Chapitre 2 : Le chemin de Traverse
Commence quand Harry se réveille au chaudron baveur, dans « Le prisonnier d'Azkaban », chapitre 4.
Harry se réveilla dans sa chambre du chaudron baveur, le dernier jour des vacances d'été, un peu déçu de ne pas encore avoir vu Ginny, mais heureux de savoir qu'il la verrait au moins le lendemain dans le Poudlard Express. Il se rappela aussi que Ron et Hermione lui manquaient, mais sa petite amie lui manquait plus. Il n'avait eu de nouvelle de personne depuis son arrivée à bord du magicobus quelques semaines auparavant, et il se demandait comment elle, heu ils, allaient. Il savait que les Weasley étaient en Égypte, mais ils devaient être revenus à la maison maintenant. Il savaient qu'ils ne voudraient pas faire manquer le début des cours à leurs enfants pour des vacances. Il avait apprécié ces dernières semaines de liberté, mais il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il les aurait encore plus appréciées si Ginny avait été avec lui. Souriant, il se tourna vers une pile de lettres sur la table de nuit près de son lit et attrapa la première pour la relire pour la millionième fois.
« Cher Harry,
Salut, Harry ! Comment vas-tu ? J'espère que les Dursley t'autorisent au moins à utiliser Hedwige !
Ma famille m'a vu t'embrasser à la gare hier, et a immédiatement commencé à me poser des questions à ce sujet. Mes parents semblent heureux de ce fait. Percy a commencé à dire que je me comportais 'mal', jusqu'à ce que je lui rappelle que je les avait aperçu avec Pénélope, et que je le menace d'en parler à nos parents. Celui lui a immédiatement fermé sa grande bouche ! Les jumeaux ont commencé à me harceler à ce sujet, et, malheureusement, je n'ai rien pour les faire chanter, POUR L'INSTANT. Pour tout dire, tout est normal ici. C'est mieux que d'être prise en pitié pour ce qui est arrivé.
J'ai eu un autre cauchemar la nuit dernière. J'ai rêvé que les Dursley t'avaient enfermé, disant que tu n'avais pas le droit de vivre, et que tu ne reviendrais pas à l'école. Tu me manques vraiment ! J'aimerais que tu puisse venir chez nous cet été.
Réponds-moi vite !
Je t'aime,
Ginny. »
C'était la première lettre qu'il avait reçu d'elle, quelques jours après être revenu à la maison. Il pensait qu'Errol s'était perdu en chemin. Il avait envoyé sa réponse avec Hedwige, demandant à Ginny de l'utiliser pour répondre, et renvoyé Errol sans rien. Il avait beaucoup correspondu avec elle pendant tout l'été. Elle lui avait raconté ses journées, se glissant pour prendre les balais de ses frères pour s'entraîner à voler, allant se baigner proche, et tout ce qui se passait au Terrier. Il lui répondait sur comment ses journées avec les Dursley se passaient. Ses lettres à elle le rendaient heureux, mais il craignait que les siennes ne la rendent triste. Il en avait parlé dans sa quatrième lettre, à quoi elle avait répondu : « Ça me fait plaisir de savoir que mes lettres te rendent un peu heureux. Ça me rend aussi heureuse que tu veuilles bien me raconter comment les Dursley te traitent, et que tu partages ce que tu ressens avec moi. N'essaie même pas de commencer à me dire ce que tu crois que je voudrais que tu me dises ! Ce que je veux entendre de toi, c'est la vérité ! » Après ça, il décida de continuer à lui dire la vérité. Il avait été heureux de découvrir que les Weasley avaient gagné le grand prix des Gallions, mais il ne pensait pas que ce soit une bonne idée pour eux de dépenser tout l'argent pour des vacances, plutôt que d'acheter des choses dont ils avaient besoin, comme des nouveaux vêtements, des livres, etc. M Weasley aurait peut-être même pu acheter une nouvelle voiture. Harry, lui avait évité de dépenser tout son argent. Néanmoins, il gardait ces pensées pour lui, et espérait qu'ils avaient fait un bon voyage. Pour son anniversaire, il avait reçu des cadeaux de Hagrid (le livre mordeur), Hermione (le kit d'entretien pour balais), Ron (un scrutoscope de poche), et Ginny. Elle lui avait envoyé une photo encadrée d'elle en robe. A chaque fois qu'il la regardait, elle souriait, clignait de l'oeil, ou lui envoyait des baisers. En bas du cadre argenté, les mots « Je t'aime ! » étaient écris en grosses lettres dorées. La carte qu'elle avait envoyée disait : « J'espère que tu ne trouves pas ça nul ou stupide, mais je voulais être la première personne à te dire que je t'aime, et je ne veux pas que tu l'oublies ! ». Elle l'avait ému, et il le lui avait dit dans sa réponse, en même temps qu'il lui disait qu'il l'aimait aussi. Ils avaient continué à s'écrire jusqu'à ce que la tante Marge arrive, et qu'il avait envoyé Hedwige en sécurité chez les Weasley. Quand Hedwige était arrivée au chaudron baveur sans message, il avait été surpris. Il ne savait pas vraiment s'il pouvait envoyer Hedwige, sachant qu'il n'était pas autorisé à quitter le chemin de Traverse, et donc, il n'avait pas envoyé de lettre à Ginny. Il espérait qu'elle ne serait pas furieuse contre lui. Il reposa la lettre, et prit la photo qu'elle lui avait envoyé, et sourit pendant plusieurs minutes avant de quitter son lit pour attaquer une nouvelle journée. Il se leva, s'habilla, alla jeter un dernier coup d'oeil à l'éclair de feu, et était en train de se demander où il allait manger quand quelqu'un cria son nom et qu'il se retourna.
« Harry, HARRY ! »
Ils étaient là, tous les trois, assis à la terrasse de Florian Fortarome, Ron et Ginny semblant couverts de tâches de rousseur, Hermione très bronzée, et les trois lui faisant de grands signes.
Après avoir discuté de ce qui s'était passé avec la tante Marge, que Ron et Ginny trouvaient très amusant alors qu'Hermione semblait désapprouver, Harry leur demanda si ils avaient tout ce qu'ils voulaient. Quand Hermione signala qu'elle voulait un hibou, et que Ron avait besoin de faire ausculter Croutard, Harry vit une opportunité. Il les amena vers la boutique des créatures magiques, et dit que Ginny et lui les retrouveraient plus tard. Ginny rougit, Hermione sourit, et Ron roula des yeux.
Après que Hermione ait entraîné Ron, Harry prit Ginny dans ses bras, l'embrassa et dit : « Tu m'as tellement manqué ! »
« Oui, tu m'as manqué aussi ! », dit-elle en le regardant droit dans les yeux.
« Bien, bien », dit une voix familière et haïe depuis l'autre coté de la rue. Ils se séparèrent, et Harry se retourna pour voir un grand garçon maigre entouré de ses deux gorilles.
« Qu'est-ce que tu veux, Malefoy ? » cria Harry pendant que Drago Malefoy s'approchait.
« Tu devrais faire plus attention, Potter, embrasser la maîtresse du Seigneur des Ténèbres comme ça », dit Malefoy avec un ricanement.
Pendant qu'il prenait sa baguette, Harry, qui avait un air de pure haine sur le visage, se mit devant Ginny et cria : « Comme OSE-tu l'appeler comme ça ! »
Drago sourit et dit : « Je suppose que le stupide fils d'une sang-de-bourbe ne peux pas le comprendre, mais le Seigneur des Ténèbres n'aime pas perdre ce qu'il... Possède. Et moi non plus ! »
Harry savait que ce que Drago « possédait », c'était Dobby, et ne se souciait pas de ce que Malefoy en disait. Mais il avait juste dit que Voldemort possédait Ginny. Drago allait payer pour ça ! Harry leva sa baguette, et se préparait à effacer d'un maléfice le sourire du visage de Drago, quand Ginny lui chuchota de derrière : « Tu as déjà des ennuis, laisse-moi m'en occuper. » Harry baissa sa baguette et vit Drago sourire une fraction de seconde avant le début du maléfice. Le visage de Malefoy commença à s'agrandir, ses yeux sortirent de sa tête, sa bouche s'étira jusqu'à devenir trop étroite pour parler – il était en train de gonfler comme un ballon monstrueux, son estomac sortant de sa ceinture, chacun de ses doigts gonflant comme un saucisson.
« MALEFOY ! » hurlèrent Crabbe et Goyle comme le corps de Drago commençait à s'envoler. Crabbe et Goyle se regardèrent, puis les baguettes de Harry et Ginny, et s'enfuirent en courant.
Harry resta choqué un moment, puis explosa de rire. Ginny dit alors : « Harry, allons-y », et elle l'attrapa par le bras pour l'entraîner vers la ménagerie magique où Ron et Hermione étaient allés.
« J'espère que tu n'auras pas trop de problèmes pour ça », dit Harry, qui riait encore.
« Ce ne sera clairement pas aussi grave que de la magie devant des moldus. En plus, tu penses que Drago admettra s'être fait rabaisser de cette manière par une fille plus jeune que lui ? » Dit Ginny avec un petit rire de gorge.
« Je t'aime, Ginny », dit Harry avec un air sérieux dans les yeux.
« Je t'aime aussi », répondit Ginny en mettant ses mains dans celles de Harry.
« Et comment as-tu appris à faire ça ? » Demanda Harry.
« Hé bien, après avoir entendu que tu l'avais fait, j'ai trouvé ça si drôle que j'ai cherché à apprendre le sort. Je mourrais d'envie de l'essayer, en plus ! »
« Je pense qu'il faudra que tu remercies Drago, si il redescend un jour », dit Harry, en montrant le personnage flottant de plus en plus haut dans le ciel comme un ballon gonflé à l'hélium.
« C'est Malefoy là-haut ? » Demanda la voix de Ron derrière eux. Il se massait la tête.
« Oui, c'est bien lui ! », dit Harry en riant. « Je me demande ce qui s'est passé. Ginny et moi avions une conversations agréable avec lui quand il a commencé à s'éloigner en flottant. Je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé ! »
Ron rit : « Je sais que c'est drôle, et même très drôle, et je suis sur qu'il l'avait mérité, mais tu ne devrais pas chercher les problèmes... ainsi. » Il explosa alors de rire.
Harry dit : « Honnêtement, ce n'est pas moi, Ron ! »
« Qui, alors ? »
« Moi », se vanta Ginny. « Il l'avait mérité, et je ne regrette pas ! Il a dit que j'étais... Que j'étais » Ginny baissa alors les yeux.
Harry serra un peu plus sa main et dit : « Il a dit qu'elle était une possession de Voldemort. » Il releva le visage de Ginny vers lui avec sa main libre, la regarda dans les yeux et dit : « Mais ce n'est pas vrai, Ginny ! Ne pense jamais que c'est vrai ! »
« Bien sur que non, Ginny ! Qui se soucie de ce que dit cette ordure ! » Dit Ron. Puis Ron sourit et dit : « Il faudra que l'un d'entre vous m'apprenne ce sort ! » Ils rirent tous pendant une minute, puis Ron dit : « Venez, nous devons aller à la ménagerie magique. » Quand ils l'atteignirent, Hermione en sortit, mais elle ne portait pas un hibou. Ses bras étaient solidement serrés autour d'un énorme chat roux. « Tu as acheté ce monstre ? » Dit Ron, machoire pendante.
