Alors comme ça, tu m'aimes ...
Disclamer : les personnages d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling. Seuls quelques uns sont à moi. Ainsi que l'histoire que je raconte.
Petit mot de l'auteur : le dernier chapitre était un peu court, je sais, c'est parce que j'avais vraiment hâte de le poster. Pour celui-ci j'ai pris plus de temps et j'espère ne pas vous avoir trop fait attendre et surtout ne pas vous décevoir. Et maintenant, place à la lecture.
PS : je n'ai pas résisté à l'envie de décrire les vêtements, désolée si ça fait un peu trop fleur bleue. J'ai aussi mis un passage chanson, bref je suis tombée dans tous les clichés, désolée si ça vous énerve mais puisque j'écris avant tout pour me faire plaisir...
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Vous voulez la guerre ? Vous l'aurez !
Lily s'affala sur son lit. Décidément, ce Potter était le pire empêcheur de tourner en rond qu'elle connaisse ! Mais pourquoi donc avait-il décidé de s'attaquer à elle depuis deux ans ? Car ça faisait maintenant deux ans qu'il la poursuivait de ses ardeurs pour s'amuser. Et si au début il restait suffisamment distant à son goût, il s'était de plus en plus enhardi et lui parlait maintenant même quand ses amis, les fameux Maraudeurs n'étaient pas là. Et en plus, il l'appelait par son prénom ! Qu'il agrémentait de surnoms ridicules, évidemment.
Non, vraiment, il était de plus en plus arrogant ! Il avait osé lui parler de son physique ! Lily savait bien qu'elle n'avait pas des formes particulièrement jolies : elle n'était pas aussi fine que les anorexiques des magazines moldus de sa sœur mais quand même assez menue et elle n'avait pas beaucoup de poitrine mais ça lui convenait très bien. Et voilà que ce fichu Potter commençait à la charrier sur ce corps auquel elle avait mis du temps à s'habituer !
- Je le déteste !
- Déteste-le moins fort Lily et je t'aimerai encore plus ! je dors !
- Moi aussi je te signale miss Evans, et nous tu nous aimes. J'espère en tous cas...
Oui, elle le détestait. Non seulement il l'énervait elle mais du coup elle réveillait ses amies. Ca suffisait pour ce samedi. A partir de ce moment, elle ne penserait plus à lui avant de le revoir en cours le lundi. Oui, c'était une bonne résolution. En attendant, elle allait quand même réveiller ses amies pour qu'à elles trois, elles aient le temps de faire tout ce qu'elles avaient prévu.
- Mary ! debout ! et toi aussi Emily !
Deux grognements lui répondirent mais bientôt les deux amies de Lily sortirent de leurs lits.
- Si c'est Potter qui t'a réveillée aussi tôt, Lily, je le déteste aussi.
- Alors on va dire que c'est lui, Emily !
- Même si on n'a pas besoin de ça pour ne pas supporter les Maraudeurs. Non mais ce surnom, je vous jure ! Ils n'auraient pas pu trouver plus prétentieux !
- Bon, allez les filles, clôt Lily, on a des tas de choses à faire, faut s'habiller.
En fait de choses à faire, elles avaient décidé de faire un week-end "amours" et de mettre fin à leurs différents célibats qui dataient chacun de quelques mois. Et comme en plus leur classe, pour avoir connu les meilleurs résultats de toute l'histoire de l'école, était autorisée à se rendre à Pré-au-Lard à volonté, elles étaient bien décidées à faire tapisserie aux Trois Balais et à repartir accompagnées à la soirée "Guimauve dans les oreilles" d'un petit club peu connu du village. Cette soirée consistait à alterner des chansons sorcières à la mode et des vieilles chansons moldues françaises et les trois filles s'y amusaient beaucoup.
Chacune ressortit donc toute pomponnée de sa douche. Lily en joli jean bleu avait endossé un haut blanc assez ample qui dévoilait ses omoplates fines et un décolleté discret. Mary, elle, avait opté parmi ses éternelles minijupes pour une orange vif auquel répondait le cache-cœur en tricot de la même couleur enfilé sur un pull noir assorti aux bottes. Quant à Emily, elle portait une jupe longue large violette et un débardeur qui dévoilait ses formes rondes sur lequel elle avait passé une veste noire. Après s'être toutes très légèrement maquillées, elles descendirent prendre leur petit-déjeuner et furent bientôt sur le chemin du village, bavardant gaiement et jouant à qui serait la plus futile.
- Bon, voilà ce que je vous propose, commença Mary. On commence par un petit tour dans le village, pour prendre l'air et repérer un peu.
- Approuvé, répondit Lily.
- Et on essaie plusieurs techniques de drague pour commencer des statistiques, plaisanta Emily.
- Si tu me mets au défi, je suis chiche, répondit Mary du tac au tac.
- Je relève aussi ! ajouta Lily avec un sourire dangereux.
- Dans ce cas, je ne veux pas être en reste. Quelles techniques on compare ?
- Courir "sans regarder" et lui foncer dessus ?
- Pas mal, Lily !
- L'embrasser directement sur les lèvres et dire que ça nous tentait trop ?
- Là tu es étiquetée perverse, Mary !
- Moi je propose : "je crois que tu es mon âme sœur".
- C'est dangereux, Emily, mais pourquoi pas. Bon, faisons le point : chacune garde sa technique, on essaie et on compare les résultats ?
- Adjugé !
Quand les trois filles arrivèrent dans l'artère principale de Pré-au-Lard, elles avaient du mal à garder leur sérieux.
- Emily, les filles que tu dragues, ne les choisis pas trop vieilles, hein ?
Lily avait lancé ce petit clin d'œil à Emily qui, préférant les femmes, avait cette année jeté son dévolu sur la jeune professeur MacGonagall, sans réels résultats pour le moment.
- Bon, on se sépare et on se donne rendez-vous aux Trois Balais d'ici une heure pour continuer la journée en beauté ?
- Ok ! c'est parti !
Le "sondage" commençait et Lily s'éloigna un peu. Il n'y avait qu'avec ses amies qu'elle pouvait se permettre de se détendre en employant ces procédés aussi futiles que tordants. Il leur arrivait souvent de se lancer des paris idiots mais ceux-ci finissaient immanquablement en fous rires et elles continuaient toujours. Et après tout, quel mal y a-t-il à se faire du bien, n'est-ce pas ?
Lily se laissa tomber sur la banquette qu'occupaient ses amies.
- Il fait un froid de canard dehors ! J'ai cru que j'allais proposer aux garçons que j'abordais de partager leur manteau avec moi.
- Et c'est moi la perverse, hein ? commenta Mary en souriant.
- Toi on sait que tu fais ça même par 40° à l'ombre, c'est pour ça, lui répondit Emily.
Lily se commanda rapidement une bièraubeurre à laquelle elle réchauffa ses mains.
- Bon, faisons les comptes : pour chacune, combien de tentatives et combien de réussites ?
- C'est pas joli joli pour moi, annonça Mary. La plupart des garçons que je suis allée embrasser chastement ont conclu l'affaire par un baiser dégoulinant – quoique parfois savamment donné, je dois le reconnaître – puis ils m'ont tous fait un sourire gentil en me souhaitant une bonne journée et en s'excusant...
- Les vilains, ils ont abusé de toi, déclara Lily d'un air profondément convaincu.
- Pauvre de moi, renchérit Mary. Et toi ?
- Ils m'ont tous rattrapée quand je tombais sur eux. Enfin ceux qui ne se sont pas étalés en même temps que moi. Et sur six tentatives, il y en a deux qui m'ont dit méchamment de faire gaffe où je mettais les pieds.
- Et les quatre autres ?
- Un m'a dit que je lui écrasais l'estomac – j'avoue que j'étais vraiment étalée sur lui. Les trois autres m'ont relevée avec un mot gentil et l'un m'a laissé son nom si je voulais le contacter.
- Pas mal, complimenta Emily. Moi j'ai fait quatre essais : deux fois j'ai eu droit au merveilleusement sympathique "je suis pas lesbienne, moi !" lancé avec un regard méprisant. La troisième m'a souri en me disant qu'elle était désolée mais qu'elle était déjà casée.
- Avec une fille ou un mec ?
- Elle ne m'a pas dit. Et la dernière m'a invitée à dîner vendredi soir prochain pour qu'on fasse connaissance.
- Elle avait quel âge ? demanda Lily, suspicieuse.
- Juste vingt ans. Elle fait des études pour devenir Auror.
- Et bien je crois que la victoire revient à Emily, conclut Mary. Et que ma technique est la moins efficace, je me rends !
- T'inquiète ma vieille, t'en séduiras d'autres autrement d'ici ce soir, va. Bon, c'est pas tout mais ce matin drague dans le froid m'a donné faim. On mange ? proposa Lily.
- Hey, Grey !
Mary leva la tête de son dessert, aussi surprise et agacée que ses deux amies.
- Qu'est-ce que tu me veux, Black ? Ta copine s'est rendue compte qu'elle avait malgré les apparences plus de cerveau que toi ? Tu me diras, ce n'est pas très difficile...
- Très drôle, Grey, répondit Sirius avec un sourire charmeur en approchant une chaise de la table des trois filles. Je voulais seulement savoir en quel honneur tu as embrassé goulûment sept garçons dans la rue...
- Sept ? et tous ne t'ont pas embrassée ? Combien de tentatives as-tu faites, Mary ?
- Juste neuf... avoua piteusement l'intéressée.
- Mary, je t'attribue le diplôme de testeuse d'honneur pour tout le zèle que tu mets à faire nos sondages, articula Lily entre deux éclats de rire.
Sirius sembla un peu déstabilisé par la manière dont Lily, Emily et même Mary prenait la nouvelle mais ça ne l'empêcha pas de poursuivre.
- Figure toi que je suis passé trois fois devant toi, je te voyais faire le pied de grue et je suis blessé dans le plus profond de mon âme que tu ne m'aies pas abordé moi, le plus séduisant garçon de l'école...
- Arrête ton baratin, Black, le coupa vertement Mary, ce que tu me dis est plutôt un compliment : j'ai vexé un Maraudeur dans son honneur de mâle, ça me fait un diplôme de plus !
- Calme-toi, Grey, prononça sèchement Sirius dont les yeux brillaient d'une lueur d'agressivité. Je voulais te laisser une chance d'être poli avec toi alors que votre petit trio emmerde toute l'école rien que par sa présence. Mais là, tu as dépassé les bornes ! Apprête-toi à avoir la pire réputation de l'Histoire de Poudlard... et puisque l'on dit si bien "qui se ressemble, s'assemble", je suppose que ta "déplorable attitude" détendra sur tes amis.
A ces mots, le jeune brun se leva et partit d'un pas naturellement élégant.
- Quel petit... je ne trouve même pas les mots pour le qualifier ! s'exclama Lily.
- Personnellement, il y en a plein qui me viennent en tête mais je m'en voudrais d'être vulgaire, dit Mary avec des yeux noirs.
- En attendant de lui trouver un surnom adéquat, il faudrait peut-être qu'on se prépare, non ? intervint Emily. Parce que ça ressemblait beaucoup à une déclaration de guerre, si je ne m'abuse.
- Effectivement... se ressaisit Lily avec un sourire qui ne présageait rien de bon pour les Maraudeurs.
- On les attaque en groupe ou on se les répartit ? demanda Emily dont le sourire prenait lui aussi une allure machiavélique.
- Laissez-moi juste le petit Black et vous aurez réalisé mon vœu le plus cher... choisit Mary en montrant les dents.
- Alors c'est décidé ! On prépare les pièges à trois ou on se réserve la surprise ?
- Très chère Lily, je m'en voudrais de me passer de ton intelligence pour punir ce vermisseau comme il le mérite.
- Dans ce cas mes chères associées, je vous propose de commencer demain et de garder pour aujourd'hui le programme initial. Ce n'est pas un chien de cette sorte qui va nous gâcher la journée !
- Oh que non ! répondirent Emily et Mary à l'unisson.
Le soir venu, les trois filles avaient retrouvé le sourire en même temps qu'elles s'étaient dénichées quelqu'un pour les accompagner au club qu'elles affectionnaient tant, le Mixed Nuts. Lily s'était trouvé un Pouffsouflle séduisant qu'elle s'imaginait déjà revoir pour des rendez-vous torrides et romantiques, Mary s'était accroché un Serpentard grand et musclé qui l'arborait comme un trophée et Emily était venue avec une rougissante Serdaigle mignonne comme un cœur mais timide à l'excès.
- Ca faisait longtemps qu'on ne s'était fait que des soirées célibataires... ça fait du bien de ne pas être seule pour une fois. Surtout qu'on ne recommencera pas de sitôt. Ou alors Black n'aurait même pas à lancer des rumeurs, ça se ferait tout seul...
- En attendant, on profite !
Les trois filles entraînèrent leurs cavaliers sur la piste et purent libérer toute l'énergie qu'elles avaient accumulée pendant la semaine. Et entre ces musiques rythmées étaient diffusées des chansons moldues délicieusement vieillottes. Habituées à l'ambiance du Mixed Nuts et désireuses de briller devant leurs accompagnateurs d'un soir, elles s'avancèrent chacune à leur tour sur scène.
- Bon, je commence, vous me conseillez quoi ? demanda Emily.
- Barbara ! quelle question ! s'exclama Mary.
- L'aigle noir, alors.
- Ben t'es partie, ma grande, conclut Lily en poussant Emily sur scène.
La jeune fille s'avança sous les lumières et imitant la voix de son idole, elle entama la chanson.
- Un
beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d'un lac je
m'étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le
ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle
noir,
Lentement, les ailes déployées,
Lentement,
je le vis tournoyer,
Près de moi, dans un bruissement
d'ailes,
Comme tombé du ciel,
L'oiseau vint se
poser,
Il avait les yeux couleur rubis,
Et des plumes
couleur de la nuit,
A son front brillant de mille feux,
L'oiseau
roi couronné,
Portait un diamant bleu,
De son bec
il a touché ma joue,
Dans ma main il a glissé son
cou,
C'est alors que je l'ai reconnu,
Surgissant du passé,
Il
m'était revenu,
Dis l'oiseau, ô dis,
emmène-moi,
Retournons au pays d'autrefois,
Comme
avant, dans mes rêves d'enfant,
Pour cueillir en
tremblant,
Des étoiles, des étoiles,
Comme
avant, dans mes rêves d'enfant,
Comme avant, sur un nuage
blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Etre faiseur de
pluie,
Et faire des merveilles,
L'aigle noir dans un
bruissement d'ailes,
Prit son vol pour regagner le ciel,
Quatre
plumes couleur de la nuit
Une larme ou peut-être un
rubis
J'avais froid, il ne me restait rien
L'oiseau m'avait
laissée
Seule avec mon chagrin
Un beau jour, ou
peut-être une nuit,
Près d'un lac, je m'étais
endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de
nulle part,
Surgit un aigle noir,
Un beau jour, une
nuit,
Près d'un lac, endormie,
Quand soudain,
Il
venait de nulle part,
Il surgit, l'aigle noir...
Emily finit la chanson dans un sourire pour sa partenaire qu'elle avait émue aux larmes. Peut-être la Serdaigle serait-elle finalement plus qu'une amourette d'une soirée. C'est ce qu'on aurait dit, en tous cas, en voyant les deux jeunes filles danser sur la piste. Mais bientôt les musiques moldues furent de retour et Mary se lança, tirant pas la main le Serpentard qui la déshabillait des yeux.
- Dalida et Alain Delon pour nous, annonça-t-elle fièrement.
- Ohoh... murmura Lily. Il doit vraiment lui plaire celui-là et avoir de la conversation.
- Oui. Mais ce n'est pas sûr qu'il ne demande que ça, lui, constata Emily.
Car sous des dehors frondeurs, Mary restait très pudique et se laissait rarement caresser autrement que du regard. Et il semblait bizarre que ce Serpentard ait compris le marché et en ait accepté toutes les closes.
- Allez, on se tait, ça commence !
- C'est
étrange
je n'sais pas ce qui m'arrive ce soir,
Je te
regarde comme pour la première fois.
- Encore
des mots toujours des mots
les mêmes mots
- Je n'sais plus comment te dire
- Rien que des mots
- Mais
tu es cette belle histoire d'amour...
que je ne cesserai jamais
de lire.
- Des
mots faciles des mots fragiles
C'était trop beau
- Tu es d'hier et de demain
- Bien trop beau
- De toujours ma seule vérité.
- Mais
c'est fini le temps des rêves
Les souvenirs se fanent
aussi
quand on les oublie
- Tu es
comme le vent qui fait chanter les violons
et emporte au loin le
parfum des roses.
- Caramels, bonbons et chocolats
- Par moments, je ne te comprends pas.
- Merci,
pas pour moi
Mais tu peux bien les offrir à une autre
qui
aime le vent et le parfum des roses
Moi, les mots tendres enrobés
de douceur
se posent sur ma bouche mais jamais sur mon cœur
- Une parole encore.
- Parole, parole, parole
- Ecoute-moi.
- Parole, parole, parole
- Je t'en prie.
- Parole, parole, parole
- Je te jure.
- Parole,
parole, parole, parole, parole
encore des paroles que tu sèmes
au vent
- Voilà
mon destin te parler...
te parler comme la première fois.
- Encore
des mots toujours des mots
les mêmes mots
- Comme j'aimerais que tu me comprennes.
- Rien que des mots
- Que tu m'écoutes au moins une fois.
- Des
mots magiques des mots tactiques
qui sonnent faux
- Tu es mon rêve défendu.
- Oui, tellement faux
- Mon seul tourment et mon unique espérance.
- Rien
ne t'arrête quand tu commences
Si tu savais comme j'ai
envie
d'un peu de silence
- Tu es
pour moi la seule musique...
qui fit danser les étoiles
sur les dunes
- Caramels, bonbons et chocolats
- Si tu n'existais pas déjà je t'inventerais.
- Merci,
pas pour moi
Mais tu peux bien les offrir à une autre
qui
aime les étoiles sur les dunes
Moi, les mots tendres
enrobés de douceur
se posent sur ma bouche mais jamais sur
mon cœur
- Encore un mot juste une parole
- Parole, parole, parole
- Ecoute-moi.
- Parole, parole, parole
- Je t'en prie.
- Parole, parole, parole
- Je te jure.
- Parole,
parole, parole, parole, parole
encore des paroles que tu sèmes
au vent
- Que tu es belle !
- Parole, parole, parole
- Que tu es belle !
- Parole, parole, parole
- Que tu es belle !
- Parole, parole, parole
- Que tu es belle !
- Parole,
parole, parole, parole, parole
encore des paroles que tu sèmes
au vent
Il fallait avouer que le Serpentard avait belle allure à chanter et Lily comme Emily avaient bien vu que Mary était séduite et avait oublié et les mots qu'il lui avait dits en chantant n'était pas les siens. Mais qu'importe, ses yeux brillaient et elle pouvait aussi profiter de sa soirée ! D'ailleurs les deux tournoyaient enlacés sur une vieille ballade des Projects, un groupe sorcier culte.
- Bon, à mon tour !
Lily se lança sur scène et débuta l'interprétation de "Pas toi".
- Graver
l' écorce jusqu'à saigner
Clouer les portes,
s'emprisonner
Vivre des songes a trop veiller
Prier des ombres
et tant marcher
J'ai beau me dire qu'il faut du temps
J'ai
beau l'écrire si noir sur blanc
Quoique je fasse, ou que
je sois
Rien ne t'efface, je pense a toi
Et quoi que
j'apprenne,je ne sais pas
Pourquoi je saigne et pas toi
Passent
les jours, vides sillons
Dans la raison et sans amour
Passe ma
chance, tournent les vents
Reste l'absence, obstinément
J'ai
beau me dire que c'est comme ça
Que sans vieillir, on
n'oublie pas
Quoique je fasse, ou que je sois
Rien ne
t'efface, je pense a toi
Et quoi que j'apprenne,je ne sais
pas
Pourquoi je saigne et pas toi
Y a pas de haine, y a
pas de roi
Ni dieu ni chaîne, qu'on ne combat
Mais que
faut-il, quelle puissance
Quelle arme brise l'indifférence
Oh
c'est pas juste, c'est mal écrit
Comme une injure, plus
qu'un mépris
Et quoi que j'apprenne, je ne sais
pas
Pourquoi je saigne et pas toi
Ce chapitre est fini, je ne sais pas s'il vous a plu mais le prochain sera plus rapide car les vacances commencent demain. Si vous voulez donner votre avis, vous savez comment faire...
