Chapitre 5 : La carte du maraudeur.

Commence dans : Le prisonnier d'Azkaban, chapitre 9

Les yeux d'Harry s'ouvrirent brutalement. Il était à l'infirmerie. L'équipe de Gryffondor, couverte de boue de la tête aux pieds, était rassemblée autour de son lit. Ron et Hermione étaient là aussi, semblant juste sortir d'une piscine. Assise dans une chaise à coté de son lit, semblant encore plus pâle qu'elle ne l'était dans la chambre des secrets, se tenait Ginny. Elle semblait regarder sans voir dans sa direction générale.

« Harry, » dit Fred, qui semblait extrêmement pâle sous la boue, « Comment te sens-tu ? »

Harry reporta son attention sur les gens rassemblés autour de son lit. Après avoir découvert que Cédric Diggory avait attrapé le vif, qu'ils avaient perdu le match, et que son Nimbus 2000 avait été détruit par le saule cogneur, il regarda de nouveau Ginny, qui le regardait toujours, les yeux vides. Quand Madame Pomfresh arriva pour chasser tout le monde, une habitude que Harry ne comprendrait jamais, il demanda si Ginny pouvait rester quelques minutes en plus, pour pouvoir lui parler seul à seule. Elle l'autorisa avec répugnance quand Harry lui promit que, si elle ne le faisait pas, il sortirait de son lit et irait à la tour Gryffondor pour lui parler. Secrètement, il se demandait pourquoi elle trouvait si horrible pour un malade d'avoir de la compagnie en se réveillant.

Aussitôt qu'ils furent seuls, Harry porta sa main la plus proche à la joue de Ginny, et dit : « Ginny, tout va bien ? Tu es effroyablement calme. »

Cela sembla la sortir de sa transe. Elle lui jeta un regard mauvais, et cria : « Comment ose-tu me faire ça ! Quand je t'ai vu tomber, j'ai cru que mon coeur s'arrêtait ! Tu as failli mourir ! » A ce moment, elle commença à pleurer, se leva de sa chaise, et jeta ses bras autour d'Harry. Elle pleura sur son épaule pendant quelques minutes, et le regarda dans les yeux. « Je, Je suis désolé de t'avoir crié dessus. Ce n'était pas ta faute. Ce sont ces maudits détraqueurs ! J'ai failli te perdre. J'étais terrorisée. J'ai cru que tu étais mort quand tu es arrivé par terre. » Elle recommença à sangloter de manière incontrôlable.

Il essuya gentiment certaines des larmes dans ses yeux avec ses doigts, et dit : « Je suis désolé que tu aies du vivre ça, mais tout va bien. Je déteste dire ça, mais tu vas devoir partir avant que Madame Pomfresh te jette dehors. »

Elle sourit faiblement, et dit : « Je pense, oui. »

Harry sourit en retour, et dit : « Viens me voir demain, OK. »

« Bien sur, Harry. »

« Je t'aime, Ginny. »

« Je t'aime aussi. »

Ginny sortit de la pièce, et Harry tenta de dormir.

Le lendemain matin, Harry se réveilla pour trouver Ginny debout à coté de son lit et le regardant.

« Bonjour, marmotte ! » Dit-elle avec un sourire aussitôt que les yeux d'Harry s'ouvrirent.

« Bonjour toi-même ! T'ai-je déjà dit à quel point tes cheveux sont beaux ? »

Ginny rougit légèrement : « Pas aujourd'hui. »

« Bien, dans ce cas, je vais le faire ! Ginny, tes cheveux auburn sont absolument magnifiques, ainsi que tes yeux marron, ton visage, et ta tenue. Je ne pense pas que je t'avais vue dans cette tenue avant. » Dit-il en observant le pull et la jupe vert léger assortis avec des fleurs auburn. « Les fleurs sont de la même couleur que tes cheveux. »

Elle était maintenant complètement rouge quand elle dit : « Tu l'as remarqué ! Je suis contente que tu aimes. Maman me l'a achetée l'été dernier, et je le gardais pour une occasion spéciale. »

« C'est très beau, mais quelle est l'occasion ? »

« Heu, et bien, tu, heu, as presque été tué hier », dit-elle alors que ses joues étaient maintenant de la même couleur que les fleurs sur sa robe et ses cheveux, « et, bien, je voulais être la première chose que tu verrais ce matin, et, hum, je voulais être le plus belle possible pour toi. » Elle tourna son visage rouge vers le sol à ce point.

Harry était rouge aussi. Il mit sa main sous son menton et lui releva lentement la tête de manière à ce qu'elle le regarde dans les yeux. « C'est le plus beau cadeau qu'on m'ait jamais fait, et ma meilleure raison de récupérer. » Puis il lui donna un doux baiser. « Merci. »

Elle sourit alors que son visage revenait lentement à la normale : « Pas de problème, Harry. Colin disait que je devrais te donner une carte de rétablissement chantante, mais j'ai pensé que tu détesterais ça. »

Harry gloussa et dit : « Tu as sans doute raison. »

« Au fait, Hagrid t'a envoyé ça, » dit Ginny en montrant un vase plein de grosses fleurs ressemblant à des choux jaunes. Harry rit franchement en les voyant : « Ils fait toujours des cadeaux étranges. Bien, je pense que c'est l'intention qui compte. »

« C'est vrai. L'été dernier, il m'a envoyé un paquet de gâteaux genre rocher pour mon anniversaire. Je les ai jetés, mais j'ai été très touché qu'il s'en souvienne. » Elle détourna les yeux une seconde en disant ça.

« Ces gâteaux rochers sont... Attends ! Ton anniversaire était l'été dernier ? Quand ? » Harry se sentait soudain alarmé. Il n'avait aucune idée de la date de son anniversaire.

« Mon anniversaire est le 11 août. »

« Je suis désolé, Ginny ! Je jure que je ne savais pas ! J'aurais du demander ! Pourquoi Ron ne me l'a pas dit ? Pourquoi ne m'a-tu pas envoyé une beuglante le 12 août ? »

« J'ai pensé que tu avais oublié. J'admets que ça m'a fait un peu mal, mais je savais que tu étais déjà malheureux avec les Dursley, et je n'ai pas vu de raison de te rendre plus malheureux. Ensuite, quand je t'ai revu, je n'ai pas voulu gâcher la journée en commençant par une bagarre. Ce n'est pas grave. Je t'aime, et tu m'aimes ! C'est ça l'important ! »

« C'est ça l'important, et je t'aime vraiment, mais je me sens vraiment mal à ce propos. Je te promets que je trouverais un moyen de m faire pardonner ! »Dit Harry en lui tenant la main.

Ginny sourit et lui fit un léger baiser : « Si tu insistes, Harry. N'en fait pas trop ! Je dois aller déjeuner avant qu'il ne soit fini. Je te promets que je reviens après, Harry. »

Elle se tourna, et le laissa seul à penser au sujet de non pas un seul, mais deux échecs. Un était le premier match de quidditch qu'il avait perdu, et l'autre qu'il n'avait rien fait pour l'anniversaire de sa petite amie. Quelques minutes après, une paire de grands rouquins, des jumeaux, entrèrent dans l'infirmerie et s'arrêtèrent près de son lit.

Harry les appela : « Hé, Fred, Georges ! Comment allez-vous ? »

Fred dit : « Ça va bien. Nous venons de finir le déjeuner... »

« ... Et nous avons pensé venir voir comment... » dit Georges.

« ... Tu allais, et essayer... » dit Fred

« ... de te faire sourire un peu. » dit Georges.

Harry ne s'habituerait jamais à la façon qu'ils avaient de finir les phrases l'un de l'autre. Il dit : « Bien, merci d'être passé. »

Georges dit : « Nous pensions que tu aimerais »

« ... Si nous transformions la main de Cédric Diggory... » dit Fred

« ... En maillet... » dit Georges

« ... Pour qu'il ne puisse plus attraper... » dit Fred

« ... Le vif. » finit Georges.

Harry rit de ça, puis dit : « Non, ne faites rien à Cédric. Ce n'était pas sa faute. » Puis une idée frappa Harry. Il dit : « Fred, Georges, j'ai besoin d'aide, et je pense que vous deux êtes juste ceux qu'il me faut. »

« De quoi as-tu besoin ? » demanda Fred.

Harry parut embarrassé en disant : « Je viens de découvrir que l'anniversaire de Ginny était le 11 août ! Je ne le savais pas, et je n'ai donc rien fait. »

Georges dit : « Nous nous posions des questions à ce sujet. »

Harry continua : « Elle a dit que ce n'était pas grave... »

« Pas grave ? » dit Fred : « Nous l'avons entendue pleurer de dehors de sa chambre ! »

« Je le savais ! » dit Harry, très triste. « Je jure que je n'avais aucune idée... »

« Aucune idée ? » demanda Georges, sidéré.

« Nous avons du confondre avec quelqu'un d'autre, alors... » dit Fred

« ... Parce que nous avons amené le Harry Potter que nous connaissons au Terrier l'été dernier... » dit Georges.

« ... Et il était avec le reste de la famille à l'anniversaire de notre petite soeurette. » dit Fred.

Harry parut horrifié ! « Je suis un idiot, un con, un crétin ! »

« N'oublie pas un idiot insensible et amnésique » proposa joyeusement Georges.

« Ou briseur de coeur impitoyable », offrit généreusement Fred.

« Je sais, » dit Harry tête baissée. « Je sais. De toutes façons, le problème est que je veux compenser pour elle, si je peux. J'ai pensé que si je pouvais aller à Pré-au-Lard et lui trouver un cadeau vraiment joli, ce serait un bon début. Dumbledore a dit que la cape d'invisibilité ne peut pas me cacher des détraqueurs, et la dernière chose que je souhaite, c'est de perdre connaissance en étant invisible. La seule façon que quelqu'un me trouve, ce serait de me trébucher dessus. Vous deux semblez en savoir plus sur le château que Dumbledore lui-même. Pensez-vous pouvoir m'aider ? »

Fred et Georges se regardèrent pendant que Harry les regardait communiquer en silence. Georges dit finalement : « Possible, mais nous ne sommes pas surs. »

« Nous te le ferons savoir avant la prochaine visite à Pré-au-Lard. »

Peu après que les jumeaux soient partis, Ginny revint en portant deux sacs d'écoles, les portant difficilement, elle rentra dans la pièce et les laissa tomber sur une chaise. Elle alla ensuite vers le lit, et l'embrassa avant de dire : « J'ai déjeuné aussi vite que je le pouvais, de manière à revenir avant que tu te sentes trop seul. »

« Merci, Ginny, tu m'as manqué. » Dit Harry, essayant d'être aussi romantique que possible à cause de sa bévue précédente. « Tu n'étais pas obligée, mais j'apprécie vraiment. Je t'aime. »

Ginny rougit légèrement et dit : « Je t'aime aussi. J'avais envie d'être avec toi. J'ai apporté nos devoirs de manière à ce que nous étudions ensemble. »

« Oh, Ginny, tu n'as pas à passer la journée ici. Je sais que tu préférerais être dans la salle commune... »

« Je préfère être avec toi ! » Dit Ginny avec défi. « Je pensais que mon petit ami voudrait passer du temps avec moi, mais je me trompais... »

« Non, Ginny, tu ne te trompe pas ! J'adore être avec toi !Je ne sais juste pas pourquoi tu voudrais passer du temps avec un crétin insensible et amnésique comme moi ! »

« Je t'ai déjà dit que je ne t'en veux pas d'avoir oublié mon anniversaire, mais je pourrais si tu ne laisse pas tomber ! »

« J'ai réalisé que l'an dernier j'étais au Terrier pour ton anniversaire. J'aurais du m'en souvenir ! Même si je ne savais pas la date exacte ! Toi, tu n'as pas oublié mon anniversaire ! Tu es tellement meilleure que moi ! »

Ginny soupira et dit : « D'accord ! Je suis meilleure que toi pour me souvenir des anniversaires, et tu es meilleurs pour tuer des basilisques ! Maintenant, s'il te plaît, tu peux laisser tomber ? »

« OK, Ginny, tout pour te rendre heureuse. Mais je compenserais d'une façon ou d'une autre. »

« Bien », dit Ginny, « Je veux savoir comment tu te sens. »

« Je vais bien. Mme Pomfresh me fait rester là uniquement pour avoir quelqu'un à tourmenter. Passe-moi mon livre de métamorphose, du parchemin et une plume. J'ai un devoir à rendre pour la prochaine fois. »

« Bien sur », dit Ginny en fouillant dans le sac, « Un peu d'encre avec ? »

Harry fut relâché le lundi, et les choses revinrent à la normale. Quelques semaines plus tard, quand la visite suivant à Pré-au-Lard fut annoncée, Harry se rendit compte qu'il n'avait pas eu de nouvelles des jumeaux. Il pensa demander à Hermione de lui prendre quelque chose, mais il préférais chercher lui-même ce qu'il donnerait à Ginny. Il ne savait pas quoi faire.

Le matin du dimanche de la visite à Pré-au-Lard, Harry et Ginny souhaitèrent une bonne journée à Ron et Hermione, qui étaient enveloppés dans écharpes et capes, puis se retournèrent vers l'escalier de marbre, et se dirigèrent vers la tour Gryffondor. La neige avait commencé à tomber hors des fenêtres, et le château était très calme et silencieux.

« Pst – Harry ! Ginny ! »

Ils se retournèrent, à mi-chemin du couloir du 3ème étage, pour voir Fred et Georges les scruter de derrière la statue d'une sorcière borgne et bossue.

« Qu'est-ce que vous faites ? » demandèrent Ginny et Harry avec curiosité.

Harry demanda : « Comment est-ce que ça se fait que vous n'alliez pas à Pré-au-Lard ? »

« Nous sommes venus vous donner de quoi vous réjouir avant d'y aller », dit Fred avec un mystérieux clin d'oeil. « Venez par ici... »

Il désigna du menton une salle de classe vide à la gauche de la statue borgne. Harry et Ginny y suivirent Fred et Georges. Georges ferma tranquillement la porte et se tourna, rayonnant, pour les regarder.

« Un cadeau de Noël en avance pour toi, frangine », dit-il.

Fred ajouta : « Il y a quelques semaines, ton insensible et amnésique de petit ami... » En entendant ça, Harry baissa les yeux.

« ... Est venu nous demander de l'aider à arranger sa bévue d'oubli de ton anniversaire... » dit Georges.

« ... Et de t'avoir fait perdre un peu de ton bonheur. » dit Fred

« Il voulait que nous l'aidions à se glisser à Pré-au-Lard... » dit Georges.

« ... De manière à ce qu'il puisse t'acheter un cadeau, » dit Fred

Ginny sourit à Harry et dit : « C'était adorable. »

« ... Mais nous ne pouvions pas aider ton petit ami... » continua Georges.

« ... A transgresser ainsi les règles. Que diraient Maman et Percy ? » demanda Fred.

« Donc, Ginny », continua Georges. « A la place, nous allons t'aider toi... »

« ... Et si tu veux l'emmener, c'est ton choix. »

Fred sortit alors la carte du Maraudeur, et les jumeaux expliquèrent son utilisation, qu'elle montrait tout Poudlard et où était chacun.

Après avoir expliqué le passage secret de la sorcière borgne, Georges regarda solennellement Ginny, et dit : « Nous te léguons cette carte pour la postérité, pour aider à assurer qu'il y aura toujours un Weasley pour suivre nos traces... »

« ... Semant la pagaille, l'anarchie et le désordre dans tout Poudlard... » ajouta Fred.

« Quand nous serons partis. Nous ne pensons pas que Ron ait les épaules pour le boulot ! » dit Georges.

« Hé bien, merci, » dit Ginny.

« Pensez juste à bien vous tenir, » dirent Fred et Georges comme ils se tournaient pour partir.

« Souviens-toi juste, Harry » dit Fred.

« Même avec la carte et ta cape d'invisibilité... » dit Georges.

« ... Nous serons toujours capables de te trouver et te rendre la vie impossible... » dit Fred.

« Si tu blesses notre soeur », finit Georges en partant.

« Bien Harry, » dit Ginny.

« Bien Ginny, » dit Harry.

« Je pense que nous devrions essayer », dit Ginny.

« Je pense que nous devrions mettre ma cape », dit Harry. « Nous ne voulons franchement pas être surpris ! »

« Sur ! »

« Attends ici, Ginny. Je reviens. »

Quelques minutes plus tard, Harry était revenu avec la cape, et ils prirent le passage secret qui menait dans la cave de chez Honeydukes, songeant à quel endroit merveilleusement retiré ce passage était. Ils entrèrent chez Honeydukes, gardant la cape dans le sac d'école jusqu'à ce qu'ils en aient besoin, et surveillèrent la boutique, jusqu'à ce qu'ils voient des visages familiers dans la foule.

En voyant Ron et Hermione, Harry murmura à Ginny : « Sortons avant qu'ils ne nous voient. Je ne pense pas qu'Hermione sera heureuse de nous savoir ici. En plus, » dit Harry dans une grimace, » Je voudrais que ça reste notre petit secret. » Ils sortirent alors du magasin, en faisant attention que personne les les voient, et se couvrirent de la cape d'Harry.

« Parfait, » dit Ginny, lui faisant un clin d'oeil sous la cape, « Ou allons-nous en premier ? »

« En tout premier, » dit Harry, « Je veux te trouver un cadeau, et ensuite, quelques présents pour te surprendre à Noël. »

« Harry, tu n'as pas besoin de... » Ginny fut interrompue par un bref baiser.

« Mais je le veux. »

« D'accord, Harry, » dit Ginny, « Mais je vais te chercher un cadeau de Noël pendant que tu en cherches un pour moi ! »

« Si tu insistes, » dit Harry avec un petit sourire. « Quel magasin veux-tu voir en premier ? »

Ils se dirigèrent vers plusieurs boutiques proches de Honeydukes (enlevant la cape dans un coin désert du magasin, et la remettant en sortant de manière à éviter autant que possible de se faire repérer), et Harry nota les objets que Ginny regardait envieusement, regardant l'étiquette du prix, et les laissant derrière. Après 3 magasins, Ginny remarqua que Ron et Hermione sortaient de chez Honeydukes, et ils y retournèrent.

Après avoir regardé plusieurs choses, Ginny montra une boite de Fizzing Whizbees, et dit : « Voilà ce que je voudrais pour mon anniversaire. »

« Ginny, je serais heureux de te les acheter, mais ce n'est pas suffisamment cher pour ton anniversaire ! Tu dois prendre plus que juste ça. »

« C'est tout ce que je veux, » dit Ginny.

Harry se rendit compte qu'elle ne voulait pas qu'il dépense tout son argent pour elle, et il décida de laisser faire, mais de s'assurer qu'il dépenserait plus sur ses cadeaux secrets. Il lui sourit et dit : « Bien, comme tu veux. »

Après ça, ils marchèrent ensemble un moment, explorant des endroits comme la boutique de farces de Zonko, jusqu'à ce qu'ils se séparent pour leur shopping de Noël, Ginny insistant pour que Harry garde sa cape, car il était le plus connu, et ils décidèrent de se retrouver aux 3 balais, un endroit que Ron avait mentionné après le premier week-end à Pré-au-Lard, pour boire une bièraubeurre dans une heure. Aucun des 2 n'eut le moindre problème, et Harry était invisible vers l'entrée des 3 balais quand Ginny passa la porte. Il murmura : « Ginny, c'est moi. Je suis juste à coté de toi. » Elle fit semblant de ne pas l'avoir entendu, rentra, commanda 2 bièraubeurre, et se dirigea vers une table au fond de la salle pour s'y asseoir. Elle ne fut pas surprise quand Harry se matérialisa et s'assit.

« Fini ton shopping ? » demanda Ginny en ouvrant sa bouteille.

« Oui, et toi ? » demanda Harry, en prenant une gorgée de sa bouteille.

« Oui. Alors, que penses-tu de Pré-au-Lard ? » demanda Ginny.

« Et bien, j'étais... »

« Met ta cape, Harry ! » l'interrompit Ginny, « Ron et Hermione sont là ! »

Ils enfilèrent rapidement la cape d'invisibilité pour se couvrir avec leurs boissons, juste avant que Ron et Hermione ne marchent vers eux. Heureusement, ils se mirent à une table proche, et non à celle où Harry et Ginny s'étaient assis. Harry murmura : « Dieu merci ! J'étais sur qu'ils allaient venir à notre table ! »

« Moi aussi, » murmura Ginny en retour. « Si Hermione s'était accidentellement assise sur tes genoux, j'aurais du l'ensorceler ! »

A ce moment, la porte s'ouvrit, et les professeurs McGonagall et Flitwick rentrèrent, suivis par Hagrid, en pleine conversation avec Cornelius Fudge, le ministre de la magie. Harry remarqua que Hermione lançait un sort qui fit cacher la table où elle était avec Ron par un sapin de Noël pendant que Fudge et compagnie s'installaient à leur table. Harry et Ginny, à leur table, et Ron et Hermione à la leur, tous entendirent la conversation qui révélait que Sirius Black était le meilleur ami de James Potter, et qu'il l'avait trahi, avec sa famille, pour Voldemort. Comment le pauvre innocent, Peter Pettigrow, avait tenté de capturer Sirius, pour finir explosé en petits morceaux. Comment Sirius était le parrain de Harry, et témoin au mariage des parents de Harry. Pendant tout le temps, Ginny tenait la main de Harry sous la cape. Ils regardèrent Ron et Hermione se regarder et partir. Harry aurait juré avoir entendu Hermione dire à Ron : « Devons-nous le dire à Harry ? » avant de partir. Restant sous la cape, Ginny guida prudemment un Harry complètement bouleversé pour revenir au passage de chez Honeydukes.

Quand ils furent à mi-chemin du retour à Poudlard, Ginny attrapa le bras de Harry et l'arrêta. Elle le regarda dans les yeux et dit : « Tu veux en parler ? »

« NON ! » cria Harry, faisant sursauter Ginny, « C'est un meurtrier ! Il a trahi mes parents ! Je vais le tuer ! »

Ginny le gifla et cria : « Non, tu ne vas pas le tuer ! Si tu le fais, tu seras juste aussi mauvais que Black ! Tu vaux mieux que ça ! » A ce moment, Ginny pleurait. « Crois-tu que tes parents auraient voulu que tu deviennes un meurtrier ? »

Harry toucha sa joue fraîchement giflée avec sa main gauche, et dit doucement à Ginny : « Tu as raison. Il ne voudraient pas que je devienne un assassin. C'est juste que, je veux juste... »

A ce moment Ginny prit Harry dans ses bras, le laissant pleurer sur son épaule. Quand il eut fini, il releva son visage pour la regardé et dit : « Désolé. »

« Tu n'as pas à être désolé, » dit Ginny, dont Harry remarqua qu'elle avait aussi pleuré, « Beaucoup de gens, comme Black, t'ont fait du mal. Je suis là pour t'aider à t'en sortir. Il me semble me souvenir que tu as fait quelque chose de semblable quand j'en avais besoin. » Elle prit sa main et dit : « Viens. », et ils rentrèrent ensemble à Poudlard.