Note de l'auteur :Toutes les bonnes choses ont une fin, et voici celle de cette histoire. 73 000 mots, 120 pages Word, et un an d'écriture, voilà ce que m'aura pris cette histoire. C'est jamais très facile de termienr quelque chose et de savoir que c'est terminé... Malgré tout je vous avoue que je suis assez content d'être parvenu au bout sans abandonner en cours de route... Il n'est pas impossible également que je continue à écrire sur Harry Potter, même si ce seront plutot des One Shots que des histoires à chapitre...

Cet épilogue est écrit depuis 2 mois mais je n'ai pas eu le temps ni l'occasion de le mettre en ligne, mais j'en ai tout de même profité pour faire une review de vos reviews (en bas de page) ! ;-) Que ceux qui voulaient que Harry survivent me pardonnent, mais peut-être une autre fois...

En tout cas ç'a été un très grand plaisir de vous faire partager ma passion et ces quelques pages sorties de mon imagination et de celle de notre vénérée Joanne Rownling.

Et maintenant, ENJOY ! Voici la dernière partie... (ou presque ;-) )


Epilogue : Aussi noire que soit la nuit…



Les yeux d'émeraude pétillants du jeune sorcier se ternirent pour la dernière fois, jusqu'à ce que le brillant olive de la vie qui l'habitait se transforme en un gemme vert sans teint, sans lumière, sans vie. Harry Potter, le Survivant, venait de franchir le voile pour ne jamais repasser de l'autre côté de l'arche, poursuivant l'aventure… vers cette obscure clarté, qui tombe des étoiles…


Le silence de la nuit calme et paisible que passaient tous les élèves à Poudlard fut déchiré par une longue et douce plainte mélancolique. La lamentation résonna dans tout le château alors que Fumseck tournoyait lentement au-dessus du parc. Le chant du Phénix ne réveilla pas les étudiants endormis, mais emplit leurs rêves d'une profonde tristesse teintée d'une sombre beauté. Lorsque tous les résidents se réveillèrent au petit matin, ils savaient que quelque chose avait changé. Au fond d'eux, aidés par la plainte du cygne de feu, ils devinaient, ils sentaient qu'un drame s'était produit, que le monde ne serait plus jamais comme avant. Même les plus heureux des élèves ne purent combler l'ambiance lourde qui s'était installée. Ils n'avaient pas peur, ils ne craignaient pas pour leur vie ou celles de leurs proches, ils étaient en sécurité à présent, sans savoir pourquoi, juste un pressentiment.

Quatre occupants habituels du château étaient absents lorsque le jour se leva, dissimulé par une épaisse et sombre couche de nuages. L'un se trouvait à des centaines de kilomètres de là, discutant avec détermination et lassitude à d'autres personnages d'apparence importante. Deux marchaient sans but autour du lac, leurs pas crissant dans la neige, en silence, les yeux rougis par la peine et le manque de sommeil. Le dernier, source de l'absence des trois autres, ne reviendrait jamais, parti pour toujours sans aucun espoir de retour.

Le dortoir des garçons de 6ème année de Gryffondor s'éveilla, et Neville, Dean et Seamus purent remarquer l'absence de leurs deux camarades de chambrée. Neville avait déjà le teint pâle et blanchâtre lorsqu'il ouvrit les rideaux de son baldaquin, tandis que Dean et Seamus arboraient cet air intrigué et au fond d'eux profondément inquiets. Dans la Salle Commune les discussions étaient brèves et les éclats de rire s'estompaient rapidement alors que les élèves se préparaient à entamer une journée de cours qu'ils savaient différente des autres.

Quelque chose de contre-nature s'était produit, et chacun se sentait responsable de cet évènement qui n'aurait jamais du survenir.


"Comment en est-on arrivé là ?". Les mots et les questions se bousculaient dans la tête d'Hermione sans trouver de réponse. "Comment as-tu pu laisser les choses dégénérer pour que nos espoirs reposent sur les épaules de quelqu'un qui n'avait jamais rien demandé, à qui on avait enlevé son enfance, son adolescence, son innocence,… et sa vie. A quelqu'un qui ne demandait qu'à vivre et à connaître le bonheur…"

Les larmes ne roulèrent pas sur les joues de la jeune fille après ces tristes pensées, elle avait déjà trop pleuré depuis la veille et il lui semblait que ses yeux ne supporteraient plus un nouveau débordement. Elle risqua un œil vers celui qui l'accompagnait mais n'y vit qu'un visage fermé, ne laissant paraître aucune émotion, aucun sentiment. Seuls les yeux humides et rougis du grand roux trahissaient la peine et le mal qui le déchiraient de l'intérieur. Il aurait eu envie de courir à jamais, de crier jusqu'à ce qu'il s'écroule d'épuisement, mais il savait que même de cette manière il ne parviendrait pas à expurger toute la douleur qu'il portait en lui. Alors il se contentait d'essayer de fermer son esprit et d'oublier l'horreur.

Un homme de neige apparut à l'entrée du parc, emmitouflé dans une longue cape d'un blanc immaculé, ses cheveux et sa barbe argenté apportant un air surréaliste au vieillard qui s'avançait dans la neige encore fraîche de l'Hiver écossais. Albus Dumbledore s'approcha des deux Gryffondors. Jamais depuis que Ron et Hermione le connaissaient il n'avait paru si vieux, si courbé sous le poids des ans et des épreuves, la dernière qu'il venait de vivre semblant l'emporter petit à petit dans la tombe.

Il se força douloureusement à leur sourire lorsqu'il parvint à leur portée.

- Bonjour professeur, dit tristement Hermione.

Le vieux directeur soupira.

- Non Miss Granger, je ne pense pas que ce jour soit bon… Il restera dans les mémoires et dans les livres, sans aucun doute, mais je ne crois pas qu'on puisse le qualifier de "bon"…

A peine Albus avait-il prononcé ces mots qu'une fine pluie glaciale se mit à tomber du plafond nuageux.

- Même le temps semble compatir on dirait… remarqua Dumbledore.

Ron se tenait toujours légèrement à l'écart, les yeux fixés dans les traces de neige laissées par leurs pas dans le parc. Le directeur eut un regard de soutien pour son élève.

- Courage Mr Weasley… souvenez-vous que la mort n'est pas la fin du voyage…

Ron le regarda, amer.

- Peut-être, mais à quoi peut-il servir d'explorer l'autre monde avant d'avoir découvert celui dans lequel nous sommes ? lança-t-il durement.

Hermione lui prit doucement le bras et se serra contre lui. Albus soupira une nouvelle fois.

- La vie n'est pas toujours juste Ron…

- C'est facile de dire ça lorsqu'on est encore là, alors que lui ne l'est plus !

La réplique cinglante de Ron le surprit lui-même et il s'excusa instantanément, la tête basse, honteux d'avoir été si injuste avec celui qui avait déjà tant donné pour le Monde de la Magie. Mais le vieil homme ne se contraria pas de la remarque du jeune homme peiné. Au contraire, il en eut l'air particulièrement touché lorsqu'il prononça ces terribles mots :

- Si tu savais Ron, combien de fois j'ai espéré… pouvoir le délivrer de ce poids… à n'importe quel prix… J'aurais sacrifié n'importe qui pour qu'il puisse vivre…

Puis, las et sans un mot, Albus Dumbledore reprit son chemin vers la Grande Salle, prêt à leur annoncer aux résidents de Poudlard la meilleure nouvelle de leur vie… mais aussi l'une des pires. Ebranlés par les paroles du vieil homme d'ordinaire si sage et raisonné, Ron et Hermione le suivirent à distance, le bras de Ron autour de l'épaule d'Hermione, et la main de celui-ci autour de la hanche du jeune homme, chacun soutenant l'autre dans cette terrible épreuve…


Personne n'eut besoin de réclamer le silence dans la Grande Salle ce matin là. Dès que les portes de chêne s'ouvrirent sur le directeur, chacun se tut instantanément et regarda le vieil homme traverser la salle vers son siège, au milieu de la table des professeurs, qui arboraient tous un air grave.

Albus Dumbledore ne s'assit pas, et prit la parole dans un silence de cathédrale alors que Ron et Hermione rejoignaient leur place.

Tom Elvis Jedusor, plus communément connu sous le nom de Lord Voldemort, est mort hier soir, ainsi qu'une grande partie des Mangemorts l'accompagnant.

Le silence se prolongea pendant une seconde, le temps que les élèves saisissent le sens de ce que leur directeur venait de dire. Puis soudainement, une énorme explosion de joie retentit dans la Grande Salle, et se répandit jusqu'aux confins du château, telle une onde de choc, surpuissante, emplie de joie et de bonheur, au point d'en faire trembler les épais murs millénaires de Poudlard. Ce jour était dores et déjà historique dans l'histoire de l'école, et une journée de liesse et de fête se préparait déjà entre les élèves. Le mauvais pressentiment qu'ils avaient ressenti en se levant avait disparu au moment où Dumbledore avait pris la parole, comme si leur intuition leur avait joué un mauvais tour. Les conséquences de ce que le directeur venait de leur annoncer étaient telles que de nombreux élèves éclatèrent en pleurs, des larmes de joie et de soulagement perlant de nombreux visages, principalement ceux d'élèves ayant eu à supporter la perte d'êtres chers. Ils reproduisaient, sans le savoir, la même scène qui s'était produite plus de 15 ans auparavant, lorsque ici même, Albus Dumbledore avait appris aux élèves la disparition du Seigneur des Ténèbres, une première fois. Un sourire marqua le visage du vieil homme, et, jetant un regard à ses professeurs, vit qu'il en était de même pour eux. Seul Severus Rogue paraissait renfermé sur lui-même, plus sombre que jamais. Les élèves montèrent et dansèrent sur les tables, sans que personne, à l'exception de Rusard, ne s'en offusque. Même du côté des Serpentard, une majorité d'étudiants fêtaient cette nouvelle avec allégresse, rares étant ceux qui ne partageaient pas la joie de leurs camarades.

Il fallut de longues minutes d'applaudissements et d'expiation de toute cette joie refoulée depuis trop longtemps avant que le silence ne revienne progressivement. Les élèves, surexcités, peinaient à rester en place, ne songeant qu'à courir dans tous les couloirs du château et fêter ce jour historique jusqu'à en tomber d'épuisement. Le directeur reprit la parole.

- Tous les cours de la journée sont bien entendus annulés, et ce jusqu'à Mercredi soir. Vos parents ont été invités à venir célébrer cette nouvelle ici même, à Poudlard, lors d'une réception qui aura lieu après-demain.

L'aura de bonté et de bienveillance qui émanait du grand sorcier toucha toutes les personnes présentes dans la Grande Salle et les cris redoublèrent d'intensité. Albus sourit à nouveau, une légère douleur au niveau des articulations de la mâchoire lui rappelant le temps depuis lequel il n'avait pas souri aussi longtemps. Plusieurs professeurs n'appréciaient pas tellement ce relâchement de trois jours, mais devant le poids de l'évènement qui en était à l'origine, personne, pas mêmes les directeurs de Serpentard et Gryffondor, ne s'y était formellement opposé.

Les élèves avaient repris leur danse, sautant d'une table à l'autre, tout le monde serrant tout le monde dans ses bras, Gryffondor et Serpentard chantant bras dessus bras dessous l'hymne de Poudlard jusqu'à s'en égosiller. Seuls trois élèves étaient restés modérés dans l'expression de leur joie, se contentant de pousser un long soupir de soulagement en pensant aux vies de leurs proches qui étaient désormais sauves. Neville, Ron et Hermione, restés assis, se contentèrent d'applaudir l'annonce du directeur, passant totalement inaperçus au milieu de la foule des élèves en délire.

Puis, voyant que leur directeur n'avait pas fini son allocution, se tenant toujours debout devant eux, les élèves se reprirent et se rassirent progressivement, attendant la fin du discours pour partir célébrer cet évènement unique. Albus Dumbledore avait repris un air grave, presque dramatique.

- Avant de vous laisser vaquer à vos occupations et courir envoyer des hiboux à vos familles, je pense que vous devez tous savoir ce qui s'est passé hier soir.

Le silence redoubla d'intensité, chacun étant désormais suspendu aux lèvres du directeur. Dumbledore s'apprêtait à leur raconter la version officieuse des évènements de la veille, celle qu'ils ne liraient jamais dans les journaux.

- Vous aurez peut-être remarqué que l'un d'entre nous n'est pas parmi nous ce matin… reprit Dumbledore. Je veux parler d'Harry Potter...

Il se tut un instant, semblant chercher au fond de lui la force d'annoncer cette nouvelle.

- Il n'est pas là parmi nous car…

Les visages souriants et heureux des étudiants s'évanouirent progressivement, au fur et à mesure que chacun commençait à faire le rapprochement entre Harry, Voldemort, et la disparition simultanée des deux. Les visages se firent inquiets, anxieux, plus que jamais fixés sur le visage du directeur.

- Harry est mort.

Albus avait prononcé ces mots terribles avec une extrême difficulté, la voix tremblante, comme s'il réalisait qu'en articulant cette phrase, il la rendait définitive, absolue. Les derniers sourires qui traînaient dans la salle s'estompèrent aussitôt, et chacun revit en lui le banquet de fin d'année, un an et demi plus tôt, qui avait suivi la mort de Cédric, tué de la main de Voldemort.

- Harry Potter est mort en détruisant son ennemi, en détruisant le Seigneur des Ténèbres, celui qui l'avait traqué depuis sa petite enfance. Vous n'êtes pas sans ignorer l'étrange lien qui unit… qui unissait, Harry et Voldemort, depuis que ce dernier avait tenté de l'assassiner il y a 15 ans.

Un frisson parcourait l'audience des élèves à chaque fois que Dumbledore prononçait le nom de Voldemort, sa disparition n'étant pas encore associée à la fin de son règne de terreur. Mais chacun continuait d'écouter cette histoire, l'Histoire, dans un silence religieux.

- Harry et Tom Jedusor étaient frappés par une Prophétie, qui les condamnait à devoir s'entretuer, afin que l'un détruise l'autre, sans quoi aucun des deux ne pourrait vivre en paix. Voldemort a essayé de tuer Harry une première fois, et cette tentative a provoqué sa chute, il y a maintenant plus de 15 ans, lorsque Harry était encore un bébé. Il est revenu il y 2 ans, aussi puissant qu'auparavant, avec toujours cet objectif d'atteindre celui qui l'avait involontairement défié et réduit à un état d'être désincarné. Et cette fois, la malice du Seigneur des Ténèbres l'a conduit à inventer un sortilège mortel destiné à causer la perte de celui qui lui avait survécu.

Dumbledore marqua une pause, laissant le temps à ses paroles de pénétrer dans les esprits de chacun, et d'y être assimilé. Il fallait qu'ils sachent, qu'ils comprennent ce qui s'était passé, et pourquoi. Ils deviendraient le témoignage vivant, la mémoire de ce qui était arrivé, afin que jamais, au cours des siècles à venir, personne n'oublie.

Il jeta un regard à ses élèves. Certains semblaient prendre un air détaché, connaissant peu Harry personnellement et ne voulant pas gâcher par cette triste histoire ce qui devait être l'un des plus grands jours de leur vie. D'autres, tels Cho, pleuraient silencieusement, écoutant le directeur leur relater l'histoire de Celui-Qui-Avait-Survécu. Mais la majorité des adolescents attendait la suite, l'horreur et la tristesse marquant progressivement leur visage, mais prêts malgré tout à recevoir cet aveu, cette confession de leur directeur.

- Harry a été frappé par ce maléfice au début de l'année, mais, tel un cancer, une gangrène, il ne l'a pas tué. Il n'a cessé de le ronger, de le détruire de l'intérieur, l'affaiblissant un peu plus chaque jour, et provocant ces terribles crises. Harry a tenté de résister, mais aucun contre sortilège ne pouvait briser la magie du Seigneur des Ténèbres. Harry était condamné, il le savait, et personne ne pouvait rien y faire. Alors il a fait la chose la plus courageuse et la plus héroïque qui soit : il est allé défier son ennemi juré en personne, avant que le maléfice ne l'emporte. Et il l'a détruit. Harry Potter, un adolescent, apprenti sorcier, est parvenu à détruire Lord Voldemort, dit le Seigneur des Ténèbres, bien qu'il ait du pour cela sacrifier sa vie.

Albus marqua une nouvelle pause. Une grande majorité des élèves pleurait ou sanglotait à présent, les plus résistants consolant les plus sensibles. Ron et Hermione restaient droits, le regard dans le vide, écoutant à peine les paroles du vieux sage. Il n'y avait plus de larmes sur leur visage, mais une douleur bien plus profonde y perçait, un mal qui mettrait beaucoup de temps à guérir. Les professeurs aussi y allaient de leur petite larme, Mrs Pomfresh ne pouvant retenir de bruyants sanglots, tandis que Minerva McGonagall se mouchait, cachant ses yeux sous son chapeau. Severus Rogue paraissait le plus ambivalent de tous, semblant en proie à une terrible lutte interne. Le vieil homme à la barbe blanche rompit le silence pesant qui s'était installé.

- Harry avait 16 ans. Il avait toute la vie devant lui et il est mort. Il s'est sacrifié pour que nous puissions tous vivre dans un monde meilleur, il a combattu pour que personne ne revive son calvaire, n'ait à connaître ses souffrances. Il a tenu grâce à ses idéaux, à ses croyances en nous, en lui, en le monde.

Cette fois, l'émotion qui régnait était devenue trop grande, trop insupportable. Même Mimi Geignarde était entrée dans la salle, et sanglotait, regrettant que son Harry ne soit pas resté comme fantôme auprès d'elle. Les visages étaient graves, accablés et jamais, si quelqu'un venait d'entrer dans cette salle, il n'aurait pu croire que de ce drame était né une immense libération, et que tout un monde fêtait, à l'extérieur, ensemble, la fin d'une sombre période.

- Je ne vous demande pas de pleurer sa mort, ni même de lui rendre hommage de manière pompeuse, poursuivit Dumbledore. Je vous demande juste de ne pas oublier. De vous souvenir, comme vous vous êtes souvenus de Cédric, du sacrifice d'Harry Potter, celui qui avait choisi de se battre, de ne pas céder à la facilité, d'affronter son destin. Son destin, qui était de repousser le Mal une fois de plus, pour perpétuer le règne de la justice et du Bien encore un peu. Car Harry le savait, aussi noire que soit la nuit, l'aube lui succède toujours. Et contrairement à lui, nous vivrons pour voir ces jours renaître.

A ces mots un rayon de Soleil vint percer le plafond magique de la Grande Salle, et projeta son aura sur toute l'assemblée. La douce et tiède lueur lumineuse rayonna puissamment, réchauffant les visages et emplissant les cœurs attristés d'espoir et de courage. Hermione leva la tête vers le plafond et ferma les yeux, se laissant envahir par cette délicieuse sensation, comme si c'était Harry lui-même qui était venu la réconforter, s'excuser de ne plus être auprès d'elle. Ron n'avait risqué qu'un regard en coin vers le ciel, puis un autre furtif vers la grande porte de chêne, dans l'espoir fou que son ami franchisse l'entrée, s'excusant de son retard, les cheveux mouillés tombant devant ses yeux et sa cicatrice, et qu'il aurait rejeté en arrière.

Mais personne ne vint. Ron se retrouva face à Albus Dumbledore. Le vieil homme ne paraissait plus aussi serein que d'antan, mais il émanait toujours de lui cette bienveillance, ce sentiment qui vous poussait à lui faire confiance. Il adressa un clin d'œil à Ron en souriant, et celui-ci put distinguer une larme roulant discrètement dans sa barbe.

- S'il n'y a qu'une chose que vous devez retenir de cette journée, finit-il par achever, c'est celle-ci… Ces êtres chers que vous avez perdus… et ces rêves qui se sont évanouis…

Il croisa le regard d'Hermione.

- Ne les oubliez jamais…

Deux Phénix pénétrèrent dans la Grande Salle à ce moment, entonnant leur chant mélodieux et mélancolique. Fumseck était accompagné d'un petit bébé Phénix, déjà majestueux et magnifique, ses petites plumes rouges et or resplendissant dans la pièce.

Hermione sourit et croisa le regard de Ron. A son tour, elle lui adressa un clin d'œil et se mit à fredonner.

The heart is a bloom, shoots up through the stony ground

There's no room, no space to rent in this town

You're out of luck and the reason that you had to care,

The traffic is stuck and you're not moving anywhere.

You thought you'd found a friend to take you out of this place

Someone you could lend a hand in return for grace

It's a beautiful day, the sky falls

Bad you feel like it's a beautiful day

Don't let it get away

You're on the road but you've got no destination

You're in the mud, in the maze of her imagination

You love this town even if that doesn't ring true

You've been all over and it's been all over you

It's a beautiful day

Don't let it get away

It's a beautiful day

Don't let it get away

Touch me, take me to that other place

Teach me, I know I'm not a hopeless case

See the world in green and blue

See China right in front of you

See the canyons broken by cloud

See the tuna fleets clearing the sea out

See the Bedouin fires at night

See the oil fields at first light

And see the bird with a leaf in her mouth

After the flood all the colors came out

It was a beautiful day

Beautiful day

Don't let it get away

Touch me, take me to that other place

Reach me, I know I'm not a hopeless case

What you don't have you don't need it now

What you don't know you can feel it somehow

What you don't have you don't need it now

You don't need it now, you don't need it now

Beautiful day

Une nouvelle ère commençait…

Fin…


N.B.: La chanson est de U2, Beautiful Day.

Reviews :

lice-chan : Merci beaucoup, j'espère que tu t'es remis de cette tragédie ! Courage, j'écrirai peut-être un jour une histoire où il survivra ! ;-)

Artemis : Je te remercie tout particulièrement de ton attention et pour m'avoir suivi et soutenu durant toute cette fic (un an et 2 mois quand même ! ). Ton soutien m'aura beaucoup aidé !

Lilynette : Tu trouveras peut-être dans cet épilogue une lueur d'espoir, la question du petit Phénix reste totalement ouverte, bien que pour moi elle soit plus symbolique qu'autre chose… Mais qui sait… La seule chose certaine dans le monde de la Magie, c'est que les morts ne revivent pas, Dumbledore l'a suffisamment répété… En tout cas merci beaucoup pour tes reviews, j'espère te revoir pour de prochaines aventures ! ;-)

Satya : Encore une fidèle lectrice ! J'espère que malgré cette fin peu gaie (réaliste par rapport à l'œuvre de JK j'espère ! XD) tu as appréciée ces quelques pages issues de mon imagination !

Boubounet : Merci, je vais tâcher de continuer sur cette lancée !  Mais j'ai une nette préférence pour les one-shot ! ;-)

Legion : Tu es arrivé en cours de route, mais tes reviews m'auront été très utiles pour corriger un certain de points qui me paraissaient clairs mais qui pouvaient sembler obscurs aux lecteurs. Et puis tu as un tel style dans tes reviews que ç'aurait été dommage de ne pas en profiter ! ;-)

Louna46 : L'épilogue n'a peut-être pas totalement répondu à tes attentes, mais j'ai tenté d'avoir une approche assez réaliste de la chose, la scène finale du Tome 6 me confortant dans mon idée. Néanmoins j'espère que tu auras bien aimé cette histoire !

Funnygirl0531 : Ta review m'a particulièrement touché, c'est très agréable pour l'auteur de voir que quelqu'un qui est tombé sur son histoire s'y est plongé entièrement du début à la fin. Je pense qu'on a à peu près la même vision de la saga HP. A très bientôt j'espère !

AD vs AV : Cet épilogue n'est pas vraiment un OS sur l'après Voldemort, mais il présente concrètement la suite du dernier chapitre. J'espère que cela t'a plu. ;-) Et puis, ne me fais pas trop de compliments, je vais rougir ! Merci beaucoup pour ta fidélité en tout cas.

Surimigirl : Merci beaucoup pour ta review très… expressive !

Aegismur : Il n'y a peut-être pas de quoi être fier de me lire, je suis pas encore connu ! En tout cas si ma fic t'a plu, j'en suis très heureux. :-)