Ouf... Enfin fini de traduire ce chapitre, le plus long jusqu'à présent. Bonne année à tous et toutes.

Chapitre 7 : leur première Saint-Valentin

Commence dans : Le prisonnier d'Azkaban, chapitre 15

Harry se réveilla très nerveux le lundi 14 février. Il allait passer autant que possible de cette Saint-Valentin avec Ginny. Il espérait qu'elle aimerait ce qu'il lui offrait. Il espérait qu'elle apprécierait ce qu'il avait préparé. Autant qu'il espérait que tout ce passerait bien, il était très nerveux à ce sujet. Il se souvint de la conversation qu'il avait eue avec Hermione quelques jours avant. Il avait essayé de faire la paix entre Ron et Hermione depuis que Croutard avait disparu. Ron croyait que Pattenrond l'avait mangé, et Harry devait admettre que c'était vraisemblable.

« Hermione, » murmura Harry dans la bibliothèque.

« Qu'est-ce qu'il y a, Harry ? »

« J'aimerais, heu, te parler de, heu, Ron, » dit-il nerveusement, ne voulant pas qu'elle se fâche contre lui.

Hermione jeta un regard mauvais à Harry : « Jusqu'à ce que Ron s'excuse, je n'ai rien à lui dire, ou à dire à son sujet. Donc si c'est de ça que tu venais parler, tu peux aussi bien partir ! »

« Regarde », dit Harry, « Je sais que Ron s'est montré stupide à ce sujet, mais il y a longtemps qu'il avait Croutard. » Puis il ajouta faiblement : « Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais il y a des indices pour penser que Pattenrond... »

« JE SAVAIS QUE TU SERAIS DE SON COTE !!! » hurla-t-elle, oubliant qu'elle était à la bibliothèque.

« Baisse ta voix, et quittons la bibliothèque quelques minutes pour parler. » dit Harry.

Elle se leva, laissant ses livres, et sortit, Harry la suivant. Elle lui siffla alors avec une lueur méchante des les yeux : « Tu es toujours de son coté ! »

« Non ! », cria Harry en retour. « Je n'étais pas de son coté sur l'éclair de feu ! »

« Seulement après que Ginny t'ai parlé pour te faire le lâcher ! », siffla-t-elle en retour.

« C'est vrai, » dit Harry, une idée germant dans son esprit. « Elle m'a fait voir la raison, juste comme j'essaie de te faire voir la raison ! »

« Raison ? Ron n'est pas raisonnable ! »

« Non, c'est vrai, Hermione. Il réagit à l'excès, comme toujours ! Mais j'espérais mieux de toi ! »

« Qu'est-ce que tu essaies de dire ? » demanda Hermione.

« Laisse-moi te poser quelques questions. Étant un chat, est-ce dans la nature de Pattenrond de chasser les rats ? »

« Heu, oui, mais... » répondit Hermione avec un air soucieux.

« Est-ce que Pattenrond a poursuivi Croutard à plusieurs reprises cette année ? »

« Je pense. »

« Est-ce que Ron a trouvé du sang là où Croutard était supposé être ? »

« Oui, mais ça ne signifie pas que... »

« Est-ce que tu as laissé Pattenrond aller où il voulait, de sorte que tu ne sais même pas où il est en ce moment ? »

« Hé bien, je suppose qu'il est dehors, à chercher... »

« Des rats ? Comme j'ai dit, Ron a été excessif, mais n'est-ce pas raisonnable pour Ron de suspecter que Pattenrond s'est conduit en chat ? »

Avec un regard de défaite, Hermione dit doucement : « Je suppose. »

« Et est-ce que ce n'était pas déraisonnable de ta part que de ne pas admettre que c'était possible ? »

« S... Si. »

« Et en tant que plus intelligente et mature des deux, n'aurait-pas tu du au moins essayer de faire la paix avec Ron en admettant qu'il pouvait avoir raison au sujet de Pattenrond ? »

« D'accord, Harry, » dit-elle les mains levées en signe de défaite. « Je parlerais à Ron. En attendant, il y a quelque chose dont je voulais te parler. »

« Ha ? Et quoi ? » Harry savait qu'elle changeait de sujet, mais cela ne le gênait pas. Il avait eu gain de cause.

« Ginny. »

« Qu'y a-t-il avec elle ? »

« Que vas-tu faire pour la Saint-Valentin ? »

« Hé bien, je vais lui acheter quelque chose de joli. Des idées ? »

« Bien, » dit Hermione avec nervosité, « Je ne sais pas si c'est à moi de te le dire, mais tu ne devrais pas dépenser autant d'argent pour elle que pour Noël. »

« Je sais qu'elle a dit que j'avais dépassé les limites, mais je l'aime, et je veux lui acheter des jolies choses ! Est-ce une mauvaise chose ? » demanda-t-il sur la défensive.

« Je comprends, franchement, Harry. Et c'est bien que tu veuilles lui acheter des jolies choses, mais quand tu le fais, elle se sent mal. »

Harry devint livide. Il souffla : « Se sentir mal ? Comment ? »

« Bien, » dit Hermione, visiblement soucieuse, « Voir que tu dépenses autant d'argent pour elle lui rappelle qu'elle n'en a pas autant à dépenser pour toi. Cela lui rappelle qu'elle est pauvre, et lui fait sentir qu'elle n'est pas assez bien pour toi. »

« Pas assez bien pour moi ? », demanda Harry, son visage rouge de colère, « Pas assez bien ! Quelle connerie ! Je ne l'aime pas pour l'argent ! Même si elle ne m'achète rien, je l'aime quand même ! »

« Calme-toi, Harry, » dit Hermione, « Je sais que tu l'aimes, et elle aussi ! Je veux juste suggérer que, au lieu de dépenser beaucoup d'argent pour elle, tu fasses quelque chose de plus, hum, romantique. »

« Comme quoi ? »

« Je ne sais pas, » dit Hermione , peu assurée. Puis, avec un air triomphant sur son visage, elle dit : « C'est mieux si toi tu y penses, de toutes façons ! »

« Bien, » dit Harry. « Je pense que je vais avoir besoin d'aller à Pré-Au-Lard. »

« Non, Harry ! » dit Hermione. « Après que Sirius Black ait presque tué Ron, comment peux-tu seulement penser... »

« Comment vais-je faire un cadeau à Ginny sans y aller ? »

« Je ne sais pas, mais si il te vois ? » raisonna Hermione.

« Sous ma cape d'invisibilité ? » dit Harry.

« Parfait ! Ne reste que le temps d'acheter tes cadeaux ! »

Le dimanche matin 12 février, Harry dit à Ginny qu'il allait se glisser à Pré-au-Lard avec Ron et Hermione. Quand elle dit qu'elle voulait y aller avec lui, il devint nerveux, donc elle dit : « OK, Harry. Je te laisserais seul pour que tu m'achètes des cadeaux, mais ne dépasse pas les bornes ! La seule raison pour que ma mère m'ait laissé garder mes cadeaux de Noël est que j'ai dit que tu serais blessé dans tes sentiments si je te les rendais. »

« Promis. Je te verrais plus tard, Ginny. Je t'aime. » Répondit Harry, avant de l'embrasser doucement.

« Je t'aime aussi, Harry ! Je vais te surveiller sur ma carte. Fais attention ! »

Harry partit alors, avant qu'ils ne commencent à s'embrasser, car il savait qu'il ne pourrait pas s'éloigner d'elle. Il alla à Pré-au-Lard sans trop de problèmes, et trouva rapidement quelques bonbons à Honeydukes, dont il pensa qu'ils feraient l'affaire, et Hermione les acheta pour lui tandis qu'il était sous la cape. Il remarqua que Ron et Hermione semblaient se parler à nouveau. Même si il semblait qu'il y avait encore des problèmes entre eux, ce n'était pas aussi grave qu'avant. Il fit une note mentale de demander à Hermione des détails plus tard. Ils s'arrêtèrent dans quelques autres boutiques, dont une vendait des fleurs. Il acheta une seule rose pour Ginny, et un oeillet pour Hermione, qui le remercia en tenant les fleurs, car il ne voulait pas abîmer la rose sous sa cape.

Quand Harry donna l'oeillet à Hermione, Ron demanda : « Pourquoi lui donne-tu une fleur ? Tu sors avec ma soeur ! »

« Honnêtement, Ronald, » dit Hermione, exaspérée, « Juste parce que tu ne sais pas être prévenant ne signifie pas que Harry ne le sache pas ! Je sais qu'il est amoureux de Ginny ! Il est juste gentil avec moi ! » Puis elle se tourna vers Harry et dit : « Merci, Harry ! »

Harry dit : « pas de problème, Hermione. Je voulais juste te remercier pour l'aide que tu m'as donnée, tant pour les travaux scolaires et les conseils avec Ginny. » Puis Harry dit : « Ron, je le donne à Hermione comme un ami, » avant d'ajouter : « Tu veux une fleur, aussi ? »

« Non. N'y pense plus ! » Dit Ron en jetant un regard mauvais dans la direction générale de Harry.

Harry aurait du rentrer à ce moment, mais il ne le fit pas. De là, ils allèrent visiter d'autres magasins, jusqu'à ce qu'ils rencontrent Malefoy et ses amis en observant la cabane hurlante. Harry, sous sa cape d'invisibilité, prit beaucoup de plaisir à leur donner une leçon jusqu'à ce que sa cape glisse un peu et montre sa tête à Malefoy, qui s'enfuit en courant. Harry rentra au château via le passage secret aussi vite qu'il put, laissant la cape dans un coin obscur du passage de manière à ne pas être pris avec. Il atteignit l'intérieur de la bosse de la sorcière, la tapa avec sa baguette, sortit sa tête, et se hissa dehors; la bosse fermée, et juste comme Harry sortait de derrière la statue, il entendit des pas rapides approcher.

C'était Rogue. Il approcha Harry d'un pas rapide, ses robes noires battant l'air, et s'arrêta devant lui.

« Bien, » dit-il.

Il réprimait un air de triomphe. Harry essaya d'avoir l'air innocent, trop conscient de son visage ruisselant de sueur.

« Venez avec moi, Potter, » dit Rogue.

« Harry ! » vint la voix de Ginny toute proche. « Pourquoi ne m'as-tu pas attendu ? » Elle sortit d'une salle de classe. Harry la regarda, confus, et elle réussit à lui faire un clin d'oeil avant que Rogue ne voit son visage. Harry prit un air neutre. Elle dit alors : « Bonjour, professeur Rogue. »

« Mlle Weasley, que faites-vous ici ? » demanda Rogue, visiblement très en colère.

« J'étais avec Harry. »

« Quand ? »

« Toute la journée, Monsieur. Y a-t-il un problème ? » demanda Ginny avec un air de totale innocence sur le visage. Harry hochait la tête pendant qu'elle parlait.

« Que faisiez-vous ici ? » demanda Rogue, la voix venimeuse.

Ginny rougit et regarda le sol. Elle dit : « Hé bien, professeur, nous étions dans une salle de classe pas loin, seuls, et nous étions... »

« SILENCE ! » cria Rogue, « Vous n'étiez pas ensemble ! »

« Monsieur, dit Ginny, défiante, « Je pourrais vous montrer mon... »

« Vingt points en moins pour Gryffondor ! »

« Vingt », demandèrent Harry et Ginny.

« Chacun ! Venez avec moi. Mr Malefoy à une histoire intéressante à raconter. »

Ils suivirent Rogue en bas vers les dongeons, où ils feignirent l'innocence quand Malefoy raconta son histoire. Rogue leur fit vider leurs poches. Harry avait un sac de chez Honeyduke et un de chez Zonko, tandis que Ginny avait 'un bout de parchemin en surplus' qui fut confisqué, et insulta Rogue. Le parchemin fut donné au professeur Lupin pour qu'il l'examine, et à ce moment, Ron arriva en courant, déclarant qu'il avait donné ses paquets à Harry quelques temps auparavant.

« Bien ! » dit Lupin, battant des mains et regardant autour joyeusement. « Il semble que tout soit clair ! Severus, je prends ceci, puis-je ? » Il roula la carte et la glissa dans ses robes. « Harry, Ron, Ginny, venez avec moi, j'aimerais votre opinion sur une nouvelle créature que je viens d'acquérir. »

Après leur avoir fait un sermon sur leur irresponsabilité, le professeur Lupin les laissa partir, en gardant toutefois la carte. Harry remercia Ginny et Ron pour l'avoir couvert, et alla chercher Hermione, pour récupérer sa rose de manière à préparer sa Saint-Valentin.

Il sortit du lit et prit spécialement soin de se préparer pour ce jour spécial. Il souhaitait que la Saint-Valentin soit tombée un week-end, mais non. C'était un lundi. Il descendit les escaliers vers la salle commune, et vit Ginny seule debout, l'attendant. Il alla vers elle lui prit la main, et dit : « Joyeuse Saint-Valentin, Ginny ! » l'embrassa, et dit : « Je t'aime ! »

Ginny rougit et dit : « Je t'aime, Harry. Joyeuse Saint-Valentin ! »

Harry regarda le sol, soudain nerveux au sujet de son plan, et dit : « Heu, Ginny, bien, peux-tu me rencontrer ici à 17h30 ? J'aimerais passer autant de temps que possible avec toi aujourd'hui. »

Ginny sourit et dit : « Bien sur, Harry. Avec qui d'autre veux-tu que je sois pour la Saint-Valentin ? »

« Je sais que je ne veux pas la passer avec Rogue, mais je l'ai en classe dans quelques heures. Je propose que nous descendions déjeuner. » dit Harry.

Main dans la main, ils se rendirent dans le grand hall, où ils trouvèrent des pan cakes en forme de coeur, ainsi que différents autres mets faits spécialement t pour les vacances. Après quelques minutes, le courrier arriva, et Hedwige vint vers la table des Gryffondors avec un paquet. Ginny fut surprise que Hedwige vienne vers elle plutôt que Harry. Elle se tourna vers lui comme il disait : « Ouvre le, » avec un air neutre.

Elle défit le paquet de la patte d'Hedwige, et lui donna un morceau de saucisse avant qu'elle ne s'envole. Elle ouvrit le petit paquet, et une chocogrenouille en sortit d'un bond. Utilisant des réflexes développés en se battant avec 6 frères pour des bonbons enchantés, elle l'attrapa et lui mordit la tête. Elle remarqua alors une petite note au fond du paquet. Elle disait : « Ses yeux sont bruns comme une chocogrenouille. » Elle lui tapa sur l 'épaule en commençant à rougir.

« Quoi ? » demanda Harry avec un large sourire, « Les chocogrenouilles sont meilleures que les crapauds frais du matin, n'est-ce pas ? »

« Tu ne l'oublieras jamais, n'est-ce pas ? » dit-elle d'un air faussement outragé, avant d'éclater de rire.

« Je ne laisserai jamais l'un de nous oublier que tu m'as envoyé une carte de la Saint-Valentin alors que j'étais trop stupide pour voir à quel point tu es merveilleuse, » répondit Harry avec un petit sourire.

« Bien, » dit Ginny, « Merci pour la chocogrenouille », et elle l'embrassa sur la joue.

« Merci d'être ma petite amie, » dit rapidement Harry, obtenant un autre baiser de Ginny, cette fois sur les lèvres.

Peu après, ils durent se séparer pour aller en classe. Pendant que Harry allait vers le grand hall pour le repas, il entendit une voix féminine appeler son nom. Il se tourna pour voir l'attrapeuse Serdaigle, une jolie asiatique nommée Cho Chang. Il dit : « Salut, Cho. »

Elle semblait un peu nerveuse en lui disant : « Hé, Charrue, je n'ai jamais eu la chance de te dire à quel point tu as été extraordinaire lors du dernier match ! Je n'avais jamais joué contre un meilleur attrapeur. »

Harry rougit légèrement et dit ! « Tu n'es pas mauvaise non plus. Je doute que j'aurais eu le vif sans mon nouveau balais. »

« L'éclair de feu était stupéfiant ! Comment as-tu eu ce balais ? Je n'avais jamais pensé que quelqu'un en aurait pour jouer en équipe scolaire », dit-elle.

« C'est une question intéressante. Il est arrivé pour Noël, sans le moindre mot de quelque sorte que ce soit, » dit Harry.

« N'est-ce pas étrange ? J'ai entendu une rumeur selon laquelle Sirius Black est supposé te chercher. »

« C'est ce qu'on m'a dit aussi. Quand il est arrivé, ma meilleure amie Hermione, et ma petite amie Ginny m'ont convaincu de le faire vérifier pour toute malédiction ou quoi que ce soit qui aurait pu y être mis. Rien n'a été trouvé. Je ne sais pas qui me l'a envoyé. Peut-être un riche fan Gryffondor qui voulait être sur que j'attrape le vif. » Cho regarda le sol une seconde quand Harry prononça les mots « petite amie », puis le regarda de nouveau en face avec une expression étrange.

« Donc, hum, tu sors avec cette rouquine de deuxième année, Ginny, hum Weasley, n'est-ce pas ? »

« Oui », dit Harry, « En fait, je devrais aller dans le grand hall. Elle me garde probablement un siège. »

« Ho, hum, bon, » dit Cho, visiblement mal à l'aise, « Je ferais mieux d'y aller aussi. » Ayant dit ça, elle se précipita dans la direction opposée au grand hall.

Harry se dépêchait de rejoindre le grand hall, quand il vit que Ginny lui gardait un siège. Juste comme il s'asseyait, Hedwige vola dans le grand hall, portant une rose dans le bec, une note attachée à la patte. Ginny rougit en voyant la rose, et donna à Harry un rapide baiser sur la joue avant que Hedwige n'atterrisse devant elle. Ginny prit la rose et la sentit, avant de détacher la note, qu'elle lut : « Ses cheveux sont aussi rouges que ses lèvres que j'embrasse » faisant s'assortir ses joues avec ses cheveux.

Harry rougit aussi en disant : « Je voulais mettre 'rouge comme une rose', mais cela ne rimait pas avait grenouille (NDT : en anglais, grenouille, c'est frog, et s'embrasser entre petits amis, c'est to snog, ce qui explique la rime. Je n'ai rien trouvé en français.) A coté de ça, je ne pense pas que tu aurais voulu que je te livre un jeu de lèvres à la table du repas. »

Elle le regarda droit dans les yeux et dit : « Peut-être que je désire une livraison de lèvres maintenant. » Harry le prit comme une invitation, et lui présenta ses lèvres.

Ils ne se séparèrent pas avant plusieurs minutes, jusqu'à ce que Ron tape sur l'épaule de Harry et dise avec une grimace : « Je sais que c'est ta petite amie, et que c'est la Saint-Valentin, mais vous n'êtes pas obligés de vous embrasser en plein repas. Certains essayent de manger ici ! »

Harry jeta un oeil alentours, et remarqua plusieurs paires d'yeux les observant, y compris ceux de Cho Chang, qui, pour une raison ou une autre, semblait sur le point de pleurer. Il se demanda brièvement ce qui l'embêtait avant de se tourner vers Ginny et de dire : « Joyeuse Saint-Valentin. »

« Tu rends sans aucun doute cette Saint-Valentin très heureuse pour moi ! » dit Ginny, les yeux se mouillant de larmes.

« Tu rends chaque jour heureux pour moi ! » dit Harry, la regardant profondément dans les yeux, la faisant pleurer. Elle l'entoura de ses bras, et commença à l'embrasser, avant que Ron ne les interrompe à nouveau. « Hé, Ron, » dit Harry, « Il est peut-être temps que tu te trouve une partenaire d'embrassade. De cette manière, tu arrêteras peut-être de m'interrompre. » Cette déclaration fit rosir Ron, mais il ne dit rien.

« Ouais », dit Ginny, un air pensif sur le visage. Elle sourit, se pencha vers son frère, et murmura : « Pourquoi pas Hermione ? »

A cette proposition, les oreilles, le visage et le cou de Ron devinrent 'rouge Saint-Valentin'.Il murmura en retour : « Hum, je, hum, ne suis pas, bien, t'sais, amoureux d'elle. Hum, heu, même si je l'étais, hum, ce que je ne suis pas, je suis sur qu'elle, hum, n'est pas, hum, amoureuse de toi. Pas vrai ? »

Avant que Harry ne puisse répondre, il remarqua que Cho Chang ne pleurait plus, mais à la place jetait des regards coupant comme des dagues vers Ginny depuis la table Serdaigle. Harry se tourna vers Ginny et demanda : « As-tu déjà rencontré Cho Chang ? »

Elle sembla troublée par le soudain changement de sujet de Harry et dit : « Non, pourquoi ? »

« Elle te regarde comme si elle voulait te tuer. »

Les yeux de Ginny s'écarquillèrent, et elle jeta un regard à Cho, juste à temps pour la voir détourner le regard. Ginny dit : « Je me demande quel est son problème, » et décida de commencer à manger.

« Elle agit étrangement depuis juste avant le repas. »

Ginny lâcha sa fourchette et dit : « Avant le repas ? »

« Oui », dit Harry, « Elle m'a arrêté dans le hall, agissant nerveusement, et me complimenta sur la façon dont j'avais joué le dernier match. Quand j'ai dit que je devais te rencontrer ici, elle a semblé encore plus nerveuse, et s'est pratiquement enfuie en courant. Quand Ron nous a interrompus une première fois, elle faisait partie des gens qui nous regardaient. On aurait dit qu'elle voulait pleurer. Quelque chose doit la déranger. Je me demande quoi. »

Le visage de Ginny présentait un mélange de soucis et d'amusement quand elle dit : « Je crois que je connais son problème. Elle est amoureuse d'un type qui a déjà une petite amie. »

« Vraiment ? » dit Harry. « Je me demande qui est ce type. »

Ginny regarda Harry d'un air suppliant et demanda : « S'il te plaît, dis-moi que tu n'es pas aussi bouché ! Elle était nerveuse en TE parlant ! Elle ME regarde méchamment ! »

Harry parut choqué. Elle dit : « Tu veux dire que c'est de moi qu'elle est amoureuse ? C'est impossible ! Elle a un an de plus que moi, je veux dire... »

« Tu as un an de plus que moi et tu m'apprécies ! » dit Ginny.

« Je fais plus que t'apprécier, Ginny, je t'aime ! » dit Harry. Puis il la regarda dans les yeux et dit : « Je crains que Cho ne risque d'être déçue. »

« J'ai le sentiment qu'elle ne va pas abandonner si facilement », dit Ginny.

« Peut-être, mais je ne vais pas la laisser ruiner notre Saint-Valentin ! » dit Harry, avant d'embrasser Ginny à nouveau.

Le jour continua, et ils se retrouvèrent vite dans le grand hall pour le dîner, et Hedwige portait un autre paquet pour Ginny : c'était un assortiment de produits de farces de chez Zonko. La note disait : « Je suis si heureux qu'elle soit mienne ! Elle est vraiment divine ! » (NDT : là encore, impossible de reproduire la rime entre 'mine' et 'divine')

« Je ne suis pas divine ! », dit Ginny, gloussant.

« Moi non plus ! » répondit Harry, gloussant aussi. « Mais aucun ange ne pourrait être aussi beau que toi ! »

Ginny rougit et dit : « Arrête ça. Je ne suis pas si belle que ça, et je le sais ! »

« Tu l'es pour moi, » dit Harry, un air sérieux sur le visage.

« Et tu es tout ça, et plus encore, pour moi, Harry ! » dit Ginny, le regardant dans les yeux.

Harry dit sérieusement : « Vraiment ? Tu penses réellement que mes yeux sont verts comme le... Ouch ! »

Ginny lui frappa doucement l'épaule pendant qu'il se moquait d'elle. Elle dit : « Normalement, quand tu ne m'irrite pas, je pense que tu es le garçon le plus étonnant que j'aie jamais rencontré. Pas à cause de ta renommée, mais parce que tu t'inquiètes vraiment pour les gens. Pas seulement ça, mais aussi pour combien courageux et désintéressé tu es ! Sans mentionner ces yeux qui me rendent mes genoux tous mous, et ces cheveux dans lesquels j'ai toujours envie de passer mes doigts ! Même si mon poème n'était pas un joli compliment comme je le voulais, j'aime vraiment tes yeux et tes cheveux ! »

« Merci, mais je pense que j'aime tes yeux et tes cheveux plus que tu n'aimes les miens ! »

Ginny rougit à cette déclaration, et dit : « Impossible ! De plus, il y a plus longtemps que j'aime les tiens ! »

Harry commença à manger son dîner aussi vite qu'il put, partant à 17h15, rappelant à Ginny d'être dans la salle commune exactement à 17h30.

Quand elle arriva, elle trouva Harry assis sur une chaise faisant face à la porte, tenant un petit paquet emballé, et paraissant nerveux. En la voyant entrer, il se leva, et l'embrassa rapidement. Quand ils se séparèrent, Harry essaya de lui tendre le paquet, mais elle l'arrêta et dit : « Je dois monter chercher mon cadeau avant de prendre une chose de plus de toi, » et elle courut dans son dortoir. Moins de 3 minutes après, elle était de retour avec un paquet magnifiquement emballé dans les mains. Elle le tendit à Harry et dit nerveusement : « Ouvre le. J'espère que tu appréciera. »

Il déchira le papier d'emballage et trouva une boite claire avec un pin's en or d'environ 1,25 cm de diamètre, de la forme d'un vif. Une note dans la boite disait : « Ce pin's a été enchanté de manière à protéger le porteur contre la légilimancie. »

« C'est un beau pin's, mais c'est quoi la légilimancie ? » demanda Harry.

« C'est la capacité à extraire les sentiments et la mémoire de l'esprit d'une autre personne en la regardant droit dans les yeux. La défense contre s'appelle l'occlumancie. » répondit Ginny, rappelant Hermione à Harry. « Je pense que Rogue et Dumbledore peuvent le faire si tu leur mens. »

« Je me suis toujours senti comme si ils pouvaient voir au travers de moi ! Comment l'as-tu appris ? » demanda Harry.

Ginny baissa les yeux vers le sol et dit : « Hum, même à 16 ans, hum, Tom était un expert dans ça. » Elle s'éclaircit la gorge et dit : « Je me suis dit que, vue ta relation avec Rogue, tu pourrais vouloir l'empêcher de lire ton esprit. »

« Où l'a-tu eu ? » demanda Harry.

« Par la poste. Tu choisis le pin's et le sort dans une liste. J'ai pensé que tu aimerais le vif. »

« J'aime ! Merci ! C'est un cadeau vraiment attentionné ! Je l'aime vraiment ! Je suis juste désolé que cela t'ai fait penser à nouveau à Tom. Je n'avais pas réalisé que tu avais gardé certaines de ses connaissances. »

« Oui, » dit-elle avec un demi sourire, « Quoi qu'il ait été d'autre, il était génial. Mes notes se sont améliorées depuis que c'est arrivé. Cet été, au jardin à la maison, j'ai découvert que je suis restée fourchelangue en surprenant un serpent du jardin, mais j'aimerais que ça reste entre nous. J'ai réellement gardé des séquelles de cette expérience, mais il en est sorti un peu de bien. » Elle sourit alors et dit : « Apparemment, j'ai attiré ton attention ! »

Harry sourit et dit : « Je peu trouver de meilleures façons d'attirer mon attention, mais je suis heureux que tu puisse parler de ton expérience. » Harry soupira de soulagement et dit : « Tu es vraiment merveilleuse ! De toutes façons, j'aimerais que tu ouvres mon cadeau maintenant. Ce n'est pas beaucoup, mais j'espère que tu l'appréciera. »

« Si c'est de toi, je sais que je l'apprécierais. J'espère juste que tu n'as pas trop dépensé pour moi. Si tu l'as fait, je t'embrasserais follement, et je te ferais le reprendre. »

Comme Ginny prenait son cadeau et commençait à l'ouvrir, Harry dit : « J'aurais peut-être du dépenser trop ! On dirait que ça aurait valu le coup ! »

« Je n'ai pas dit que je ne t'embrasserais pas follement dans le cas contraire, » dit Ginny, toujours en train d'ouvrir son cadeau. « C'est juste... Quand cela a-t-il été pris ? » Elle parlait de la photo d'eux deux ensemble, dans un cadre ressemblant à celui qui accompagnait la photo qu'elle lui avait donnée pour son anniversaire. Il y avait aussi une note magico-écrite sur la vitre protégeant la photo. Elle disait : « Mon coeur, à cette fille, appartient ! » et avait une flèche pointée sur Ginny dans la photographie. Il y avait aussi un morceau de parchemin dans le paquet, qui contenait le poème complet :

Ses yeux sont marrons comme une chocogrenouille

Ses cheveux sont aussi rouges que ses lèvres que j'embrasse

Je suis si heureux qu'elle soit mienne, elle est vraiment divine

Mon coeur, à cette fille appartient !

« Je ne suis pas vraiment sur. La semaine dernière, j'ai laissé Colin nous suivre avec un appareil-photo. J'ai pris ma photo favorite. »

« Il a encore les autres images ? J'aimerai voir le reste, je pourrais-peut-être les utiliser comme papier peint dans ma chambre ! » dit Ginny avec un sourire narquois.

« Haha. Si tu veux voir ces images, je suis sur qu'il les a encore, mais j'espère que tu aimes celle que j'ai choisie ! » dit Harry.

« Oui, Harry, je l'aime. Merci. Maintenant, pour ton autre cadeau. »

Harry dit : « Quel autre cad... » et Ginny se mit à l'embrasser follement.