mit une tape dans le dos et se redressa avec une expression affligée. IL s'apprêtait à dire quelque chose lorsque la porte s'ouvrit soudainement sur un homme assez âgé en costume cravate. Le jeune homme en déduit que ce devait être le directeur de la prison. Il se souvenait même avoir vu sa photo dans un ancien journal.

« C'est l'heure, » annonça le vieil homme regardant en leur direction.

Michael LUI lança un regard inquiet. IL avait repris une expression neutre, mais SES yeux semblaient vouloir le réconforter. Ils furent alors conduits dans les dédales de la prison vers le sinistre couloir de la mort, en compagnie de nombreux gardiens. Le jeune homme ressentait énormément d'appréhension en traversant ces couloirs. De l'appréhension, du désespoir et un sentiment de protestation envers SON innocence.

Une fois arrivés devant le couloir de la mort, Michael aperçut de nouveau Sara qui lui adressa un discret signe d'encouragement auquel il répondit brièvement.

Ce fut à ce moment-là qu'un autre gardien vint à la rencontre du directeur. Il lui chuchota quelque chose à l'oreille et lui passa un téléphone. Le directeur resta pendant quelques secondes silencieux avant de dire « Je comprends monsieur le Gouverneur, bonne soirée. »

Une bouffée d'espoir envahit alors Michael. Il savait que le Gouverneur Tancredi avait le pouvoir d'annuler cette exécution. Il essaya de LUI jeter un regard confiant.

L'homme âgé raccrocha le combiné, puis dit : « Le Gouverneur a téléphoné… Et il ne vous accorde pas sa clémence. Je suis vraiment désolé. Continuons. »

Michael sentit ses poumons expirer de l'air sans savoir qu'il avait retenu sa respiration. Le désespoir vint de nouveau l'emmailloter jusqu'au plus profond de son âme. Il se sentait de plus en plus faible.

Ils s'arrêtèrent une nouvelle fois devant une porte. Cette fois-ci, le gardien Bellick annonça de sa voix toujours aussi méprisante :

« C'est la limite. Mr Scofield, vous allez être emmené dans une autre salle pour voir l'exécution. »

Tout se passa alors ensuite comme dans un rêve. Il ne su comment il s'était trouvé de nouveau dans l'étreinte de son frère. Car oui, IL était son frère. Un frère. Un frère qui allait mourir par sa faute. Un frère dont il aurait espéré et souhaité tellement mieux connaître.

Il l'étreignit d'une étreinte fraternelle. La dernière. La toute dernière.

I've got to let you know / Il faut que je te dise

A house still doesn't make a home / Qu'une maison ne fait pas forcément un foyer

Don't leave me here alone... / Ne me laisse pas seul ici…

Encore une fois, il n'y avait pas besoin de mots pour s'exprimer.

Michael laissa échapper quelques sanglots étouffés avant de relâcher son étreinte avec regret.

...And it's you when I look in the mirror / …Et c'est toi quand je me regarde dans le miroir

And it's you that makes it hard to let go / Et c'est toi qui fait que c'est si dur de partir

Sometimes you can't make it on your own... / Parfois tu ne peux pas y arriver seul...

Il lança une dernière fois un regard à son frère avant de se faire reconduire vers une autre pièce remplie de chaises, puis il s'assit au premier rang. Un rideau noir cachait la fenêtre qui permettait d'apercevoir la fameuse chaise électrique. D'autres personnes s'asseyaient derrière lui. Sûrement des journalistes, mais il ne leur accorda aucune attention.

Une sorte de pression palpable s'exerçait sur lui alors qu'il regardait l'étoffe noire dans l'espoir de la voir disparaître. Lorsque cette dernière s'effaça, le jeune homme relâcha sa respiration une nouvelle fois.

Puis, il LE vit. Son frère. Sa moitié d'âme. Attachée à la chaise.

A cette vue, Michael sentit de nouveau les larmes lui monter aux yeux. Il ferma un instant les yeux, refusant d'accepter cette difficile réalité.

Quand il les rouvrit, il L'aperçut dire quelque chose sans entendre ce qu'il disait. Il aurait voulu casser la vitre pour tout arrêter, mais il ne pouvait tout simplement pas.

Il murmura alors tout doucement, tout en sachant qu'IL ne l'entendrait pas :

« Je suis désolé. »

Un murmure,

Une plainte,

Le vent,

Puis le noir complet.

To be continued...


Pour information, les paroles viennent de deux chansons : Orange sky by Alexi Murdoch et Sometimes you can't make it on your own by U2.

Une review fait toujours plaisir ;)) et c'est le seul salaire des auteurs (mdr).