Alors comme ça, tu m'aimes ...

Disclamer : les personnages d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling. Seuls quelques uns sont à moi. Ainsi que l'histoire que je raconte.

Petit mot de l'auteur : Comme toujours, voici un chapitre posté bien plus tard que prévu. Pourtant j'ai passé bien du temps à l'écrire en cours d'anglais mais je n'ai jamais su rassembler les feuilles volantes, bref, ça a pris un peu plus de temps. En plus, écrire ne m'empêche pas de lire, donc j'ai aussi fureté sur pour trouver la crème des fanfics et passer du bon temps. Voilà pour les explications de mon retard. Je ne vous fais pas attendre plus longtemps : voici la suite.

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Je lis en toi comme dans un livre ouvert

A cinq heures du matin, Lily était déjà debout, coiffée et habillée, son sac sur l'épaule. Elle rajusta rapidement le nœud de sa cravate en passant devant le miroir puis descendit à toute vitesse les escaliers jusqu'à la Salle Commune. Pourquoi s'était-elle levée aussi tôt ? D'abord parce qu'elle ne voulait absolument pas recroiser le James séduisant qui l'avait abordée la veille au matin. Et puis aussi parce qu'elle avait pas mal de choses à faire. Récolter des ingrédients pour la potion un peu délicate qu'était le Veritaserum par exemple.

Mais il fallait croire que tout contrecarrait ses plans en ce moment. Car la silhouette assoupie dans un fauteuil devant les braises ressemblait fortement à un certain Gryffondor aux cheveux en bataille. Malgré le danger de troubler le "sommeil du dragon", Lily choisit de se montrer audacieuse. Elle retira ses ballerines, les prit dans sa main et tint son sac sur son épaule de l'autre avant de traverser la pièce sur la pointe des pieds.

-Lily chérie... Depuis quand tu te lèves si tôt ?

Bon. Loupé. Il l'avait entendue. Et puisqu'elle n'avait pas réussi à l'éviter, il allait falloir qu'elle trouve une excuse qui ne contiendrait pas les mots "potion vengeresse". Espérons qu'une demi vérité conviendrait.

-Je me lève tôt depuis que tu es plus matinal que moi, Potter. Je voulais t'éviter et ne pas avoir à subir ta présence comme hier.

-Tu me vexes, Lily de mes rêves.

-Mais j'espère bien.

-Sadique ? Tu sais que tu pourrais faire des merveilles avec quelques accessoires en cuir ?

-S'il y a des clous au bout, je n'ai rien contre passer la soirée avec toi.

Lily offrit un sourire carnassier à James qui n'était plus maintenant qu'à quelques centimètres d'elle. Malheureusement, les dents aiguisées de Lily rendirent au contraire à James son sérieux et il demande doucement.

-Je lis en toi comme dans un livre ouvert, ma vie. Tu es si énervée que ça ?

Par Merlin, qu'est-ce qu'elle avait envie de se confier aux beaux yeux noisettes qui la regardaient avec tellement de tendresse. Sauf qu'à son avis, il n'y avait pas une once de sincérité dans ce regard-là. Potter était un vil Dom Juan, c'était bien connu. Pourquoi serait-il délicat avec elle ? Après un effort invisible, elle réussit néanmoins à paraître en colère contre son ennemi juré.

-Vous nous avez fait un sale coup hier, toi et tes potes, Potter. Tu ne crois pas que ça suffit pour que je sois énervée ?

-Si, bien sûr, sourit-il, compatissant. Mais tu sais que c'était le but.

-Mélancolique, Potter ?

-Bien sûr, ma délicate. Je t'aime, tu me hais, on se bat. Il y a de quoi rendre mélancolique...

-Stop, Potter ! Ca fait plus d'un an que j'ai compris que ce n'était que du baratin. Tu as sorti le même à Alice avant qu'elle ne sorte avec Franck.

-Faux, ma douce. A elle, je lui ai sorti du baratin. A toi, c'est juste les mièvreries qu'on ne peut s'empêcher de dire quand on est amoureux.

Ce garçon était vraiment un excellent acteur. Elle allait craquer, elle allait craquer... Pourtant elle le savait bien que James mentait comme un arracheur de dents !

-Ecoute, James, tu n'as pas besoin de justification pour te foutre de moi. Tu as bien vu que tu m'énervais à me conter fleurette et tu continues. Je comprends. Et je partage parfaitement l'idée qu'en temps de guerre tu utilises les grands moyens sans remords. Mais n'essaie pas de me faire croire que c'est vrai. C'est me faire insulte que de me prendre pour une idiote. Je suis un adversaire à ta taille, sache-le.

-Tu as dis "temps de guerre" ? demanda James pour se donner contenance ?

-Celle que Sirius a déclarée. Et que vous avez inaugurée hier avec votre coup d'éclat.

-Bien sûr. Et la paix, ça ne te dit pas ?

Bien sûr que ça lui disait, il était aveugle ou quoi ?

-Tu peux rêver, Potter ! On a une revanche à prendre.

-Tu ne veux pas faire la paix ? Même avec un peu de corruption ? chuchota James en serrant Lily contre lui.

-Fais gaffe, Potter, ou je me pare effectivement d'accessoires en cuir.

-Tu me mets en appétit, sucrée Lily.

-Contrôle tes hormones, Potter, t'as de la buée sur tes lunettes.

-Ca te prouve tout l'effet que tu me fais, répondit James en parlant tout contre l'oreille de Lily, parcourue de frissons.

-Ca suffit ! Pousse-toi ou il n'y aura décidément pas de petit Potter pour hériter de ton manoir, je te le promets.

James relâcha Lily avec regret mais lui murmura néanmoins en passant.

-De toutes façons, si mes Potter ne sont pas à moitié Evans, je ne veux pas de descendance.

Et le jeune homme partit sans se retourner vers son dortoir. Un peu déstabilisée, Lily s'assit et remit ses chaussures. C'était vraiment épuisant de discuter avec James Potter. Non seulement elle devait se contrôler à tout moment pour ne rien laisser paraître de ses pensées divagantes, mais en plus elle était incapable de déceler le vrai du faux chez ce fichu garçon ! Enfin, ce soir tout allait changer. Mais pour ça, elle devait se remettre en route. Elle avait une mission après tout.

Lily descendit donc vers le bureau du professeur Slughorn. La jeune fille écouta quelques instants à la porte puis, n'ayant détecté aucun bruit suspect, elle déverrouilla la serrure avec sa baguette et entra. A peine cinq minutes plus tard, elle était déjà loin et son sac transportait les précieux ingrédients nécessaires à la préparation du Veritaserum. Lily avait déjà prévu d'installer son chaudron dans les toilettes de Mimi Geignarde, toilettes qu'elle conseillait à tous ceux qui souhaitaient une certaine discrétion. En plus, les Maraudeurs étaient des garçons, ils se voulaient "des hommes, des vrais" et ne s'aventureraient donc au grand jamais dans des toilettes de filles. Bref, c'était le coin parfait. Mary et Emily viendrait lui apporter à manger et elle prétexterait des règles douloureuses pour surveiller sa potion pendant la journée de préparation qu'elle nécessitait.

-Lily, nous voilà !

-Tant mieux, je commençais à avoir faim dans mes toilettes inondées. Et à me sentir un peu seule avec Mimi Geignarde.

-Ca tombe bien, on a appris pleins de nouvelles, on a de quoi te faire la conversation, annonça Mary en prenant place sur une cuvette de toilette encore sèche.

-Radio-potins, j'écoute ! s'enthousiasma Lily.

-Premier potin, le mien, annonça Mary. Devine ce qu'il y avait à la fenêtre quand je me suis réveillée ? Un hibou avec une réponse à ma petite annonce !

Lily éclata de rire face à la mine euphorique de son amie et s'enquit de la suite :

-Alors qui est le fou qui a répondu à ton annonce ?

-Justement, c'est un fou, signala Emily. Elle n'a aucune idée de qui il est.

-Il a oublié de signer ? demanda Lily tout en grignotant ses tartines.

-Mauvais langues ! répondit Mary avec un clin d'œil. Tu n'as qu'à lire Lily.

Sur ce, Mary tendit à son amie un parchemin sur lequel la réponse avait été écrite très proprement.

"Bonjour Mary,

Je passais dans la Grande Salle quand ton annonce m'a attiré le regard. Elle m'a d'abord intéressée parce que je l'avais mal lue, j'avais compris que tu cherchais quelqu'un sans visage du tout. Quand j'ai vu que je m'étais trompé, je me suis dit que tu accepterais peut-être néanmoins ma proposition de rester pour toi un garçon sans visage.

Je te connais de loin, comme tout le monde. Tu me fais rire quand je suis dans tes parages et, pour ne rien gâcher, je te trouve particulièrement jolie (si tu cherches qui je suis, tu peux déjà éliminer tous ceux qui te l'ont dit en face, je n'ose ce compliment que par lettre interposée).

En plus, je puis t'assurer que ma timidité fait de moi le garçon le plus respectueux que tu connaisses et j'adorerais qu'on puisse discuter ensemble, de temps en temps, pour mieux se connaître et peut-être s'estimer. Ne crois pas que vouloir rester inconnu me serve à te jouer un tour, je ne veux pas profiter de toi. J'ai seulement peur ou honte de mon identité, comme tu préfères. Tu dois te demander ce que j'ai à cacher et je te laisse imaginer : peut-être me déteste-tu, peut-être ai-je peur que tu me repousse ou peut-être (beaucoup plus pittoresque mais non moins vraisemblable) que je drague déjà une fille et que je préfèrerais que l'on continue de me croire célibataire...

Si des têtes à têtes sans me voir ne t'inquiètent pas, écris ta réponse et confie-la à mon hibou, je te le renverrais si tu me laisses organiser notre première rencontre.

Avec beaucoup d'espoir,

Le répondeur d'annonce"

-Assez troublant, déclara Lily en sortant de sa lecture.

-Mais très tentant. D'ailleurs j'ai répondu, prévint Mary.

-Tant mieux alors, ça rajoutera des épisodes à ce feuilleton mystérieux. D'autres informations croustillantes ?

-Absolument, intervint Emily. J'ai un rendez-vous top secret avec Minerva cet après-midi. Dans le mot qu'elle m'a envoyé, elle m'a parlé d'explications. Je vais pouvoir lui dire que ce n'est pas nous !

Emily non plus ne se retenait plus de joie et avec Mary elle entama une dans sautillante du bonheur au milieu des flaques d'eau.

-Hey ! Un peu de respect pour l'éternel cafard de Mimi Geignarde, les interrompit Lily en riant. Au fait, quelle heure est-il ?

-Oups ! Il est l'heure pour nous d'aller en cours. T'inquiète pas, on te couvre pour la journée. Evite juste de te pavaner dans les couloirs. Tes subites douleurs au ventres paraîtraient un peu moins crédibles, répondit Mary en rassemblant ses affaires.

-Et dernier potin pour te mettre en joie aujourd'hui, lança Emily du seuil des toilettes, Potter est arrivé ce matin avec une mine d'enterrement. Apparemment, quelqu'un lui a dit un truc qu'il a mal pris. Essaie de deviner qui et quoi si tu t'ennuies, ça peut toujours servir.

Sur ce, Mary et Emily disparurent dans le couloir pour rejoindre leurs salles de cours. Elles laissèrent derrière elle une Lily songeuse. James malheureux... A cause d'elle ? Non, bien sûr, pas à cause de son hostilité, juste parce qu'elle avait blessé son ego surdimensionné. A moins que... Mais bien sûr ! Potter n'avait pas passé la nuit tout seul dans la Salle Commune. Et si Rémus avait voulu que les Why aillent se coucher plus vite, c'était pour vider la Salle et préparer plus d'intimité à James Potter. Comment n'y avait-elle pas pensé plus tôt ?

Mais alors ça voulait dire que ce salaud de Potter l'avait draguée après une nuit passée avec une autre ? Quel ... elle ne trouvait même pas le mot ! Si seulement elle était amoureuse d'un autre garçon. Mais non, rien à faire, James l'obsédait toujours. Et puisqu'il en draguait d'autres, la vengeance de ce soir servirait aussi à lui apprendre qu'on ne court pas plusieurs lièvres à la fois, même pour rire !

Pleine de bonnes résolutions, Lily mangea voracement ce que ses amies lui avaient apporté et se remit corps et âme à sa potion. Elle serait prête pour ce soir et elle serait parfaite. A la hauteur de la vengeance...

Oooooooooooooooooooo

La fin de l'après-midi cueillit une Lily concentrée qui mettait la dernière touche à son Veritaserum. Avec un soin méticuleux, elle remplit dix petites fioles avec le contenue de son chaudron et les rangea précautionneusement à l'abri dans son sac. Après avoir fait disparaître toute trace de son forfait, la jeune fille revint le plus discrètement possible à la tour des Gryffondors.

Normalement, la plupart des élèves étaient en heure d'étude avec les différents professeurs et Lily n'aurait aucun mal à passer inaperçue le temps de retrouver sa prétendue place dans son dortoir. C'était sans compter la règle qui fait qu'une Evans ne peut éviter les rencontres embarrassantes. Alors que tous leurs camarades étaient en cours, une silhouette bien connue somnolait encore et toujours dans un des moelleux fauteuils près de la cheminée. Et cette fois-ci, Lily, un peu fatiguée par sa journée, alla s'asseoir en face de... Potter ! Potter qui ouvrit les yeux quand il l'entendit.

-Je ne savais pas que les Why séchaient les cours.

-J'étais malade.

-Dans les couloirs ?

Pas de surnom, mine de détective bourru : James était de mauvaise humeur.

-J'étais dans mon dortoir.

-Je ne t'ai pas vue monter.

-Tu dormais.

-Ca ne m'empêche pas de te voir. Allez, crache le morceau. Pour quel beau jeune homme du lycée tu refuses d'aller dire bonjour à MacGo ?

-Pardon ?

Lily était pour le moins interloquée. Que James ait soi-disant menacé tous ses prétendants, elle était au courant. Mais qu'il s'enquiert lui-même explicitement de ses escapades amoureuses, c'était du jamais vu.

-Je ne répèterai pas, ajouta-t-il, croyant être plus délicat.

-Idiot de Potter... Tu crois vraiment que tu es le genre de personne à qui je déballerai ma vie amoureuse ?

Sûrement pas ! Il rêvait le pauvre garçon. Certes il était le premier concerné mais il serait bien le dernier à qui elle avouerait son amour impossible et pathétique.

-Pourquoi pas ? C'est plus facile de raconter sa vie à ceux qu'on déteste. Comme ça on s'en fiche de leur jugement.

-C'est une manière de voir les choses, Potter. Mais personnellement, je peux parfaitement me confier à mes amies.

Lily mentait effrontément et elle le savait très bien. Quand avait-elle avoué à ses amies qu'elle avait eu la bêtise de tomber amoureuse de James Potter ? Jamais, c'était bien cette date, en effet. Mais elle n'allait pas se mettre à nu devant celui qui la torturait si bien et partant du principe que la meilleure défense est l'attaque, elle répondit :

-Très bien. Puisqu'on se confie plus facilement à nos ennemis, tu vas pouvoir me raconter avec qui tu as passé la nuit sur les canapés de la Salle Commune.

-Lily ? C'est bien toi ? demanda James en la regardant d'un drôle d'œil. J'ai toujours cru que ton intuition féminine ne te trompait jamais.

-Parce que j'ai tort, peut-être ?

-Evidemment. J'ai dormi tout seul après que tu m'aies encore rembarré hier soir et tu as remis ça ce matin, au réveil.

-Martyr Potter... Je compatis.

-Et de toutes façons, moi je ne me livrerai pas à toi si facilement.

-Et tu peux m'expliquer pourquoi je te dois mes confidences et toi pas ?

-Toi tu me détestes, tu t'en fiche. Moi, je t'aime, c'est différent.

Oh, non ! Il remettait ça. Et sur un ton naturel en plus. Elle avait une envie folle de lui attraper les lèvres et autres choses plus ou moins catholique mais le jeune orgueilleux n'attendait évidemment que ça pour la regarder de haut, comme il le faisait avec toutes les autres filles.

Enfin, puisque le sujet des amours était clos avec James Potter, elle allait pouvoir remonter se coucher et jouer la malade, comme prévu. Enfin avant, il lui restait une dernière chose à faire pour le plan de ce soir.

-Potter !

-Quoi ?

-Si tu veux savoir à quoi je passe mes journées, tu n'as qu'à venir faire un tour dans la salle 509 vers 23 heures.

-La salle désaffectée, ma suave Lily ? demanda James.

-Celle-là même ! répondit Lily avant de s'éloigner le cœur léger - James n'était plus de mauvaise humeur...

Oooooooooooooooooooo

-Lily, appela Mary en murmurant.

-La voie est libre, annonça l'intéressée en revenant le plus discrètement possible vers ses amies. J'espère que les Maraudeurs ne seront pas en avance.

-On est dans les temps, la rassura Emily.

-Parfait.

Quelques minutes plus tard, les Why s'installaient discrètement dans la salle 509. L'attrait de cette pièce consistait en le fait qu'elle possède une arrière-salle dont la lumière n'était pas visible du couloir. Avec beaucoup d'attention, les trois jeunes filles mirent en place leurs accessoires. Emily, reine des sortilèges, lança un sort d'insonorisation dans les deux salles et se tapit dans un coin sombre de la première pièce. A l'arrivée des Maraudeurs, c'était à elle de les neutraliser. Elle avait pour cela révisé tous ses sorts de capture, individuels ou collectifs et elle était fin prête. A l'arrière, Lily et Mary organisaient quatre prisons de plantes et vérifiaient que les fioles de Veritaserum étaient intactes et prêtes à l'emploi.

Enfin, il fut 23 heures. Emily, qui tendait l'oreille, saisit quelques bruits étouffés venant du dehors. C'était eux. Elle ne devait pas se leurrer, ils devaient être préparés à une attaque. Mais les Why comptaient que les Maraudeurs arrivent sous la cape d'invisibilité et que leurs mouvements entravés laissent le temps de les neutraliser.

Et c'est ce qui arriva. Le plan des jeunes filles était bien rodé. Dès que les quatre garçons se retrouvèrent saucissonnés par la magie d'Emily, les deux autres arrivèrent en renfort et eurent le soin de subtiliser les baguettes des Maraudeurs. Dans l'arrière-salle, Mary confia à chacune des plantes un garçons et bientôt les quatre plus populaires de l'école se retrouvèrent en une bien mauvaise posture.

-C'est bien du travail de filles, ça ! Fanfaronna Sirius. Nous prendre par surprise...

-C'est sûr qu'à une contre quatre, les chances étaient tellement inégales... le rabroua Mary en levant un sourcil.

-Contre les méthodes de garçons, nous avons trouvés un plan intéressant, au fait... les prévint Emily avec un regard angélique.

-Ca vous intéresse de voir ce que ça donne ? interrogea Lily dont le sourire en disait long sur ses intentions.

-Bien sûr, répondit James. Mon exquise Lily, tout ce que font tes jolies mains me passionne au plus haut point.

-Pour la peine, tu ne passeras pas en premier ! décréta Lily, énervée de ne pas pouvoir déstabiliser son adversaire.

-Qui se dévoue alors ? demanda Emily en agitant une des dix fioles.

-Qu'est-ce que c'est ? demanda Peter qui lui semblait affolé depuis belle lurette.

-Surpriiiiiise ! clamèrent en chœur les Why.

-C'est Remus qui s'y colle, le balança Sirius.

-Je te remercie, mon ami.

-A mon avis, ça ne doit pas être bien douloureux, fit remarquer l'ami en question. Autant en finir au plus vite.

-Très bien. L'heureux gagnant de ce soir est donc Rémus, qui va nous avaler le bon lolo qu'il y a dans l'a fiole. Allez, on l'encourage !

Lily était digne d'une animatrice de show télé bidon à son apogée. Mais dès que Rémus eut avalé le contenu du flacon, elle redevint sérieuse.

-Mon cher Rémus, tu es sous l'effet du Veritaserum. Nous pouvons donc lire en toi comme dans un livre ouvert. Aussi je prends le droit de te demander quel est ton pire secret...

Rémus pâlit brusquement et tenta dans un effort surhumain de garder les lèvres closes mais la réponse franchit ses lèvres, malgré tout. La potion de Lily était au point.

-Je suis un loup-garou, avoua-t-il misérablement.

Les Why se relevèrent brusquement. Ce n'était pas prévu dans le plan, ça. Elles étaient censées obtenir des Maraudeurs qu'ils dormaient avec leur doudou, qu'ils faisaient encore pipi au lit, ou des choses du genre. Mais sûrement pas ça.

La plante qui enserrait Rémus avalait ses paroles et on la sentait prête à les recracher dès qu'elle en aurait l'ordre. Mais un geste de Mary suffit à couper la tête de la plante qui se fana instantanément. Ce fut comme un accord tacite. Les filles ne diraient rien. Emily adressa un sourire d'excuse à un Rémus affaissé et le sujet fut clos. Mais il n'était pas question de laisser passer leur tour aux prochains candidats.

-A toi, Potter, déclara Lily avec un sourire carnassier, laissant de côté la révélation qu'elle venait d'entendre. Avale... Bien. Et maintenant, quel est ton pire secret ?

Avec un sourire un peu triste, James déclara sans résister :

-J'ai fait le Serment inviolable de me marier avec Lily Evans et de vivre toute ma vie avec elle.

Il y eut un grand silence après les paroles de James. Même ses amis le regardaient en le considérant comme un fou. Si un Serment inviolable était brisé, on en mourrait.

-Quel est l'idiot qui l'a laissé faire ça ? demanda Lily entre ses dents avec une férocité que les Maraudeurs ne lui avaient jamais vue.

-Moi, répondit Sirius en relevant la tête.

-Et ça t'amuse d'envoyer ton meilleur ami à la mort ? hurla Lily.

-Il me l'a demandé parce que justement il est mon meilleur ami. Et j'ai accepté parce que je respecte tous ses choix. Même les pires. Parce que gâcher sa vie pour toi, j'ai du mal à comprendre.

-Bande d'imbéciles ! vociféra une dernière fois Lily en décapitant à son tour la plante qui retenait James.

-Heureusement qu'on est prévoyantes, déclara Mary légèrement pour détendre l'atmosphère. J'avais prévu deux plantes en plus et il reste des fioles à Lily. On va recommencer.

-Absolument, renchérit Emily. Il n'y a pas de raison que vos secrets de famille nous gâche notre plan. Allez, on boit tous gentiment et je reformule la question : quel est votre secret le plus ridicule ?

-J'adore les petits pots pour bébés moldus, avoua Peter pour ouvrir le bal. J'en mange au moins deux par jour.

-Je me rase le torse pour séduire les filles. Les imberbes sont à la mode, lâcha Sirius en rougissant.

-J'imite le hibou à la perfection dans mon sommeil, dit Rémus.

-Et moi, finit James, je ne dors jamais avec autre chose que mon caleçon Snoopy.

-Et voilà ! conclut Mary en reprenant ses plantes. Vous avez été parfaits !

-C'est pas si compliqué, quand même, de dire des idioties, dit Emily moralisatrice.

-On n'en demandait pas plus ! ajouta Mary.

-Sur ce, on vous laisse, on a des plantes à placer aux endroits stratégiques pour qu'elles clament haut et fort vos petites manies demain matin.

-Quant aux plantes qui vous emprisonnent, Sirius me paraît assez fort en Botanique pour s'en sortir au bout de 20 minutes s'il se concentre un peu. A demain !

Les Why laissèrent là leurs camarades et après avoir mené leur plan à bout, elles rentrèrent dans leur dortoir, Lily toujours muette, assez ébranlées par les révélations de la soirée., soit par leur gravité, soit ua contraire, par leur ridicule (imaginer sirus en train de se raser le torse...).

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Bon, ben c'est fini. Encore une fois, désolée de poster si tard. J'espère ne pas avoir été trop confuse, et que ce que j'écris vous plaise toujours. J'ai tellement hâte de vous faire lire que je ne me suis pas faîte relire. Au pire, s'il y a trop de faute, je remplacerai ce chapitre par la version améliorée. J'attends vos commentaires (plus c'est long, mieux c'est, en critiques ou en éloges ;-) Bisous à tous.