Alors comme ça, tu m'aimes ...
Disclamer : les personnages d'Harry Potter appartiennent à JK Rowling. Seuls quelques uns sont à moi. Ainsi que l'histoire que je raconte.
Petit mot de l'auteur : Je crois que vous avez définitivement constaté que je ne suis PAS un modèle de régularité en ce qui concerne mes chapitres. Espérons que ça ne vous rebute pas et que vous continuiez malgré tout à suivre mon histoire que je souhaite captivante. Je suis passée de zéro bêta-readeur à deux correctrices (dont une "correctionneuse") ce qui devrait en plus éviter quelques fautes, voilà pour la bonne nouvelle. Les autres nouvelles (bonnes ou mauvaises), à vous de me les apporter par des petites reviews, hein ?). Gros bisous en attendant.
XXXXXXXXXXXXXXX
Imbécile
Lily entra en trombe dans sa chambre. Elle n'avait pas prononcé un mot depuis sa dernière insulte à James et son silence rendait encore plus stridents les cris qu'elle ne tarderait pas à pousser.
-Quel imbécile ! Hurla-t-elle. Je le hais, je le hais, je le hais ! Quelle idée il a eu, non mais quel idiot !
Tout en évacuant sa colère par un volume sonore plus que significatif, Lily lançait ses oreillers dans tout le dortoir, manquant de peu un porte manteau centenaire, un fragile miroir, voire ses deux meilleures amies qui heureusement surent se baisser à temps.
- Je le hais ! Finit-elle dans un cri étranglé en s'affalant sur son lit.
Emily et Mary se jetèrent un regard en coin pour comparer leur impression et le silence de Lily leur confirma que le plus gros de la crise était passé. Avec de nombreuses précautions, elles s'approchèrent de leur amie et s'assirent à ses côtés, éloignant d'un discret geste de leur baguette tout projectile potentiel traînant aux alentours.
-Du calme, Lily, commença Emily avec douceur. On savait déjà ce que valait ce mec, on en a juste eu la preuve ce soir.
-Ben ça m'arrange, tiens ! répondit amèrement Lily. Non seulement ce Potter est un complet fou furieux mais en plus je dois passer ma vie avec lui si je ne veux pas avoir la mort de cet imbécile sur la conscience. Quel avenir !
Dans la tête de Lily, les pensées allaient et venaient à toute vitesse. Elle était amoureuse de James depuis longtemps et voilà qu'elle apprenait que...
Que quoi, d'ailleurs ? Qu'il l'aimait ? Ou que ce garçon était assez prétentieux pour parier sa vie qu'il saurait fixer à lui la farouche Lily ? Et elle ? Comment préférait-elle comprendre cet épisode ? La prétention de James passait encore, elle ne concernait que lui. Il pouvait parier sa première chaussette ou sa tête, peu lui importait. Mais qu'il mette en jeu Lily ! Et qu'il la rende responsable de lui ! Alors ça, elle lui en voulait plus qu'elle-même n'aurait pu le croire. En une soirée, James Potter venait de lui enlever tout libre-arbitre.
D'accord elle l'aimait, d'accord elle aurait passé sa vie avec lui de son propre chef si elle avait été sûre qu'il l'aimait mais ç'aurait été un choix ! Elle l'aurait décidée, libre de ses sentiments, de ses mouvements, bref, elle aurait fait ce qu'elle voulait. Et maintenant ? Maintenant elle était obligée de le faire si elle ne voulait pas qu'il meure. Et la contrainte avait beau rejoindre le choix, elle n'en donnait pas moins une sensation désagréable à la jeune fille.
Une autre que Lily aurait vu dans cette révélation un prétexte parfait pour réaliser enfin ce dont elle rêvait mais l'esprit de contradiction de la Gryffondor, et surtout son orgueil, l'empêchait de sauter de joie. En voulant se couvrir de prestige, James venait d'empêcher Lily de changer, de peut-être un jour aimer quelqu'un d'autre qui l'aurait séduite au-delà de James. James venait de lui prendre de son indépendance. Potter venait de décider de sa vie à sa place.
-Je le hais, grogna-t-elle encore une fois
-Non mais je te jure... Lui, c'est vraiment pas la modestie qui l'étouffe. Il est tellement sûr de lui qu'il pense pouvoir séduire Lily. Soit il est encore plus prétentieux que je ne le pensais, soit ce garçon est complètement inconscient. Imagine que tu n'aies jamais appris ce Serment Inviolable, tu aurais continué à le rembarrer, raisonna Mary.
-Sincèrement, si je n'étais pas certaine qu'on n'a pas soufflé mot de cette affaire à Peter, je penserais que c'était préparé pour que Lily l'apprenne.
-Ce serait un plan pour une nouvelle conquête, Emily ? Mais alors pourquoi avoir juré de passer sa vie avec Lily ? C'est un peu long pour un simple nom, tout prestigieux qu'il soit, à son tableau de chasse.
-Désolée, Mary, je ne peux pas te répondre. Les pensées des mecs me sont toujours restées complètement hermétiques, déclara Emily avec un clin d'oeil qui fit rire ses deux amies.
-Bon, en attendant, qu'est-ce qu'on fait pour sauver les vieux jours de notre Lily nationale ? Manquerait plus qu'elle finisse Mme Potter, on serait obligées, pour notre réputation, de ne plus la fréquenter...
La Lily en question se remettait peu à peu de ses émotions entre ses deux amies, distraite par leur humour et heureuse de savoir qu'elle ne prenait pas la révélation de Potter pour un quelconque hommage.
-Il y a deux solutions, intervint-elle. Si Dumbledore peut annuler le sort, je suis une femme comblée, sinon je n'aurais plus qu'à me résoudre : il faudra que je fasse plus ample connaissance avec les Maraudeurs pour m'y habituer. Car je suppose qu'épouser Potter c'est recevoir ses trois acolytes en lot avec.
-Quel courage tu as, Lily, d'imaginer aussi sereinement de tels cauchemars, dit Mary en levant un sourcil admiratif.
-Mais on pourrait aller voir Dumby avant d'envisager le pire, non ? proposa Emily, espérant secrètement croiser la belle MacGonagall vers le bureau du directeur.
-Exact, ça m'évitera les sacrifices inutiles, trancha Lily qui reprenait son rôle. Mais avant, mieux vaut se coucher. Même Dumbledore aussi allumé qu'il est risquerait de ne pas apprécier si on débarquait chez lui à une heure et demi du matin.
-Dans ce cas, dormez bien, girls, souhaita Mary de son lit où elle était déjà allée se réfugier. La nuit porte conseil.
-Et faîtes de beaux rêves, compléta Emily.
-Je vais faire ce que je peux, termina Lily.
Oooooooooooooooooooo
-Le vieux fou ne peut rien faire et ça n'a même pas l'air de le choquer. J'ai cru qu'il allait éclater de rire quand on lui a expliqué la situation. Pourtant tu avais la tête déprimée à souhait parfaite pour la circonstance.
-A vrai dire, Mary, j'ai quand même la nette impression que Potter va se faire chauffer les oreilles très fort. J'ai cru entendre Dumby maudire ses "drôles de manières de faire une demande en mariage, il y a des règles jeune homme". Qu'est-ce que tu en penses, Lily ?
Lily en pensait que leur drôle de directeur, qu'elles affublaient de surnoms affectueux, avait très bien compris ce qu'elle pensait dudit Potter. Et peut-être même qu'il essayait de retourner ce Serment Inviolable en la faveur de la jeune fille, qui sait ? Et ce fut avec de vagues arrières pensées qu'elle répondit :
-Avec cet allumé, va savoir... Bon, on passe dans les cuisines pour prendre des provisions et on retourne dans la Salle commune noyer mon chagrin dans du chocolat chaud ?
-Je suis partante, accepta Mary. Mais ne me fais pas prendre trop de poids. Je vois mon mystérieux répondeur d'annonce ce soir.
-On fera attention, Mary. Et si tu veux, je te suis dans ton régime pour lutter contre la dépendance au chocolat par l'euphorie naturelle.
-Qu'est-ce que ça veut dire, Emily ?
-Je vous raconte quand on sera installées dans de profonds fauteuils, promit la jeune fille.
-J'espère que ça va me remonter le moral et me changer les idées.
-Ton moral, Lily, je ne sais pas, mais le mien a été mis au beau fixe.
-Ca promet. En route, mauvaise troupe ! cria Mary en prenant la tête de la marche vers les cuisines.
Quelques instants plus tard, après que les elfes de maison aient même eu la délicate attention d'apporter des couvertures aux jeunes filles, Emily commença son récit.
-Bon, ça va peut-être vous étonner mais Minerva n'a eu aucun problème à me croire quand je lui ai dit qu'aucune de nous n'aurait eu la méchanceté de lui faire ces affreuses remarques de l'autre jour.
-On se doutait qu'elle n'aurait surtout aucun mal à te croire, intervint malicieusement Mary.
-Enfin bref, j'ai passé un petit moment à lui raconter que l'on s'était faites prendre au piège...
-Tu ne lui as pas avoué de nom, rassure-moi ?
-Lily, du calme. Moi aussi je connais les règles de nos joutes avec les Maraudeurs. Quoi qu'il se passe, on ne se dénonce jamais !
-Excuse moi de t'avoir interrompue. C'est juste que nos derniers exploits les uns contre les autres nous ont surtout amené des ennuis. Alors si ça pouvait s'arrêter là. Mais continue ton histoire, j'ai hâte d'entendre la suite.
-Donc on parlait de l'incident avec MacGo et là, j'ai eu un instant de folie et je lui ai demandé pourquoi elle avait surtout été déçue que moi, je lui parle de ses amours.
Emily paraissait jubilante, frémissante, comme si elle revivait l'instant où elle avait posé la question.
-Ciel, Emily, tu as osé ? demanda Mary. Je demande à voir !
-S'il n'y a que ça pour te faire plaisir.
Sur ces mots, Emily s'agenouilla devant Mary, lui prit une main qu'elle secoua jusqu'à ce que sa propriétaire la rendre languissante et lui demanda doucement :
-Ce que je pense de vos sentiments est-il si important pour vous ?
-Je réponds quoi, là ? chuchota Mary en essayant de rester dans le rôle.
-Tu minaudes un peu et tu dis "À vrai dire, Emily, c'est surtout l'estime que vous me portez qui est importante à mes yeux".
-Tu es sûre qu'elle a dit ça ? Tu ne nous fais pas marcher ?
-Mais non, allez ! Vas-y !
Mary répéta alors docilement la réplique que lui avait soufflée Emily. Mais au lieu d'arrêter là son rôle, elle continua sur sa lancée jusqu'à ce que Lily, étouffant ses bruits avec sa couverture, crie :
-Coupez ! Par pitié, arrêtez ou je vais me faire pipi dessus !
-Ah ! enfin une vraie spectatrice pour mon art comique, se rengorgea Mary.
-Pour mon récit romantique, tu veux dire ! réplique Emily en envoyant un clin d'œil à ses amies. Toujours est-il que c'est exactement ce qu'elle m'a dit, délicieusement rougissante.
-Mais encore... l'encouragea Lily.
-Rien du tout.
-A d'autres ! renchérit Mary. Tu nous caches un truc, là !
-C'est que... je sais pas si c'est autorisé.
-Raconte, on verra si on doit te dénoncer immédiatement aux forces compétentes ou si tu mérites encore ta place parmi les honnêtes gens pour un moment encore.
-Très drôle, Lily. Ben en fait, elle m'a dit que, une fois que j'aurais fini mes études bien entendu, si jamais pour mes études j'avais besoin de faire des recherches dans la bibliothèque de Poudlard, elle pourrait me loger à certaine période des vacances. Pour m'aider dans mes études, quoi.
Lily et Mary n'eurent même pas besoin de se concerter pour hurler en chœur :
-Mais bien sûr !
Les deux jeunes filles se levèrent ensuite précipitamment de leurs fauteuils et allèrent s'asseoir par terre, de parts et d'autre d'Emily.
-Si on a bien compris, c'est une proposition.
-Purement professionnelle, bien entendu, se défendit Emily.
-Rappelle-nous ta définition de professionnel ? releva Lily.
Emily regarda piteusement la cheminée puis releva la tête, les joues rouges.
-Alors je ne me fais pas d'idées ?
-Il semblerait que non, sourit Mary en posant un baiser sur la joue de son amie.
-Une chose est sûre : elle ne te parle peut-être pas d'amour mais en tous cas elle ne te considère pas comme une simple élève, résuma Lily.
-Dans ces cas...
-Danse de la joie !
Et dans un bel ensemble digne de leur réputation, les Why se lancèrent dans une chorégraphie improvisée sur le tapis devant la cheminée. Tout à leur excitation – elles ajoutaient à présent des chants sioux à leurs bonds plus ou moins ordonnés – elles ne s'aperçurent pas que les Maraudeurs s'étaient assis dans leurs fauteuils, sous leurs couvertures, pour profiter du spectacle.
-Hugh ! lança Sirius alors qu'elles s'étaient laissées tomber sur le sol, épuisée.
-On est venus fumer le calumet de la paix, intervint Remus avant que les deux clans n'aient eu le temps de se lancer une vacherie quelconque.
-Traduction ? demande Lily.
-Visage pâle vouloir nous faire bad trip avec herbe suspecte, interpréta Mary.
-Ow, fut alors la réaction de Lily qui leva juste un sourcil.
Remus, essayant à grande peine de ne pas éclater de rire après la déformation de sa phrase par Mary, explicita :
-On s'est dit qu'après la révélation à laquelle vous avez eu droit hier soir, ce serait bien de discuter entre personnes civilisées. Si je puis me permettre...
-Toi vouloir enterrer hache de guerre avec nous, jeune coyote ? fut la réponse d'Emily.
Les Why auraient pu continuer longtemps encore sur leur lancée indienne ; elles n'étaient pas de celles qui s'arrêtent dans un délire sous prétexte qu'elles ont des interlocuteurs. Mais Sirius n'était pas exactement dans le même état d'esprit, aussi intervint-il.
-Entre personnes civilisées, on vous a dit.
-Tu es sûr que vous allez pouvoir tenir la conversation alors ? demanda Lily le plus innocemment du monde.
-Ne le prends pas mal mais on essayait juste de se mettre à ton niveau de conversation, Black. Quoiqu'on n'ait pas encore réussi à atteindre l'âge de pierre, ajouta Mary avec un sourire de chérubin.
Sirius allait se lever pour défendre son honneur bafoué lorsque Remus le rassit et désigna James, enfoncé dans un fauteuil.
-Si vous vouliez bien faire un petit effort...
Cette phrase eut pour seul effet de rendre courroucé le visage de Lily.
-On sait tous que James a fait une connerie et qu'on l'y a aidé. Maintenant on pourrait faire un effort pour s'arranger, non ?
-Et pourquoi donc, Remus, aurait-on à réparer vos conneries ? demanda Emily.
-Parce qu'on a été tellement cons qu'elles concernent aussi Lily, et donc vous, je vous le rappelle.
Un silence tendu plana quelques secondes. A la surprise de tous, ce fut Lily qui le rompit.
-Très bien. Mais je vais vous dire un truc. Cette affaire concerne avant tout Potter et moi. Alors vous faites ce que vous voulez pour arrêter de vous engueuler mais moi j'ai deux mots à dire à Potter. En privé.
La jeune fille eut un regard entendu vers le reste des Maraudeurs, esquissa un bref sourire en direction de ses amies puis tourna les talons vers la fameuse salle 509, espérant que James aurait le courage de la suivre.
Ooooooooooooooo
Une fois Potter entré derrière elle et assis sur une chaise, Lily referma la porte et insonorisa la pièce d'un nerveux coup de baguette magique. Elle avança ensuite à petits pas vers James qui rentrait un peu plus la tête dans les épaules à mesure qu'elle s'approchait. Quand elle se fut assise sur la table qui lui faisait face, elle prit une grande inspiration. Elle avait annoncé qu'elle lui parlerait, elle le ferait. Mais apparemment pas la première...
-Ecoute, Lily, si c'est la question, non je ne suis pas fier de moi.
Oh. Alors en fait le jeune Potter n'était pas juste un complet inconscient. Il était avant tout, et surtout, un fou. Qui pouvait avoir des regrets ?
-C'est peut-être un peu tard, non ?
James soupira d'un air malheureux. Tard pour avoir des regrets ? Il était surtout amer d'avoir été jusque là aussi égoïstement. Oui, il aurait voulu conquérir Lily par tous les moyens. Mais finalement pas en l'y obligeant.
-Un peu tard pour m'excuser ?
-Un peu tard pour y réfléchir !
Ca y est, elle était redevenue cassante. C'est qu'on ne perd pas si facilement ses mauvaises habitudes.
-Si toi aussi tu y réfléchissais, Lily, tu te rendrais compte que si je ne l'ai pas fait c'est parce que tu m'obsédais.
-Alors en plus je te fournis un prétexte pour être idiot ? C'est le comble !
-Arrête, s'il te plaît. Je ne suis pas assez en forme pour encaisser tes vannes.
-Parce que moi je vais assez bien pour me comporter face à toi avec calme et gentillesse ?
-Parce que c'est si dur ?
Non. Au contraire. C'était l'inverse qui était dur. Mais ce garçon avait le don de lui faire perdre tout contrôle.
-Pourquoi t'as fait ça, Potter ?
James releva la tête vers elle, soutint son regard pour la première fois depuis le début de la conversation et lança avec un air un peu insolent :
-Dis-moi que tu le fais exprès, Lily.
-Je ne vois pas de quoi tu parles.
Ca y était. Elle se sentait rougir. Elle perdait du terrain... Contrôle, contrôle, s'ordonna-t-elle silencieusement avant de regarder à nouveau James... qui s'approchait... Le garçon posa les mains sur la table de chaque côté de ses jambes et lui murmura distinctement, toute sa superbe retrouvée.
-Exprès de vouloir à tout prix nier l'évidence.
-Explicite, Potter. Ou plutôt non. Je ne tiens pas à savoir ce que tu as derrière la tête.
-Comme tu voudras, abandonna le garçon.
James n'était pas en position de s'opposer frontalement à la jeune fille.
-Revenons plutôt à notre sujet initial, décida Lily.
-Oh, ton projet n'était pas seulement de m'engueuler pour ce que j'ai fait ?
-Je te rappelle que dans cette situation, le monstre n'est pas moi. Laisse-moi finir. Puisque je suis condamnée à t'épouser...
Le voilà le sujet qui tenait tant à cœur à Lily. Elle n'avait pas tenu à ce que ça se passe comme ça, certes, mais bien qu'en colère, elle était amoureuse de James Potter. Qui ne le savait pas. Autant profiter un peu de sa supériorité pour le mener à la baguette quelques temps. Après tout, elle aurait pu trouver pire comme punition.
-J'ai une idée assez précise du jour de mon mariage, mon cher Potter. Et comme tu es maintenant associé à ce jour, je tenais à m'assurer de certains détails.
-Je suppose que je devrais accepter n'importe quoi, même qu'on se marie tout en rose...
-Vire-moi cette moue dégoûtée. Tu me prends pour une choupinette sans aucun goût ou quoi ? Et sache, si tu avais encore des doutes que je n'aurais une robe meringue que si elle est haute couture, mais ce n'est pas dans mes moyens...
Lily continua de donner quelques détails sur sa robe mais James n'écoutait plus qu'à moitié. Il pourrait lui offrir une grande robe, elle le pardonnerait peut-être. Quoique... Peut-on corrompre Lily Evans ? En tous cas, ce serait leur mariage, disait-elle.
-Tu sais danser la valse ?
-Pardon ?
-James, tu n'écoutes rien ! Je te demande si tu sais danser la valse.
-Et je te demande pourquoi tu me poses cette question.
-Parce que ça, c'est plus important que la robe. Ce sont les mariés qui ouvrent le bal après le mariage. Et je veux que ce soit une valse.
Potter ne venait pas d'une famille sorcière et aristocratique pour rien. Il avait appris à danser la valse presque en même temps qu'il avait appris à marcher. Mais c'était la première fois que ça pourrait lui servir. Ou pas.
-Désolée, ma Lily adorée, je ne connais pas cette danse. Tu vas devoir m'apprendre.
Lily sourit intérieurement. Etait-ce depuis qu'elle savait qu'il ne jouait pas la comédie, en tous cas, la jeune fille voyait à présent que James lui mentait. Imbécile, pensa-t-elle affectueusement.
-Je m'en doutais un peu, il va falloir s'arranger pour les horaires des cours, accepta-t-elle avec un ton de femme d'affaire.
-Je suis libre quand tu veux.
-On commence tout de suite.
Ooooooooooooooo
C'est un peu plus court que d'habitude mais faire du guimauve-romantico-pathétique m'a épuisée. Et j'avais envie de prendre ce plaisir sadique qu'ont tous les auteurs, c'est-à-dire de couper au moment où ça commence... J'attends vos réactions (j'accepte aussi les insultes à mon sadisme). Bisous, choux, cailloux, hiboux ! Et je promets que la prochaine fois je ne mettrais pas aussi longtemps. Au fait, pour les reviews anonymes sans adresse mail, merci, c'est la seule réponse que j'ai le droit de faire ici.
